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EN DIRECT - Violences du 17 octobre : «Nous avons failli incontestablement», reconnaît Darmanin, Bardella évoque «l’une des plus grandes faillites sécuritaires»

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09:48

Près de 16,7 millions de téléspectateurs ont suivi l’allocution de Macron

Quelque 16,7 millions de téléspectateurs en moyenne ont suivi dimanche soir l’allocution d’Emmanuel Macron sur l’ensemble des chaînes qui la diffusaient, au lendemain des violences en marge des manifestations de samedi, selon les chiffres de Médiamétrie publiés lundi.

Emmanuel Macron apparaît à l’écran alors qu’il s’adresse à la nation un jour après les manifestations contre le coût de la vie et la hausse des prix des combustibles, France, 18 octobre 2026. Manon Cruz / REUTERS

Cette allocution solennelle, qui est traditionnellement le format d’intervention présidentielle le plus suivi, a été diffusée à 20h00 sur TF1, France 2, M6 et les chaînes d’information en continu, pendant une durée de 8 minutes environ.

Début mars 2025, une telle allocution d’un quart d’heure consacrée à la situation internationale avait été suivie par plus de 15 millions de téléspectateurs toutes chaînes confondues (71,6% de PDA). Et le 31 décembre dernier, les vœux de M. Macron avaient rassemblé 8,9 millions de téléspectateurs.

09:44

Plus de 2000 commerces touchés par les violences du week-end selon le président de CCI France

Le président du réseau des chambres de commerce et d’industrie en France (CCI France) a estimé lundi que l’on «dépassera les 2000» commerces directement touchés par les violences du week-end dans le pays, évaluant les dégâts à «des centaines de millions d’euros».

Dimanche à 20h00, «on avait un premier pointage à 1500 (commerces touchés, NDLR), mais sachant que (n’étaient) pas comptées certaines villes (...), on sera au moins à 10-20% de plus», a expliqué Alain Di Crescenzo sur RTL. En outre, les violences «ont continué au moins dans quatre villes de France pendant la nuit», à «Paris, Marseille, Lyon et Nantes», a-t-il souligné, «donc on dépassera les 2000, ça c’est quasiment sûr, pour des centaines de millions d’euros de casse».

Dans la capitale, le BHV Marais a fait savoir à l’AFP qu’une «trentaine de personnes a enfoncé l’entrée» de l’emblématique grand magasin parisien dimanche. Ils «ont saccagé le rez-de-chaussée du magasin. Le bâtiment a été dégradé à l’extérieur, et de nombreux vols de marchandises ont été commis», a indiqué la direction, qui a appelé à «respecter le travail des 700 salariés au BHV qui se battent chaque jour pour redresser le magasin».

09:32

La Bourse de Paris chute de 1,08 % à l’ouverture dans un climat de tensions sociales

La Bourse de Paris reculait nettement lundi à l’ouverture, se repliant de 1,08 % dans les premiers échanges, quand Londres cédait 0,29 % et Francfort 0,50 %.

Les Bourses européennes reculaient elles aussi, les investisseurs se focalisant sur les actifs français après les pillages et violences survenus samedi en France en marge de la mobilisation pour le pouvoir d’achat, des tensions qui ravivent les craintes sur la dette du pays.

LIRE AUSSI - La Bourse de Paris en nette baisse après les évènements du week-end

09:30

Le ministre de la Ville condamne «une forme d’insurrection» et une délinquance «nourrie par le narcotrafic»

Le ministre de la Ville, Vincent Jeanbrun, a qualifié lundi «de forme d’insurrection» les violences en France et dénoncé une délinquance «nourrie par le narcotrafic» sur Sud Radio.

Le ministre, lui-même victime d’une attaque à son domicile en 2023 en tant que maire de L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne) lors des émeutes liées à la mort de Nahel, a jugé qu’il s’agissait d’un «phénomène insurrectionnel» avec une «volonté de s’attaquer à nos institutions».

«Notre pays a été blessé collectivement (...), blessé mais pas mort, notre pays tient debout», a-t-il ajouté. «Il faut avoir l’humilité de reconnaître que ce qui s’est passé samedi est nouveau», avec une conjonction de «manifestations» qui peuvent dégénérer en fin de cortège, de «pillages» et de «violences urbaines type guérilla».

Une personne marche alors que des flammes s’élèvent pendant des troubles civils, le jour suivant une journée nationale de manifestations contre le coût de la vie et la hausse des prix du carburant, à Paris, le 18 octobre 2026. Abdul Saboor / REUTERS

Interrogé sur le fait de savoir si «une fraction délinquante de la banlieue» avait «mis à sac une partie de la France», M. Jeanbrun a répondu qu’il «y avait une petite partie de nos quartiers populaires qui abritent une forme de délinquance notamment nourrie par les narcotrafiquants».

«Vous avez des jeunes et moins jeunes qui sont parfaitement formés à cette espèce de violence, à cette espèce de guérilla urbaine, et ça ne s’apprend pas à l’école. Donc ça s’apprend où ? Dans les rues de certains quartiers, avec des forces obscures des narcotrafiquants qui apprennent à notre jeunesse très tôt à attaquer la police et à la détester», a-t-il dit.

09:18

Le musée du Louvre est bloqué

Devant la pyramide du Louvre, des étudiants d’écoles d’art et de culture manifestent et bloquent l’entrée du musée.

«Les touristes qui attendent sont agressifs avec nous car ils ont payé leur billet», rapporte l’une des manifestantes qui distribuent des tracts en français et en anglais.

09:14

Au moins 351 interpellations à Paris, après une nouvelle vague de violences

Suite à une nouvelle vague de violences qui a eu lieu dimanche à Paris, «les policiers ont pu procéder à 351 interpellations» indique la préfecture de police de Paris.

«Hier à Paris, des groupes de jeunes délinquants ont à nouveau cherché à dégrader et piller des commerces au cours de la soirée et de la nuit» rapporte-t-elle.

09:09

Raphaël Glucksmann accuse Jean-Luc Mélenchon de miser «sur le chaos» et de servir de «marchepied pour l’extrême droite»

«Jean-Luc Mélenchon mise sur le bruit, la fureur, le chaos depuis des années» accuse Raphaël Glucksmann au micro de RTL ce lundi matin, interrogé sur la responsabilité de LFI sur le niveau de violence atteint ce week-end.

«Jean-Luc Mélenchon est incapable de sortir de cette logique. Il reprend la possibilité du slogan ACAB dans toutes les manifestations. En agissant ainsi, il est le marchepied de l’extrême droite» défend le candidat de la gauche sociale-démocrate à la présidentielle. «Qui profitera de ce chaos ? C’est Marine Le Pen» alerte-t-il.

«On doit montrer que la démocratie ne condamne pas à l’inaction, que l’état de droit n’est pas dissout» affirme-t-il. Il appelle à mettre fin au «climat délétère» qui sévit en France, à «reconstruire le débat public et à apaiser la République».

09:01

«De toute évidence, un manque d’anticipation», reconnaît la porte-parole Maud Bregeon

«L’État continuera d’être aux côtés des maires, il n’a abandonné personne», assure la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, sur LCI. «Toute la lumière devra être faite», assure-t-elle, reconnaissant «de toute évidence, un manque d’anticipation». Aussi ministre déléguée à l’Énergie, elle assure n’avoir «jamais entendu» une demande «d’empathie» du chef de l’État à l’égard des forces de l’ordre. «Il a fait une parfaite distinction» dans les revendications, déclare-t-elle.

La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a réclamé une commission d’enquête sur les violences. «C’est la liberté absolue du Parlement […] Nous serons à leur entière disposition», a déclaré Maud Bregeon.

Aussi soutien du candidat Horizons, Édouard Philippe, la ministre a infligé une violente charge à l’égard des Insoumis. «Ils ont évidemment une responsabilité morale et politique, ça ne date pas d’il y a quelques jours», a-t-elle estimé. «Jean-Luc Mélenchon se moque du monde, il n’a pas juste appelé à manifester. Il prône une forme de sédition avec la République», accuse-t-elle encore.

09:01

Benoît Payan dénigre le chiffre de 30.000 pilleurs à Marseille

Invité de France Inter ce lundi matin, le maire de Marseille Benoît Payan a pointé la responsabilité de l’État, incapable «d’avoir anticipé ce qui s’est passé». L’édile a directement fustigé la «doctrine d’emploi» des forces de l’ordre, la qualifiant «d’inefficace». «Pourquoi y a-t-il eu un mouvement de repli des CRS qui a permis aux casseurs de s’introduire dans la mairie ?», a-t-il fait mine de s’interroger.

Comme son homologue Emmanuel Grégoire, le maire de Marseille a fustigé ceux qui «laissent pourrir la situation pendant des mois». Mais a également largement critiqué le chiffre de 30.000 pilleurs à Marseille avancé par la préfecture. «30.000 pilleurs ? Mais de qui on se moque ?», a ironisé l’édile.

Benoît Payan a critiqué la récupération politique faite par «l’extrême droite et les conservateurs» des évènements de ce week-end. «Ils se saisissent de ça pour confondre des justes revendications et des gens qui ne sont là que pour casser parce que la porte est ouverte.» «Si les démocrates ne savent pas montrer qu’ils savent gérer la situation, la question de la tentation majoritaire sera majeure», a alerté le maire de Marseille. 

08:53

Une trentaine de commerçants pillés à Paris cette nuit, annonce le maire de Paris

Invité de France Inter, Emmanuel Grégoire a annoncé qu’une «trentaine de commerçants avait été pillée à nouveau cette nuit». Il y a également eu «des intrusions dans des halls d’immeubles». «C’est évidemment insupportable (…) la question du rétablissement des moyens des forces de l’ordre est essentielle», a martelé l’édile, fustigeant le fait qu’il n’y a «pas assez de forces de sécurité publiques dans nos villes», en conséquence de quoi «la police se retrouve complètement submergée, débordée».

08:51

«Il faut traquer les pilleurs qui ont été identifiés» : Raphaël Glucksmann appelle une réponse ferme du gouvernement

«C’est d’une gravité sans précédent» déplore Raphaël Glucksmann sur RTL, interrogé sur les violences qui ont eu lieu ce week-end en France. «J’ai eu le ressentiment que la France se dissolvait, que la République se disloquait, que l’État n’existait plus» s’alarme-t-il.

Le candidat de la gauche sociale-démocrate à la présidentielle condamne ce qu’il considère comme une «attaque de la République», évoquant notamment l’incendie de la mairie de Limoges et la vandalisation de la mairie de Marseille. Il pointe la responsabilité de «groupes politiques ultra-organisés et de hordes de pillards qui ont profité du chaos pour piller».

Il appelle au rétablissement de l’ordre public, regrettant le manque d’anticipation du gouvernement : «comment peut-on justifier qu’il n’y ait eu qu’une compagnie de CRS à Marseille ? Il y a un vrai problème. Nous avons des bandes qui opèrent sans problème au cœur de nos villes. Comment explique-t-on qu’il y ait si peu d’équipes sur le terrain ?» insiste-t-il. Il réclame une réponse politique ferme «de peur que ces pillards ne sèment la jungle dans notre pays.»

«Il faut aller traquer ceux qui ont été identifiés, qu’ils répondent de leurs actes devant la justice. Il faut qu’on montre qu’on est capables d’appliquer nos lois» affirme-t-il.

Raphaël Glucksmann exige du gouvernement qu’il «annonce quelque chose de concret», et qu’il ait une vraie «réponse politique pour ces centaines de milliers de manifestants et ces lycéens» qui manifestent depuis plusieurs semaines. À ses yeux, Emmanuel Macron n’est qu’un «président qui commente sa propre impuissance». «On aurait dû avoir une réponse politique au mouvement lycéen» regrette-t-il. Il propose un «plan de sauvetage sur l’école prêt à l’emploi» qui prévoit l’augmentation du nombre de professeurs, la rénovation des bâtiments et l’augmentation du niveau de rémunération des professeurs.

Sur la question de l’appel à manifester du jeudi 5 novembre, il répond que «le droit de manifester est un droit fondamental et l’État se doit de protéger ce droit. Il faut un dispositif de sécurité complètement différent. On ne peut pas se permettre un défaut de prévention» exige-t-il au micro de RTL.

08:50

Emmanuel Grégoire dénonce un «pourrissement» du mouvement social «organisé par le gouvernement»

Invité de France Inter ce matin avec le maire de Marseille Benoît Payan, le maire de Paris Emmanuel Grégoire a dénoncé un «pourrissement» du mouvement social «organisé par le gouvernement».

«Il faut comprendre ce qui a dysfonctionné dans l’ordre public», a martelé l’édile socialiste, questionnant «le nombre de personnes présentes dans les forces de l’ordre et le nombre de casseurs.» Le maire de Paris a notamment protesté contre les «nasses» qui auraient été organisées samedi par les forces de l’ordre et «empêchant les manifestants de bonne foi de sortir». Pour lui, il faut donc fournir une «réponse politique».

08:31

«L’une des plus grandes faillites sécuritaires», selon Jordan Bardella

Le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella dénonce sur Europe 1/CNEWS «l’une des plus grandes faillites sécuritaires». «La France a été humiliée», martèle-t-il. Ces scènes «d’une rare violence», nécessitent «des mesures très fortes», pour le responsable nationaliste. Appelant à «rétablir l’ordre par tous les moyens légaux possibles», l’eurodéputé assure qu’en cas d’arrivée au pouvoir, le parti appliquera «le principe du casseur payeur» et «la suspension des aides sociales». «Tu touches un policier, tu dors en prison», a-t-il encore lâché.

Le parti procédera aussi à la dissolution de «toutes les organisations d’ultragauche» en cas d’élection. Sans appeler à la démission du président de la République, il juge : «S’il souhaite évidemment partir, ce que je ne crois pas, il rendra service à beaucoup de gens». «Manifestement, on a sous-estimé la violence», a-t-il encore estimé, comme son rival Renaissance Gabriel Attal sur RTL.

08:20

Gérald Darmanin annonce «2331 gardes à vue» à 8 heures en France

Sur le plateau de France 2, Gérald Darmanin annonce que ce lundi, à 8 heures, il y a au total «2331 gardes à vue» en France en lien avec les violences du week-end. «70% des personnes en garde à vue sont des majeurs, donc ce ne sont pas des lycéens. (…) Très souvent, ils sont connus des services de police et de justice».

Le garde des Sceaux précise que «dans l’immense majorité, il y a plus de 80% de poursuite de la garde à vue», ce qui montre, selon lui la grande «fermeté» des parquets. «Il y a déjà des dizaines de détentions provisoires, dont 13 à Marseille», fait-il par ailleurs savoir.

08:17

«Nous avons failli, incontestablement», reconnaît à son tour Gérald Darmanin, tout en apportant son soutien à Laurent Nuñez

«C’est un grand ministre de l’Intérieur, il y a un moment difficile. Nous avons failli, incontestablement, il l’a reconnu lui-même», déclare sur le plateau de France 2 Gérald Darmanin.

 «Ce qu’a dit le président de la République et le ministre de l’Intérieur, c’est qu’il y a eu un défaut dans les renseignements. On ne fait de bonnes polices, sans bons renseignements», souligne-t-il.

«Manifestement, [notre renseignement] ne sait pas lutter contre l’ultra-gauche», regrette-t-il. «Dans les années qui viennent, l’une des menaces qui touchera notre pays avec la criminalité organisée et le terrorisme, ce sont les factieux d’ultra-gauche.»

08:16

«C’est un grand choc» : la déléguée générale de la Fédération du commerce déplore un «état de désolation»

Sur les réseaux sociaux, de nombreuses vidéos montrent des magasins ravagés par les pilleurs. Ce lundi matin, Judith Jiguet, la déléguée générale de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) déplore «un état de désolation», qui a entraîné un «grand choc» de la part des commerçants. «Le chiffre de 2000 commerces sera atteint ou dépassé», affirme-t-elle sur BFM Business.

«Ça dit que le commerce est toujours en première ligne, c’est ce qui apporte de la vitalité dans les territoires», ajoute la représentante, qui pointe un «objectif politique pour empêcher la vie dans les villes». D’ici une heure, Judith Jiguet rencontrera le ministre du Commerce, Serge Papin afin de «porter la voix de ce secteur» et notamment des «entrepreneurs qui ont perdu le travail d’une vie». Un conseil exceptionnel des entreprises se tiendra également mardi 20 octobre.

08:09

«Le contribuable de Limoges ne paiera pas un centime» à cause d’une «défaillance d’État», martèle le maire de Limoges

Le maire de Limoges a largement pointé la responsabilité de LFI dans le chaos qui a régné en France ce week-end. Ces derniers sont «hors du champ républicain depuis longtemps». «Dans un état de droit, la violence n’est pas légitime. Ces gens soufflent sur les braises, ce sont des séditieux», a fustigé Guillaume Guérin sur RCF Notre Dame.

«C’est lié à une défaillance de l’État, qui doit assumer les conséquences» de l’incendie, a conclu le maire. Il est donc «hors de question que le contribuable de Limoges paie un centime [dans la reconstruction de la mairie]. J’ai besoin qu’on applique la jurisprudence Notre-Dame à Limoges, et que la prise en charge financière soit faite par l’État», a-t-il encore appuyé, prévenant que s’il n’obtenait pas gain de cause, il démissionnerait ainsi que sa majorité municipale. «S’il faut démissionner pour que l’État se rende compte qu’il y a un problème dans ce pays, je démissionnerai», a ponctué Guillaume Guérin.

08:07

Guillaume Guérin, maire de Limoges : «La police de ce pays doit être dotée de plus de moyens»

«Je veux des actes, j’ai besoin que la police de ce pays soit dotée de moyens», a martelé le maire de Limoges Guillaume Guérin au micro de RCF Notre Dame ce lundi matin, dont la mairie a été incendiée au cours des manifestations organisées ce 17 octobre. «Le cas de Limoges est symptomatique d’un dysfonctionnement majeur au sein des services de l’État. Le droit de manifester en France est sacré, mais casser est un délit, et vouloir brûler des gens dans une mairie est un crime».

L’édile a relaté les circonstances qui ont conduit à l’incendie de la mairie : «En marge de ces manifestations, des gens dans le cortège étaient venus pour casser du flic et détruire des bâtiments institutionnels. C’est l’ultragauche française, entre 500 et 600 à Limoges. Ils étaient armés, mieux que certains de nos policiers. La violence des affrontements entre black blocs et police nationale a été telle que les seconds se sont retrouvés à cours de munitions en cours d’après-midi», a assené Guillaume Guérin.

En «10 minutes», la mairie est tombée sous les mains de ces «professionnels de la guérilla urbaine», face à une police «qui n’avait pas moyen de les contenir». Ces casseurs «doivent payer», d’autant que beaucoup parmi eux «sont solvables» : «les parents de ces jeunes émeutiers, de ces jeunes bourgeois qui veulent faire la révolution, sont solvables», a-t-il scandé.

Guillaume Guérin a insisté à de nombreuses reprises sur la «bravoure» dont ont fait preuve les forces de police. «La seule arme qui leur restait, c’étaient des armes létales. Samedi à Limoges, on aurait pu en avoir recours car nos policiers se sont retrouvés en danger mortel. Certains se sont vus mourir», a-t-il martelé, insistant sur le fait que la police n’est en rien responsable de ce qui s’est produit puisque les forces de l’ordre ont été «d’un calme olympien».

08:05

Gabriel Attal plaide «temporairement» pour «le recours à des forces armées»

Le candidat Renaissance, Gabriel Attal, plaide sur RTL pour qu’à ce stade «l’ensemble des forces de police soient concentrées sur la sécurité des Français». Et plébiscite «temporairement» «le recours à des forces armées». L’ancien premier ministre assure qu’il y a eu «manifestement» «une faille» dans l’anticipation des événements. Si certains responsables politiques réclament la mise en place d’un «état d’urgence», le trentenaire, lui, ne ferme pas la porte.

Avant d’estimer «qu’il faut des exemples et des images», en préconisant «d’aller chercher des personnes qui sont identifiées». «On est dans une question civilisationnelle», martèle l’ex locataire de Matignon. Dimanche, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a remis sa démission à Emmanuel Macron, qui l’a refusée. «Je comprends qu’il ait présenté sa démission, je comprends que le président l’ait refusée», a-t-il commenté.

07:59

«Je suis responsable de tout ce qui se passe sur le terrain», admet Laurent Nuñez

Le ministre de l’Intérieur est l’invité de la matinale de France Inter. Il a expliqué les raisons pour lesquelles il avait remis sa démission au président de la République. «Je prends ma part de responsabilité», tient-il à faire savoir. «J’ai remis ma démission parce que je suis responsable de tout ce qui se passe. Le sujet qui se pose maintenant c’est comment faire en sorte que ça ne se reproduise pas.»

«Il y a eu plusieurs centaines de commerces pillés, avec l’action de nombreux casseurs. Nous avons eu des anticipations de participations qui étaient deux fois et demie de moins [à la réalité]», affirme Laurent Nuñez.

«Le dispositif s’est trouvé en asymétrie par rapport au volume de participants, de manifestants mais aussi de casseurs, de pilleurs et de militants d’ultragauche qui ont fait dégénérer les cortèges», reconnaît le ministre de l’Intérieur, ajoutant qu’il y a eu, «en partie, un manque d’anticipation sur les forces disponibles.» Il confirme également qu’il y a eu une «perte de contrôle» de la police dans certaines villes.

07:57

«Nous ne lâcherons rien» pour retrouver les casseurs, assure la procureure de Paris

«Nous ne lâcherons rien» pour retrouver les personnes ayant commis des violences et pillages dans la capitale depuis samedi, en marge de la mobilisation massive du 17 octobre, a assuré lundi la procureure de Paris.

«Nous allons rester mobilisés autant de temps qu’il faudra» pour répondre à ces «actes odieux», a poursuivi Laure Beccuau au micro de TF1, notamment grâce à des investigations approfondies, sous la forme d’enquêtes préliminaires concernant «les faits les plus graves».

«Sont-ils sûrs, tous ces individus qu’on va se mettre à rechercher, qu’ils ne se sont pas (blessés) en coupant une vitre, qu’ils n’ont pas laissé une trace de sang ? Ont-ils bien pensé à ne pas laisser d’ADN, d’empreintes ? Ont-ils bien pensé que nous allions les pister sur leur trajet de retour dans les transports en commun ?», énumère Laure Beccuau.

À lire aussi Défaut d’anticipation, effectifs débordés, bâtiments sans protection : les raisons d’un fiasco sécuritaire

07:45

Le campus de Sciences Po Paris est bloqué ce lundi matin

Barrage filtrant tenu par des étudiants de Sciences Po à l’extrêmité de la rue Saint Guillaume, à Paris, 19 octobre 2026 Jean-Baptiste SEMERDJIAN / Le Figaro

Le campus de Sciences Po Paris est bloqué depuis ce matin. La direction de l’IEP demande aux élèves de ne pas rejoindre l’établissement. Aux extrémités de la rue saint Guillaume, des étudiants tiennent un barrage filtrant. Une voiture de police stationne devant.

07:39

Mobilisation 17 octobre : une adolescente perd un œil à Mulhouse, l’IGPN saisie

Le parquet de Mulhouse annonce dimanche avoir saisi l’inspection générale de la police nationale (IGPN) après qu’une adolescente a été blessée en marge de la journée de mobilisation contre la vie chère et a perdu un œil. Le parquet a saisi la délégation de l’IGPN à Metz d’«une enquête de flagrance pour violences aggravées», a précisé le procureur de la République de la ville, Nicolas Heitz, dans un communiqué.

Selon les premières investigations, la victime est «une jeune femme âgée de 17 ans, née à Mulhouse», a-t-il dit. «Malheureusement, malgré l’intervention chirurgicale réalisée en urgence, la perte de son œil gauche est définitive», a-t-il ajouté. Les investigations devront «déterminer le déroulé précis des faits ayant conduit à cette blessure grave», a souligné le procureur. Elles «seront nécessairement complexes compte tenu de l’importance du nombre de personnes présentes et du caractère extrêmement difficile des opérations de maintien de l’ordre qui ont été menées», a-t-il estimé.

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07:12

Macron demande à la police «de nouveaux modes d’action» face aux «casseurs»

Emmanuel Macron a demandé de déployer une nouvelle doctrine de maintien de l’ordre «face aux casseurs», tentant ainsi d’enrayer la crise politique après les scènes de chaos dans de nombreuses villes samedi.

Le président a de nouveau réclamé de la «transparence», pointant «les défaillances d’anticipation et de renseignements» qui ont conduit à des émeutes et des destructions. Une gestion qui a abouti à des chiffres vertigineux de 2400 interpellations et près d’un millier de forces de l’ordre blessées, selon les autorités, mais qui a été étrillée notamment par les maires de Paris, Marseille ou Limoges.

Surtout, face au saccage des rues et aux pillages des magasins dont l’ampleur a sidéré le pays samedi, Emmanuel Macron a également demandé au ministre de l’Intérieur de déployer «au plus vite sur le terrain de nouveaux modes d’action (...) en matière de lutte contre les casseurs».

07:04

Violences du 17 octobre : Nuñez a présenté dimanche sa démission à Macron, qui l’a refusée

Laurent Nuñez reste place Beauvau. Au vu des violences d’une rare ampleur qui ont émaillé la journée de mobilisation du 17 octobre contre la vie chère, ainsi que, dans une moindre mesure, celle du lendemain, le ministre de l’Intérieur a présenté dimanche sa démission à Emmanuel Macron.

Réclamée par les Écologistes, les Insoumis et le RN, celle-ci a été refusée dans la foulée par le président, fait savoir l’Élysée. Car si les services de renseignement ont peut-être mal évalué l’étendue et l’intensité des saccages - qui ont entraîné près de 2400 interpellations - et que le dispositif de maintien de l’ordre n’ait pas toujours été adapté pour affronter un tel chaos, le «contexte actuel» impose, selon la présidence, «un commandement continu des forces de l’ordre».

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, lors d’une réunion de crise interministérielle présidée par Emmanuel Macron à l’Élysée, à Paris, le 18 octobre 2026. LUDOVIC MARIN / REUTERS

Pour autant, dans le sillage de son allocution, Emmanuel Macron charge à nouveau Laurent Nuñez de «prendre toutes les dispositions pour faire la transparence» sur les «défaillances d’anticipation et de renseignements qui ont conduit aux violences». Face caméra, il l’avait déjà exhorté à tirer «toutes les leçons» de la journée de samedi, prenant ainsi à témoin l’opinion et la classe politique en attente, comme lui, de «réponses claires».

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07:02

Au moins 117 interpellations à Paris suite à une nouvelle nuit de violences

06:52

Des gilets jaunes co-organisateurs du 17 octobre dénoncent un «discours vide» de Macron et demandent une rencontre à l’Élysée

Des gilets jaunes co-organisateurs de la journée de mobilisation de samedi, qui a tourné au chaos dans plusieurs villes, ont dénoncé dimanche soir un «discours vide» d’Emmanuel Macron et demandé à être reçus à l’Élysée avec des représentantes de divers secteurs mobilisés.

«Nous demandons cette rencontre, que nous jugeons nécessaire, y compris symboliquement» car «la population de France mérite d’être enfin considérée, entendue et écoutée», selon un communiqué de la coordination de gilets jaunes, qui faisait partie des multiples organisations ayant appelé à se mobiliser le 17 octobre, avec des étudiants et lycéens et certains syndicats.

Des personnes participent à une manifestation contre le coût de la vie et la hausse des prix du carburant, à Nantes, le 17 octobre 2026. Stéphane MAHE / REUTERS

L’allocution du président de la République «nous a confortés dans cette idée, car son discours vide illustre parfaitement la déconnexion de nos dirigeants et leur refus d’écouter» et «en 2020, Emmanuel Macron avait promis de recevoir un groupe de Gilets jaunes à l’Élysée» mais n’a «pas tenu cette promesse, comme bien d’autres», expliquent-ils. «Si le président accepte, nous constituerons une délégation structurée à l’image du 17 octobre, qui réunira des gilets jaunes et des représentant.es du plus grand nombre possible de secteurs mobilisés», affirment-ils.

Ces gilets jaunes appellent aussi à «poursuivre les perturbations et les blocages logistiques», ainsi qu’à «faire de la journée de grève interprofessionnelle du 5 novembre le point de départ de la grève et du blocage général reconductible».

06:31

Commerçants, banques et assureurs réunis ce lundi à Bercy après les pillages

Le ministre français du Commerce Serge Papin a annoncé dimanche qu’il réunirait lundi matin à Bercy les fédérations représentant les commerçants, les artisans, les restaurateurs et hôteliers, ainsi que les banques et assurances, après les pillages de samedi en marge des manifestations.

«À la suite des saccages et des pillages de ce samedi, je réunirai demain matin (lundi, NDLR) à 9h00 à Bercy les fédérations de commerçants, d’enseignes, d’artisans et de restaurateurs aux côtés des banques et les assurances», a annoncé dans un message publié dimanche après-midi sur X le ministre, dont le portefeuille couvre également les PME, l’artisanat, le tourisme et le pouvoir d’achat.

«Cette réunion aura pour objet d’établir le bilan des dégâts matériels, l’impact sur l’activité économique et de définir les actions possibles en soutien à la réparation et à la pérennité des entreprises touchées», a précisé le ministère.

Côté commerce, sont entre autres conviés la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), le Conseil du commerce de France, l’Alliance du commerce, la Fédération du commerce coopératif et associé (FCA), ou encore des organisations représentant le commerce de l’habillement, les bijoutiers-horlogers, les enseignes d’équipements sportifs et les entreprises alimentaires de proximité, selon une liste publiée par le ministère.

06:26

Le maire de Marseille juge que les casseurs sont «plutôt restés tranquilles» dans sa ville

Le maire de Marseille, Benoît Payan, a jugé dimanche soir sur BFMTV que «les casseurs sont plutôt restés tranquilles» dans sa ville samedi, en mettant en doute le chiffre spectaculaire de 30.000 pilleurs avancé par la préfecture de police des Bouches-du-Rhône.

Vent debout sur le manque d’effectifs policiers dans sa ville lors de la manifestation de samedi, durant laquelle des individus ont pénétré dans la mairie et attaqué le commissariat central de la police municipale, M. Payan a souligné que «les forces de l’ordre, ce n’est pas de la chair à canon, et les lycéens non plus».

«Les forces de l’ordre en sous-nombre, en sous-effectifs, c’est les mettre en danger, c’est mettre en danger les lycéens. Par contre, les casseurs, eux, sont plutôt restés tranquilles. C’est pour ça que, malheureusement pour l’État, tout ça est archivé dans des vidéos à Marseille», a-t-il déclaré, à la veille de la visite à Marseille du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. «Je respecterai la loi, je n’ai pas le droit de les diffuser. Mais s’il y a une commission d’enquête parlementaire, je les donnerai», a-t-il lancé sans autre précision.

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06:18

Macron «n’a rien compris à ce qui se passe dans le pays», affirme Binet

Emmanuel Macron «n’a rien compris à ce qui se passe dans le pays», a affirmé dimanche soir à l’AFP la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, estimant que le président n’a pas répondu dans son allocution aux attentes exprimées par les manifestants samedi.

«Le problème dans son discours de ce (dimanche) soir, c’est qu’il ne fait aucune annonce concrète pour répondre à la mobilisation des jeunes, à la vie chère ou au déclassement des services publics et à la multiplication des licenciements», a souligné la responsable de la deuxième centrale syndicale, qui avait appelé à participer aux manifestations du 17 octobre aux côtés de gilets jaunes, de jeunes et de militants du climat.

«C’est très grave parce qu’en fait, on attendait beaucoup de choses de son intervention puisque la sortie de crise est entre ses mains», a-t-elle relevé. Jugeant que la journée de samedi était «le résultat de dix ans de macronisme, dix ans de passage en force, dix ans de politique au service des plus riches», la syndicaliste a regretté que le président «disserte sur un chaos dont il est le principal responsable».

06:08

Guadeloupe : couvre-feu pour les mineurs après des violences

Le préfet de la région Guadeloupe a instauré dimanche un couvre-feu pour les mineurs dans les communes de Pointe-à-Pitre et des Abymes, après des violences urbaines en marge du mouvement contre la vie chère au cours desquelles trois policiers ont été blessés par balles.

Une interdiction de circuler pour les jeunes âgés de moins de 18 ans, non accompagnés d’un adulte exerçant l’autorité parentale, sera en vigueur de 20H00 dimanche (00H00 lundi GMT) à 06H00 lundi matin (10H00 GMT), selon un arrêté préfectoral.

Cette mesure vise «avant tout à protéger les mineurs qui pourraient se trouver sur les lieux de violences», a expliqué le préfet Thierry Devimeux dans un communiqué. Dans la nuit de samedi à dimanche, de multiples barricades enflammées ont été érigées et «plusieurs commerces et entreprises ont été vandalisés voire détruits», détaille la préfecture.

Au cours des heurts, les forces de sécurité ont essuyé des jets de projectiles et des «tirs d’armes à feu», blessant trois policiers. Les forces de l’ordre ont constaté la présence de «nombreux mineurs au sein des groupes d’émeutiers», a indiqué Thierry Devimeux. Le préfet a condamné «avec la plus grande fermeté ces actes de violence inacceptable», ajoutant qu’ils constituaient des délits qui «ne sauraient être confondus avec l’expression pacifique de revendications».

06:07

Malgré la crise et les critiques en France, Macron sur le front du pétrole lundi dans le Golfe

Très critiqué après un week-end de violences qui compromet la fin d’un quinquennat déjà chaotique, Emmanuel Macron arrive lundi dans le Golfe, où il a maintenu sa tournée, avec l’objectif de sécuriser des volumes de pétrole et de diesel pour faire baisser les prix à la pompe.

Un air de déjà-vu, ou presque. En 2018, quand la troisième manifestation des gilets jaunes avait viré à l’émeute, avec le saccage de l’Arc de Triomphe, le chef de l’État était en déplacement en Argentine. Il avait constaté les dégâts et la colère à son retour en France le lendemain.

Emmanuel Macron tient une allocution depuis le palais de l’Élysée, au lendemain des émeutes et des pillages survenus en marge des manifestations nationales, le 18 octobre 2026. Ludovic MARIN / AFP

Dimanche, l’Élysée a fait savoir que le président maintenait sa tournée dans le Golfe de lundi à mercredi malgré la crise née des nombreuses violences samedi autour des manifestations «contre la vie chère». Et, dans son allocution, Emmanuel Macron a expliqué que ce déplacement avait pour but de «sécuriser nos approvisionnements», les manifestants ayant notamment fait part d’«une inquiétude (...) sur le prix des carburants».

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06:03

À Paris, encore des heurts et des magasins pillés dans la nuit

Des heurts à Paris, où de nouveaux magasins ont été pillés, des tentatives d’intrusion à Lyon, Marseille et près de Nantes... Au lendemain de violences massives, des incidents ont de nouveau éclaté dimanche, notamment dans la capitale.

La préfecture de police (PP) a évoqué 108 interpellations à Paris dimanche, dont 66 dans la soirée, et dénombré au moins cinq magasins pillés, dont un commerce de vêtements, un Darty à Belleville et deux supermarchés. Dans le centre de la capitale, la PP a fait état de «groupes épars de jeunes délinquants d’opportunité continuant de chercher à piller des magasins dans le secteur Châtelet/Les Halles».

Des groupes de jeunes, tous vêtus de noir et cagoulés, se déplaçaient rapidement dans les rues à la recherche d’un point d’atterrissage, à Paris, le 18 octobre 2026. Abdul SABOOR / REUTERS

Près du boulevard Sébastopol, plusieurs dizaines de jeunes ont crié des slogans anti-policiers, jetant des bouteilles de verre en direction des forces de l’ordre, selon une reporter de l’AFP. Une porte d’entrée de l’emblématique grand magasin BHV Marais a été brisée et éventrée et des pilleurs se sont introduits à l’intérieur, a constaté une journaliste de l’AFP.

Vers le musée Pompidou, la vitrine d’une boutique d’optique Afflelou a été cassée, a aussi observé l’AFP. Des groupes de jeunes, tous vêtus de noir et cagoulés, se déplaçaient rapidement dans les rues à la recherche d’un point d’atterrissage, au milieu de riverains et de touristes qui flânent, parfois obligés de se couvrir le nez d’une serviette en papier face aux gaz lacrymogènes.

06:00

Bienvenue sur ce direct

Bonjour à tous et bienvenue sur ce direct, consacré aux violences qui ont émaillé les manifestations du 17 octobre.

Les publications apparaîtront ici

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