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EN DIRECT - Présidentielle 2027 : «Moi, je n’ai pas quémandé des postes depuis 45 ans», Raphaël Glucksmann répond à Ségolène Royal

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09:41

Glucksmann répond à Royal : «Moi, je n’ai pas quémandé des postes depuis 45 ans»

Ancienne finaliste de l’élection présidentielle, Ségolène Royal a qualifié Raphaël Glucksmann, l’un de ses adversaires dans la primaire du camp social-démocrate, de «stagiaire» de la politique. «Ce n’est pas du tout au niveau», lui a répondu ce lundi matin l’intéressé, sur Franceinfo. «Au moment où la France traverse une telle crise, […] Madame Royal décide que je suis sa première cible… Très bien.»

L’eurodéputé, fondateur de Place publique, n’a ensuite pas retenu ses coups : «Elle (Ségolène Royal) a raison de souligner que je ne suis pas en politique depuis 45 ans, que je n’ai pas quémandé des postes depuis 45 ans, auprès d’Emmanuel Macron, pour être ministre ou finir ambassadrice. Que je n’ai pas, ensuite, quand j’ai perdu ces postes, choisi Jean-Luc Mélenchon par dépit. Ma conception de la politique, ce n’est pas celle-là. […] Je n’ai aucune envie d’être stagiaire auprès de ces gens qui font de la politique de cette manière.»

Ségolène Royal est «dans une forme de tour de piste» et «ne gagnera absolument pas cette primaire», estime Raphaël Glucksmann. «Les Français de gauche qui veulent gouverner ce pays rejettent ce type de politique.» Et l’eurodéputé de rappeler certaines positions polémiques de son adversaire socialiste, notamment la remise en question de la gravité d’un bombardement russe en 2022 sur une maternité à Marioupol (Ségolène Royal avait par la suite reconnu une erreur).

09:29

Si LFI arrivait au pouvoir, nous «entrerions instantanément dans une dictature», estime Eric Ciotti

Invité de la matinale de CNEWS/Europe 1, le maire de Nice Éric Ciotti a affirmé que LFI est «une menace pour la République pour la liberté, pour la démocratie». «Ces gens sont dangereux. […] S’ils arrivaient au pouvoir, nous entrerions instantanément dans une dictature. Ce sont des ennemis de la liberté», a-t-il poursuivi.

09:20

«Quand vous aspirez à présider aux destinées de la France, votre premier souci doit être la sécurité des Françaises et des Français», affirme Raphaël Glucksmann

Invité vendredi à l’Élysée comme les autres chefs de parti pour une réunion sur les risques géopolitiques, Raphaël Glucksmann rejette l’idée d’un coup de communication de la part d’Emmanuel Macron : «Il n’y a pas de diversion ou de communication quand il s’agit de notre sécurité», explique-t-il ce lundi matin sur Franceinfo.

«Vous ne pouvez pas sortir de cette réunion et faire un show devant les médias en expliquant que tout cela ce n’est rien», assure le fondateur de Place publique (Éric Ciotti et Ségolène Royal, notamment, dénonçaient dimanche soir sur BFM TV une «opération de communication» de la part de l’Élysée sur la menace russe). «Quand vous aspirez à présider aux destinées de la France, votre premier souci doit être la sécurité des Françaises et des Français», juge Raphaël Glucksmann.

À lire aussi «Le temps viendra pour lui quand il aura fait ses preuves» : Ségolène Royal relègue Raphaël Glucksmann au rang de «stagiaire» de la politique

Et l’eurodéputé de poursuivre : «Des patrons des services de sécurité nous décrivaient un terrorisme d’État, où les attaques vont se multiplier sur le sol européen, contre nos nations […] La Russie de Vladimir Poutine est engagée dans un conflit contre l’ensemble des démocraties européennes. […] Il va falloir être fort et tenir bon.»

08:53

Taxer les superprofits des géants du pétrole n’est «pas une lubie gauchiste», affirme Raphaël Glucksmann

Raphaël Glucksmann Sarah Meyssonnier / REUTERS

Raphaël Glucksmann, fondateur de Place publique et candidat à la primaire du camp social-démocrate, veut «faire jouer la solidarité nationale» face à la hausse des prix des carburants. Cela passe, selon lui, par une taxation des superprofits. «À chaque fois qu’il y a une guerre qui déclenche une hausse des prix, les multinationales du pétrole et du gaz font des bénéfices records. Il est donc parfaitement logique, ce n’est pas une lubie gauchiste, qu’ils contribuent à l’effort de solidarité en direction des Français qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler», a-t-il expliqué ce lundi matin au micro de Franceinfo.

TotalEnergies va «battre encore tous les records de bénéfices et de dividendes versés et c’est insupportable», pendant que «les Français galèrent», estime l’eurodéputé. Il juge possible de mettre en oeuvre une mesure de taxation des superprofits à l’échelle européenne, puisque l’Espagne et l’Allemagne y sont favorables. Mais «le gouvernement français bloque pour ne pas heurter Monsieur Pouyanné». «Ce n’est pas possible que ce soit Monsieur Pouyanné, PDG de TotalEnergies, qui fasse la politique de la France», martèle Raphaël Glucksmann.

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La taxation des superprofits viendrait compenser une mesure d’urgence demandée par le fondateur de Place Publique : le passage du chèque énergie de 150 à 500 euros. Cette aide doit par ailleurs être «étendue aux classes moyennes».

Raphaël Glucksmann estime que ce genre de mesures «ciblées» sont plus justes que les mesures «universelles» proposées par LFI (blocage des prix des carburants) et le RN (baisse des taxes). Ces mesures «bénéficieraient à des bourgeois qui prennent leur SUV pour partir dans leur maison de campagne. […] Je ne vois pas pourquoi ce serait aux contribuables de payer pour qu’ils fassent leur plein.»

08:37

Élisabeth Borne : «il faut cibler les aides sur les Français en difficulté»

Invitée de la matinale de France 2 ce lundi matin, l’ancienne première ministre Élisabeth Borne a défendu le ciblage des aides au carburant pour «les Français en difficulté».

Interrogée sur la possibilité d’une aide générale accordée à tous les Français, la députée a critiqué la possibilité d’une aide générale accordée à tous les Français, affirmant qu’il y avait eu «assez de critiques sur le sujet». «Ne demandons pas de remettre des aides qui sont critiquées», a encore argué l’élue, proposant par ailleurs de simplifier le dispositif d’accès à ces aides.

08:22

Éric Ciotti plaide pour une baisse de la TVA sur le carburant, compensée par l’arrêt des prestations sociales aux étrangers

Face à la hausse des prix des carburants, Éric Ciotti a rappelé ce lundi matin au micro de CNEWS/Europe 1 la mesure défendue de longue date par son parti, l’UDR, et par le Rassemblement national : la baisse de la TVA de 20 à 5,5%. «De cette crise, l’État s’enrichit, il y a une forme de racket fiscal», affirme le maire de Nice. «On estime que le carburant est un produit de première nécessité qui nécessite un taux de TVA réduit.»

Cette mesure ayant un «coût», et dans un contexte de crise des finances publiques, elle doit être compensée par des «économies comparables», ajoute le président de l’UDR. «Si on arrête de verser des prestations sociales aux étrangers dès le premier jour - allocations familiales, APL -, on a une somme équivalente qui pourrait être mobilisée», explique Éric Ciotti.

Allant dans le sens de Marine Le Pen et de ses alliés, le premier ministre Sébastien Lecornu a évoqué pour le budget 2027 un délai de carence pour certaines allocations versées aux étrangers. «Trois mois, c’est ridicule. L’effort n’est pas à la mesure de ce dont nous avons besoin. Nous demandons l’arrêt total de ces aides», poursuit le maire de Nice.

08:00

Manuel Bompard (LFI) : «Les multinationales du pétrole sont en train de faire un jackpot pendant que tout le monde galère»

Manuel Bompard Sarah Meyssonnier / REUTERS

Invité de la matinale de RTL ce lundi, Manuel Bompard a appelé à décréter un «état d’urgence sociale» qui permettrait de débloquer certaines mesures chères à son parti, La France insoumise. Parmi elles : l’indexation des salaires sur l’inflation, l’augmentation du Smic, mais surtout le blocage des prix à la pompe. Face à la hausse des prix des carburants, le coordinateur national de LFI juge en effet nécessaire de «bloquer le prix du gros, le prix en amont, car l’essentiel des marges ne se fait pas à la distribution, mais à l’extraction et au raffinage». Ces marges «ont été multipliées par 7,5», affirme-t-il.

«Depuis le début de l’année, vous n’avez pas la crise pour tout le monde : vous avez les grandes entreprises multinationales du pétrole qui sont en train de faire un jackpot pendant que tout le monde est en train de galérer dans sa vie quotidienne», poursuit le député des Bouches-du-Rhône. Bloquer les prix permettrait ainsi «non seulement que l’État fasse une part de l’effort, mais aussi de mettre à contribution les pétroliers». Manuel Bompard assure que les risques de pénurie induits par une mesure de blocage des prix «ne sont pas vérifiés par les faits», expliquant qu’il n’y en a pas eu dans les années 90 pendant la guerre du Golfe.

Le coordinateur national de LFI estime ainsi que le gouvernement doit «changer de braquet en termes de mesures» face à aux prix du carburant. «Il ne se rend pas compte que la situation est juste intenable et qu’il faut passer de mesures spécifiques qui ont un faible impact à des mesures globales. […] C’est l’ensemble de la population qui est impactée lorsque le litre d’essence s’approche des 3 euros», explique-t-il.

07:28

RÉCIT - Au RN, l’autre campagne «présidentielle» de Jordan Bardella

Jordan Bardella Sarah Meyssonnier / REUTERS

Jordan Bardella en rirait presque tout seul. Il n’était pas difficile pour le président du Rassemblement national (RN) de saisir l’ironie de la situation, lors de cette réunion militante à Breteuil, 4 000 habitants, située au bord de l’A16, dans l’Oise, samedi. Ce soir-là, les trois fédérations « picardes » du parti nationaliste avaient décidé de faire leur rentrée ensemble avec une « grande fête » dans cette commune qui avait voté à 42 % pour Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle de 2022, et qui a envoyé une députée RN, Claire Marais-Beuil, à l’Assemblée nationale. Il y avait donc des militants de l’Oise, de la Somme et de l’Aisne. Tant pis si, au RN, l’idée des « super-régions » de François Hollande n’a jamais été appréciée - pas plus que l’idée même de région, d’ailleurs. Alors Marine Le Pen envisage toujours de les supprimer.

Mais c’est avec ces militants qui ont toujours leur identité régionale chevillée au corps que Jordan Bardella a lancé sa candidature « présidentielle ». « Dans quelques jours, il va y avoir notre grand congrès d’Orléans qui va vous permettre d’élire vos représentants au conseil national (sorte de Parlement interne, NDLR) », lance le patron du mouvement à la flamme, évoquant le rendez-vous des 24 et 25 octobre prochains dans la ville qui célèbre la figure héroïque de Jeanne d’Arc. Mais ce ne sera pas le seul bulletin de vote que devront déposer les militants nationalistes à partir de ce lundi, date d’ouverture officielle du scrutin. « Ce congrès va aussi vous permettre de réélire le président du Rassemblement national », ajoute l’eurodéputé, qui enchaîne, le sourire en coin : « Il se trouve que je suis le seul candidat, mais que ça ne vous exonère pas de voter ! »

NOTRE RÉCIT

07:07

Pour Ségolène Royal, Raphaël Glucksmann est un «stagiaire» de la politique

Sur le papier, l’eurodéputé de Place publique Raphaël Glucksmann fait figure de favori de la primaire sociale-démocrate : sa surface politique et les sondages, qui le placent en tête de la gauche modérée, plaident pour lui. Mais l’histoire des primaires socialistes a montré que rien n’est jamais écrit d’avance. Benoît Hamon en 2017, François Hollande en 2011 l’ont appris à leur avantage. Et, avant eux, une certaine Ségolène Royal, qui avait bousculé les «éléphants» de la vieille maison rose en 2006, puis était arrivée en 2007 au deuxième tour de la présidentielle face à Nicolas Sarkozy. Vingt ans plus tard, la revoilà dans la course, bien décidée à déjouer les pronostics.

Dans sa ligne de mire : Raphaël Glucksmann, qu’elle dépeint à l’envi comme le « chouchou des médias ». Sans que cela l’empêche de multiplier les plateaux depuis quelques semaines. Dernier en date, celui du « Grand Oral BFMTV-Le Figaro », le nouveau rendez-vous de la campagne, dont l’ancienne ministre de l’Écologie était l’invitée dimanche soir. Une mise en jambes avant le premier débat télévisé, mercredi, où elle croisera le fer, sur LCI, avec ses quatre concurrents - Olivier Faure, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel et Raphaël Glucksmann. « La situation du pays est telle que les Français vont choisir quelqu’un d’expérience », avance Ségolène Royal.

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06:48

Emmanuel Macron interviewé jeudi à 20 heures sur TF1 et France 2

Emmanuel Macron sera interviewé jeudi à 20 heures par TF1 et France 2, ont annoncé dimanche les chaînes concernées, dans un contexte où le chef de l’État multiplie les alertes sur les tensions géopolitiques, qu’il s’agisse de la Russie ou du Moyen-Orient. Le président répondra en direct aux questions des journalistes Gilles Bouleau et Caroline Roux.

Il a réuni vendredi dernier les chefs de parti ou candidats à la présidentielle à l’Élysée puis a tenu dans la foulée une conférence de presse, dressant un sombre tableau de la menace «hybride» russe et de la crise des prix du carburant.

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06:43

Éric Ciotti appelle Bruno Retailleau à le rejoindre pour former une «maison de droite forte»

Eric Ciotti Sébastien SORIANO / Le Figaro

Le président de l’UDR Éric Ciotti a appelé dimanche le patron de LR Bruno Retailleau, candidat à la présidentielle, à le rejoindre «dans une maison de droite forte», redoutant la «pression» qui l’amènerait à aller «à la soupe» auprès d’Édouard Philippe. «J’ai du respect pour Bruno Retailleau» mais «je suis inquiet sur son positionnement futur», a déclaré le maire de Nice sur BFMTV.

«On voit bien que sa démarche, elle ne prospère pas, parce qu’il ne peut pas prétendre à la victoire au second tour. Donc là aussi, je crois que le moment est fait pour mobiliser du courage, pour additionner les forces et je dis à Bruno de nous rejoindre», a insisté Éric Ciotti.

Président du parti Les Républicains de 2022 à 2024, Éric Ciotti avait quitté avec fracas la tête du mouvement pour s’allier avec la leader du Rassemblement national Marine Le Pen lors des législatives post-dissolution. Son départ, au nom de l’union «des droites», soit de la droite et de l’extrême droite, pour laquelle il plaide ardemment, avait plongé le parti gaulliste dans une crise profonde.

06:40

Bonjour à toutes et à tous

Bienvenue dans ce direct consacré à l’actualité politique et à la campagne pour l’élection présidentielle de 2027.

Nous sommes à sept mois du premier tour, qui aura lieu le 18 avril.

Les publications apparaîtront ici

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