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Dans la nuit de vendredi à samedi, l’Iran a tiré des missiles en direction de pays du Golfe, affirmant avoir « répondu de manière proportionnée » aux attaques américaines au titre de la légitime défense. Les Etats-Unis avaient dit, de leur côté, avoir « frappé des sites de radars de surveillance côtière iraniens » après avoir abattu des drones.
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Trois femmes ont été tuées dans des frappes israéliennes, dans le sud du Liban
Une infirmière libanaise a été tuée dans une frappe israélienne alors qu’elle se rendait au travail, a annoncé son employeur, l’hôpital Hiram, à Tyr (sud). Une autre frappe a tué deux femmes et fait 22 blessées à Saksakiyé, dans le district de Saïda (sud), selon le ministère libanais de la santé.
Le ministre de l’intérieur pakistanais en visite à Téhéran pour remettre une lettre des médiateurs au Guide suprême
Le ministre de l’intérieur pakistanais, Mohsen Naqvi, a été reçu, samedi à Téhéran, par son homologue iranien, Iskander Momani, auquel il a dit être porteur d’une « lettre spéciale » du chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, et du premier ministre, Shehbaz Sharif, adressée à Mojtaba Khamenei, guide suprême de la révolution islamique, rapporte l’agence de presse Isna.
Cinq morts de plus signalés dans le sud du Liban
Des raids de l’aviation israélienne ont fait trois morts dans la soirée à Jouaya, dans le caza de Tyr, et deux autres dans celui de Nabatiyé, annonce l’Agence nationale de l’information (NNA).
Deux nouveaux soldats israéliens tués dans le sud du Liban
Le capitaine Shahar Gamla, 23 ans, a succombé après avoir été grièvement blessé dans le sud du Liban, où le sergent Ohad Yaari a trouvé la mort vendredi à l’âge de 21 ans, annonce l’armée israélienne dans un communiqué.
Ces décès portent à 17 les pertes israéliennes depuis l’entrée en vigueur, le 17 avril, d’un cessez-le-feu avec le Hezbollah qui n’existe plus aujourd’hui que sur le papier. Quatorze soldats et un civil travaillant pour l’armée ont été tués dans le sud du Liban et deux autres soldats dans le nord d’Israël. Depuis le 2 mars, date de la reprise des hostilités avec le Hezbollah, le bilan s’élève à 29 soldats et un contractuel civil tués au Liban, d’après l’armée.
Mondial-2026 : la sélection iranienne devra arriver aux Etats-Unis et en partir le jour des matchs
La sélection iranienne, qui s’est vue imposer des restrictions de visas drastiques pour la Coupe du monde de football, devra se rendre aux Etats-Unis et en partir le jour même des matchs qui y sont prévus, a annoncé samedi l’ambassadeur de la République islamique au Mexique, Abolfazl Pasandideh.
« Nous pouvons entrer dans la matinée et nous devons repartir le jour même », a-t-il déclaré à la presse, quelques heures avant l’arrivée de l’équipe, dont le camp de base est situé à Tijuana, dans le nord du Mexique.
L’ambassade d’Iran en Turquie avait auparavant dénoncé le « traitement discriminatoire » réservé par les autorités américaines, qui ont, selon elle, refusé Unis de délivrer des visas à des membres de l’encadrement de l’équipe nationale. D’après les médias iraniens, 15 membres de l’équipe administrative et d’encadrement, dont le président de la fédération, Mehdi Taj, se trouvent « confrontés à des problèmes ». L’équipe iranienne doit jouer son premier match le 15 juin à Los Angeles.
Sur Le Monde aujourd’hui
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Cent cinquante sites pris pour cibles en deux jours dans le sud du Liban, d’après l’armée israélienne
L’armée israélienne dit avoir bombardé environ 150 « infrastructures » du Hezbollah, vendredi et samedi, dans le sud du Liban. Parmi elles figurent des dépôts d’armes, des quartiers généraux, des pas de tirs de roquettes, précise-t-elle.
Les autorités libanaises l’accusent de s’en prendre également à des cibles sans rapport avec le mouvement pro-iranien. Malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur, l’armée a annoncé dans la matinée la mort de trois de ses membres, dont un officier, dans un bombardement qui visait leurs véhicules entre Khardali à Nabatiyé.
Le ministre de l’intérieur pakistanais en visite à Téhéran
Le ministre de l’intérieur pakistanais, Mohsin Naqvi, dont le pays joue le rôle de médiateur entre les Etats-Unis et la République islamique, est arrivé samedi à Téhéran, où il doit notamment être reçu par le ministre des affaires étrangères, Abbas Araghtchi, annonce l’agence de presse iranienne Tasnim. Il s’est entretenu au préalable avec le premier ministre, Shehbaz Sharif, qui lui a « donné des instructions concernant les négociations entre l’Iran et les Etats-Unis », précise-t-elle.
Le chef d’état-major de l’armée libanaise se rend au Pakistan
Le général Rodolphe Haykal a quitté le Liban pour se rendre au Pakistan, pays médiateur des négociations entre Téhéran et Washington, à l’invitation de son homologue pakistanais, le maréchal Asim Munir, annonce l’armée, sans préciser l’objectif de cette visite ni sa durée.
Des manifestations de lycéens signalées dans une vingtaine de provinces iraniennes
Les manifestations des lycéens iraniens, qui dénoncent depuis la fin du mois dernier la modification des règles d’évaluation en terminale et des règles du concours d’entrée à l’université, ont gagné une vingtaine de provinces, dont celles de Téhéran et d’Ispahan, rapporte la chaîne d’opposition Iran International, établie à Londres.
Plusieurs étudiants ont, selon elle, été blessés à Yazd, dans le Centre, une personne a été arrêtée à Qom, dans le Nord, et des affrontements entre manifestants et membres du personnel du ministère de l’éducation ont éclaté à Saveh, au sud-est de Téhéran.
Le mouvement a atteint son paroxysme cette semaine, à Téhéran, lorsqu’un groupe d’élèves de première et de terminale s’est rassemblé devant le ministère de l’éducation, ajoute la chaîne. Elle dit avoir reçu des dizaines de messages d’étudiants qui dénoncent les multiples modifications des examens et des règles d’admission à l’université.
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Cinq personnes tuées dans le Sud et la Bekaa, selon la presse libanaise
Un raid de l’aviation israélienne a fait un mort et un blessé à Jouaya, dans le district de Tyr, rapporte l’Agence nationale de l’information (NNA). Selon le quotidien L’Orient-Le Jour, deux autres personnes ont trouvé la mort dans des raids de drones, l’une à Abbasiyeh, également dans le district de Tyr, et l’autre à Yohmor, dans la partie occidentale de la plaine Bekaa.
Il signale par ailleurs, la mort d’un photojournaliste libanais qui couvrait les affrontements dans le Sud et celle d’un infirmier de l’association Risala, liée au mouvement chiite Amal, à Abbasiyeh.
Dans son dernier bilan, communiqué samedi après-midi, le ministère de la santé libanais fait état de 3 593 morts et de 10 990 blessés depuis la reprise des hostilités entre l’armée israélienne et le Hezbollah, le 2 mars.
Sept missiles iraniens interceptés au Koweït, selon l’armée
Sept missiles iraniens ont été interceptés, samedi à l’aube, annonce l’armée koweïtienne, qui fait état de dégâts matériels causés par des débris, mais ne signale pas de victimes.
Téhéran dénonce une « violation flagrante du cessez-le-feu » après les frappes américaines sur ses installations radar
L’Iran a condamné samedi les frappes américaines contre ses installations radar à Sirik et sur l’île de Qechm, les qualifiant de « violation flagrante du cessez-le-feu », en vigueur depuis le 8 avril, et d’atteinte à sa souveraineté nationale, selon un communiqué du ministère des affaires étrangères diffusé par la télévision d’Etat iranienne sur Telegram.
Téhéran a affirmé avoir « répondu de manière proportionnée » à ces frappes au titre de la légitime défense, et tenu Washington pour « entièrement responsable » de toute escalade ultérieure. Le ministère a par ailleurs averti les pays de la région de ne pas laisser leur territoire être utilisé contre l’Iran, et appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à réagir « immédiatement ».
Coupe du monde 2026 : l’Iran annonce que les Etats-Unis ont refusé de délivrer des visas à des membres de l’encadrement de l’équipe nationale.
L’Iran a dénoncé samedi un « traitement discriminatoire » après le refus par les Etats-Unis de délivrer des visas à des membres de l’encadrement de l’équipe nationale pour la Coupe du monde de football. La polémique survient alors que les joueurs doivent décoller dans l’après-midi pour Tijuana, à quelques jours du coup d’envoi, le 11 juin, de la compétition organisée par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada.
« Pourquoi ne dites-vous pas que les visas ont été refusés à une grande partie du personnel de direction et d’encadrement, à des conseillers techniques et d’autres personnes qui font partie intégrante de l’équipe nationale ? », a écrit sur X l’ambassade d’Iran en Turquie, qualifiant ces refus de « plus haut niveau de traitement discriminatoire intentionnel » à son encontre.
Elle répondait ainsi à une déclaration la veille de l’ambassadeur américain en Turquie, Tom Barrack, annonçant que l’équipe iranienne avait obtenu ses visas, la sélection devant jouer son premier match dans la compétition le 15 juin à Los Angeles. M. Barrack avait salué le travail de l’ambassade pour traiter les demandes de l’équipe, en stage de préparation dans la station balnéaire d’Antalya, dans le sud de la Turquie, depuis le 18 mai.
Mais d’après la télévision d’Etat iranienne, « 15 membres de l’équipe administrative et d’encadrement se trouvent confrontés à des problèmes ». Parmi eux, le président de la fédération Mehdi Taj, selon plusieurs médias à Téhéran.
Les Emirats arabes unis expriment leur « pleine solidarité » avec le Koweït et Bahreïn
Les Emirats arabes unis ont condamné « dans les termes les plus fermes » les attaques iraniennes de missiles et de drones contre le Koweït et Bahreïn, les qualifiant d’actes « terroristes » constituant « une violation flagrante » de la souveraineté du royaume, a indiqué samedi le ministère des affaires étrangères émirati dans deux communiqués successifs publiés sur X.
Le point sur les frappes de la nuit entre les Etats-Unis et l’Iran dans les pays du Golfe
Une nuit de frappes et de ripostes a embrasé le Golfe entre forces américaines et Iran, faisant craindre une escalade militaire majeure dans la région. Voici les principaux développements :
- L’armée américaine a abattu quatre drones lancés vers le détroit d’Ormuz, les qualifiant de « menace immédiate pour le trafic maritime régional ». En représailles, le commandement américain a frappé des sites de radars de surveillance côtière iraniens à Garuk et sur l’île de Qechm.
- Les gardiens de la révolution iraniens ont répliqué en déployant des frappes de missiles contre des « bases ennemies dans la région », ciblant explicitement le Koweït et le Bahreïn, deux pays qui hébergent d’importantes bases américaines.
- Selon l’armée américaine, sept missiles balistiques iraniens ont été tirés vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn. Six missiles ont été interceptés, le septième n’a pas atteint sa cible. Aucun blessé n’est à déplorer.
- Le Koweït et Bahreïn ont tous deux déclenché des alertes aériennes dans la nuit, appelant leurs populations à rejoindre des abris. Plus tard, dans la journée de samedi, Bahreïn a dénoncé une « agression flagrante » constituant « une violation manifeste » de sa souveraineté. Le Koweït a de son côté condamné une « escalade dangereuse » représentant « une menace directe » pour la vie de ses citoyens et habitants.
L’Iran dénonce une « pression politique » de l’AIEA après un rapport s’inquiétant du manque d’accès aux sites nucléaires du pays
L’Iran a qualifié samedi d’« outil de pression politique » un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) s’inquiétant du manque d’accès aux sites nucléaires iraniens et appelant Téhéran à « coopérer de manière constructive ».
Téhéran était engagé dans des discussions avec Washington concernant son programme nucléaire lorsque les Etats-Unis et Israël ont attaqué l’Iran le 28 février, comme lors de la « guerre de douze jours », en juin 2025. Durant ces deux conflits, les sites nucléaires iraniens ont été bombardés à plusieurs reprises.
« Si l’AIEA veut contribuer à une solution diplomatique, elle doit éviter de transformer un rapport technique en outil de pression politique », a écrit sur X le vice-ministre des affaires étrangères, Kazem Gharibabadi.
Dans un rapport confidentiel consulté jeudi par l’Agence France-Presse, l’AIEA déclare que le manque d’accès à des sites nucléaires en Iran constitue un « motif de préoccupation en matière de prolifération ». « Bien que l’Agence reconnaisse que les attaques militaires contre les installations et les sites nucléaires iraniens ont créé une situation sans précédent, il est crucial qu’elle puisse mener sans délai des activités de vérification en Iran », souligne le rapport.
L’AIEA n’a jamais condamné les frappes israélo-américaines sur les sites nucléaires iraniens. « Une telle attaque [militaire] n’est pas seulement une violation de la souveraineté iranienne, c’est un coup direct porté à la sûreté nucléaire », a relevé M. Gharibabadi, spécialiste des questions juridiques. « On ne peut ignorer la source du dysfonctionnement et ensuite présenter les conséquences de ce même dysfonctionnement comme un grief contre l’Iran », a-t-il estimé.
Le président Joseph Aoun condamne « une violation flagrante de la souveraineté libanaise » après des frappes israéliennes ayant causé la mort de trois militaires libanais
Le président libanais Joseph Aoun a condamné samedi avec la plus grande fermeté le bombardement israélien qui a tué plusieurs militaires libanais dans le sud du pays, y voyant « une violation flagrante de la souveraineté libanaise », selon des propos rapportés par l’agence de presse libanaise NNA.
L’armée libanaise avait annoncé plus tôt dans la journée la mort de plusieurs de ses membres, dont un officier, dans une frappe israélienne ayant ciblé un de leurs véhicules sur la route reliant Khardali à Nabatiyé, dans le sud du Liban. Sur Telegram, l’armée israélienne avait justifié avoir bombardé ce véhicule en raison de sa trajectoire « suspecte ». Le bilan actualisé s’élève à deux officiers et un militaire tués, selon NNA.
« Cette agression constitue une violation flagrante de la souveraineté libanaise et des lois et coutumes internationales », a déclaré M. Aoun, ajoutant qu’elle s’inscrivait dans « une escalade continue qui menace la stabilité et la sécurité dans le Sud, malgré les efforts déployés par le Liban dans les négociations à Washington pour mettre fin aux agressions israéliennes répétées. »
Le Koweït dénonce une « escalade dangereuse » après de nouvelles frappes iraniennes dans le Golfe
Le Koweït a condamné « une escalade dangereuse » après les frappes iraniennes samedi contre son territoire et contre Bahreïn, les qualifiant de « menace directe » pour la « vie des citoyens et des habitants ». Ces attaques « constituent une violation flagrante de la souveraineté de l’Etat », a affirmé dans un communiqué le ministère des affaires étrangères koweïtien.
L’Iran demande le déblocage de ses avoirs gelés avant tout accord avec les Etats-Unis
Le conseiller militaire du Guide suprême iranien, Mohsen Rezaï, a déclaré que les négociations entre Washington et Téhéran butaient sur la question des avoirs iraniens gelés à l’étranger, dans une interview télévisée diffusée vendredi.
L’Iran fait l’objet, depuis des décennies, de sanctions américaines qui pénalisent son économie et son système financier. En outre, le pays a vu ses avoirs à l’étranger gelés dans la foulée de la Révolution islamique en 1979.
« S’il [Donald Trump] souhaite parvenir à un accord avec l’Iran, ces 24 milliards de dollars constituent un test » de confiance, a estimé M. Rezaï, selon des propos en anglais traduits du persan, issus d’une interview à la chaîne américaine CNN.
Il n’existe pas de chiffres officiels concernant les avoirs iraniens gelés, mais les médias locaux ont estimé récemment que ce montant était de l’ordre de 100 à 123 milliards de dollars. L’Iran conditionne tout accord avec les Etats-Unis au déblocage d’une partie de ces avoirs pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient.
« C’est un test que les Etats-Unis doivent réussir pour ouvrir la voie » à un accord, a ajouté cet ancien chef des gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique. « Il s’agit de notre propre argent, pas de celui des Etats-Unis », a souligné Mohsen Rezaï.
Mohsen Rezaï a par ailleurs averti que l’Iran « étendrait le conflit » au-delà du Golfe si les Etats-Unis relançaient les hostilités. « Nous donnerons une autre dimension à la guerre en attaquant d’autres bases américaines que celles qui ont été attaquées jusqu’à présent », a insisté le conseiller, ajoutant toutefois que « la probabilité d’une guerre est faible ».


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