Presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient, Donald Trump a évoqué que des négociations étaient en cours avec le régime de Téhéran. Des négociations que nie l'Iran. De son côté, Israël a lancé de nouvelles frappes au Liban, notamment près de Beyrouth.
Liban : Israël dit qu'il compte s'emparer d'une zone de "sécurité"
L'armée israélienne va s'emparer d'une zone dans le sud de Liban courant de la frontière jusqu'au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord, pour assurer sa sécurité, a annoncé mardi le ministre de la Défense, Israël Katz.
Les forces israéliennes "manoeuvrent à l'intérieur du territoire libanais pour s'emparer d'une ligne de défense avancée", a déclaré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau. "Les cinq ponts sur le Litani qui servaient au (mouvement islamiste) Hezbollah pour faire passer des terroristes et des armes ont été détruits et (l'armée) contrôlera les autres ponts et l'espace de sécurité jusqu'au Litani", a-t-il ajouté.
"Les centaines de milliers de résidents du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord ne retourneront pas au sud du Litani tant que la sécurité des habitants du nord (d'Israël) ne sera pas assurée", a encore dit M. Katz.
Réunion d'urgence du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU
Le Conseil des droits de l'Homme va se réunir mercredi en urgence pour débattre des frappes de l'Iran sur plusieurs pays du Golfe, et de leurs conséquences sur les droits de l'homme dans la région, a indiqué l'ONU.
"Un groupe de pays a l'intention de présenter un projet de résolution au Conseil dans le cadre de ce débat urgent", a déclaré un porte-parole du Conseil des droits de l'Homme, Pascal Sim, lors d'un point de presse mardi à Genève.
Cet projet de résolution porte sur les "conséquences sur les droits de l'Homme de l'attaque provoquée par la République islamique d'Iran contre Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et la Jordanie", a-t-il précisé.
L'Iran menace Israël de "lourdes" frappes
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé mardi que de "lourdes" frappes de missiles et de drones cibleraient Israël si ce dernier poursuivait ses "crimes contre les civils du Liban et de Palestine", au 25e jour de guerre au Moyen-Orient.
"Nous avertissons l'armée criminelle du régime (israélien, NDLR) que si les crimes contre les civils du Liban et de Palestine persistent", les forces israéliennes "seront la cible de lourdes frappes de missiles et de drones", ont indiqué dans un communiqué les Gardiens, l'armée idéologique de la République islamique, au moment où Israël multiplie notamment les frappes au Liban contre le Hezbollah, groupe armé allié à Téhéran.
Les Bourses européenne en légère hausse à l'ouverture
Les Bourses européennes ont ouvert mardi en légère hausse, sur fond d'incertitude concernant le conflit au Moyen-Orient qui maintient le prix du baril de Brent au-dessus des 100 dollars.
Dans les premiers échanges, Paris progressait de 0,58%, tout comme Francfort (+0,29%) et Londres (+0,37%). Milan suivait la tendance (+0,34%).
Irak : six soldats des forces du Kurdistan d'Irak tués dans une attaque de roquettes
Six soldats membres des Peshmerga, les forces armées du Kurdistan autonome dans le nord de l'Irak, en lutte contre le régime iranien, ont été tués dans une attaque de roquettes visant leur base mardi avant l'aube, a indiqué à l'AFP un responsable de sécurité.
L'attaque, dans la région de Soran près de la frontière avec l'Iran, "a fait six martyrs", a indiqué ce responsable s'exprimant sous anonymat en raison de la sensibilité du sujet.
Il a fait état de "disparus" et de 22 blessés, mais n'était pas en mesure d'identifier les auteurs de l'attaque. La télévision kurde Rudaw cite un communiqué du commandement local des Peshmerga, faisant état de deux salves de roquettes tirées contre la septième division des Peshmerga.
Le Kurdistan autonome d'Irak accuse l'Iran de l'attaque meurtrière contre ses forces armées.
"Pas d'explosion de l'inflation", pronostique le président du Medef
Le président du Medef Patrick Martin a pronostiqué mardi que la guerre au Moyen-Orient ne provoquerait "pas d'explosion de l'inflation" mais plutôt "une moindre croissance" accompagnée d'une hausse modérée des prix.
"Notre pronostic, c'est qu'il n'y aura pas d'explosion de l'inflation mais il y aura une moindre croissance et une inflation qui pourrait être augmentée selon les circonstances de quelques dixièmes de points", a déclaré M. Martin sur BFM Business.
Macron convoque un conseil de défense
Le président Emmanuel Macron a convoqué un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale mardi après-midi "sur la situation en Iran et au Moyen-Orient", a annoncé l'Elysée.
Ce nouveau conseil de défense réunissant les ministres et responsables chargés des questions de sécurité - le dernier remonte au 17 mars - se tiendra à 17H30.
Il intervient alors que Donald Trump a évoqué, dans un spectaculaire revirement, des "négociations" avec un responsable iranien non identifié.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a nié "toute négociation" avec les Etats-Unis depuis le 28 février, reconnaissant toutefois avoir reçu via des "pays amis" des "messages transmettant une demande américaine de négociations" pour faire cesser le conflit.
Irak : une frappe "américaine" contre d'anciens paramilitaires fait 15 morts
Quinze combattants du Hachd al-Chaabi, milice chiite alliée à l'Iran, ont été tués mardi avant l'aube dans une frappe "américaine" sur la province d'al-Anbar dans l'ouest de l'Irak, selon un bilan actualisé publié par cette alliance d'ex-paramilitaires qui englobe des groupes pro-Iran.
Parmi les victimes figure "le commandant des opérations d'Al-Anbar pour le Hachd al-Chaabi, Saad Dawaï", indique notamment dans un communiqué l'alliance, intégrée aux forces régulières de l'Etat irakien, mais dont certains groupes armés ont pour réputation d'agir en électrons libres.
Donald Trump assure que des négociations sont en cours
Dans un spectaculaire revirement, le président américain Donald Trump a évoqué des "négociations" avec un responsable iranien non-identifié et suspendu pour cinq jours des frappes qui devaient viser des infrastructures clés de la République islamique, laquelle a lancé de nouveau des missiles vers Israël mardi matin.
Face à la presse, il a ajouté que Washington et Téhéran avaient trouvé des "points d'accord majeurs" lors de négociations menées avec un "haut dirigeant" qui n'est pas le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei.
Donald Trump a toutefois menacé de "continuer à bombarder allègrement" si les négociations échouaient.
L'Iran nie tenir des négociations avec les États-Unis
D'après le site d'informations Axios, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, se serait entretenu avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner. Mais le responsable iranien a démenti, sur X, affirmant que "de fausses informations sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les Etats-Unis et Israël sont enlisés".
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a, lui, affirmé que Donald Trump estimait possible "de réaliser les objectifs de la guerre dans le cadre d'un accord qui préservera nos intérêts vitaux".
Côté iranien, le ministère des Affaires étrangères a nié lundi "toute négociation avec les Etats-Unis au cours des 24 derniers jours de cette guerre imposée". Il a toutefois reconnu avoir reçu via des "pays amis" des "messages transmettant une demande américaine de négociations" pour faire cesser le conflit.
Deux morts dans une frappe israélienne contre Bshamoun, au sud de Beyrouth
Deux personnes ont été tuées dans un raid israélien contre le village de Bshamoun, au sud-est de Beyrouth, a annoncé mardi matin le ministère libanais de la Santé, et les bombardements se sont poursuivis durant la nuit contre la banlieue sud de la capitale.
"Le raid mené par l'ennemi israélien contre le village de Bshamoun, dans le district d'Aley, a fait, selon un bilan provisoire, deux morts parmi la population civile et cinq blessés", a déclaré le ministère dans un communiqué.
Situé dans le district montagneux d'Aley, à majorité druze, au sud-est de Beyrouth, Bshamoun se trouve à l'écart des bastions traditionnels du mouvement pro-iranien Hezbollah.
Nouveaux tirs de missiles iraniens contre Israël
L'Iran a tiré mardi deux salves de missiles en direction d'Israël, a annoncé l'armée israélienne qui a fait état d'au moins un impact dans le nord du pays.
Ces tirs sont intervenus quelques heures après que le président américain Donald Trump a affirmé que Washington avait eu des entretiens avec un responsable iranien dont le nom n'a pas été révélé - une information démentie par Téhéran.
"Les forces de recherche et de sauvetage interviennent sur les lieux, dans le nord d'Israël, où des informations faisant état d'un impact ont été reçues", a annoncé l'armée environ 30 minutes après avoir sonné la première alerte à cause des tirs.
Deux infrastructures énergétiques attaquées en Iran
Deux infrastructures énergétiques iraniennes ont été visées par des frappes israélo-américaines, a affirmé tôt mardi l'agence de presse Fars, quelques heures après le rebondissement inattendu de Donald Trump de ne pas s'en prendre à des centrales électriques.
"Dans la continuité des attaques menées par l'ennemi sioniste et américain, le bâtiment de l'administration du gaz et la station de réduction de gaz de la rue Kaveh à Ispahan ont été pris pour cible", a écrit Fars, seule agence iranienne à rapporter cet incident.
Ces installations ont été "partiellement endommagées", ajoute Fars. Ispahan, grande ville du centre de l'Iran, est une ancienne capitale de l'empire perse.
Toujours selon Fars, "une attaque" a également visé "le gazoduc de la centrale électrique de Khorramshahr", ville portuaire du sud-ouest de l'Iran.
"Un projectile a touché les abords de la station de traitement du gazoduc de Khorramshahr", a souligné Fars, citant le gouverneur de cette ville limitrophe de l'Irak. L'étendue des dégâts éventuels n'a pas été précisée.


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