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EN DIRECT - Les agriculteurs affirment qu’ils «lèvent le barrage» emblématique de l’A64, de nouvelles annonces du gouvernement attendues

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12:27

Pourquoi l’agriculture française est-elle en crise ? La réponse en quatre infographies

Alors que le traité de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Mercosur suscite une vive opposition du monde paysan, l’agriculture française pourrait voir sa balance commerciale basculer dans le rouge pour la première fois depuis plusieurs décennies. Sur les dix premiers mois de l’année 2025, la balance commerciale des produits agricoles et agroalimentaires s’est effondrée, passant d’un excédent de 4,5 milliards d’euros en octobre 2024 à seulement 125 millions d’euros un an après. Un changement d’échelle spectaculaire qui s’inscrit dans une tendance de fond. En dix ans, l’excédent est ainsi passé de 10,5 milliards d’euros en 2015 à 5 milliards en 2024.

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12:08

L’ancien ministre Stéphane Travers devant l’Assemblée

Luc Smessaert vice président FNSEA en discussion avec l’ancien ministre de l’Agriculture Stéphane Travert député de la Manche. La présidente de l’Assemblée Nationale est toujours en discussion sur le parvis avec des agriculteurs, a constaté notre journaliste Eric de la Chesnais.

Stéphane Travert. Eric de la Chesnais / Le Figaro DR.

11:54

Les agriculteurs discutent désormais avec des élus du Rassemblement national

Arnaud Rousseau discute désormais avec des représentants du Rassemblement national, notamment Sébastien Chenu et Hélène Laporte, vice-présidente de l’Assemblée nationale. «Nous sommes assez alignés avec vos revendications», assure Sébastien Chenu. «Derrière le sujet des agriculteurs, c’est aussi une vision de la ruralité», a-t-il ajouté.

Des élus du Rassemblement national avec Arnaud Rousseau. Marie de Montalembert / Le Figaro DR.

11:54

Affluence croissante devant l’Assemblée nationale

La mobilisation continue de s’intensifier devant l’Assemblée nationale, où de plus en plus d’agriculteurs sont rassemblés. Plusieurs responsables politiques sont visibles sur place et échangent avec les manifestants. De nombreuses écharpes tricolores sont visibles, constate notre journaliste Marie de Montalembert. L’ambiance reste calme et détendue, et aucun incident n’est signalé à ce stade.

11:50

Marion Maréchal auprès des agriculteurs

Marion Maréchal est auprès des agriculteurs, a constaté notre journaliste Marie de Montalembert. «On est mis au pied du mur avec ce sujet du MERCOSUR. Ce qui nous reste comme moyen de pression, c’est la suspension de la contribution financière au budget de l’Union européenne», assure l’eurodéputée. «On entend cette détresse dans la dignité».

Marion Maréchal. Marie de Montalembert / Le Figaro DR.

11:39

«On perd notre indépendance alimentaire», regrette Bruno Retailleau

«Bravo pour ce rassemblement qui se déroule dans la dignité», a commencé Bruno Retailleau. «En Vendée, nous avons fait 25 réserves de substitution d’eau», a-t-il expliqué en réponse aux demandes d’Arnaud Rousseau sur le stockage d’eau pour les agriculteurs. «Que ce soit sur le CETA ou le MERCOSUR, nous nous sommes toujours opposés». «On perd notre indépendance alimentaire», a-t-il regretté. «Ce qui fait crever les agriculteurs, c’est toutes ces charges, ces normes, ces contraintes administratives».

11:34

«On va aller à Strasbourg le 20 janvier», annonce le président de la FNSEA à Bruno Retailleau

«On va aller à Strasbourg le 20, car nous avons compris que le Mercosur ne se jouerait plus en France mais auprès des institutions européennes», a expliqué Arnaud Rousseau, président de la FNSEA à Bruno Retailleau, président des Républicains, devant l’Assemblée nationale. «Il nous faut un budget !», a-t-il demandé.

11:33

Démantèlement du barrage de l’A64 : les agriculteurs entonnent la Marseillaise devant les gendarmes

Le barrage que tiennent les agriculteurs depuis un mois près de Toulouse était en cours de démantèlement ce mardi matin par les forces de l’ordre. Les manifestants vont partir «entre aujourd’hui et demain, le temps de tout ranger», a précisé Bertrand Loup, responsable des «Ultras de l’A64».

Des brèves échauffourées ont opposé les forces de l’ordre aux manifestants qui voulaient regagner le campement pour le «nettoyer». Les agriculteurs ont entonné la Marseillaise devant les gendarmes.

11:26

Yaël Braun-Pivet et Bruno Retailleau face aux agriculteurs

La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, échange avec Arnaud Rousseau, président de la FNSEA devant le Palais-Bourbon. «C’est important d’être en contact», explique-t-elle «pour prendre conscience des difficultés». Elle a annoncé une séance concernant l’application des décrets de la loi Duplomb le 11 février.

Au même moment, Bruno Retailleau, président des Républicains, et Céline Imart, tête de liste LR aux élections européennes et elle-même agricultrice, échangent avec d’autres agriculteurs.

11:06

Une délégation d’agriculteurs FNSEA et JA sera reçue en début d’après-midi à 14 heures à Matignon

Le premier ministre, Sébastien Lecornu, recevra une délégation d’agriculteurs issus des syndicats FNSEA et Jeunes Agriculteurs en début d’après-midi aux alentours de 14h, a appris notre journaliste Eric de la Chesnais.

10:59

Michel Barnier aux côtés des agriculteurs : « Je suis solidaire »

Présent ce matin à Paris aux côtés des agriculteurs mobilisés, Michel Barnier, ancien ministre et député, explique sa venue à notre journaliste, Marie de Montalembert : «Je suis député, je représente les citoyens, qu’ils soient à Paris, en Savoie, dans l’Allier et la Loire, ou dans le Nord et l’Ariège. Je suis solidaire des agriculteurs». L’ancien ministre chargé de l’agriculture, il précise : «J’ai déjà été au contact de la profession, et je comprends l’importance de cette protestation. Les agriculteurs expriment leurs attentes, et nous devons apporter des réponses, avec un suivi au niveau du Parlement et de la solidarité nationale». Sur l’efficacité de ces manifestations, Michel Barnier estime : «Ces mobilisations sont responsables, il n’y a pas de violence inutile. Je pense que c’est utile, car on entend les revendications d’ici à Paris».

L’ancien premier ministre Michel Barnier. Marie de Montalembert / Le Figaro DR.

10:53

Aucun bovin au salon de l’agriculture 2026 en raison de la dermatose bovine

Il n’y aura aucun bovin au salon de l’agriculture 2026, pour la première fois depuis la tenue de ce rendez-vous annuel, en raison de l’épidémie de dermatose bovine, ont annoncé mardi les organisateurs.

«Je peux aujourd’hui malheureusement vous confirmer que nous avons pris acte hier (lundi) soir de la décision qu’il n’y aura aucun bovin au salon international de l’agriculture en 2026», a dit à la presse son président, Jérôme Despey. C’est «un coup dur pour le salon», a-t-il ajouté, «profondément attristé».

10:50

Dominique Potier, député PS, devant l’Assemblée

Dominique Potier député PS de Meurthe et Moselle, agriculteur, est venu défendre les paysans devant l’Assemblée Nationale, constate notre journaliste Eric de la Chesnais.

Dominique Potier. Eric de la Chesnais / Le Figaro DR.

10:40

Les agriculteurs annoncent qu’ils «lèvent le barrage» emblématique de l’A64

Les agriculteurs annoncent qu’ils «lèvent le barrage» emblématique de l’A64. L’opération se fait dans le calme, selon les images disponibles.

10:38

Plusieurs annonces dès ce soir

Le ministère de l’Agriculture fera plusieurs annonces ce soir, a appris Le Figaro. Vendredi déjà Annie Genevard, la ministre, avait fait plusieurs annonces sans parvenir à apaiser la colère agricole. Entre 300 et 400 tracteurs sont garés en enfilade sur 3 rangées le long du quai d’Orsay à Paris. Les agriculteurs attendent de pieds fermes les annonces du gouvernement ce soir, souligne notre journaliste Eric de la Chesnais.

Les tracteurs le long de la Seine. Eric de la Chesnais / Le Figaro DR.

10:31

400 manifestants devant l’Assemblée nationale, selon la préfecture de police de Paris

À 10 heures, «353 tracteurs sont positionnés quai d’Orsay entre le pont de l’Alma et le pont de la Concorde», selon la préfecture de police de Paris. «400 manifestants sont rassemblés aux abords de l’Assemblée nationale». Aucun incident signalé à ce stade.

10:27

Michel Barnier auprès des agriculteurs

L’ancien premier ministre et député de Paris Michel Barnier, ainsi que François-Xavier Bellamy, sont auprès des agriculteurs devant l’Assemblée nationale, a constaté notre journaliste Marie de Montalembert.

Michel Barnier, ancien premier ministre. Marie de Montalembert / Le Figaro

10:18

Lucas, vice-président de la FNSEA : «On mène le combat pour retrouver du sens à notre métier»

Lucas, installé depuis deux ans avec son fils dans l’Oise, au nord de Beauvais, exploite deux hectares de vignes. Vice-président de la FNSEA, il participe à la mobilisation ce matin à Paris, venue défendre les intérêts des agriculteurs face aux difficultés croissantes du secteur. «Ça fait des semaines qu’on mène le combat pour retrouver du sens à notre métier», explique-t-il. «Il y a deux ans, nous avions déjà mené une bataille importante, et nous étions ressortis avec beaucoup d’engagements et de promesses. Mais beaucoup de ces promesses n’ont pas été tenues».

Lucas, vice-président de la FNSEA. Eric de la Chesnais / Le Figaro

Il pointe notamment la loi Duplomb, pour laquelle « aucun décret n’est encore paru », et souligne que d’autres textes, issus du droit d’orientation, attendent toujours d’être appliqués. Selon lui, ces retards compliquent la gestion quotidienne des exploitations agricoles et le développement de projets. «Aujourd’hui, ce que nous attendons, ce sont des réponses concrètes », poursuit Lucas. « Pourrons-nous construire un bâtiment d’élevage ? Pourrons-nous enfin stocker un peu d’eau lorsqu’il tombe en excès ? Ce sont des questions fondamentales pour la survie et l’avenir de nos exploitations».

Pour Lucas, la mobilisation de Paris ne concerne pas seulement sa région ou ses cultures. «Même si nos vignes au nord de Beauvais s’en sortent plutôt bien, nous sommes aussi là pour soutenir les agriculteurs dans les régions du Sud, qui rencontrent plus de difficultés avec des rendements plus faibles. Il s’agit de défendre l’ensemble du métier et de garantir que chacun puisse vivre de son travail. »

10:13

Un agriculteur de 88 ans toujours mobilisé

Louis de Scorailles, 88 ans, est présent ce matin à Paris. « Je me bats depuis que la PAC existe », explique-t-il. Sur place, Louis de Scorailles présente un document destiné aux Parisiens, expliquant «comment on devient agriculteur, ce que coûte l’exploitation agricole». Il précise : «J’ai édité cette affiche, c’est ma composition, tous les mois. Je viens ici pour que la fédération la mette en place sur les grands panneaux».

Louis de Scorailles. Marie de Montalembert / Le Figaro DR.

10:10

Les agriculteurs de la FNSEA déterminés à rester à Paris tant que leurs demandes ne seront pas «entendues»

Les agriculteurs de la FNSEA déterminés à rester à Paris tant que leurs demandes ne seront pas «entendues», fait savoir son vice-président. Les agriculteurs venus manifester mardi matin à Paris avec au moins 350 tracteurs n’en bougeront pas tant que leurs demandes n’auront pas été «entendues», a averti l’un des vice-présidents du syndicat FNSEA, organisateur de ce mouvement.

«La révolte paysanne redémarre aujourd’hui et nous resterons ici jusqu’à ce qu’on ait des réponses. On demande à être reçus par le Premier ministre. On ne bougera pas d’ici tant qu’on n’aura pas été reçus et entendus,» a déclaré à ses troupes Damien Greffin, également responsable du syndicat pour le grand bassin parisien.

10:10

La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, promet «d’accélérer»

Dans un post sur X, la ministre de l’Agriculture réagit aux mobilisations d’ampleur du jour de la FNSEA et des JA. Soulignant «l’inquiétude légitime» des agriculteurs, la ministre appelle «au calme et au respect des personnes et des biens». Après un paquet de mesures de 300 millions d’euros annoncé vendredi pour tenter d’apaiser la colère agricole, la ministre promet de nouvelles mesures ce mardi.

«Nous allons accélérer. Avec le Premier ministre et le Gouvernement, nous poursuivons le travail d’élaboration de propositions concrètes ce jour pour permettre à ceux qui nous nourrissent de remplir leur mission» a-t-elle expliqué sur le réseau social.

10:07

Des membres de la Coordination rurale au sein de la manifestation

Des agriculteurs membres du syndicat Coordination rurale étaient devant l’Assemblée ce matin, relève notre journaliste Eric de la Chesnais, bien que cette manifestation se soit déroulée à l’appel d’un autre syndicat la FNSEA. «On est multicouleur et solidaire aujourd’hui exprime Antoine bonnet jaune de la Coordination Rurale. On défend les paysans avant tout quelle que soit leur appartenance syndicale», explique Antoine agriculteur à Fruges (62).

Antoine, agriculteur à Fruge. Eric de la Chesnais / Le Figaro DR.

10:01

Ambiance conviviale devant le Palais-Bourbon

Devant l’Assemblée nationale, les agriculteurs mobilisés à Paris prennent des cafés et consomment des galettes sur place. Des stands ont été organisés autour du rassemblement. Les manifestants affichent des pancartes et banderoles, parmi lesquelles on peut lire : « Fiers de vous nourrir », selon notre journaliste, Marie de Montalembert. L’ambiance est conviviale, avec des échanges entre participants et des moments de pause devant l’Assemblée nationale.

Les agriculteurs devant l’Assemblée nationale. Marie de Montalembert / Le Figaro DR.

09:52

Les agriculteurs expriment trois revendications principales devant l’Assemblée nationale

«Nos demandes portent sur 3 points principaux», exprime Damien Greffin, président de la Chambre d’agriculture Île-de-France, devant les applaudissements nourris des militants réunis devant l’Assemblée Nationale, juché sur des bottes de paille. «Sur l’eau on demande que les zones sensibles de captage soient mises en pause et qu’on obtienne un moratoire. Elles sont complètement décorrélées de l’agronomie. On nous encadre sur des dates et sur des périodes. En fait il n’y a plus rien de cohérent et en tout cas on demande à revenir sur cette disposition».

«Le deuxième dossier concerne les sujets de fiscaux ou économiques, notamment dans cette période de difficultés de prix. Il faut qu’on obtienne une déduction fiscale liée à l’aléa économique. C’est quelque chose que la FNSEA porte depuis très longtemps. Le troisième sujet concerne une loi spéciale agricole qui puisse emmener la prédation et les moyens de production, on travaille à perte dans les céréales ce n’est plus possible», a-t-il égrené.

Les agriculteurs devant l’Assemblée nationale. Marie de Montalembert / Le Figaro DR.

09:48

Plus de 500 tracteurs et 700 agriculteurs, selon les manifestants

«Bravo à tous, on est plus de 500 tracteurs, plus de 600 700, 800 agriculteurs, pouvez nous applaudir Cette mobilisation, elle a été déilée hier matin. Ça vous dit la détermination des uns et des autres. Bravo, bravo à tous d’être là», a lâché Damien Greffin, organisateur de la manifestation, et président de la Chambre d’Agriculture Île-de-France.

«On est dans la configuration FNSEA du Grand bassin parisien. Bien évidemment cette mobilisation elle s’inscrit dans le mouvement national des jeunes agriculteurs et de la FNSEA qui a débuté il y a des semaines, il y a des mois», a-t-il poursuivi, écouté par de nombreux agriculteurs.

Damien Greffin, président de la Chambre d’Agriculture Île de France. Eric de la Chesnais / Le Figaro DR.

«On a on se disait à quelques-uns, on a un peu l’impression de répéter sans arrêt la même chose tellement le cours des choses et les décisions dans ce pays ne se prennent pas. La révolte paysanne, elle démarre, elle redémarre aujourd’hui et nous serons ici jusqu’à ce qu’on ait des réponses», a-t-il conclu.

09:45

«On demande la liberté d’entreprendre»

«Ce qu’on demande c’est essentiellement de la liberté d’entreprendre retrouver du sens à notre métier. C’est pas forcément de l’argent sonnant et trébuchant. Lâchez-nous la grappe, arrêter d’emmerder les paysans sur des idioties administratives qui au quotidien nous pèsent, nous coûtent de l’argent», explique Luc Smessaert vice-président de la FNSEA et président de la Chambre d’agriculture de l’Oise, éleveur laitier.

«C’est par exemple la directive nitrate avec la version 7, c’est-à-dire qu’on on a empilé empilé des règles qui n’ont aucun sens. C’est des éléments sur l’eau, les aires d’alimentation de captage, c’est des prêts de trésorerie qu’on n’a toujours pas eu depuis un an, des prêts de consolidation. C’est un ensemble d’éléments qui font qu’au quotidien, c’est un métier qui devient invivable et donc on est déterminé parce qu’on ne veut pas crever en silence, il faut retrouver du sens à notre métier, retrouver du revenu parce que sans revenu, on ne peut pas faire ce beau métier», ajoute-t-il auprès de notre journaliste Eric de la Chesnais.

Luc Smessaert à gauche. Eric de la Chesnais / Le Figaro DR.

«La troisième lettre en un mois C’est juste flou et puis arrêtez de faire croire aux Français que vous allez nous donner de l’argent sans cesse. La fameuse annonce des 300 millions c’est du recyclage, des choses qui sont annoncées depuis des mois. Il y a à peine 30 à 40 millions sur les 300 millions annoncés qui sont de l’argent frais, le reste c’est du vieux recyclé».

08:37

Les agriculteurs quittent leur tracteur pour prendre un café ou rejoindre l’Assemblée nationale

Tous les agriculteurs mobilisés à Paris sont entrés dans la capitale et la tête de cortège a atteint l’Assemblée nationale. Les tracteurs forment désormais une longue file du quai d’Orsay jusqu’à l’Étoile, selon un agriculteur.

Les manifestants ont quitté leurs véhicules, fermé leurs tracteurs à clé et se dirigent vers les cafés ou, comme l’ironise un jeune agriculteur, pour prendre l’apéro : «On est debout depuis 1 heure du matin quand même.» D’autres manifestants vont rejoindre à pied l’Assemblée nationale. Malgré l’arrêt des tracteurs, l’ambiance reste détendue et aucun incident n’est signalé pour le moment.

Les manifestants quittent leur tracteur pour se sustinter. Marie de MONTALEMBERT DE CERS / LE FIGARO

08:33

«C’est une réussite», a souligné le président de la FNSEA de l’Oise

Régis Desrumaux, président de la FNSEA de l’Oise, venu en tracteur de sa ferme laitière, a expliqué à notre envoyé spécial Eric de la Chesnais pourquoi il a participé à la manifestation ce mardi 13 janvier à Paris. «On demande de desserrer la vis des normes et des contraintes», s’est-il insurgé. Il a aussi mis en avant l’ampleur de la mobilisation à Paris. «En deux jours de temps, c’est une réussite», a souligné l’agriculteur.

08:21

La mobilisation des agriculteurs engendre aussi des perturbations sur les routes franciliennes

Du monde sur les routes. Ce mardi, la mobilisation des agriculteurs perturbe la circulation en Île-de-France, selon Sytadin, le service dédié de la Direction des routes de la région. A 8h20, 395km d’embouteillages étaient répertoriés sur les axes, ainsi, un niveau inhabituellement élevé et en hausse. Le centre de Paris, notamment - les Champs-Élysées et les routes autour du Louvre et de Châtelet - était particulièrement chargé.

395km d’embouteillages à 8h20. Capture d’écran Sytadin.

08:13

Le gouvernement envisage de nouvelles annonces

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a assuré que les annonces déjà faites aux agriculteurs, à nouveau mobilisés mardi, ne valaient «pas solde de tout compte» et que «le dialogue et les échanges continuent». «Ce qui a été mis sur la table par le gouvernement n’est pas pour solde de tout compte, mais on a besoin de continuer à discuter», a-t-elle affirmé sur TF1.

Parmi les sujets qui pourraient faire l’objet de nouvelles annonces, Maud Bregeon a cité «la transmission, la question des revenus, la question de l’eau, de l’adaptation au changement climatique». «La liste est évidemment non exhaustive», a-t-elle complété. La mobilisation mardi se fait cette fois à l’appel de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs pour exiger des «actes concrets et immédiats» du gouvernement qui peine à faire face à la colère agricole.

08:07

Les 350 agriculteurs en tracteur sont entrés dans la capitale

Le dernier bilan de la préfecture de police à 7h50 indique que l’ensemble des agriculteurs en tracteur, soit environ 350, ont pénétré dans la capitale. Les fins de cortège quittent la Porte Dauphine en direction du Quai d’Orsay, où 250 tracteurs les attendent déjà.

07:56

«On est venus pour essayer de faire bouger les choses» : le témoignage de Corentin, agriculteur de 24 ans

Parmi les rangs des manifestants ce matin à Paris, Corentin Le Vacher, 24 ans, fils d’agriculteur en Eure‑et‑Loir. «Mon père cultive des céréales, des betteraves et des pommes de terre», explique celui qui manifeste pour la deuxième fois après un déplacement à Bruxelles en décembre.

À lire aussi Sur l’A64 bloquée par les tracteurs, Gabriel Attal tente de rallier à lui les agriculteurs

«On vient à Paris pour essayer de faire bouger les choses, même si on ne pense pas que ça bouge. Dans notre région, avec les cultures industrielles, on s’en sort plutôt bien, mais c’est aussi pour les régions du Sud, qui ont plus de mal avec des rendements plus faibles», indique Corentin Le Vacher.

Corentin Le Vacher, fils d’agruculteur, manifeste à Paris ce 13 janvier 2026. Marie de MONTALEMBERT DE CERS / LE FIGARO

«On attend des vraies actions, que ça bouge vraiment beaucoup. Ce qu’on attend, c’est“plus de marge, moins de charges”», scande-t-il. «Moi, personnellement, je ne suis pas vraiment syndiqué. Les normes en vrai on s’en fout tant qu’on est rémunéré pour notre travail», poursuit-il.

Corentin Le Vacher déplore aussi la charge de travail et le manque de reconnaissance : «Quelqu’un veut un salarié qui ferait 50 heures par semaine… alors que nous avec les contraintes que l’on a, on mérite d’avoir quand même un salaire en conséquence, afin de pouvoir s’en sortir.»

Sur son tracteur, on peut lire «Trump vient chercher Macron, on en a marre». Marie de MONTALEMBERT DE CERS / LE FIGARO

07:50

Porte Dauphine, Champs-Élysées, Assemblée nationale... Les images de la mobilisation agricole à Paris

Une quinzaine de tracteurs ont parcouru les grandes artères de la capitale de la Porte Dauphine aux Champs-Élysées jusqu’à l’Assemblée nationale. Le parcours de cette nouvelle mobilisation agricole dans Paris a été «validé» par le préfet de Police selon un communiqué.

07:49

Le barrage de l’A64 en cours de démantèlement par les forces de l’ordre

Le barrage que tiennent les agriculteurs depuis un mois sur l’A64 près de Toulouse est en cours de démantèlement mardi matin par les forces de l’ordre, a-t-on appris de sources concordantes. «Nous sommes encerclés par les gendarmes», a déclaré par téléphone à l’AFP Jérôme Bayle, porte-voix des «Ultras de l’A64» qui tiennent ce barrage depuis le 12 décembre.

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Les blindés des forces de l’ordre déployés en nombre à partir de 4 heures du matin, maintiennent les journalistes à l’écart du barrage, a constaté l’AFP. Jérôme Bayle, éleveur de Haute-Garonne, sur place avec une cinquantaine d’agriculteurs a rapporté que les véhicules de gendarmerie ont détruit le mur de bottes de paille érigé en travers de l’autoroute Toulouse-Bayonne, coupée dans les deux sens depuis un mois à hauteur de la sortie 27 à Carbonne (Haute-Garonne).

«On ne veut pas d’affrontement avec les gendarmes, mais on résiste», a ajouté Bertrand Loup, autre cadre des «Ultras de l’A64», présent sur le barrage mardi matin. Il a précisé à l’AFP que les agriculteurs invitaient le préfet de Haute-Garonne à venir sur place pour «discuter».

07:43

«On nous demande de faire mieux avec moins de solutions» : le ras-le-bol d’un agriculteur mobilisé à Paris

Présent ce matin à Paris, Damien, agriculteur depuis vingt ans, dit participer à «sa première manifestation de l’année mais loin d’être la première de sa vie». «On nous demande de faire mieux, mais avec forcément moins de solutions», déplore-t-il. «On a fait plus propre, on a accepté les efforts, et aujourd’hui on nous dit qu’on ne respecte aucune norme.»

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Il fustige une situation qu’il juge incohérente : «On estime avoir fait des efforts, et puis on va chercher ailleurs, moins cher.» Interrogé sur la possibilité de vivre de son métier, l’agriculteur se montre amer. «Est-ce qu’on peut vivre en étant agriculteur ? Oui… mais à quel prix», lance-t-il. «Ça fait vingt ans que je fais 85 à 90 heures par semaine, je devrais être à la retraite depuis longtemps à ce rythme», ajoute-t-il, avant de tempérer : «Le rythme de vie reste quand même difficilement acceptable sur la durée.»

Damien, agriculteur depuis vingt ans, participe à la manifestation. Marie de MONTALEMBERT DE CERS / LE FIGARO

07:32

Les ponts de l’Alma, des Invalides, Alexandre III et de la Concorde fermés à la circulation

Le pont de la Concorde est totalement fermé à toute circulation, y compris piétonne, rapporte Eric de la Chesnais, notre journaliste sur place.

Le pont de l’Alma, sur lequel défilent de nombreux agriculteurs dans leur tracteur, est également fermé à la circulation, ainsi que le pont des Invalides et le pont Alexandre III.

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Rive gauche, la circulation est très difficile du pont de l’Alma à celui de la Concorde rive Gauche. Toutes les traversées de la Seine sont interdites aux véhicules.

«Stop aux politiques pénalisantes et punitives», peut-on lire à l’avant d’un tracteur qui fait face aux Gendarmes Mobiles, devant l’Assemblée Nationale. Eric DE LA CHESNAIS / LE FIGARO

07:20

«Les policiers nous comprennent, en général ça se passe toujours bien», affirme une agricultrice

Les tracteurs des agriculteurs arrivent à l’Arc de Triomphe ce mardi matin, arborant des drapeaux français et des pancartes. Parmi les slogans visibles : «Agriculteurs ? Enfant on en rêve, adulte on en crève».

Les manifestants klaxonnent en rythme, reprenant des airs de musiques connues comme «Bella ciao», dans une ambiance quasi festive, relate Marie de Montalembert de Cers, notre journaliste sur place. Aucun incident n’est signalé par les forces de l’ordre. Une agricultrice affirme sur place : «Les policiers nous comprennent, en général ça se passe toujours bien.»

Des tracteurs devant l’Arc de Triomphe. Marie de MONTALEMBERT DE CERS / LE FIGARO

07:14

150 tracteurs sont entrés dans Paris par la Porte Dauphine, selon la préfecture de police

Pour le moment, environ 350 tracteurs ont été recensés au total pour participer à la manifestation à Paris, en provenance du nord de la France, de l’Eure-et-Loir, du Loiret et des départements de la grande couronne, selon la préfecture de police.

À lire aussi «Pas de clap de fin prévu» : les images des agriculteurs mobilisés sur l’A1 contre le Mercosur

Pas moins de 150 tracteurs sont d’ores et déjà entrés dans Paris par la Porte Dauphine et se dirigent vers le Quai d’Orsay. La situation est calme selon la préfecture, qui n’a pour le moment recensé aucun incident.

07:03

«On ne peut plus supporter cette pression» : les agriculteurs dénoncent normes et concurrence étrangère

Parmi les manifestants arrivés ce matin à Paris, Guillaume Pierrat, agriculteur dans l’Aisne, près de Laon, dénonce une mobilisation devenue récurrente. «On a beaucoup de revendications, particulièrement contre le Mercosur et les distorsions de concurrence. On met de plus en plus de normes à la production française et, à côté, on importe des produits qui ne respectent pas du tout ces normes-là.»

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L’agriculteur dit ne «même plus pouvoir compter le nombre de manifestations», évoquant «sûrement la sixième depuis le début de l’année». Objectif affiché du convoi : «Le point d’arrivée, c’est l’Assemblée nationale.» Il plaide pour «une loi spéciale sur l’agriculture, comme la loi Notre-Dame, pour avoir tout le monde autour de la table et obtenir des résultats rapidement». «Aujourd’hui, on a la capacité d’investir des milliers d’euros, il faut qu’on avance», insiste-t-il.

Charlotte Vassant et Guillaume Pierrat à Paris, le 13 janvier 2026. Marie de MONTALEMBERT DE CERS / LE FIGARO

Même lassitude chez Charlotte Vassant, présidente de l’Union des syndicats agricoles de l’Aisne. «On attend un durcissement. On n’en peut plus», affirme-t-elle, dénonçant un secteur «mis sous cloche». «Un tiers du monde agricole est en zone sensible, à cause des mesures franco-françaises, et ça, on refuse totalement. On nous interdit aujourd’hui de travailler là où on travaillait depuis des siècles, alors qu’on n’apporte pas de pollution. On doit pouvoir vivre dignement de notre métier.» Et de conclure : «Trois à quatre points de PIB sont sous contrôle. On ne peut pas supporter cette pression-là, alors qu’il n’y a aucun contrôle sur ce qui vient de l’extérieur de l’Europe.»

06:56

De la porte Dauphine au quai d’Orsay, l’itinéraire des agriculteurs pour le grand rassemblement de ce mardi

Un communiqué de presse de la préfecture de police de Paris détaille le trajet qu’emprunteront les agriculteurs dans la journée. «Le préfet de police a validé l’itinéraire proposé par les organisateurs qui, réciproquement, se sont engagés à se conformer aux consignes de sécurité qui leur seront données», précise le communiqué.

Ce matin, le cortège a quitté la porte Dauphine avant de remonter successivement l’avenue Foch et l’avenue des Champs-Élysées. Les tracteurs suivront ensuite l’avenue George-V et emprunteront le pont de l’Alma avant de rejoindre le lieu du rassemblement qui se tiendra sur le quai d’Orsay, «entre le pont Alexandre-III et la rue Aristide-Briand, jusqu’aux environs de 18h».

À lire aussi Mobilisations des agriculteurs : plusieurs centaines de tracteurs attendus à Paris ce mardi

«Le pont de la Concorde et le quai d’Orsay seront fermés à la circulation pendant toute la durée du rassemblement», rappelle la préfecture de police.

Les tracteurs arrivent sur le rond-point de l’Étoile, le 13 janvier 2026. Marie de MONTALEMBERT DE CERS / LE FIGARO

À 18h, les agriculteurs reformeront un cortège qui empruntera
«le cour Albert-1er, la voie Georges-Pompidou puis l’avenue de Versailles pour quitter Paris par la porte de Saint-Cloud».

06:43

Les agriculteurs remontent l’avenue des Champs-Élysées

Les agriculteurs sont de plus en plus nombreux et continuent d’arriver en force ce mardi matin. Vers 6h30, les premières détonations de pétards agricoles se sont fait entendre avenue Foch, en direction de l’Arc de triomphe.

Les tracteurs remontant l’avenue Foch, le 13 janvier 2026. Marie de MONTALEMBERT DE CERS / LE FIGARO

06:18

Des tracteurs sont à la porte Dauphine, entre drapeaux français et coups de klaxon

Des tracteurs sont arrivés porte Dauphine, dans l’ouest de Paris, peu après 6 heures ce matin. Les agriculteurs sont à bord de leurs tracteurs, arborent des drapeaux tricolores et klaxonnant à leur arrivée, nous rapporte notre journaliste sur place Marie de Montalembert de Cers. La circulation avenue Foch est fermée.

Des tracteurs sont arrivés porte Dauphine, dans l’ouest de Paris, peu après 6 heures ce mardi matin. Marie de MONTALEMBERT DE CERS / LE FIGARO

06:11

Des tracteurs de l’Oise arrivent porte de la Chapelle

Des tracteurs de l’Oise arrivent actuellement porte de la Chapelle, dans le 18e arrondissement de Paris, nous indique notre journaliste sur place Éric de La Chesnais.

06:04

Des premiers tracteurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs sont entrés dans Paris

Une quinzaine de tracteurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs sont entrés dans Paris mardi matin peu avant 6 heures, a constaté une journaliste de l’AFP, premiers arrivés de larges convois qui devraient voir débarquer plusieurs centaines de tracteurs dans la capitale. Nombre de cars de CRS sont présents aux abords des Champs-Élysées.

06:03

Bienvenue sur ce direct

Bonjour à tous et bienvenue sur ce direct consacré à une nouvelle journée de colère agricole.

Les publications apparaîtront ici

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