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Guerre au Moyen-Orient, sécurité sur le sol national, crise énergétique, immigration, économie... Le patron du groupe Les Républicains, Bruno Retailleau, était l'invité de "La France en face", menée par Laurence Ferrari et Pierre de Vilno, sur Europe 1 et CNews.
"LFI c'est le pire du pire"
"LFI c'est le pire. J'ai connu Jean-Luc Mélenchon, j'ai connu un républicain cultivé [...] et il est désormais devenu le parrain des anti-Républicains les plus forcenés", assure Bruno Retailleau.
Le candidat à la présidentielle, donne pour raisons le fait que "c'est un parti qui propage l'antisémitisme", "qui pactise avec l'islamisme, qui justifie la violence". C'est ainsi que le chef des LR "ne met pas sur le même plan LFI et le RN".
A propos du Rassemblement national, adversaire direct des Républicains dans la course à la présidentielle, c'"est un parti qui porte un projet qui n'est pas sérieux. Ce sont, si j'ose dire, des démagogues qui promettent la Lune aux Français, mais si on veut que demain la France se relève, ce n'est certainement pas par l'assistanat".
Immigration : "on ne maîtrise plus rien"
"Si on a besoin d'immigration en France, mais à condition qu'on la choisisse et qu'on la maitrise", affirme Bruno Retailleau. "Or, on ne maîtrise plus rien", "on a un système social qui est trop généreux", estime l'ancien ministre.
Le candidat à la présidentielle propose ainsi "un référendum" pour "que ce ne soit pas les juges qui décident du principal, c'est que ce soit les gens".
Insécurité : création d'un état d'urgence spécifique dans les quartiers
Toujours sur le volet sécuritaire, Bruno Retailleau propose, "dans des grandes villes, où le narcotrafic, la criminalité organisée s'est enkystée, de créer un état d'urgence spécifique". Selon le chef des LR, ceci "permettra de contrôler des quartiers, les entrées et sorties", de ces quartiers et ainsi "en reprendre possession".
Et l'ancien ministre tape fort en assurant que "s'il faut faire rentrer les blindés de la gendarmerie, nous ferons rentrer des blindés dans ces quartiers qui sont quasiment des zones de non-droit".
L'ancien locataire de Beauvau en profite pour saluer "le courage des policiers, des gendarmes, des sapeurs-pompiers et le sens de l'état du corps préfectoral".
"Votez pour un candidat de droite"
"Sur les dix villes les moins sûres de France, neuf sont gouvernées par la gauche", affirme Bruno Retailleau. Le candidat à la présidentielle appelle ainsi les Français "à voter pour un candidat de droite", aux prochaines élections municipales, qui se tiendront le 15 mars.
"En France, on a organisé l’impunité des mineurs", dénonce Bruno Retailleau à propos de la délinquance des mineurs. Pour lutter contre ce fléau qui fait de nombreuses victimes, comme ce mercredi à La Rochelle, où un adolescent a été poignardé par l'un de ses camarades de classe, le président des LR pense à plusieurs mesures.
L'ancien ministre de l'Intérieur voudraient voir être mises en place "des courtes peines de prison immédiates, dans des établissements qui sont adaptés, dès les premiers délits graves". "Il faut sanctionner", martèle-t-il dans "La France en face".
Le candidat à la présidentielle donne pour raison, qu'"aujourd'hui, vous avez des mineurs qui n'ont aucune empathie et il faut les retenir dans des lieux fermés".
Dans le même temps, Bruno Retailleau voudrait qu'une réforme de la justice des mineurs soit réalisée et va encore plus loin. "Je veux que ce soit les Français qui décident de la politique pénale", affirme-t-il. Un référendum donc, accompagné d'un changement constitutionnel.
Il voudrait également que les parents d'enfants délinquants voient leurs allocations être "supprimées".
Programme énergétique pour 2027
"J'allongerai l'existence, tant que la sécurité nous le permet, de nos centrales nucléaires", assure Bruno Retailleau à propos de son programme énergétique pour la présidentielle de 2027.
En deuxième point de ce-dit programme, l'ancien ministre, l'affirme : "j'arrêterai toute subvention sur les énergies renouvelables". A ce point, Bruno Retailleau donne deux raisons, à savoir qu'"on n'a plus d'argent public pour les subventionner" et qu'en France "on produit trop d'électricité. Ainsi, son programme sera "guidé non pas par l'idéologie écologiste mais par la raison".
"Plus d'argent dans les caisses"
Avec le blocage du détroit d'Ormuz, par où transitent 20% du pétrole et 25% du gaz mondial, les prix à la pompe commencent à grimper. A savoir si l'État doit donc aider les Français en termes de pouvoir d'achat, Bruno Retailleau souffle qu'"il n'y a plus d'argent dans les caisses".
L'ancien ministre estime donc qu'il faut "traiter le problème à la source". Pour se faire il faut "faire en sorte que le détroit d'Ormuz soit libéré des mollahs" et placé sous coalition internationale, comme il l'a assuré plus tôt dans "La France en face".
Réinventer un droit international
"Les institutions multilatérales sont totalement en panne", regrette Bruno Retailleau. Le chef des LR "espère qu'on retrouvera les bases des règles d'un droit international, mais aujourd'hui les règles sont à terre".
L'ancien ministre assure tout de même que "le droit international ne peut pas être le paravent de l'inaction", dans le cas où d'autres pays ne l'appliqueraient pas, à l'image du régime des mollahs.
Bruno Retailleau appuie que "le droit international a bon dos pour ceux qui veulent en fait justifier la passivité, le statut quo, ne rien faire, regarder les trains passer".
Responsabilité morale de la gauche dans l'islamisme politique ?
A savoir si la gauche a une responsabilité dans l'islamisme politique, Bruno Retailleau rappelle que "l'Iran a été la matrice de ce qu'on appelle l'islamo gauchisme". Et pour cause, la chute du dernier Chah d'Iran en 1979, n'a été possible que grâce à une union des islamistes et des communistes.
Si les communistes se sont fait tuer, une fois que l'ayatollah Khomeiny est arrivé au pouvoir, ceci a créer "une matrice idéologique". Aujourd'hui, "cet islamo gauchisme" est "représenté par LFI, les Insoumis et Monsieur Mélenchon".
Jusqu'où aller dans l'intervention en Iran ?
"Le meilleure moyen" pour faire tomber le régime des mollahs, selon Bruno Retailleau, "c'est qu'un des corps constitué, l'armée ou un autre, puisse faire defection et se retourner contre le régime et s'associer à l'élan populaire".
Si cela semble peu probable, le chef des LR appuie qu'"aujourd'hui, les frappes rendent ce scénario bien plus possible qu'il ne l'était il y a quelques semaines". "Sans ces frappes, il n'y avait aucune lueur d'espoir pour le peuple iranien. Ils ont tout essayé".
"La tête de ce serpent islamiste"
"Je sais pas si c'est clair dans sa propre tête", se questionne Bruno Retailleau vis-à-vis des intentions de Donald Trump en Iran. "Ce que j'observe c'est que l'Iran constitue une menace", que ce soit sur les plans terroristes, nucléaires ou encore l'exportation de l'islamisme dans le monde, appuie Bruno Retailleau.
Le chef des LR se "félicite" donc "que la tête de ce serpent islamiste ait été fauchée par cette coalition américano-israélienne. L'ancien ministre espère "qu'à l'issue, il n'y ait plus de régime des mollahs et que ce soit le peuple iranien qui prenne en main sa destinée". Et pour cause, c'est une "très très grande civilisation, millénaire".
L'armée française en Iran ?
A la question de savoir si l'armée française va envoyer des troupes en Iran, Bruno Retailleau répond que "ce n'est ni notre intention, ni ce que nous a demandé les Américains et les Israéliens".
Le chef des LR, appuie tout de même le fait qu'on "doit avoir une ligne : celle de la défense de nos intérêts nationaux". Quels sont nos intérêts ? "Les accords de défence que nous avons avec une petite dizaine de pays du Golfe", comme l'Arabie saoudite, le Qatar ou la Jordanie, et "on doit donc les aider". Un point qu'a reconfirmé le président de la République mardi soir lors de son allocution aux Français.
A propos du blocage dans le détroit d'Ormuz, principal point de passage du pétrole et du gaz mondial, Bruno Retailleau estime qu'il faudrait "une coalition internationale".
"Désarmer les suppôts de l'Iran"
"Tant qu'il y a aura le Hezbollah armé, il ne pourra pas y avoir de redressement au Liban", estime Bruno Retailleau sur les affrontements entre l'armée israélienne et la milice libanaise proche du régime iranien.
L'ancien ministre de l'Intérieur, estime qu'"Israël a le droit de se défendre" et que cela "constitue une opportunité historique". "Il faut en profiter" et "être aux côtés des forces libanaises pour désarmer les suppôts de l'Iran."
Le président des Républicain pose cependant une condition à l'incursion terrestre lancée par l'armée israélienne au Liban : "ensuite Israël respecte la souveraineté du Liban, et se retire".
Echange entre Donald Trump et Emmanuel Macron
"Je suis heureux de voir que la France compte", salue Bruno Retailleau à propos de l'échange téléphonique entre Emmanuel Macron et Donald Trump en début de soirée, sur la guerre en Iran.


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