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Une fois l’ancre jetée, le débarquement de plus d’une centaine de passagers et membres d’équipage doit se faire en matinée par nationalité, sous la supervision du directeur général de l’OMS. « Ils seront immédiatement transférés vers leurs vols respectifs », a prévenu l’exploitant du bateau.
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« L’ensemble des passagers reste asymptomatique », affirme la ministre de la santé espagnole
« L’équipe de la santé extérieure qui se trouve sur le bateau et effectue l’évaluation épidémiologique nous informe que l’ensemble des passagers reste asymptomatique », a déclaré, dimanche, la ministre de la santé espagnole, Monica Garcia Gomez, lors d’un point de presse tenu au port de Granadilla, sur l’île de Tenerife, aux Canaries. Dans la foulée de cette « évaluation » médicale, les premières évacuations auront lieu, a expliqué la ministre.
Les vols de rapatriement commenceront par celui prévu pour les 14 Espagnols, qui seront transférés vers un hôpital militaire de Madrid, puis ceux en direction des Pays-Bas, du Canada, de la Turquie, de la France, du Royaume-Uni, d’Irlande et des Etats-Unis, a-t-elle précisé.
Le directeur général de l’OMS participe à la coordination du débarquement « en toute sécurité des passagers »
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a publié sur son compte Facebook, dimanche, des photos prises à l’intérieur de l’une des tentes installées dans le port de Granadilla. « Nous sommes au port, en train de coordonner les prochaines étapes pour le débarquement en toute sécurité des passagers », a-t-il précisé.
Le dernier vol de rapatriement aura lieu lundi en direction de l’Australie, fait savoir le ministère de la santé espagnol
Des responsables de la santé espagnols sont montés à bord du navire de croisière MV Hondius, ancré au large du port de Granadilla, pour effectuer un dernier contrôle et commencer à évacuer les passagers, a déclaré le ministère de la santé espagnol, dimanche matin.
« Le dernier vol est prévu demain [lundi], ce sera un vol en direction de l’Australie », a précisé la ministre de la santé espagnole, Monica Garcia Gomez, lors d’un point de presse tenu au port de Granadilla, sur l’île de Tenerife, aux Canaries.
Les équipes se tiennent prêtes pour l’évacuation des passagers
Des officiels se tiennent près d’un bus militaire qui servira à transférer les personnes évacuées du MV « Hondius », dans le port industriel de Granadilla de Abona, sur l’île de Tenerife, en Espagne, le 10 mai 2026.
Un bateau de la garde civile espagnole patrouille alors que le MV « Hondius » est arrivé au port de Granadilla de Abona, à Tenerife, en Espagne, le 10 mai 2026. Le point sur la situation, dimanche 10 mai au matin
- Le navire de croisière MV Hondius est entré vers 7 h 30 (heure à Paris) dans le port de Granadilla, situé dans le sud de l’île de Tenerife, aux Canaries. Tous les passagers et quelques membres d’équipage devront débarquer vers 9 heures et « seront immédiatement transférés vers leurs vols respectifs ».
- Les cinq Français à bord du MV Hondius seront rapatriés « par un vol sanitaire ce jour » en France, ont annoncé les ministères de la santé et des affaires étrangères. Ce transfert se fera « dans le respect des protocoles sanitaires en vigueur et en conformité avec les recommandations de l’OMS [Organisation mondiale de la santé] ».
- Le premier ministre, Sébastien Lecornu, tiendra dimanche après-midi une réunion à Matignon pour faire « un point de situation » sur le hantavirus.
- Il n’y aura « aucun contact » des passagers du MV Hondius avec la population locale lors du débarquement, a assuré le gouvernement espagnol.
- Après un examen médical à bord, « les passagers débarqueront de manière échelonnée et ordonnée », sans leur bagage, les 14 Espagnols « en premier », en « portant [tous] des masques FFP2 », a expliqué la ministre de la santé espagnole, Monica Garcia Gomez.
- Quelque 80 passagers doivent être évacués par zodiac et immédiatement rapatriés par avion dans sept pays : les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, la Belgique, l’Irlande et les Pays-Bas.
- Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, est arrivé samedi soir sur l’île de Tenerife, aux Canaries, afin de superviser dimanche l’évacuation du navire de croisière, foyer d’infections à hantavirus, qui a touché au moins six personnes, dont trois sont mortes.
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Le MV « Hondius » entre dans le port de Granadilla de l’île de Tenerife, aux Canaries
Le navire de croisière MV Hondius est entré dans le port de Granadilla, dans le sud de l’île espagnole de Tenerife, aux Canaries, a constaté l’Agence France-Presse (AFP).
Tous les passagers à bord ainsi que quelques membres d’équipage devront débarquer vers 9 heures (heure à Paris) et « seront immédiatement transférés vers leurs vols respectifs », selon le croisiériste Oceanwide Expeditions.
Les cinq passagers français seront rapatriés dimanche par vol sanitaire, annonce le gouvernement
Les cinq Français à bord du MV Hondius seront rapatriés « par un vol sanitaire ce jour » en France, ont annoncé, dimanche, les ministères de la santé et des affaires étrangères dans un communiqué. Ce transfert se fera « dans le respect des protocoles sanitaires en vigueur et en conformité avec les recommandations de l’OMS [Organisation mondiale de la santé] », ajoutent les deux ministères qui se coordonnent pour organiser ce rapatriement.
Le communiqué ne précise pas par quel aéroport les passagers français arriveront, mais il dit que « l’agence régionale de santé [ARS] d’Ile-de-France organisera l’accueil des ressortissants ».
A leur arrivée en France, l’OMS considérant l’ensemble des passagers comme « des contacts à haut risque », les cinq passagers français « seront placés en quarantaine à l’hôpital durant soixante-douze heures le temps d’une évaluation complète et avant d’organiser un retour à domicile, en isolement de quarante-cinq jours, avec mise en place d’une surveillance adaptée », ajoute le texte.
Les ARS assureront ensuite le suivi des personnes exposées mais asymptomatiques « dans leurs régions de résidence respectives ». Ce suivi comprendra « une prise de contact initiale, un suivi régulier pendant six semaines – correspondant à la durée maximale théorique d’incubation – ainsi que la transmission de recommandations sanitaires adaptées », précise le communiqué.
En cas d’apparition de symptômes chez une personne suivie, « celle-ci sera immédiatement reclassée comme cas suspect » et intégrée à une procédure prévoyant « une évaluation spécialisée, puis une prise en charge sécurisée dans un établissement de santé de référence ». Cette procédure permet « l’isolement hospitalier, la surveillance clinique, la réalisation des prélèvements diagnostiques et la mise en œuvre des mesures de prévention adaptées », selon le communiqué.
« A ce stade, aucun cas confirmé n’a été rapporté sur le territoire français », rappellent les ministères.
Un ressortissant français, placé à l’isolement en raison de symptômes bénins après avoir pris l’avion avec une personne contaminée, a été déclaré négatif, avait annoncé le gouvernement vendredi.
Le dernier bilan de l’OMS a recensé six cas confirmés parmi huit cas suspects, comprenant trois personnes mortes de ce virus connu mais rare, pour lequel il n’y a ni vaccin ni traitement. Cette maladie peut notamment provoquer un syndrome respiratoire aigu.
Le MV « Hondius » proche des côtes de Tenerife
D’après un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP) sur place, le MV Hondius s’approche du port de Granadilla, dans le sud de l’île espagnole de Tenerife, aux Canaries.
Le navire, où a été détecté un foyer de hantavirus, doit jeter l’ancre près du port afin de permettre l’évacuation de plus d’une centaine de passagers et membres d’équipage, avant de poursuivre sa route vers les Pays-Bas.
Il n’y aura « aucun contact » des passagers avec la population locale lors du débarquement
Le gouvernement espagnol a répété que le dispositif mis en place pour l’évacuation des passagers du MV Hondius, dimanche matin, assurait qu’il n’y aurait « aucun contact » tout au long de la chaîne avec la population locale.
Dans le détail, après un examen médical à bord, « les passagers débarqueront de manière échelonnée et ordonnée », sans leur bagage, les 14 Espagnols « en premier », en « portant [tous] des masques FFP2 », a expliqué la ministre de la santé espagnole, Monica Garcia Gomez.
Le ministre de l’intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a, lui, évoqué une opération se voulant « rapide ».
Les passagers seront ensuite transférés vers la terre ferme dans une embarcation plus petite, par groupe de cinq, puis conduits jusqu’à l’aéroport de Tenerife-Sud, situé à une dizaine de minutes par la route, pour être rapatriés dans la foulée par avion vers leur pays d’origine.
« Nous ferons tout demain pour que l’opération soit un succès », a dit Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui est sur place.
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Les passagers commenceront à débarquer « vers 8 heures », selon le croisiériste
Tous les passagers à bord du navire de croisière MV Hondius, ainsi que quelques membres d’équipage, commenceront à débarquer aux Canaries « vers 8 heures locales » dimanche, a annoncé le croisiériste Oceanwide Expeditions.
« Une fois débarqués, ils seront immédiatement transférés vers leurs vols respectifs », a-t-il précisé dans son communiqué.
Le point sur la situation, samedi 9 mai à 22 h 45
- Le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, est arrivé samedi soir sur l’île espagnole de Tenerife, aux Canaries, afin de superviser dimanche l’évacuation du navire de croisière, foyer d’infections à hantavirus, qui a touché au moins six personnes, dont trois sont mortes.
- Le MV Hondius devrait s’approcher du port industriel de Granadilla, dans le sud de l’île dimanche 10 mai, entre 4 heures et 6 heures du matin, heure locale. Quelque 80 passagers seront évacués par zodiac et immédiatement rapatriés par avion dans sept pays : les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, la Belgique, l’Irlande et les Pays-Bas.
- L’OMS a déclaré samedi qu’elle considérait toutes les personnes à bord du navire comme des « contacts à haut risque » devant faire l’objet d’un suivi pendant quarante-deux jours. « Le risque actuel pour la santé publique [d’infection par un] hantavirus reste faible », estime toutefois l’OMS.
- Le premier ministre Sébastien Lecornu tiendra dimanche après-midi une réunion à Matignon pour faire « un point de situation » sur le hantavirus. Les cinq Français à bord du navire seront rapatriés « dans les 24 à 48 heures » qui vont suivre l’arrivée du bateau, selon un responsable sanitaire français.
Une réunion dimanche après-midi à Matignon pour faire « un point de situation »
Le premier ministre, Sébastien Lecornu, tiendra dimanche après-midi une réunion à Matignon pour faire « un point de situation » sur le hantavirus alors que le navire de croisière MV Hondius, où a été détecté un foyer, est attendu à l’aube au large des Canaries, avant le début prévu des évacuations.
La ministre de la santé, Stéphanie Rist, ses collègues à l’intérieur, Laurent Nuñez, et des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, ainsi que le directeur général de l’agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France, Denis Robin, et le directeur général de la santé, Didier Lepelletier, seront présents, selon les services du premier ministre.
Les cinq Français à bord du navire seront rapatriés « dans les vingt-quatre à quarante-huit heures » qui vont suivre l’arrivée du bateau, selon un responsable sanitaire français. Tous les passagers sont considérés « contacts à haut risque » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et devront faire l’objet d’une surveillance pendant quarante-deux jours.
Le directeur général de l’OMS est arrivé aux Canaries pour superviser l’évacuation du MV « Hondius »
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est arrivé samedi soir à Tenerife, la plus grande île de l’archipel des Canaries, afin de superviser dimanche l’évacuation du navire de croisière touché par le hantavirus, a fait savoir un porte-parole de l’OMS.
Tedros Adhanom Ghebreyesus s’est rendu sur l’île, où la plupart des quelque 150 personnes à bord du MV Hondius doivent être évacuées, puis rapatriées par avion après plusieurs semaines en mer.
Les autorités du tourisme de la Terre de Feu argentine ne prévoient pas d’impact négatif
Les autorités du tourisme de la Terre de Feu argentine, d’où est parti le MV Hondius touché par un foyer de hantavirus, ne prévoient pas d’impact sur l’activité croisières, car « la situation sanitaire n’a pas changé » localement, a assuré samedi un responsable provincial à l’AFP.
« Il n’y a eu ni annulations ni situations traumatisantes pour l’activité », a affirmé à l’AFP Juan Manuel Pavlov, secrétaire de politique extérieure à l’Institut du tourisme de la Terre de Feu. Il ne craint pas non plus d’impact à terme, car « les informations sont claires : il n’y a pas de précédents » de hantavirus dans la province.
« La situation sanitaire n’a pas changé, aucun cas [de hantavirus] n’est enregistré, et il n’y en a jamais eu dans l’histoire de la province », depuis sa notification obligatoire en 1996, a-t-il souligné, désireux de « transmettre du calme ».
L’origine précise de la contagion du patient zéro, un Néerlandais passager du MV Hondius, n’a toujours pas été identifiée. Son couple avait auparavant effectué un périple de quatre mois, notamment pour observer des oiseaux, entre Argentine, Chili, Uruguay, de nouveau Argentine, où le hantavirus est endémique dans plusieurs provinces andines.
Jeudi, les autorités sanitaires de la Terre de Feu avaient estimé que la possibilité de contagion du cas à Ushuaia était « pratiquement nulle », étant donné le court séjour du couple, quarante-huit heures, avant d’embarquer sur le Hondius le 1er avril, et le bref laps avant l’apparition des premiers symptômes, le 6 avril en mer, tenant compte du délai d’incubation.
Les Britanniques évacués du bateau seront mis en quarantaine dans un hôpital anglais
Une vingtaine de Britanniques qui se trouvent sur le navire de croisière où a été détecté un foyer d’infection à hantavirus seront évacués dimanche vers un hôpital près de Liverpool en Angleterre pour une « période d’isolement », a fait savoir à l’AFP la direction du NHS, le système public de santé britannique.
Ces personnes seront accueillies à l’Arrowe Park Hospital, à Upton, « un lieu sûr pour leur période d’isolement », ont annoncé des responsables locaux du NHS, dans un courrier envoyé à leurs employés.
« Nous accueillerons ces personnes dimanche 10 mai. Un dépistage de symptômes sera effectué à leur arrivée, aucune personne présentant des symptômes (d’infection par un hantavirus) ne sera admise », détaille le courrier.
Si l’un de ces anciens passagers du bateau tombe malade après son arrivée, il sera « rapidement transféré vers un autre établissement », est-il encore expliqué.
Dans un communiqué, les responsables sanitaires régionaux ont précisé que le séjour des anciens croisiéristes devrait durer « jusqu’à soixante-douze heures ». Après cela, il sera décidé « s’ils peuvent poursuivre leur période d’isolement à leur domicile ou ailleurs ».
A bord du MV « Hondius », les passagers embarqués « dans une aventure improbable »
Hantavirus : à bord du MV « Hondius », les passagers embarqués « dans une aventure improbable »
Par Raphaëlle Rérolle
Pour leurs dernières heures en mer, les passagers du MV Hondius se sont visiblement donné le mot : pas de vagues. Plus de déclarations intempestives, peu de communications avec l’extérieur, aucun signe tangible d’angoisse ou de panique. Aucune des personnes que nous avons tenté de joindre ne nous a répondu, sauf pour dire qu’elles ne souhaitaient pas s’exprimer. Les rares messages postés sur les réseaux sociaux, les 8 et 9 mai, font apparaître des images douces – levers de soleil ou vues sur mer, oiseaux rares et embruns –, le tout assorti de phrases apaisantes.
Les passagers du MV « Hondius » sont des « contacts à haut risque », selon l’OMS
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré samedi qu’elle considérait toutes les personnes à bord du navire de croisière où a été détecté un foyer d’infection à hantavirus comme des « contacts à haut risque » devant faire l’objet d’un suivi pendant quarante-deux jours.
« Nous classons toutes les personnes à bord comme ce que nous appelons des contacts à haut risque », a expliqué Maria Van Kerkhove, directrice de la prévention et de la préparation aux épidémies et aux pandémies au sein de l’OMS, dans une discussion sur les réseaux sociaux. Elle a ajouté qu’« une surveillance active et un suivi de tous les passagers et membres d’équipage qui débarqueront pendant une période de quarante-deux jours » étaient recommandés.
Pour Pedro Sanchez, accueillir le MV « Hondius » aux Canaries est « un devoir moral »
Le premier ministre espagnol s’est exprimé à l’issue de son entretien à Madrid avec le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. « Accéder à la demande de l’OMS et offrir un port sûr est un devoir moral et juridique envers nos concitoyens, l’Europe et le droit international », a écrit le dirigeant socialiste sur le réseau social X. « L’Espagne sera toujours aux côtés de celles et ceux qui ont besoin d’aide », a-t-il assuré dans son premier commentaire public sur la crise.
Absence remarquée du principal organisme de santé publique américain
Alors que l’infection à hantavirus touche des Américains et fait la une des journaux, le principal organisme de santé publique américain, le réseau des centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), est « étrangement absent », selon plusieurs experts relayés par Associated press (AP) samedi.
« Aucun déploiement rapide d’enquêteurs épidémiologiques, aucune conférence de presse télévisée pour informer le public, aucune alerte sanitaire transmise en temps opportun aux médecins », écrit l’agence de presse américaine.
Ce sont les experts sanitaires d’autres pays qui ont principalement géré la situation au cours de la semaine écoulée. « Le CDC n’est même pas un acteur », a par exemple déclaré Lawrence Gostin, expert international en santé publique à l’université de Georgetown. « Je n’ai jamais vu ça auparavant. »
Ce n’est que vendredi que les autorités de santé ont confirmé le déploiement d’une équipe aux îles Canaries. Une seconde équipe se rendra à la base aérienne d’Offutt (Nebraska), dans le cadre d’un plan d’évacuation des passagers américains vers un centre de quarantaine.
Par ailleurs, les CDC ont émis vendredi leur première alerte sanitaire à destination des médecins américains, les informant de la possibilité que des personnes infectées se trouvent sur le territoire américain. Selon AP, qui cite divers experts, « le rôle amoindri du CDC dans cette épidémie est un indicateur que l’agence n’est plus la force motrice de la santé internationale ni le protecteur de la santé nationale qu’elle était autrefois ».
Ce foyer d’infection à hantavirus est un « événement sentinelle » qui témoigne du « niveau de préparation du pays face à une menace sanitaire. Et à l’heure actuelle, je suis au regret de dire que nous ne sommes pas préparés », a déclaré la docteure Jeanne Marrazzo, directrice générale de la Société américaine des maladies infectieuses.
Pendant des décennies, les CDC ont travaillé avec l’OMS dans de telles situations, jouant un rôle essentiel en fournissant personnel et expertise pour élucider les causes des épidémies, élaborer des stratégies de contrôle et informer le public sur les mesures à prendre et les raisons de s’inquiéter.
« Je ne pense pas que cela représente une menace majeure pour les Etats-Unis », a déclaré Jennifer Nuzzo, directrice du Centre de pandémie de l’Université Brown. Toutefois, l’évolution de la situation « démontre à quel point les CDC sont actuellement incompétents et inefficaces », a-t-elle ajouté.
Ces seize derniers mois, l’administration Trump s’est retirée de l’OMS, a parfois empêché les scientifiques du CDC de communiquer avec leurs homologues d’autres pays et s’est lancée dans un plan visant à construire son propre réseau international de santé publique par le biais d’accords bilatéraux avec chaque pays.
L’administration a licencié des milliers de scientifiques et de professionnels de la santé publique des CDC, y compris des membres du programme d’assainissement des navires de l’agence.
A Tenerife, une course contre la montre pour accueillir le MV « Hondius »
L’île de Tenerife retient son souffle. Dimanche 10 mai, entre 4 heures et 6 heures du matin, heure locale, le MV Hondius, le navire de croisière foyer d’infections à hantavirus, qui a touché au moins six personnes, dont trois sont mortes, devrait s’approcher du port industriel de Granadilla, dans le sud de l’île.
Une opération logistique d’une rare complexité se prépare dans un calendrier serré imposé par la météo, sous le regard inquiet d’une partie de la population locale, qui dit avoir été tenue à l’écart des décisions. Quelque 80 passagers seront évacués par zodiac et immédiatement rapatriés par avion. Une opération supervisée par le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, que l’on détaille dans l’article ci-dessous.


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