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« Nous devons unir nos forces », a déclaré, mercredi dans la capitale ukrainienne, la présidente de la Commission européenne à l’occasion d’une cérémonie commémorant le Jour de l’Etat ukrainien. « Cet accord permettra de conjuguer l’ingéniosité ukrainienne et la puissance industrielle de l’Europe », a-t-elle ajouté.
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Le point sur la situation jeudi 15 juillet à 14 heures
- Volodymyr Zelensky affirme que l’objectif est une « Ukraine sans Russie » et met en avant les capacités militaires ukrainiennes. Il a assuré qu’« il n’existe plus de coordonnées sur le territoire russe qui restent hors de portée de la justice ukrainienne », citant les frappes contre des raffineries, des navires de la flotte fantôme et des infrastructures militaires russes.
- L’Ukraine revendique une attaque nocturne d’envergure contre 20 navires russes en mer Noire. Les drones ukrainiens ont visé 136 navires de la flotte fantôme entre le 6 et le 15 juillet : 116 en mer d’Azov du 6 au 14 juillet, puis 20 autres en mer Noire dans la nuit du 15 juillet.
- La Lituanie et la Lettonie accusent Moscou de projets de sabotage. Lors de son point presse quotidien, le porte-parole du Kremlin, a qualifié de « scénario catastrophe » les inquiétudes de la Lituanie. Selon lui, les Etats baltes entretiennent la menace russe afin de justifier un renforcement des infrastructures de l’OTAN dans la région.
- Moscou affirme que Washington reste prêt à poursuivre les discussions sur l’Ukraine, une fois la situation autour de l’Iran stabilisée, a déclaré le porte-parole du Kremlin.
- Accord entre UE et Ukraine pour la production conjointe de drones. L’Ukraine a déjà signé neuf accords du même type avec différents pays.
- L’UE prolonge jusqu’en mars 2028 la protection temporaire des réfugiés ukrainiens. Pour les nouveaux demandeurs uniquement, cette protection serait désormais conditionnée au respect de leurs obligations militaires en Ukraine.
- Washington prépare de nouvelles sanctions visant les principaux acheteurs d’hydrocarbures russes. « La Chine s’oppose fermement aux sanctions unilatérales illégales qui ne reposent sur aucun fondement en droit international et ne sont pas autorisées par le Conseil de sécurité de l’ONU », a réagi un porte-parole de la diplomatie chinoise.
- Rheinmetall livre à l’Ukraine les premiers obus de 155 mm produits dans sa nouvelle usine d’Unterlüss. Le groupe réaffirme son objectif de monter en puissance pour produire environ 1,5 million d’obus d’artillerie de 155 mm par an à l’horizon 2030, contre environ 100 000 avant le début du conflit en 2022.
- Le chef de la diplomatie turque en Ukraine mercredi et jeudi pour réaffirmer le soutien d’Ankara à Kiev et proposer de relancer les négociations avec la Russie.
Volodymyr Zelensky affirme que l’objectif est une « Ukraine sans Russie » et met en avant les capacités militaires ukrainiennes
Lors d’un discours à Kiev à l’occasion de la Journée de la souveraineté ukrainienne, le président ukrainien a rappelé mercredi les objectifs de son pays. « Notre objectif principal n’est pas une Russie sans essence : c’est une Ukraine sans Russie. Une Ukraine sans guerre. Une Ukraine avec l’Europe. Et une Ukraine et une Europe sans la menace de Moscou », a-t-il déclaré, remerciant les dirigeants étrangers qui soutiennent Kiev.
Il a également salué les frappes ukrainiennes de longue portée contre des cibles en Russie, évoquant notamment l’attaque contre la raffinerie d’Omsk, située à 2 884 kilomètres du territoire ukrainien, qu’il a qualifiée de « distance historique ». Il a assuré qu’« il n’existe plus de coordonnées sur le territoire russe qui restent hors de portée de la justice ukrainienne », citant les frappes contre des raffineries, des navires de la « flotte fantôme » et des infrastructures militaires russes.
Le président ukrainien a en outre affirmé que son pays produisait désormais 10 millions de drones par an et que cette capacité devait être portée à 20 millions, avec le soutien de ses partenaires.
Enfin, il a déclaré que l’Ukraine se rapprochait d’un accord avec les Etats-Unis pour produire des missiles destinés aux systèmes de défense antiaérienne Patriot, estimant que son pays pourrait devenir le troisième au monde à bénéficier d’un tel arrangement. Il a remercié le président américain, Donald Trump, pour cette décision qu’il a qualifiée « d’historique », exprimant le souhait de voir prochainement des missiles Patriot portant la mention « Made in Ukraine ».
La Lituanie et la Lettonie accusent Moscou de projets de sabotage
Les présidents lituanien et letton, Gitanas Nauseda et Edgars Rinkevics, ont accusé mercredi la Russie de projets de sabotage contre des pays de l’OTAN.
« Les informations que nous recueillons de la Lituanie, de la Lettonie et d’autres pays membres de l’OTAN, montrent diverses tentatives pour commettre des sabotages et affaiblir la sécurité de nos Etats », a dit Edgars Rinkevics lors d’une conférence de presse à Vilnius avec son homologue lituanien. Il n’a pas précisé quels pays seraient visés.
Dans une interview publiée mercredi, Gitanas Nauseda affirme de son côté disposer de renseignements selon lesquels la Russie prépare des attaques contre certaines infrastructures et annonce le renforcement de la sécurité des transports et des sites énergétiques à titre de précaution. « Nous recevons de tels signaux de nos services de renseignement. Ils n’indiquent ni le lieu ni l’heure précisément (…) car l’adversaire n’a pas encore achevé ses préparatifs », a-t-il déclaré.
La Pologne a déclaré au début du mois que les services de renseignement occidentaux s’inquiétaient du risque d’attaques russes contre son territoire et les États baltes.
Moscou dément régulièrement ce type d’accusations qui s’inscrivent selon elles dans le cadre d’une campagne de propagande antirusse. « Il s’agit simplement du dernier lot de fables alarmistes destinées à laver le cerveau de la population et à la préparer à une militarisation accrue », a commenté le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en réponse aux accusations lituaniennes. « Pour y parvenir, il leur faut désigner un autre pays – en l’occurrence, le nôtre – comme l’ennemi, et utiliser ce prétexte pour continuer à développer l’infrastructure militaire de l’OTAN sous toutes ses formes dans les pays baltes », a-t-il ajouté.
Bonjour,
Vous pouvez vous reporter à la publication de 7 h 29, pour l’attaque russe contre l’Ukraine. L’armée de l’air ukrainienne a annoncé mercredi que la Russie avait lancé dans la nuit 122 drones de différents types ainsi que deux missiles Kh-59/69. Selon Kiev, la défense aérienne a détruit ou neutralisé par brouillage électronique 101 drones. Les autorités ukrainiennes ont fait état d’impacts de deux missiles et de 18 drones sur 19 sites, ainsi que de chutes de débris sur sept autres sites. Elles ont ajouté que l’oblast d’Odessa avait été ciblé.
De son côté, le ministère de la défense russe affirme avoir détruit 345 drones ukrainiens en l’espace de vingt-quatre heures. Selon Moscou, 252 drones ont été interceptés, mardi, entre 8 heures et 20 heures au-dessus de plusieurs oblasts russes, de la Crimée, annexée en 2014, ainsi que des mers d’Azov et Noire, tandis que 93 autres ont été abattus entre 20 heures et 7 heures dans la nuit de mardi à mercredi dans les mêmes secteurs.
Accord entre UE et Ukraine pour la production conjointe de drones
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé mercredi lors d’une visite à Kiev la conclusion d’un accord entre l’Ukraine et l’Union européenne pour développer conjointement des drones et intensifier leur production.
« Nous devons unir nos forces », a déclaré la cheffe de l’exécutif européen à l’occasion d’une cérémonie commémorant le Jour de l’Etat ukrainien. « Cet accord permettra de conjuguer l’ingéniosité ukrainienne et la puissance industrielle de l’Europe », a-t-elle ajouté.
L’Ukraine, devenue experte dans la fabrication de drones face aux attaques de la Russie, a déjà signé neuf accords du même type avec différents pays grâce à son expérience « véritablement unique », selon Ursula von der Leyen. « Nous devons mettre cette expérience à profit ensemble. Car nous connaissons les menaces auxquelles l’Europe est confrontée dans ce domaine : nous avons constaté des incursions et des alertes dans de nombreux Etats membres (de l’UE) », a-t-elle souligné. L’Europe offrira, de son côté, une « immense capacité technologique et industrielle » ainsi que des « sites de production sûrs et sécurisés », a déclaré la présidente de la Commission européenne.
L’Ukraine a signé des accords pour accéder aux programmes de défense de l’UE et à 300 millions d’euros de nouveaux financements, a déclaré de son côté le ministre ukrainien de la défense, Mykhaïlo Fedorov. Les entreprises ukrainiennes pourront accéder à un fonds de 260 millions d’euros pour augmenter leur production et à 35,5 millions d’euros de subventions en faveur l’innovation, a-t-il précisé sur X.
Sur Le Monde aujourd’hui
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Moscou affirme que Washington reste prêt à poursuivre les discussions sur l’Ukraine
Lors de son point presse quotidien, mercredi, Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, a assuré que la Russie reçoit, par les canaux de communication existants avec Washington, des signaux selon lesquels les Etats-Unis restent prêts à poursuivre les discussions sur le dossier ukrainien une fois la situation autour de l’Iran stabilisée. « Les Etats-Unis sont actuellement accaparés par la situation dans le golfe Persique », qui est « de nouveau entrée dans une phase de dégradation », a déclaré le porte-parole. Il a ajouté que Moscou « prenait note et analysait » les déclarations américaines concernant d’éventuelles nouvelles sanctions contre la Russie.
Dmitri Peskov a, par ailleurs, qualifié de « scénario catastrophe » les inquiétudes exprimées par la Lituanie au sujet de prétendus projets d’attaques russes contre les infrastructures baltes. Selon lui, les Etats baltes entretiennent la menace russe afin de justifier un renforcement des infrastructures de l’OTAN dans la région.
Le porte-parole du Kremlin a également démenti que la Russie ait transmis, par l’intermédiaire du président serbe Aleksandar Vucic, un quelconque message au président ukrainien, Volodymyr Zelensky.
L’UE autorise l’Ukraine à acheter des composants chinois pour drones avec des fonds européens, selon le « Financial Times »
L’Union européenne a autorisé l’Ukraine à utiliser une partie d’une première tranche de 6 milliards d’euros d’un prêt européen destiné à la défense pour acheter des composants de drones fabriqués en Chine, faute d’approvisionnements suffisants en Europe, affirme le Financial Times, mercredi.
Selon le quotidien, qui cite deux sources proches du dossier, Bruxelles a accordé à Kiev une dérogation lui permettant d’acquérir certains composants chinois indispensables à la fabrication de drones. Cette première enveloppe s’inscrit dans un programme plus large prévoyant 60 milliards d’euros consacrés aux achats d’équipements de défense pour l’Ukraine.
Les règles de ce mécanisme imposent en principe que les matériels financés proviennent principalement de l’Union européenne, de l’Ukraine ou de partenaires agréés. Pour les fournisseurs d’autres pays, la part des composants provenant de pays tiers est en principe limitée à 35 % de la valeur d’un contrat. Le règlement prévoit toutefois une dérogation lorsque des produits équivalents ne peuvent être obtenus auprès de fournisseurs éligibles dans des délais ou des quantités suffisants.
Selon le Financial Times, l’exemption concerne une enveloppe de 5,9 milliards d’euros consacrée aux drones et vise des composants chinois que l’industrie européenne n’est pas encore en mesure de fournir.
Cette décision met en lumière la dépendance persistante de l’Europe à l’égard de la Chine pour certains composants stratégiques, alors même que l’Union accuse Pékin de soutenir l’industrie de défense russe. Elle souligne également les limites actuelles de la capacité de production européenne dans le domaine des drones, devenus un élément central de la guerre en Ukraine.
Ni la Commission européenne ni le ministère ukrainien de la Défense n’avaient répondu aux sollicitations du journal.
L’UE prolonge jusqu’en mars 2028 la protection temporaire des réfugiés ukrainiens
Les Etats membres de l’Union européenne sont convenus, mercredi, de prolonger d’un an, jusqu’au 4 mars 2028, le régime de protection temporaire accordé aux personnes ayant fui la guerre en Ukraine, afin de leur offrir davantage de stabilité et de prévisibilité.
Les Vingt-Sept ont également décidé que, pour les nouveaux demandeurs uniquement, cette protection serait désormais conditionnée au respect de leurs obligations militaires en Ukraine. Les personnes déjà bénéficiaires du dispositif ne seront pas concernées par cette nouvelle règle.
Concrètement, les nouveaux demandeurs devront prouver qu’ils ont quitté légalement l’Ukraine ou présenter un document, papier ou électronique, attestant qu’ils sont exemptés ou en règle au regard de leurs obligations militaires.
« Le signal est clair : nous continuons de soutenir l’Ukraine », a déclaré Jim O’Callaghan, le ministre de la justice irlandais, dont le pays assure la présidence tournante du Conseil de l’UE. Cette évolution vise également, selon lui, à tenir compte des besoins de défense de l’Ukraine face à l’invasion russe.
Mis en place en mars 2022 après le déclenchement de l’invasion russe, le mécanisme européen de protection temporaire permet aux personnes déplacées d’obtenir un droit de séjour, un accès au marché du travail, au logement, aux soins, aux prestations sociales et à l’éducation. Au 31 mai 2026, 4,38 millions de personnes en bénéficiaient dans l’Union européenne. La décision doit encore être formellement adoptée par le Conseil de l’UE dans les prochaines semaines avant son entrée en vigueur.
Washington prépare de nouvelles sanctions visant les principaux acheteurs d’hydrocarbures russes
Un projet de loi américain soutenu par le président Donald Trump prévoit d’autoriser l’imposition de droits de douane pouvant atteindre 100 % contre les cinq principaux acheteurs de pétrole brut et de gaz naturel russes, dont la Chine et l’Inde, afin d’accentuer la pression économique sur Moscou pour mettre fin à son invasion de l’Ukraine.
Selon l’agence Bloomberg, le texte, négocié par un groupe bipartisan de sénateurs et porté par le sénateur républicain Lindsey Graham avec le soutien de la Maison Blanche, confierait au président américain le pouvoir d’imposer ces surtaxes. Selon le sénateur démocrate Richard Blumenthal, le niveau exact des droits serait fixé par le représentant américain au commerce (USTR) à un niveau suffisamment dissuasif pour décourager les achats d’hydrocarbures russes.
Le projet prévoit également une exemption pour les pays important moins de 15 % de leur gaz naturel de Russie, ce qui épargnerait notamment la France et le Japon, selon un collaborateur du Sénat. Il introduit aussi de nouvelles mesures visant la flotte fantôme russe ainsi que le soutien chinois au complexe militaro-industriel russe.
« La Chine s’oppose fermement aux sanctions unilatérales illégales qui ne reposent sur aucun fondement en droit international et ne sont pas autorisées par le Conseil de sécurité de l’ONU », a réagi mercredi Lin Jian, porte-parole de la diplomatie chinoise, lors d’une conférence de presse régulière.
La Chine accuse Washington de pratiquer une politique de « deux poids, deux mesures » et d’user de « coercition ». Pékin « prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre résolument les droits et intérêts légitimes de ses entreprises et de ses citoyens », a affirmé M. Lin.
L’adoption rapide du projet de loi n’est cependant pas garantie, et la Maison Blanche n’a pas immédiatement commenté publiquement l’accord.
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Ursula von der Leyen et plusieurs dirigeants européens se rendent à Kiev pour la Journée de l’Etat
Une importante délégation de dirigeants européens, menée par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est arrivée mercredi à Kiev à l’occasion de la Journée de l’Etat ukrainien, afin de réaffirmer le soutien européen au pays en guerre.
Outre Mme von der Leyen, qui effectue sa onzième visite officielle en Ukraine depuis le début de l’invasion russe, plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement d’Europe de l’Est et des Balkans ont fait le déplacement dans la capitale. Parmi les dirigeants présents : la présidente moldave, Maia Sandu ; le président roumain, Nicusor Dan ; le premier ministre slovène, Janez Jansa ; ainsi que les présidents monténégrin, Jakov Milatovic, et serbe, Aleksandar Vucic.
Cette visite conjointe hautement symbolique vise notamment à approfondir l’intégration industrielle militaire entre l’Union européenne et l’Ukraine. « C’est un moment particulier. L’Ukraine a pris un puissant élan militaire. La situation évolue pour le mieux », a déclaré la présidente de la Commission européenne à son arrivée. « Je vais annoncer de nouvelles initiatives pour intégrer nos industries de défense, afin que nous puissions produire davantage et plus vite. »
Outre la coopération en matière d’armement, les discussions multilatérales avec les dirigeants ukrainiens porteront également sur le processus d’intégration européenne de Kiev et de ses voisins, ainsi que sur la préparation des infrastructures énergétiques à l’approche de l’hiver.
La dernière visite d’Ursula von der Leyen à Kiev remontait au 24 février, pour le quatrième anniversaire du déclenchement de l’invasion russe.
Rheinmetall livre les premiers obus de 155 mm produits dans sa nouvelle usine d’Unterlüss
Dans un communiqué, le géant allemand de l’armement Rheinmetall a annoncé, mardi, avoir effectué sa première livraison à l’Ukraine d’obus d’artillerie de 155 mm entièrement produits dans sa nouvelle usine baptisée « Werk Niedersachsen », située à Unterlüss, en Basse-Saxe.
Jusqu’à présent, les munitions fournies par le groupe à Kiev provenaient d’autres sites de son réseau international de production. Cette première livraison comprend « un volume à cinq chiffres » d’obus (entre 10 000 et 99 999 unités), complété par des charges propulsives issues d’autres usines du groupe.
« Plus de la moitié de la commande a déjà été acheminée [à l’Ukraine]. Le reste des projectiles et des charges propulsives doit être livré d’ici à la fin de l’année 2026 », précise le communiqué du groupe, établi à Düsseldorf.
Le lot livré à l’armée ukrainienne intègre le RH1412, le tout dernier modèle d’obus développé par Rheinmetall. Selon le constructeur, ces projectiles de précision sont compatibles avec tous les systèmes d’artillerie au standard OTAN de 155 mm, et se distinguent par « une longue portée et une haute efficacité ».
Le groupe réaffirme son objectif de monter en puissance pour produire environ 1,5 million d’obus d’artillerie de 155 mm par an à l’horizon 2030, contre environ 100 000 avant le début du conflit en 2022.
Le chef de la diplomatie turque en Ukraine mercredi et jeudi pour réaffirmer le soutien d’Ankara à Kiev et proposer de relancer les négociations avec la Russie
Hakan Fidan, le ministre des affaires étrangères turc, se rend mercredi et jeudi en Ukraine, ont annoncé ses services. Il devrait rencontrer le président Zelensky. Selon une source au ministère à Ankara, M. Fidan s’entretiendra également avec son homologue, Andrii Sybiha, le secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense de l’Ukraine, Rustem Umerov, et le responsable des Tatars de Crimée, communauté turcophone et musulmane dont Ankara entend défendre les intérêts.
La Turquie entretient des relations suivies avec Kiev, dont elle défend la souveraineté et l’intégrité territoriale depuis l’annexion de la Crimée en 2014 par la Russie et l’invasion russe en février 2022, sans rompre cependant ses relations avec Moscou.
Les rencontres du ministre turc, dont le pays appartient à la coalition des volontaires en soutien à l’Ukraine, porteront sur les questions de défense, d’économie et d’énergie afin de « renforcer le partenariat stratégique entre les deux pays ». M. Fidan entend « réaffirmer une fois encore le soutien de la Turquie à l’indépendance, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine » et souligne « l’importance de poursuivre les efforts diplomatiques en faveur d’une paix juste et durable en Ukraine ».
Le président Zelensky se rend fréquemment en Turquie et se trouvait encore à Ankara les 7 et 8 juillet pour le sommet de l’OTAN, ainsi que son ministre des affaires étrangères.
M. Fidan s’est rendu à Kiev fin mai et en Russie mi-juin, où il a été reçu par le président Vladimir Poutine et a rencontré son homologue Sergueï Lavrov.
« La Turquie est prête à réunir de nouveau l’Ukraine et la Russie autour de la table des négociations », insiste la même source, après quatre séries de rencontres organisées sous son égide à Istanbul et Antalya depuis 2022.
La Turquie, située sur la rive sud de la mer Noire, « insiste sur la nécessité d’empêcher l’extension de la guerre » sur cette mer reliée au reste du monde par les détroits du Bosphore et des Dardanelles, dont la Convention de Montreux, en 1936, lui a confié la garde.
Ankara, dont plusieurs bâtiments ont été visés ces derniers mois souligne encore qu’« il n’est en aucune circonstance acceptable que les ports et les moyens de transport maritime, notamment les navires et les bateaux de pêche, soient pris pour cible en mer Noire ».
L’Ukraine revendique une attaque nocturne d’envergure contre 20 navires russes en mer Noire
L’Ukraine poursuit ses attaques contre la flotte fantôme russe. Dans la nuit du 14 au 15 juillet, les forces des systèmes sans pilote (SBS, les unités de drones) de l’armée ukrainienne, ont poursuivi l’opération, baptisée « MoLotchKa ». Elle s’est soldée par la neutralisation de 17 pétroliers, deux méthaniers et un remorqueur appartenant à la flotte russe, écrit sur Telegram Robert Brovdi, le commandant en chef des engins sans pilotes de l’armée ukrainienne.
« Le premier round de la bataille navale, qui ciblait 116 navires de la flotte fantôme russe en mer d’Azov, est terminé. Désormais, l’action se déplace en mer Noire », ajoute Robert Brovdi, précisant qu’un bilan officiel accompagné de preuves vidéo serait publié ultérieurement.
Son communiqué fait appel à une référence historique hautement symbolique, comparant les frappes de drones actuelles aux tactiques des Cosaques qui, à bord de leurs barques légères (les tchaïki), défiaient autrefois la flotte ottomane.
Il lance également une attaque pique contre Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe : « Pas de piraterie, [Sergueï] Lavrov, juste du business », précise-t-il, signifiant que l’Ukraine s’en prend à l’économie de guerre russe qui permet à Moscou de financer la poursuite du conflit.
Dans un communiqué publié plus tard dans la journée, Robert Brovdi affirme que ses unités ont visé 136 navires de la flotte fantôme entre le 6 et le 15 juillet : 116 en mer d’Azov du 6 au 14 juillet, puis 20 autres en mer Noire dans la nuit du 15 juillet. Il ajoute que cette seconde phase de l’opération a été lancée à l’occasion de la Journée de la souveraineté ukrainienne.
Dans un message publié sur Telegram, mardi, Robert Brovdi expliquait que l’objectif des attaques ukrainiennes est avant tout de mettre ces navires hors d’état de fonctionner, en les endommageant suffisamment pour les immobiliser ou les contraindre à dériver, plutôt que de les envoyer par le fond.
Une ambassade de Russie se trouvant dans une rue dont le nom célèbre le courage des soldats ukrainiens ? Ces dernières années, les représentations de Moscou dans plusieurs pays européens ont été confrontées à ce désagrément toponymique. Cette pratique hostile déborde parfois la diplomatie officielle.
Quand nommer une rue devient un acte hostile envers une nation rivale
Par Olivier Laffargue
Depuis une dizaine d’années, de nombreuses villes en Europe et dans le monde ont choisi d’honorer des combattants ukrainiens ou des opposants politiques à Vladimir Poutine en baptisant des rues, des places ou des parcs à leur nom dans le voisinage immédiat d’ambassades de la Fédération de Russie. Ce type de provocation n’est pas nouveau : on en trouve la trace au moins jusqu’en 1948, lorsque Ibn Saoud a choisi de renommer la rue du consulat américain à Djedda « rue de la Palestine ». Le souverain saoudien voulait alors marquer publiquement son opposition aux Etats-Unis, qui soutenaient Israël dans la guerre israélo-arabe.
Une attaque russe contre Odessa fait trois morts et trois blessés
Lors des attaques russes de mardi soir contre l’oblast d’Odessa, trois personnes ont été tuées, et trois autres blessées, rapporte le chef de l’administration militaire régionale, Serhi Lyssak, sur Telegram. « Des bâtiments résidentiels ont été endommagés », ajoute-t-il, précisant que « l’onde de choc a[vait] endommagé et brisé des fenêtres ». Les blessés ont été hospitalisés.
Le ministère de la défense russe a fait savoir mercredi matin que l’armée avait effectué des frappes dans les ports d’Odessa et Tchornomorsk, ainsi que dans un autre, celui de Dnipro-Bouzky (📍) Des ports « utilisés pour approvisionner les forces armées ukrainiennes », a-t-il affirmé.
Selon son communiqué diffusé sur le réseau social MAX, les forces russes ont attaqué des réservoirs de stockage de carburant, des infrastructures de déchargement de carburant, des ateliers de production et d’assemblage de drones, mais aussi quatre navires de ravitaillement de l’armée ukrainienne.
L’armée de l’air ukrainienne, pour sa part, rapporte que la Russie a lancé deux missiles de croisière aériens Kh-59/69 et 122 drones contre l’Ukraine pendant la nuit, dont elle affirme avoir abattu 101 appareils. Des impacts de missiles et de 18 drones d’attaque ont été enregistrés sur 19 sites, ainsi que des chutes de drones.
La Bolivie enquête sur de possibles enrôlements frauduleux de ses citoyens dans l’armée russe
Le parquet bolivien a annoncé, mardi, qu’une enquête était en cours sur de possibles enrôlements d’hommes par la Russie pour combattre l’Ukraine, par le biais de fausses offres d’emploi. Ces derniers jours, des vidéos sur les réseaux sociaux montrent des Boliviens en uniforme de l’armée russe, déployés en zone de conflit.
« Une enquête est déjà en cours », a expliqué à la presse le procureur général de Bolivie, Roger Mariaca. « Le parquet spécialisé dans la traite et le trafic d’être humains est à l’œuvre » et « nous avons fait » des demandes de « coopérations internationales », a-t-il ajouté.
Les recherches se concentrent notamment sur le cas de José Maria Soleto, 29 ans. Dans une vidéo, il raconte sa vie en terrain de guerre avec son cousin et deux autres personnes apparemment originaires du Pérou et de Colombie, pays qui enquêtent aussi sur de possibles recrutements frauduleux de leurs citoyens.
« Notre quotidien, c’est de la pure adrénaline », peut-on entendre dire José Maria Soleto. Son épouse a affirmé, mardi, qu’il était mort. Vendeur d’empanadas en Bolivie, il aurait quitté la Bolivie avec la promesse de gagner « 16 000 dollars ».
En mai, l’ambassade de Russie au Pérou a reconnu que des Péruviens avaient signé des contrats pour rejoindre ses forces armées, mais a assuré qu’il s’agissait d’engagements volontaires.
L’armée russe frappe à nouveau la ville portuaire d’Odessa, trois morts depuis le début de la journée
Oleh Kiper, chef de l’administration militaire de l’oblast d’Odessa, a fait état, mardi soir, d’une nouvelle frappe russe sur la ville portuaire d’Odessa. « Selon les premières informations, le site d’une des entreprises de la ville a été endommagé », a-t-il écrit sur Telegram, évoquant un tir de missile. Et de préciser : « Aucune information concernant d’éventuelles victimes n’a été communiquée pour l’instant. »
La ville d’Odessa et ses environs ont été vivement pris pour cibles par l’armée russe au cours de la journée de mardi. Oleh Kiper et le parquet régional ont rapporté que trois personnes – le capitaine d’un navire et deux membres de l’équipage d’un autre navire – avaient été tuées dans des frappes russes contre trois navires marchands. Moscou avait, plus tôt, revendiqué des frappes contre trois cargos de la rade d’Odessa et contre des installations portuaires et pétrolières.
Le point sur la situation mardi 14 juillet à 21 heures
- Alors qu’il assistait à Paris au défilé du 14-Juillet, Volodymyr Zelensky a dit avoir conclu « un accord important » avec la France en matière de défense. Ce dernier prévoit, selon le président ukrainien, la livraison d’équipements militaires français et italiens, dont des missiles, des bombes et quelque seize avions de combat Rafale.
- L’Ukraine affirme avoir touché 116 navires russes en neuf jours, dont de nombreux pétroliers de transbordement en mer d’Azov, dans le but de freiner les exportations de brut. Kiev dit également avoir coulé l’Izumroud, un patrouilleur des gardes-frontières russes près de Novorossiïsk, à l’aide d’un drone kamikaze.
- De son côté, l’armée russe dit avoir frappé des cargos et des dépôts pétroliers ukrainiens, au niveau du port d’Odessa et de ses environs, dans la mer Noire. Un responsable local ukrainien a confirmé que trois navires marchands avaient été touchés par la Russie, tuant trois personnes dont un capitaine.
- Les pertes civiles en Ukraine ont atteint en juin leur plus haut niveau depuis avril 2022, selon l’ONU. Au moins 293 civils ont été tués et 1 990 blessés en Ukraine, en juin 2026. Ce total est en hausse de 10 % par rapport à mai 2026 (282 morts et 1 794 blessés) et de 37 % par rapport à juin 2025 (249 morts et 1 416 blessés).
- Ioulia Svyrydenko, la première ministre ukrainienne, a démissionné. Devant les députés, elle a dressé le bilan de son action : obtention d’un prêt de 90 milliards d’euros de l’Union européenne (UE), gestion de l’approvisionnement énergétique durant l’hiver 2025-2026, négociations sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE…
- La Bulgarie se retire de la coalition des volontaires soutenant l’Ukraine. « La solution à ce conflit ne réside pas dans sa prolongation par des moyens militaires, mais dans une forte initiative diplomatique qui mette enfin un terme à l’escalade », a dit le premier ministre, Roumen Radev, favorable à la reprise du dialogue avec Moscou.
- Des avions polonais ont intercepté un appareil russe près des frontières de l’OTAN. Selon le ministre de la défense, Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, il s’agit d’une preuve que la Russie « mène une guerre hybride » contre la Pologne, qu’elle « effectue des missions de reconnaissance et se montre hostile envers tous les pays de l’Alliance ».
Après plusieurs années de blocage, les négociations avec le Monténégro, l’Albanie, l’Ukraine et la Moldavie avancent. Mardi, l’Union européenne a validé plusieurs jalons pour que ces pays puissent rejoindre le bloc communautaire. Cependant, alors que Podgorica a déjà fait plus de la moitié du chemin vers l’adhésion et que Tirana avance à un rythme soutenu depuis 2024, Kiev et Chisinau ne sont encore qu’au tout début de leurs négociations officielles, bien loin de la ligne d’arrivée.
L’Union européenne accélère les négociations avec quatre pays candidats à l’adhésion
Par Philippe Jacqué
Alors qu’à Paris des troupes européennes, notamment ukrainiennes, se sont jointes à l’armée française lors du traditionnel défilé militaire du 14-Juillet, à Bruxelles, le processus d’élargissement de l’Union européenne (UE) a connu, mardi, une soudaine accélération institutionnelle. Pas moins de quatre pays candidats – l’Albanie, la Moldavie, le Monténégro et l’Ukraine – ont validé une nouvelle étape sur leur longue voie vers l’accession au bloc communautaire. Cependant, ils ne sont pas tous au même point. Alors que Podgorica a déjà fait plus de la moitié du chemin vers l’adhésion, que Tirana avance à un rythme soutenu depuis 2024, Kiev et Chisinau ne sont encore qu’au tout début de leurs négociations officielles, bien loin de la ligne d’arrivée.
Deux morts dans une frappe russe contre un navire dans l’oblast d’Odessa
Oleh Kiper, chef de l’administration militaire de l’oblast d’Odessa, a déploré, mardi soir, la mort de deux personnes dans une frappe de drone russe contre un navire. « Ce soir, l’ennemi a lancé une nouvelle attaque contre les infrastructures portuaires de la région d’Odessa », a-t-il écrit sur Telegram, affirmant qu’un incendie s’était déclenché à bord d’un « navire civil battant pavillon des îles Marshall ». Selon lui, l’attaque a provoqué un incendie et la mort de deux personnes.
En fin d’après-midi, après que le ministère de la défense russe avait revendiqué des attaques contre des installations navales et portuaires ukrainiennes, Oleh Kiper avait déploré des frappes ayant visé « deux navires civils dans les eaux de la mer Noire ». Le responsable ukrainien avait alors évoqué « deux navires marchands naviguant dans le couloir maritime sous pavillons tanzanien et libérien », dont l’un des capitaines a été tué.


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