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Une voiture a été prise pour cible, samedi, par un drone russe, a annoncé Oleh Hryhorov, chef de l’administration militaire régionale. Par ailleurs, on centre commercial de Dnipro a été en grande partie détruit par un incendie qui s’est déclaré à la suite des tirs de l’armée russe, faisant quatre blessés.
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Ukraine et Russie « difficiles » à rapprocher sur la mer Noire, estime le ministre des affaires étrangères turc
L’Ukraine et la Russie ont des positions « difficiles à concilier » pour mettre fin aux attaques contre des navires de commerce en Mer noire, a affirmé samedi le ministre des affaires étrangères turc Hakan Fidan lors d’une interview télévisée. « Nous avons adressé une proposition aux deux parties sur ce point. (…) Nous avons d’ailleurs déjà reçu des réponses de part et d’autre. (…) Nous constatons que les deux parties ont des demandes et des positions difficiles à concilier », a déclaré le chef de la diplomatie turque.
Quatre personnes blessées dans l’attaque d’un centre commercial à Dnipro
Quatre personnes ont été blessées après qu’un centre commercial de Dnipro a été en grande partie détruit par un incendie qui s’est déclaré à la suite des tirs de l’armée russe, selon un nouveau bilan relayé par Oleksandr Hanja, chef de l’administration militaire de l’oblast de Dnipropetrovsk.
Un général allemand élu au poste de conseiller du secrétaire général de l’OTAN
L’Allemand Carsten Breuer a été élu, samedi, président du comité militaire de l’OTAN et succédera à la mi-2027 à l’Italien Giuseppe Cavo Dragone, annonce Berlin, en soulignant qu’il aura pour mission de faire face à la « menace » russe qui « s’accroît ».
« Les cheffes et chefs d’état-major des pays membres de l’OTAN ont élu aujourd’hui l’inspecteur général de la Bundeswehr, le général Carsten Breuer, au poste de futur président du comité militaire de l’OTAN », dit le ministère de la défense allemand, dans un communiqué.
Elu pour trois ans, ce conseiller militaire du secrétaire général de l’organisation, le Néerlandais Mark Rutte, est traditionnellement un Européen ou un Canadien, tandis que le commandant suprême des forces alliées en Europe (Saceur), nommé par le président des Etats-Unis, est jusqu’ici un officier américain.
A la tête de la plus haute instance militaire de l’OTAN, le général Breuer aura pour mandat « une ligne claire : la menace, principalement en provenance de la Russie, s’accroît », commente le ministre de la défense allemand, Boris Pistorius, dans le même communiqué. Les Européens « devront s’investir encore davantage dans leur propre sécurité et dans la dissuasion conventionnelle, tandis que les Etats-Unis étendront aussi leur attention à d’autres régions », ajoute-t-il.
Le point sur la situation, samedi 19 septembre à 19 heures
- Donald Trump a promulgué la loi adoptée cette semaine au Congrès qui l’autorise à imposer des droits de douane pouvant atteindre 100 % aux cinq principaux pays importateurs de gaz et de pétrole russes, dont la Chine et l’Inde. Pékin a dénoncé des mesures « unilatérales », non autorisées par l’ONU et « sans fondement » en droit international.
- Le département d’Etat américain a approuvé la vente à l’Ukraine de missiles et d’équipements destinés à renforcer sa défense aérienne, pour un montant estimé à 2,33 milliards d’euros. Si la vente est conclue, elle sera financée par une combinaison de contributions européennes et de crédits américains votés sous l’administration Biden.
- Les autorités russes ont signalé de multiples piratages des systèmes de vote électronique et des moyens de communication, à l’occasion des élections législatives qui se déroulent jusqu’à dimanche. Le système de vote en ligne a été la cible d’une cyberattaque dans la nuit et la matinée, à Moscou, mais la situation reste sous contrôle, a déclaré la présidente de la commission électorale.
- Quatre personnes ont été tuées dans la journée à bord d’une voiture prise pour cible par un drone FPV russe dans l’oblast de Soumy et deux habitantes de l’oblast de Kherson ont trouvé la mort dans des bombardements, selon les autorités locales. Quatre civils avaient déjà été tués dans la nuit, d’après les services de secours.
- La France a appelé, vendredi, les autorités russes « à revenir » sur leur décision de prendre le contrôle de plusieurs filiales d’entreprises françaises, comme Nestlé et Auchan, justifiée par leur appartenance à des pays « inamicaux » envers la Russie.
- La Russie ne peut dicter la politique de la France par la menace ou la déstabilisation, affirment Marine Le Pen et Jordan Bardella. « Aucune provocation, aucune opération clandestine et aucune action de déstabilisation ne sauraient conduire la France à faciliter l’obtention par la Russie de ses buts de guerre en Ukraine », ajoutent la candidate à la présidentielle et le président du Rassemblement national dans un communiqué.
Un centre commercial de Dnipro touché par des tirs russes
Un centre commercial de Dnipro a été en grande partie détruit par un incendie qui s’est déclaré à la suite des tirs de l’armée russe, a annoncé Oleksandr Hanja, chef de l’administration militaire de l’oblast de Dnipropetrovsk, qui a fait état de deux blessés. Deux autres civils ont par ailleurs été hospitalisés dans le raïon de Nikopol, où une station-service a notamment été touchée, a-t-il ajouté.
Sur Le Monde aujourd’hui
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Quatre civils tués par un drone russe dans le nord de l’Ukraine, selon les autorités
Quatre personnes ont été tuées, samedi, à bord d’une voiture prise pour cible par un drone FPV russe dans l’oblast de Soumy, annonce Oleh Hryhorov, chef de l’administration militaire régionale. Les victimes sont deux femmes âgées de 56 et 76 ans, et deux hommes de 45 et 58 ans, précise-t-il.
Plus de 2000 drones ukrainiens lancés vers Moscou en une semaine, selon le maire
Deux mille vingt-deux drones ont été détectés au cours de la semaine écoulée à l’approche de la capitale russe, écrit Sergueï Sobianine, sur Telegram. « La plupart ont été neutralisés par les forces de défense aérienne à une distance importante [et] 186 ont été détruits à l’approche de Moscou », affirme-t-il. Seize ont, selon lui, été interceptés ce samedi.
Les autorités russes ne signalent généralement que des interceptions, laissant entendre qu’aucun drone n’échappe aux défenses aériennes. Lorsqu’elles font état de dégâts, elles les imputent la plupart du temps à des débris.
« La Russie cherche à semer le chaos dans les élections » de mi-mandat, selon le « New York Times »
« Des évaluations classifiées des services de renseignement américains datant de ces derniers mois ont permis de déterminer que le Kremlin a de nouveau autorisé une campagne d’influence numérique visant à diffuser du contenu sur les réseaux sociaux dans l’espoir de semer ou d’amplifier les divisions internes à l’approche des élections » de mi-mandat, le 3 novembre, écrit le New York Times, qui cite des membres non identifiés de l’administration américaine.
Aucune tentative de piratage du matériel de vote susceptible de compromettre le processus électoral n’a été identifiée, poursuit le quotidien, mais « des spécialistes de la désinformation russe ont repéré ces dernières semaines des campagnes sur les réseaux sociaux utilisant l’intelligence artificielle pour créer de fausses vidéos de célébrités hollywoodiennes commentant des élections sénatoriales-clés ».
Cette campagne de désinformation semble, toutefois, moins vaste et moins coordonnée que certaines des précédentes tentatives d’ingérence russes dans les élections américaines, juge-t-il, en soulignant le fait que des opérations d’influence russes ont eu lieu à chaque cycle électoral fédéral depuis 2016.
« Selon certains responsables, l’objectif principal des opérations d’influence russes semble être de semer le chaos plutôt que d’aider un parti en particulier, même si les exemples que des chercheurs indépendants spécialisés dans la désinformation ont attribués à la Russie ces dernières semaines ont exclusivement visé des candidats démocrates dans des Etats indécis », ajoute le NYT.
Depuis plusieurs mois, tout s’accélère. Les entrepôts, les nœuds ferroviaires, les usines de carburant et les infrastructures énergétiques sont méthodiquement ciblés puis détruits par l’armée russe en Ukraine. Les données récoltées par l’organisation Acled, qui travaille sur les conflits armés, et analysées par Le Monde, montrent qu’entre janvier et août 2026, plus de 1 900 sites ont été détruits par le Kremlin. Presque 17 fois plus que sur l’ensemble de l’année 2023.
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Le ministre des affaires étrangères ukrainien réclame la fermeture des Maisons russes à travers le monde
« La Russie mène une bataille mondiale pour gagner les esprits à travers un réseau complet d’outils et de canaux, notamment (…) les centres culturels appelés “Maisons russes”. Ceux-ci servent en réalité d’outils de désinformation, de déstabilisation et d’espionnage », écrit Andrii Sybiha, sur X.
Saluant les mesures prises en Europe pour les démanteler, notamment en Allemagne, où la Maison russe de Berlin a été fermée hier, le chef de la diplomatie regrette que « ces centres de désinformation continuent de fonctionner dans au moins sept pays européens ».
« L’Ukraine s’est officiellement adressée aux gouvernements du monde entier pour leur faire prendre conscience de la menace que ce réseau fait peser sur leur sécurité nationale. Nous avons fourni des arguments en faveur de la limitation de leurs activités et de leur fermeture totale », ajoute-t-il.
Pékin s’indigne des nouvelles sanctions américaines
La Chine a dénoncé, samedi, des mesures « unilatérales », non autorisées par l’ONU et « sans fondement » en droit international, après la promulgation d’un nouveau train de sanctions américaines qui autorise le président des Etats-Unis à imposer des droits de douane aux grands importateurs d’hydrocarbures russes.
« Nous suivrons de près les démarches à venir des Etats-Unis et nous nous réservons le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre fermement la souveraineté nationale et les intérêts de développement de la Chine, ainsi que les droits et intérêts, légitimes et justes, des entreprises chinoises », écrit le ministère du commerce chinois dans un communiqué.
Deux habitantes de l’oblast de Kherson tuées dans des bombardements russes, selon les autorités locales
Un drone russe de type Molniya a causé la mort d’une femme de 62 ans à Lvivski Otrouby, dans l’oblast de Kherson, annonce Oleksandr Prokudin, chef de l’administration militaire régionale. Il avait fait état, un peu plus tôt, de la mort d’une habitante de Novovorontsovka, tuée par des tirs d’artillerie.
Des exercices militaires biélorusses à la frontière avec l’Union européenne
Des exercices militaires à « caractère strictement défensif » ont eu lieu de mardi à vendredi dans l’ouest de la Biélorussie, a annoncé le ministère de la défense, à Minsk. Ces manœuvres avaient pour but de « renforcer la capacité des troupes à protéger la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Etat », explique-t-il, sans préciser le nombre de soldats impliqués.
Elles portaient, selon lui, sur la défense de la frontière, la destruction de groupes de sabotages et la lutte contre les drones, a-t-il ajouté. « Les unités ont opéré sur un large front, accomplissant leurs missions conformément au scénario de l’exercice dans un contexte complexe et en constante évolution, et ont mené à bien les tâches qui leur avaient été confiées », a affirmé le général Vadim Sourov, cité par le ministère.
L’armée biélorusse mène chaque année au moins deux grands exercices avec la participation de ses alliés, dont la Russie, et des dizaines d’autres plus réduits, à l’échelle régionale, comme les dernières. En septembre 2025, les manœuvres russo-biélorusses Zapad ont impliqué près de 100 000 militaires, y compris aux frontières de l’UE. Les Etats membres de l’OTAN ont, eux aussi, procédé à des exercices militaires aux frontières de la Biélorrussie et de la Russie, ces dernières années.
La Moldavie condamne une possible incursion de drone près de Chisinau
La Moldavie a condamné samedi une possible violation de son espace aérien, à la suite d’une explosion et de la découverte de débris susceptibles de provenir d’un drone, près de Chisinau, la capitale.
Cet incident « représente une nouvelle conséquence grave de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine », écrit le ministère des affaires étrangères dans un communiqué. « Toute entrée non autorisée dans l’espace aérien moldave est inacceptable et constitue une grave violation de la souveraineté de notre pays », ajoute-t-il.
L’explosion s’est produite, vendredi, à Colonita, une commune proche de la capitale, et la police a annoncé avoir retrouvé des débris « dans un rayon de 100 mètres » autour du point d’impact. « Aucun autre engin explosif n’a été découvert », a-t-elle précisé, alors que la déflagration a été entendue jusque dans les environs de la capitale, selon le maire de Chisinau, Ion Ceban, qui a parlé d’une « situation inquiétante ».
Plusieurs appareils non identifiés ont, en outre, pénétré samedi matin dans l’espace aérien moldave et l’un d’entre eux s’est écrasé sur le territoire ukrainien, selon la police moldave des frontières. La semaine dernière, une alerte provoquée par la présence de drones avait déjà retardé le décollage de l’avion du président ukrainien, alors en visite en Moldavie, pays voisin de l’Ukraine et de la Roumanie.
La Russie ne peut dicter la politique de la France par la menace ou la déstabilisation, affirment Marine Le Pen et Jordan Bardella
La Russie ne peut « espérer dicter directement ou indirectement la politique » de la France « par l’intimidation, la menace, la déstabilisation ou la pression psychologique », déclarent la candidate à la présidentielle et le président du Rassemblement national dans un communiqué diffusé samedi.
« Aucune provocation, aucune opération clandestine et aucune action de déstabilisation ne sauraient conduire la France à faciliter l’obtention par la Russie de ses buts de guerre en Ukraine », ajoutent Marine Le Pen et Jordan Bardella, condamnant des actes « hostiles ».
Emmanuel Macron avait réuni, la veille à L’Elysée, les chefs de file des partis, dont Jordan Bardella, pour les informer des crises géopolitiques auxquelles la France est confrontée.
Le ton du communiqué se veut ferme, alors que la favorite des sondages pour la présidentielle est régulièrement épinglée pour des positions jugées conciliantes à l’égard du président russe, Vladimir Poutine. Louis Aliot, vice-président du RN, a par ailleurs suscité un feu nourri de critiques, au début du mois, en disant vouloir « couper le robinet » des aides à Kiev.
Le débat démocratique « doit pouvoir porter » sur « le niveau du soutien financier accordé à l’Ukraine et sur les conditions de ce soutien », écrivent Mme Le Pen et M. Bardella, mais si « ces débats sont légitimes, les pressions étrangères ne le sont pas », soulignent-ils.
Ils condamnent, par ailleurs, « fermement » la décision de Moscou de prendre le contrôle d’actifs d’entreprises européennes encore implantées en Russie comme Nestlé et Auchan, qualifiée d’« acte hostile » qui « porte directement atteinte aux intérêts et aux droits de[s] entreprises » européennes.
Un nouvel intercepteur de drones à réaction « utilisé avec succès », selon Volodymyr Zelensky
Un nouveau drone conçu pour l’interception des drones russes à réaction a été mis au point et « est déjà utilisé avec succès », se félicite le président ukrainien sur les réseaux sociaux. Son message est assorti d’une vidéo montrant l’interception de ce qui semble être un drone russe Gueran-5.
Volodymyr Zelensky avait annoncé au début du mois que 67 entreprises étaient en mesure de produire des intercepteurs de drones à réaction et que « trois à cinq » d’entre elles avaient obtenu des résultats probants.
L’armée ukrainienne ne communique effectivement pas ses pertes, mais le président, Volodymyr Zelensky, a fait état en juillet d’« environ 50 000 soldats tués », de « 400 000 blessés » et d’un « grand nombre » de disparus.
Dans un rapport publié le 2 juillet, le Center for Strategic and International Studies (CSIS), un cercle de réflexion américain, évalue, quant à lui, les pertes ukrainiennes entre 525 000 et 625 000 tués, blessés ou disparus, dont 125 000 à 150 000 morts. Les forces russes ont, selon lui, perdu environ 1,4 million de soldats, dont 400 000 à 450 000 tués. Leurs pertes, de l’ordre de 30 000 à 34 000 hommes par mois, seraient donc environ trois fois supérieures à celles des forces ukrainiennes.
Selon le premier ministre polonais, Donald Tusk, qui s’est exprimé jeudi à la Diète, la situation semble, toutefois, avoir évolué récemment. « Nos partenaires en Ukraine m’ont informé que l’on dénombre actuellement 27 000 morts et blessés par mois. Il s’agit là, malheureusement et au sens le plus tragique du terme, de records dans ce conflit. Avec cette tendance, l’hiver en Ukraine pourrait effectivement être désastreux », a-t-il déploré.
A la fin du mois dernier, Kyrylo Boudanov, chef de cabinet de Volodymyr Zelensky, avait, pour sa part, estimé que l’armée ne pouvait pas « mobiliser moins de 30 000 personnes par mois », affirmant que ce nombre était le « minimum nécessaire pour soutenir les structures existantes ».
Malgré le secret militaire entourant les pertes de part et d’autre et les difficultés à comptabiliser les victimes civiles, particulièrement dans les zones occupées, des efforts hors champ de bataille et des recoupements de données publiques permettent d’évaluer l’ampleur colossale du bilan humain, comme nous l’expliquions dans l’article ci-dessous, paru en février.
Steve Witkoff critiqué à Kiev et Moscou, selon le « Kyiv Independent »
Des responsables ukrainiens et russes se montrent de plus en plus critiques envers Steve Witkoff, l’émissaire de Donald Trump chargé des négociations sur l’Ukraine, affirme le Kyiv Independent.
Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre du président américain, se sont rendus début septembre à Moscou puis à Kiev pour tenter de relancer les négociations, sans avancée notable. Des responsables ukrainiens reprochent notamment à M. Witkoff sa compréhension du conflit et le manque de nouvelles propositions américaines, selon le Kyiv Independent.
Côté russe, des responsables estimeraient que l’émissaire américain a parfois mal retransmis à Donald Trump les positions de Vladimir Poutine, notamment avant leur sommet en Alaska en 2025, selon le média ukrainien.
Le Financial Times a de son côté rapporté que Donald Trump envisageait de confier un rôle accru dans les négociations au directeur de la CIA, John Ratcliffe, tout en réduisant celui de MM. Witkoff et Kushner. Le patron de la CIA avait effectué fin août une visite à Moscou, la première connue d’un directeur en exercice de l’agence depuis l’invasion russe de 2022, et rencontré de hauts responsables du renseignement russe.
La Maison Blanche a rejeté l’enquête du Kyiv Independent et démenti les informations du Financial Times. La CIA a également démenti tout changement de rôle.
L’ONU documente plus de 1 000 cas de violences sexuelles liées à la guerre
L’Organisation des Nations unies (ONU) a documenté plus de 1 000 cas de violences sexuelles liées à la guerre en Ukraine depuis l’invasion de la Russie en février 2022 jusqu’en juillet 2026, dont 89 % sont attribués aux autorités russes, selon un rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’homme.
Sur les 1 004 cas vérifiés, 11 % sont attribués aux autorités ukrainiennes. L’ONU prévient toutefois que ces chiffres sous-estiment probablement l’ampleur du phénomène, les violences sexuelles étant largement sous-déclarées.
Pour les territoires occupés et la Russie, le rapport fait état de violences contre des prisonniers de guerre et des civils ukrainiens, notamment des viols, parfois collectifs, des mutilations génitales et des décharges électriques infligées aux organes génitaux. La majorité des victimes recensées en détention sont des hommes.
Côté ukrainien, près de la moitié des violations documentées concernaient des menaces de violences sexuelles et des coups portés aux organes génitaux de prisonniers. L’ONU dit n’avoir recensé aucun viol de prisonniers de guerre russes par les forces ukrainiennes.
Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, Kiev a pris certaines mesures pour prévenir ces abus et a coopéré avec les enquêteurs, même si les efforts visant à traduire les responsables en justice restent limités. « Je suis profondément alarmé par la prévalence de ces actes abjects », a déclaré le haut-commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, disant craindre qu’ils ne se poursuivent.


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