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Dans l’est du pays, la zone de Pokrovsk, dans l’oblast de Donetsk, est aussi particulièrement visée par l’armée russe.
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Plus de 130 combats entre Russes et Ukrainiens, hier
L’état-major de l’armée ukrainienne a annoncé, ce matin, avoir recensé 136 combats contre les forces russes au cours de la journée de jeudi.
C’est dans la région de Houliaïpole (📍), dans l’oblast de Zaporijia, dans le sud de l’Ukraine que ces combats ont été les plus nombreux. Les Ukrainiens ont recensé 28 assauts russes au cours de la journée d’hier. Quatre tentatives d’avancées ont également été recensées en direction d’Orikhiv (📍) et de Prydniprovske (📍).
Dans l’est du pays, la zone de Pokrovsk (📍), dans l’oblast de Donetsk, est toujours particulièrement ciblée par l’armée russe. Vingt et un combats y ont été observés, selon l’armée ukrainienne. A quelques kilomètres de là, les Ukrainiens assurent également avoir repoussé 19 assauts russes en direction de Kostiantynivka (📍). L’armée ukrainienne fait également état d’une quinzaine d’attaques et d’une dizaine d’offensives dans les directions de Sloviansk (📍), de Lyman (📍) et de Koupiansk (📍).
Dans l’oblast de Dnipropetrovsk, un peu plus au sud, l’état-major de l’armée ukrainienne assure que l’armée russe a essayé d’avancer à cinq reprises à partir de plusieurs localités à divers endroits du front, en direction d’Oleksandrivska (📍).
L’Ukraine dit avoir été attaquée par 141 drones russes cette nuit
L’armée russe a attaqué l’Ukraine avec 141 drones dans la nuit de jeudi à vendredi, presque autant que la veille donc, a fait savoir l’armée de l’air ukrainienne.
Les défenses antiaériennes ukrainiennes ont abattu ou neutralisé par brouillage électronique 111 de ces appareils. En revanche, 24 drones d’attaque ont touché 16 sites, tandis que des débris d’engins interceptés sont tombés en un endroit, a précisé l’armée de l’air ukrainienne, sans faire part de potentiels dégâts.
La Russie dit avoir intercepté 83 drones ukrainiens, cette nuit
Le ministère de la défense russe a annoncé avoir « intercepté et détruit » 83 drones ukrainiens au cours de la nuit de jeudi à vendredi.
La grande majorité de ces drones (56) a été abattue au-dessus de la Crimée, assurent les Russes. Cinq autres ont été abattus au-dessus de la mer Noire et sept au-dessus de la mer d’Azov.
Par ailleurs, le ministère de la défense russe assure avoir abattu plusieurs drones dans des régions frontalières de l’Ukraine : 7 au-dessus de celui de l’oblast de Voronej, 4 au-dessus de celui de Koursk, 2 au-dessus du kraï de Krasnodar et un au-dessus de l’oblast de Belgorod.
Enfin, comme à plusieurs reprises ces derniers jours, les Russes affirment avoir détruit un drone au-dessus de l’oblast d’Astrakhan, frontalier du Kazakhstan.
Comme à son habitude, le ministère de la défense russe ne fait pas état de potentiels dégâts causés par ces drones.
Deux personnes tuées dans une frappe ukrainienne sur un territoire contrôlé par la Russie
Une attaque ukrainienne a tué deux personnes dans la partie de la région ukrainienne de Kherson (sud) contrôlée par la Russie, a annoncé vendredi matin Vladimir Saldo, son gouverneur installé par Moscou.
A Olechky, « des drones ennemis ont largué leur charge [explosive] directement sur des personnes rassemblées » près d’un commerce alimentaire « avant son ouverture », a écrit M. Saldo sur Telegram. « Selon de premières informations, deux personnes ont été tuées », et 12 autres ont été blessées, a ajouté le responsable, précisant qu’il s’agissait de victimes civiles.
Washington autorise provisoirement la livraison de pétrole russe à l’Inde
Le gouvernement américain a autorisé, jeudi, la livraison de pétrole russe sous sanction vers l’Inde, alors que le conflit au Moyen-Orient touche directement les approvisionnements de New Delhi. Selon un document publié par le département du Trésor, l’autorisation s’appliquera jusqu’à la fin de la journée du 3 avril 2026.
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré sur X que cette dérogation avait été accordée afin de « permettre au pétrole de continuer à alimenter le marché mondial ». « Cette mesure temporaire n’apportera pas d’avantages financiers significatifs au gouvernement russe, car elle n’autorise que les transactions portant sur du pétrole déjà bloqué en mer », a-t-il ajouté.
La vente à l’Inde « allégera la pression causée par la tentative de l’Iran de prendre en otage l’énergie mondiale », a-t-il ajouté. Le département du Trésor a par ailleurs précisé que cette autorisation ne s’étendait pas au pétrole provenant d’Iran.
Le gouvernement américain, ainsi que l’Union européenne (UE) et les pays du G7, ont progressivement mis en place depuis 2022 plusieurs paquets de sanctions visant le secteur pétrolier russe afin de réduire la capacité de Moscou à financer la guerre en Ukraine.
L’Inde a néanmoins poursuivi et même augmenté ses achats de brut russe, vendu en dessous de la valeur du marché, devenant l’une des toutes premières destinations après la Chine.
Sur Le Monde aujourd’hui
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L’Ukraine accuse la Hongrie d’avoir « pris en otage » sept employés d’une banque ukrainienne à Budapest
Le ministre des affaires étrangères ukrainien a accusé vendredi la Hongrie d’avoir « pris en otage » sept employés d’une banque ukrainienne à Budapest.
« A Budapest, les autorités hongroises ont pris en otage sept citoyens ukrainiens. Les raisons restent inconnues, de même que leur état de santé actuel », a écrit Andrii Sybiha sur X. Les individus appréhendés sont « des employés de la banque d’Etat Oschadbank qui opéraient deux véhicules bancaires transitant entre l’Autriche et l’Ukraine et transportant des espèces », a ajouté le ministre, appelant à leur « libération immédiate ».
Le point sur la situation jeudi 5 mars à 23 heures
- Washington a demandé à Kiev un soutien pour se protéger des drones iraniens au Moyen-Orient, dit Volodymyr Zelensky. Donald Trump se dit prêt à accepter toute aide.
- Donald Trump s’en prend à Volodymyr Zelensky dans un entretien avec Politico. « [Volodymyr] Zelensky doit se mettre au travail et conclure un accord », s’impatiente-t-il. A l’inverse, il estime que Vladimir Poutine serait prêt à négocier : « Je pense que Poutine est prêt à conclure un accord. »
- Kiev dit n’avoir jamais reçu d’armes occidentales d’une portée supérieure à 250 kilomètres. Dans un entretien accordé au média britannique The Independent, le président ukrainien regrette le refus des Etats-Unis de fournir des missiles Tomahawk à l’Ukraine, qui ne reçoit que des armes d’une portée limitée (200-250 km). Il précise que les capacités de frappe à plus longue portée ont été développées localement.
- L’Ukraine dit avoir « neutralisé » plus de 92 000 soldats russes pendant l’hiver, la grande majorité de ces pertes – 88 898 militaires – ayant été infligées par des drones, annonce le ministère de la défense ukrainien, jeudi.
- Une frégate russe, l’Amiral-Essen, endommagée lors de l’attaque contre Novorossiïsk dans la nuit de dimanche à lundi.
- La Finlande envisage la présence d’armes nucléaires sur son sol pour se mettre en accord avec la politique de dissuasion de l’OTAN, qu’elle a rejoint en 2023.
- Tensions entre la Hongrie et l’Ukraine autour du pétrole russe et de l’aide européenne. Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a menacé de recourir à la « force » pour contraindre l’Ukraine à rétablir le transit de pétrole russe via l’oléoduc Droujba. De son côté, Volodymyr Zelensky, menace de donner « l’adresse de cette personne à nos forces armées (…) pour qu’ils puissent l’appeler et lui parler dans leur propre langue », a-t-il ajouté.
- Le Conseil des gouverneurs de l’AIEA a adopté une résolution, malgré l’opposition inédite des Etats-Unis, pour exprimer sa « préoccupation » face aux « attaques répétées et intensifiées contre les infrastructures énergétiques de l’Ukraine ».
Volodymyr Zelensky se dit « certain » que la Russie transfère des armes à l’Iran
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé mercredi que la Russie transférait des armes ou des composants à l’Iran, évoquant notamment des éléments électroniques destinés aux drones Shahed utilisés dans les frappes actuelles au Moyen-Orient.
« Je suis convaincu que les Russes livrent des armes au régime iranien. Nous savons qu’ils pourraient fournir des composants électroniques pour les Shahed. Je pense que tout cela se trouve dans les débris des Shahed qui frappent actuellement le Moyen-Orient », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à Rai Italia. M. Zelensky a également suggéré que Moscou pourrait fournir à Téhéran des systèmes de défense antiaérienne. « Quelle autre chose la Russie pourrait-elle donner à l’Iran ? Elle pourrait leur fournir des systèmes de défense aérienne. Ils en ont en quantité », a-t-il ajouté.
Résolution à l’AIEA sur la menace pour la sûreté nucléaire en Ukraine : les Etats-Unis votent contre
Le Conseil des gouverneurs de l’AIEA a adopté jeudi une résolution, malgré l’opposition inédite des Etats-Unis, pour exprimer sa « préoccupation » face aux « attaques répétées et intensifiées contre les infrastructures énergétiques de l’Ukraine », qui représentent une « menace pour la sûreté nucléaire », selon des diplomates.
Depuis l’invasion russe de l’Ukraine, en 2022, il s’agit de la première résolution adoptée par cette instance de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sans les Etats-Unis.
« Bien que nous continuions de soutenir le travail de l’AIEA dans le pays, nous ne soutenons pas l’examen par le conseil d’un projet de résolution inutile, qui ne contribue pas à instaurer la paix entre l’Ukraine et la Russie », avait déclaré en amont le chargé d’affaires américain Howard Solomon.
La résolution, présentée par le Canada et les Pays-Bas, a été adoptée par vingt voix pour, quatre contre et dix abstentions, a dit l’un des diplomates à l’AFP sous couvert d’anonymat. La Chine, la Russie, le Niger et, « pour la première fois », les Etats-Unis ont voté contre, a précisé la même source. La résolution relève « avec préoccupation » que, dans ses rapports, le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a expliqué que les attaques avaient créé des « risques accrus » pour les centrales nucléaires.
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La Finlande envisage la présence d’armes nucléaires sur son sol
La Finlande a annoncé jeudi qu’elle envisageait de changer sa législation afin de lever les restrictions à la présence d’armes nucléaires sur son territoire, pour se mettre en accord avec la politique de dissuasion de l’OTAN, qu’elle a rejoint en 2023.
« Avec la proposition du gouvernement il serait possible à l’avenir d’introduire une arme nucléaire en Finlande, ou d’en transporter, en livrer ou en posséder une en Finlande, si c’est lié à la défense militaire de la Finlande », a dit le ministre de la défense, Antti Hakkanen, à la presse. « Dans toutes les autres situations que celles prévues par cette exception, l’importation, le transport, la livraison et la possession d’explosifs nucléaires resteraient interdits », a-t-il ajouté.
M. Hakkanen a déclaré que l’environnement sécuritaire de la Finlande et de l’Europe avait « changé et s’était détérioré de façon fondamentale et significative » avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en 2022.
Le changement de politique finlandais exige une modification de sa législation sur l’énergie nucléaire et de son code pénal. Une majorité de pays membres de l’organisation « n’ont pas de restrictions dans leur législation à l’entière application de la politique de défense et de dissuasion de l’OTAN », a rappelé M. Hakkanen.
La coalition de droite, qui a la majorité au Parlement, a annoncé que sa proposition de loi avait été soumise pour consultation jusqu’au 2 avril, et a espéré qu’elle soit adoptée aussi vite que possible.
Deux cents prisonniers de guerre échangés dans chaque camp
Au total de 1 000 personnes – 500 de chaque camp – devraient être échangées les 5 et 6 mars 2026, a annoncé la Russie.
Donald Trump prêt à accepter toute aide, après une proposition ukrainienne concernant les drones
« Assurément, je prendrai toute aide de quelque pays que ce soit », dit le président américain en réponse à une question de Reuters sur la proposition de Kiev d’aider les Etats-Unis à faire face aux drones iraniens Shahed.
Bonjour,
L’Iran a tiré plus de 500 missiles balistiques et 2 000 drones depuis le début de la campagne, a déclaré mercredi le général Dan Caine, le chef d’état-major des armées américain. Il a toutefois affirmé que les Etats-Unis disposaient de suffisamment de munitions pour l’opération contre l’Iran.
Selon le Wall Street Journal (WSJ), la production totale américaine en 2025 du missile intercepteur pour le système Patriot, le PAC-3 de Lockheed Martin, dépasse à peine 600 unités. Il faut généralement au moins deux intercepteurs Patriot pour détruire un missile balistique, voire un troisième ou davantage si les premiers tirs échouent. La fabrication d’un seul intercepteur, qui coûte plusieurs millions de dollars, est réduite et peut prendre des mois, les composants provenant de plusieurs Etats américains et même d’Espagne.
L’armée de l’air ukrainienne estime avoir besoin d’au moins 60 intercepteurs PAC-3 par mois pour suivre le rythme des attaques russes. En février, le ministre de la défense allemand, Boris Pistorius, a exhorté les partenaires européens de l’OTAN à donner des missiles pour répondre à ce besoin, après un appel pressant de son homologue ukrainien, Mykhaïlo Fedorov. Mais signe de l’épuisement des stocks de l’OTAN, seuls cinq missiles ont été formellement promis par l’Allemagne.
Malgré la forte demande, la production n’a augmenté que modestement. Le système Patriot est fabriqué par Raytheon, tandis que les intercepteurs sont produits par Lockheed Martin, qui a porté sa production à environ 600 missiles par an. Lockheed explique travailler à augmenter cette production jusqu’à 2 000 intercepteurs par an d’ici à 2030, selon le WSJ.
Washington a demandé à Kiev un soutien pour se protéger des drones iraniens au Moyen-Orient, dit Volodymyr Zelensky
Face à la menace croissante des drones iraniens, l’expertise ukrainienne devient un atout stratégique recherché. Les Etats-Unis ont sollicité le soutien de l’Ukraine pour se protéger des drones iraniens en pleine guerre au Moyen-Orient, a affirmé jeudi 5 mars le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.
« Nous avons reçu une demande des Etats-Unis pour un soutien spécifique en matière de protection contre les Shahed [un type de drones iraniens] au Moyen-Orient », a déclaré M. Zelensky sur les réseaux sociaux, ajoutant avoir donné des instructions pour fournir « les moyens nécessaires » et des « spécialistes ukrainiens » capables d’apporter une aide sécuritaire à ce sujet.
Selon le Financial Times, le Pentagone et au moins un gouvernement du Golfe discutent de l’achat d’intercepteurs de drones fabriqués en Ukraine afin de contrer les attaques de drones iraniens, ont annoncé des acteurs de l’industrie de défense ukrainienne.
L’Ukraine a, en effet, développé des intercepteurs produits en série coûtant quelques milliers de dollars, capables de détruire les drones Shahed utilisés par la Russie contre les villes ukrainiennes. Un drone Shahed coûte environ 30 000 dollars, tandis que les missiles intercepteurs, comme les PAC-3 du système Patriot, valent plusieurs millions de dollars.
Parmi les intercepteurs utilisés par Kiev figure Merops, un drone à voilure fixe développé par des entreprises soutenues par l’ancien dirigeant de Google Eric Schmidt. Un autre drone quadricoptère en forme de projectile, baptisé Sting et produit par la société ukrainienne Wild Hornets, est déployé au large d’Odessa sur des drones navals Magura fabriqués par la start-up Uforce. La société ukrainienne General Cherry produit également un drone intercepteur rapide destiné à la chasse aux Shahed.
Les discussions avec le Pentagone sont un sujet « sensible », a expliqué un responsable ukrainien cité par le Financial Times. « Mais il est évident que l’intérêt pour les intercepteurs de drones ukrainiens augmente, car ils permettent d’intercepter les Shahed à un coût très faible », a-t-il souligné. Le Pentagone n’a pas fait de commentaire. Volodymyr Zelensky a déclaré mardi et mercredi avoir évoqué l’utilisation de technologies ukrainiennes de lutte antidrones avec plusieurs dirigeants de pays attaqués par l’Iran.
Donald Trump s’en prend à Volodymyr Zelensky dans un entretien avec « Politico »
Dans un entretien avec le média américain Politico, Donald Trump déclare que les Etats-Unis seront impliqués dans la nomination du successeur d’Ali Khamenei, prédit la chute du régime cubain et s’en prend à l’entreprise Anthropic et au président ukrainien, Volodymyr Zelensky.
A propos de l’Ukraine, il a affirmé que les négociations se poursuivaient, tout en exprimant une nouvelle fois son impatience à l’égard du président ukrainien. « [Volodymyr] Zelensky doit se mettre au travail et conclure un accord », s’impatiente-t-il. A l’inverse, il estime que Vladimir Poutine serait prêt à négocier : « Je pense que Poutine est prêt à conclure un accord. »
Interrogé sur les obstacles aux négociations, Donald Trump refuse de donner des précisions mais affirme que le président Zelensky ne montre pas suffisamment de volonté de compromis : « C’est impensable qu’il soit l’obstacle. Il n’a pas les cartes en main. Et maintenant il en a encore moins. »
Une frégate russe, l’« Amiral-Essen », endommagée lors de l’attaque contre Novorossiïsk
L’armée ukrainienne a lancé une attaque de drones contre la ville de Novorossiïsk (📍), dans le kraï de Krasnodar, dans le sud-ouest de la Russie, dans la nuit de dimanche à lundi. Lors de cette attaque, la frégate russe Amiral-Essen a été endommagée et serait désormais incapable de lancer des missiles de croisière Kalibr, rapportent plusieurs médias ukrainiens, citant le service de renseignement ukrainien, le SBU, et les analystes ukrainiens de données en sources ouvertes de CyberBoroshno. L’attaque a provoqué un incendie à bord qui a duré environ dix-huit heures.
Des dispositifs destinés à envoyer des leurres thermiques et des dispersants de signaux radio auraient explosé à bord. Le système de guerre électronique TK-25, destiné à détecter les émissions radar et à générer des interférences, aurait également été endommagé, tout comme les radars d’illumination de cible ZR-90 Orekh, qui font partie du système de guidage des missiles antiaériens du navire. Le radar de surveillance principal Fregat-M2M, chargé de la détection à longue portée des cibles aériennes et de surface, aurait lui aussi été touché.
« Le navire a subi des dommages critiques qui limitent fortement sa capacité à utiliser des missiles de croisière Kalibr. A ce stade, la frégate n’est pas en mesure de mener des frappes contre le territoire ukrainien », selon le SBU.
D’autres navires auraient aussi été endommagés, selon le média public ukrainien Suspilne News et le site du Kyiv Post.
Kiev dit n’avoir jamais reçu d’armes occidentales d’une portée supérieure à 250 kilomètres
Dans un entretien accordé au média britannique The Independent, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, estime que Vladimir Poutine n’a pas été soumis à une pression militaire et économique suffisante pour s’engager sérieusement dans des négociations de paix. Il rappelle avoir demandé l’an dernier à Washington de permettre la vente de missiles de croisière Tomahawk pour une utilisation par l’Ukraine. Cette demande – portant sur 100 à 200 missiles – n’a pas abouti, ces armes étant aujourd’hui utilisées contre l’Iran.
Selon lui, l’Ukraine a reçu de ses partenaires des missiles d’une portée d’environ 200 à 250 kilomètres. « Nous recevons des Storm Shadow du Royaume-Uni et cela nous aide beaucoup. C’est une très bonne arme. Nous recevons également des Scalp de la France et, par le passé, nous avons reçu un nombre limité d’ATACMS des Etats-Unis. Mais c’est tout. Nous n’avons rien reçu d’autre d’autres pays avec une portée supérieure à 200 ou 250 kilomètres. Jamais », ajoute-t-il. Le président ukrainien souligne que toutes les capacités de frappe à plus longue portée, entre 500 et 1 000 kilomètres ou davantage, avaient été développées en Ukraine.
En réalité, les missiles ATACMS peuvent parcourir environ 300 kilomètres. Et les missiles de croisière Scalp/Storm Shadow – fabriqués par le groupe européen MBDA et issus d’une coopération franco-britannique lancée au début des années 2000 entre British Aerospace et Matra – affichent officiellement une portée de 250 kilomètres mais peuvent en réalité atteindre des cibles situées à plus de 300 kilomètres, leur portée maximale étant estimée à environ 400 kilomètres.
Il s’inquiète des conséquences de l’escalade au Moyen-Orient. Selon lui, l’Ukraine pourrait notamment faire face à une pénurie de missiles de défense aérienne pour protéger ses villes, les Etats-Unis et leurs alliés utilisant désormais des centaines de ces missiles pour contrer les drones et les missiles lancés par l’Iran.
Le président ukrainien dit avoir préparé ses commandants à faire face à une réduction des moyens de défense, tout en soulignant qu’il ne s’agissait pas d’une plainte mais d’un constat. La plupart des systèmes antimissiles capables d’intercepter des missiles balistiques – notamment les systèmes américains Patriot et THAAD – sont fabriqués aux Etats-Unis et constituent les principales défenses déployées dans le Golfe. « Ce sont eux qui produisent ces systèmes de défense aérienne et, bien sûr, ils contrôleront leur nombre et tenteront probablement de conserver leurs stocks de missiles. C’est compréhensible », ajoute Volodymyr Zelensky.
Volodymyr Zelensky estime par ailleurs que les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran ne devraient pas réduire les attaques de drones russes contre l’Ukraine, une grande partie de la production des drones de type Shahed étant assurée en Russie.
L’Ukraine dit avoir « neutralisé » plus de 92 000 soldats russes pendant l’hiver
Les forces de défense ukrainiennes ont mis hors de combat 92 475 soldats russes au cours des trois mois d’hiver, la grande majorité de ces pertes – 88 898 militaires – ayant été infligées par des drones, annonce le ministère de la défense ukrainien, jeudi.
Les pertes restantes ont été confirmées par des preuves vidéo de frappes d’artillerie, selon les données recueillies dans le cadre du programme « Army of Drones Bonus », qui permet d’enregistrer en temps réel les résultats des unités et d’analyser l’efficacité des différents moyens sur le champ de bataille.
Pour le seul mois de février, les forces ukrainiennes ont « neutralisé » – c’est le terme employé – 27 313 soldats russes. Malgré un mois plus court et une activité ennemie réduite, la moyenne s’est établie à 975 militaires russes éliminés par jour, selon Kiev. Le secret militaire entoure les pertes, tant chez les Russes que chez les Ukrainiens.
Sur la même période, l’armée ukrainienne affirme avoir intercepté 15 438 drones russes. Pour le deuxième mois de suite, un nombre record de drones d’attaque de type Shahed a été détruit.
Le déploiement de systèmes robotisés terrestres s’accélère également. Au cours du dernier mois, 147 unités ont signalé avoir mené des missions avec ces systèmes, soit 25 % de plus qu’en janvier.
Selon les autorités ukrainiennes, l’utilisation de systèmes robotisés permet de transférer progressivement une partie de la logistique du front vers des plateformes autonomes, réduisant les risques pour les militaires et améliorant l’efficacité des unités.
Tensions entre la Hongrie et l’Ukraine autour du pétrole russe et de l’aide européenne
Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a menacé, jeudi, de recourir à la « force » pour contraindre l’Ukraine à rétablir le transit de pétrole russe via l’oléoduc Droujba, tandis que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dénoncé le blocage par un Etat membre de l’UE d’un prêt européen de 90 milliards d’euros destiné à l’Ukraine.
Dans des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, Viktor Orban a affirmé que la Hongrie disposait des moyens pour forcer l’Ukraine à reprendre les livraisons de pétrole. « Nous allons gagner. Et nous gagnerons par la force. Nous avons des moyens politiques et financiers, et avec eux nous les contraindrons, sans condition et de préférence le plus vite possible, à rouvrir l’oléoduc de l’Amitié », a-t-il déclaré. « Je veux que ce soit clair : nous gagnerons ici et nous gagnerons par la force. Il n’y aura ni pacte ni compromis. Nous briserons le blocus pétrolier et nous obligerons les Ukrainiens à reprendre les livraisons », a-t-il ajouté.
De son côté, Volodymyr Zelensky, lors d’un point presse, a fait allusion à Viktor Orban : « Nous espérons qu’une seule personne dans l’Union européenne ne bloquera pas ces 90 milliards d’euros, ou au moins la première tranche, afin que nos défenseurs disposent d’armes », a-t-il déclaré. « Sinon, nous donnerons l’adresse de cette personne à nos forces armées, à nos gars, pour qu’ils puissent l’appeler et lui parler dans leur propre langue », a-t-il ajouté.
Parallèlement, l’Union européenne étudie la possibilité d’apporter une aide financière à l’Ukraine pour réparer des installations de l’oléoduc Droujba, alors que la Hongrie et la Slovaquie bloquent certaines aides à Kiev et des sanctions contre la Russie tant que le transit pétrolier n’aura pas repris. Selon des sources proches du dossier, la Commission européenne pourrait débloquer ce soutien en utilisant les mécanismes d’assistance budgétaire déjà accordés à l’Ukraine et fournir également une expertise technique.
Mais Volodymyr Zelensky a expliqué qu’il serait réticent à rétablir les flux, estimant que les exportations contribuent au financement de l’effort de guerre russe. « Je vais être franc : je ne la rétablirai pas », a-t-il ajouté. « C’est du pétrole russe. »
La Russie dément avoir accepté des garanties de sécurité pour Kiev
Sergueï Lavrov, le ministre des affaires étrangères russe, a affirmé mercredi que la Russie n’avait « ni vu ni approuvé » de garanties de sécurité occidentales pour l’Ukraine, contredisant les déclarations d’un haut responsable ukrainien. « Nous partons du principe que non seulement nous n’avons pas approuvé ces garanties – mais que nous ne les avons même pas vues », a déclaré M. Lavrov, cité par les médias russes.
Le 28 février, Kyrylo Boudanov, chef de cabinet du président ukrainien,Volodymyr Zelensky, avait affirmé lors du téléthon national « Yedyni Novyny » (Nouvelles unies) que la Russie accepterait des garanties de sécurité pour l’Ukraine soutenues par les Etats-Unis. « Lors de négociations précédentes, la partie russe a directement déclaré qu’elle accepterait les garanties de sécurité offertes à l’Ukraine par les Etats-Unis », avait-il déclaré, ajoutant que Moscou comprenait qu’elle pourrait être « contrainte » d’accepter de telles garanties.
Kiev affirme, de son côté, que des garanties de sécurité fortes et juridiquement contraignantes de la part de ses partenaires, en particulier des Etats-Unis, sont indispensables à tout accord de paix pour prévenir une future invasion russe.
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