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Les revenus tirés par Moscou de la vente de pétrole et de gaz sont à leur niveau le plus bas depuis 2020. La Russie continue toutefois de vendre des hydrocarbures à ses partenaires, tels que la Chine, l’Inde et la Turquie, y compris par le biais d’un circuit opaque qui lui permet de contourner les sanctions occidentales.
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Ce qu’il faut retenir, jeudi 15 janvier à 21 heures
- « Nous sommes à portée des tirs » de la Russie, a mis en garde jeudi Emmanuel Macron lors de ses vœux aux armées, à Istres, alors que la Russie a envoyé un deuxième missile Orechnik sur l’Ukraine la semaine dernière. En Ukraine, les « deux tiers des capacités de renseignement » sont fournis par la France, a par ailleurs précisé le chef de l’Etat.
- Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a fustigé jeudi les pays qui « cherchent à sonner le glas de la coopération internationale », sans toutefois les nommer, dans un contexte de « violations flagrantes du droit international ».
- Moscou a estimé, jeudi, que les possibilités se réduisent pour l’Ukraine si elle veut trouver une issue négociée à la guerre contre la Russie, après plusieurs semaines de pourparlers infructueux lancés par Washington à la fin de 2025.
- « C’est la Russie qui rejette le plan de paix proposé par les Etats-Unis, pas Zelensky », a rétorqué, jeudi, le premier ministre polonais, Donald Tusk. Mercredi, Donald Trump a jugé que, si le président russe, Vladimir Poutine, « est prêt à conclure un accord » de paix, l’Ukraine « l’est moins ».
- Les recettes que la Russie tire de la vente des hydrocarbures, visée par des sanctions occidentales, ont chuté en 2025 de près d’un quart par rapport à l’année précédente, selon des données publiées jeudi par le ministère des finances russe.
La Pologne, voisine de l’Ukraine et de la Russie, veut augmenter les réserves d’or de sa banque centrale
Le président de la banque centrale de Pologne (NBP) a exprimé jeudi son souhait de voir cet établissement acquérir 150 tonnes d’or supplémentaires, notamment pour des « raisons de sécurité » nationale et pour garantir la stabilité de la monnaie polonaise, le zloty. La Pologne est un pays membre de l’OTAN, voisin de la Russie et de l’Ukraine. Elle compte aussi parmi les rares pays de l’Union européenne à ne pas avoir adopté la monnaie unique, l’euro.
« Les temps sont exceptionnellement tendus, comme vous le savez. (…) Nous avons une situation et un emplacement géographique particuliers. Nous avons notre propre monnaie, le zloty », a expliqué Adam Glapinski. Ainsi, « il est particulièrement important pour la Pologne de disposer d’un important stock d’or dans nos réserves », a-t-il souligné.
La NBP s’est inscrite dans une démarche observée par bon nombre de banques centrales du globe qui ont majoritairement continué d’accroître leurs achats d’or, avec une hausse de 10 % par rapport à la même période il y a un an, d’après les données du Conseil mondial de l’or, l’organisation de promotion et de régulation du marché aurifère. Les métaux précieux ont atteint des valorisations inédites en cette fin d’année, portés notamment par l’incertitude économique et géopolitique.
En Russie, les recettes tirées de la vente des hydrocarbures ont chuté d’un quart en 2025
Les recettes que la Russie tire de la vente des hydrocarbures, importante source de revenus pour Moscou et cible de sanctions occidentales, ont chuté en 2025 de près d’un quart par rapport à l’année précédente, selon des données publiées jeudi par le ministère des finances russe.
La vente de pétrole et de gaz russes a rapporté près de 8 467 milliards de roubles (environ 93 milliards d’euros) en 2025, soit leur niveau le plus bas depuis 2020 (5 235 milliards de roubles). Il s’agit d’une baisse de près de 24 % par rapport à 2024 (11 131 milliards de roubles).
Les secteurs pétrolier et gazier russes sont visés par de multiples sanctions européennes et américaines depuis le début du conflit en Ukraine. Ils ont aussi souffert, en 2025, d’un prix des hydrocarbures plus bas qu’escompté et d’un cours élevé du rouble.
En octobre 2025, les Etats-Unis avaient annoncé des sanctions contre deux géants du secteur des hydrocarbures russes, Rosneft et Lukoil, tandis que l’Union européenne a décidé un arrêt total des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe d’ici à fin 2026.
La Russie continue cependant de vendre d’importantes quantités d’hydrocarbures à ses partenaires, tels que la Chine, l’Inde et la Turquie, y compris par le biais d’un circuit opaque qui lui permet de contourner les sanctions occidentales.
Le chef de l’ONU critique les pays qui « sonnent le glas de la coopération internationale »
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a fustigé devant l’Assemblée générale, jeudi, les pays qui « cherchent à sonner le glas de la coopération internationale », sans toutefois les nommer, dans un contexte de « violations flagrantes du droit international ».
Lors de son dernier discours sur les priorités de l’année, avant la fin de son mandat, le 31 décembre, M. Guterres a estimé que le monde était déchiré par des « clivages géopolitiques contre-productifs [et] des violations flagrantes du droit international ».
Il a aussi dénoncé des « coupes budgétaires massives dans l’aide au développement et l’aide humanitaire », après la baisse du financement des agences de l’ONU par les Etats-Unis, initiée par l’administration Trump.
« Ces forces et bien d’autres ébranlent les fondations de la coopération internationale et mettent à l’épreuve la résilience du multilatéralisme lui-même », a-t-il estimé. « A l’heure où nous avons le plus besoin de coopération internationale, nous semblons être les moins enclins à y faire appel et à y investir », a-t-il déploré. « Certains cherchent à sonner le glas de la coopération internationale. »
Concernant les priorités de l’ONU, son chef a affirmé que l’institution est « totalement engagée dans la cause de la paix à Gaza, en Ukraine, au Soudan et bien au-delà ». Concernant l’Ukraine, il a exhorté à « ne ménager aucun effort » pour mettre fin aux combats.
L’OSCE veut se réformer afin de répondre notamment aux attentes de la Russie et des Etats-Unis
L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a annoncé, jeudi, vouloir se réformer pour voir si elle peut répondre aux attentes de la Russie et de la Biélorussie, ainsi qu’aux demandes des Etats-Unis.
Le ministre des affaires étrangères suisse, Ignazio Cassis, dont le pays assure cette année la présidence de l’OSCE, a promis de « garantir que l’OSCE reste pertinente ». Interrogé sur ce qu’il compte faire, il a renvoyé à la déclaration faite dans la matinée par la Biélorussie et la Russie.
« Ils s’attendent à ce que cette organisation soit capable d’aborder des questions inconfortables, comme les causes des conflits et nous examinerons si cela sera possible. Je pense que cela doit être possible au sein de cette organisation », a-t-il déclaré aux journalistes lors d’une conférence de presse présentant les priorités de son pays. L’un des points forts de l’OSCE est « son inclusivité », a-t-il ajouté.
L’OSCE a condamné l’invasion de l’Ukraine par la Russie et la condamnation de trois de ses employés ukrainiens à de lourdes peines de prison après des « pseudo-procédures » judiciaires. Mais, reposant sur le consensus de ses 57 pays membres, elle se retrouve quasi paralysée.
En décembre, les Etats-Unis l’ont exhorté à réduire d’au moins 15 millions d’euros son budget annuel d’ici à la fin de 2026. Ils l’ont également encouragé à se concentrer sur « des missions qui soutiennent la stabilité et la paix » plutôt que sur « la transformation de la vie politique intérieure ».
Fondée en 1975 pour apaiser les tensions entre l’Est et l’Ouest durant la guerre froide, l’OSCE, dont le siège est à Vienne, compte des membres issus de l’Europe, de l’Asie centrale et de l’Amérique du Nord. Elle observe les élections et a dépêché des missions d’observation dans des zones de conflit.
M. Cassis avait déclaré en décembre que l’OSCE pourrait jouer un rôle majeur dans le suivi d’un cessez-le-feu en Ukraine. « Notre priorité actuelle est claire : contribuer, lorsque les conditions le permettront, à une paix juste et durable en Ukraine », a-t-il dit jeudi.
Sur Le Monde aujourd’hui
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La brigade ukrainienne Khartiïa affirme avoir repoussé une attaque russe au nord de Kharkiv et abattu environ 70 soldats russes
La brigade ukrainienne Khartiïa a affirmé, jeudi, dans un post sur YouTube, avoir repoussé au cours de la semaine une attaque russe au nord de Kharkiv au cours de laquelle elle dit avoir abattu « environ 70 fantassins ennemis ». « Grâce à la coordination entre les membres de la Khartiïa – fantassins, opérateurs de drones, artilleurs et autres unités –, cette tentative a échoué », a-t-elle assuré, en publiant une vidéo réalisée à partir d’images de drones où l’on voit des soldats marcher dans la neige avant d’être ciblés par l’armée.
Le point sur la situation, jeudi 15 janvier à 14 heures
- Moscou a estimé, jeudi, que les possibilités se réduisent pour l’Ukraine si elle veut trouver une issue négociée à la guerre contre la Russie, après plusieurs semaines de pourparlers infructueux lancés par Washington à la fin de 2025. « Il est temps que Zelensky prenne ses responsabilités et une décision appropriée », a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors d’un point presse.
- Dans une interview à l’agence de presse Reuters, mercredi, Donald Trump a jugé que, si le président russe, Vladimir Poutine, « est prêt à conclure un accord » de paix, l’Ukraine « l’est moins ». Interrogé sur ce qui bloque les négociations, le locataire de la Maison Blanche a répondu : « Zelensky. »
- « C’est la Russie qui rejette le plan de paix proposé par les Etats-Unis, pas Zelensky. La seule réponse russe a été de multiplier les attaques de missiles contre les villes ukrainiennes », a rétorqué, jeudi, sur le réseau social X, le premier ministre polonais, Donald Tusk.
- La Bulgare Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), est arrivée jeudi dans la capitale ukrainienne pour une visite surprise. En novembre, le FMI et Kiev s’étaient entendus sur un nouveau programme d’aide de 8,2 milliards de dollars (7 milliards d’euros), étalé sur quatre ans, afin de soutenir « une série de réformes macroéconomiques et structurelles ».
- La Russie a annoncé, jeudi, l’expulsion d’un diplomate britannique qu’elle accuse d’appartenir aux « services secrets » du Royaume-Uni. Le ministère des affaires étrangères britannique a estimé que ces accusations étaient « malveillantes » et « infondées ».
- Le service de sécurité d’Ukraine (SBU) a qualifié, jeudi sur Telegram, de « crimes contre l’humanité » les attaques russes sur les infrastructures énergétiques du pays. Affirmant avoir réuni les « preuves nécessaires », le SBU a affirmé que ces frappes « constituent une politique systématique du Kremlin visant à détruire le peuple ukrainien et présentent les caractéristiques de crimes contre l’humanité ».
- En Ukraine, les « deux tiers des capacités de renseignement » sont fournis par la France, a déclaré jeudi Emmanuel Macron, lors de ses vœux aux armées à Istres (Bouches-du-Rhône), en rappelant qu’il y a un an Kiev était « éminemment dépendante des capacités de renseignement américaines à une écrasante majorité ».
En Ukraine, les « deux tiers des capacités de renseignement » sont fournis par la France, selon Emmanuel Macron
« Là où l’Ukraine était éminemment dépendante des capacités de renseignement américaines à une écrasante majorité il y a un an, aujourd’hui, les deux tiers sont fournis par la France », a annoncé le chef de l’Etat, lors de ses vœux aux armées à Istres.
« Le signal envoyé à nos partenaires ukrainiens, aux autres Européens et au monde, c’est que nous sommes prêts, a estimé M. Macron, mentionnant la coalition des volontaires et la déclaration commune issue de la réunion qui s’est tenue à Paris la semaine dernière. Nous sommes prêts à tenir cet effort de résistance. Nous sommes prêts à dissuader face aux nouvelles agressions ou à tenir la paix sur notre sol. »
« Nous sommes à portée des tirs » de la Russie, met en garde Emmanuel Macron
Alors que la Russie a envoyé un deuxième missile Orechnik contre l’Ukraine la semaine dernière, Emmanuel Macron a estimé, jeudi lors de ses vœux aux armées à Istres, que « ce tir [était] un signal très clair d’une puissance dotée [de l’arme nucléaire], mais qui a décidé de se doter de telles capacités ».
« Le message est clair, et pour tous ceux qui pensent que la Russie serait une question qui ne nous concerne pas, il doit être reçu cinq sur cinq : nous sommes à portée de ces tirs », a affirmé le président de la République, qui a jugé que « si nous voulons là aussi rester crédibles, nous devons, nous, Européens, et tout particulièrement la France, qui dispose de certaines technologies, nous saisir de ces nouvelles armes qui changeront la donne à court terme. Et avec tout particulièrement nos partenaires allemand et britannique, nous devons avancer avec force sur ces capacités de feu dans la très grande profondeur, capacité qui vient accroître notre crédibilité et épauler notre dissuasion nucléaire ».
Emmanuel Macron, sur la base aérienne d’Istres (Bouches-du-Rhône), le 15 janvier 2026. 1 compte dès 7,99 €/mois
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Emmanuel Macron déplore le « retard » de la France sur la question des drones
« Nous sommes en retard, parce que les Ukrainiens ont formidablement innové et parce que des industriels et d’autres nations ont été plus rapides que nous et les ont peut-être moins pris de haut », a déclaré, jeudi, Emmanuel Macron lors de ses vœux aux armées à Istres.
Pour le premier ministre polonais, Donald Tusk, « c’est la Russie qui rejette le plan de paix proposé par les Etats-Unis, pas Zelensky »
« C’est la Russie qui rejette le plan de paix proposé par les Etats-Unis, pas Zelensky. La seule réponse russe a été de multiplier les attaques de missiles contre les villes ukrainiennes. C’est pourquoi la seule solution consiste à renforcer la pression sur la Russie. Et vous le savez tous », a affirmé, jeudi, sur le réseau social X, le premier ministre polonais, Donald Tusk.
Cette déclaration est une réponse aux propos du président américain, Donald Trump, qui a jugé mercredi, dans une interview à l’agence de presse Reuters, que si le président russe, Vladimir Poutine, « est prêt à conclure un accord », son homologue ukrainien « l’est moins ». Selon le locataire de la Maison Blanche, c’est « Zelensky » qui bloque les négociations.
Diplomate britannique expulsé par la Russie : Londres dénonce des accusations « malveillantes » et « infondées »
Le ministère des affaires étrangères britannique a dénoncé, jeudi, l’expulsion d’un de ses diplomates par la Russie, jugeant les accusations d’espionnage à son encontre « malveillantes » et « infondées ».
« Ce n’est pas la première fois que le Kremlin porte des accusations malveillantes et infondées contre notre personnel », a déclaré un porte-parole du Foreign Office dans un communiqué. « Nous examinons attentivement nos options de réponse », a-t-il ajouté.
Le Kremlin estime que les possibilités de Kiev de négocier avec lui « se réduisent »
Moscou a estimé, jeudi, que les opportunités se réduisent pour l’Ukraine si elle veut trouver une issue négociée à la guerre contre la Russie, après plusieurs semaines de pourparlers infructueux lancés par Washington à la fin de 2025.
« La situation se dégrade jour après jour pour le régime de Kiev et sa fenêtre pour prendre des décisions se réduit. (…) Il est temps que Zelensky prenne ses responsabilités et une décision appropriée », a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors de son point presse.
Kristalina Georgieva, la directrice générale du Fonds monétaire international, en visite surprise à Kiev
La Bulgare Kristalina Georgieva, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), est arrivée jeudi dans la capitale ukrainienne pour une visite surprise. « Je suis aujourd’hui à Kiev pour discuter du soutien apporté par le FMI à l’Ukraine et pour constater de mes yeux la résilience d’un peuple qui a enduré quatre années d’une guerre injuste. Votre courage est une source d’inspiration pour le monde entier », a-t-elle écrit sur son compte X.
Selon l’agence de presse Reuters, elle doit s’entretenir avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, la première ministre, Ioulia Svyrydenko, le gouverneur de la Banque nationale d’Ukraine, Andriy Pyshny, ainsi qu’avec des chefs d’entreprise.
En novembre, le FMI et Kiev s’étaient entendus sur un nouveau programme d’aide de 8,2 milliards de dollars (7 milliards d’euros), étalé sur quatre ans, afin de soutenir « une série de réformes macroéconomiques et structurelles ». Cet accord, qui devait être validé par le conseil d’administration du FMI, doit prendre le relais du précédent programme d’aide d’un peu plus de 15 milliards de dollars accordé en mars 2023, dans le cadre d’un grand plan international de 122 milliards de dollars.
The Kyiv Post rappelle également que le FMI souhaite que le pays avance sur plusieurs sujets avant de débloquer les fonds : « L’adoption d’un budget pour 2026, l’amélioration du recouvrement des impôts et des droits de douane, et l’obtention d’engagements fermes de financement de la part des bailleurs de fonds étrangers. »
Le service de sécurité d’Ukraine qualifie de « crimes contre l’humanité » les attaques russes contre les infrastructures énergétiques
Le service de sécurité d’Ukraine (SBU) a qualifié, jeudi, sur Telegram, de « crimes contre l’humanité » les attaques russes sur les infrastructures énergétiques du pays. Affirmant avoir réuni les « preuves nécessaires », le SBU affirme que ces frappes « constituent une politique systématique du Kremlin visant à détruire le peuple ukrainien et présentent les caractéristiques de crimes contre l’humanité ».
Le SBU assure avoir recensé depuis le début de l’hiver 256 attaques aériennes menées par Moscou contre des installations énergétiques et des systèmes d’approvisionnement en chaleur. Depuis début octobre, ce sont 11 centrales hydroélectriques et 45 des plus grandes centrales thermiques d’Ukraine qui ont été touchées, note-t-il. De plus, 49 frappes aériennes ont visé des centrales thermiques et 151 des sous-stations électriques, ajoute-t-il, précisant que Kiev et sa région ont été particulièrement ciblées ainsi que les oblasts de Kharkiv, Odessa, Dnipro, Soumy, Mykolaïv et Tchernihiv.
« Ces attaques, menées pendant une période de grand froid, ont entraîné des coupures d’électricité et de chauffage à grande échelle, ainsi que des perturbations dans l’approvisionnement en eau des foyers de millions de civils ukrainiens », déplore le SBU.
Le service de sécurité qualifie « la destruction systématique du système énergétique » ukrainien par la Russie de « crime contre l’humanité », selon l’article 442-1 du code pénal ukrainien. Selon lui, il s’agit de « la création systématique de conditions de vie visant à détruire une partie de la population ». « L’une des caractéristiques de cet article est qu’il définit cette catégorie d’attaques comme des crimes de nature internationale, pour lesquels une répression sévère est prévue, tant par les tribunaux ukrainiens que par les tribunaux étrangers », ajoute-t-il.
Un mort dans l’oblast de Kherson, selon Oleksandr Prokudin, le chef de l’administration militaire de la région
L’armée russe a bombardé des localités de l’oblast de Kherson, affirme Oleksandr Prokudin, le chef de l’administration militaire de la région, sur Telegram.
« L’armée russe a visé des infrastructures critiques et sociales, ainsi que des quartiers résidentiels de la région, endommageant notamment trois immeubles de grande hauteur et huit maisons privées. Les occupants ont également saccagé un magasin », ajoute-t-il.
Au cours de ces attaques, une personne a été tuée.
La Russie annonce l’expulsion d’un diplomate britannique accusé d’appartenir aux « services secrets »
La Russie a annoncé jeudi l’expulsion d’un diplomate britannique qu’elle accuse d’appartenir aux « services secrets » du Royaume-Uni, en pleine tension avec les pays occidentaux liée à la guerre en Ukraine.
L’ambassadrice britannique Danae Dholakia a été convoquée au ministère des affaires étrangères russe pour être informée du « retrait de l’accréditation » de ce diplomate en raison d’« informations reçues […] sur son appartenance aux services secrets », a dit le ministère dans un communiqué sur Telegram.
« Il doit quitter la Fédération de Russie dans un délai de deux semaines », a-t-il annoncé, avant d’ajouter : « Moscou ne tolérera pas l’activité sur le territoire russe d’agents des services secrets britanniques non déclarés. Un avertissement a également été lancé : si Londres choisit d’aggraver la situation, la partie russe donnera une réponse “miroir” vigoureuse. »
Un immeuble de 15 étages touché par des débris de drone à Kiev
A la suite de l’attaque aérienne russe dans la nuit de mercredi à jeudi, des débris de drone sont tombés sur un immeuble résidentiel de 15 étages à Kiev, rapporte Tymour Tkatchenko, chef de l’administration militaire de la ville, information confirmée par le service d’Etat pour les situations d’urgence ukrainien.
Bonjour Isalys,
La France et plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, mobilisent leurs armées sur le territoire autonome danois pour un exercice conjoint. Après une réunion à Washington, mercredi, Copenhague a acté un « désaccord fondamental » avec les Etats-Unis sur l’avenir du Groenland convoité par le président américain.
De fait, nous avons lancé un live :
La Russie a lancé 82 drones d’attaque sur l’Ukraine, durant la nuit
L’armée de l’air ukrainienne dit avoir été visée par 82 drones russes d’attaque, dont une soixantaine de type Shahed. Soixante et un d’entre eux ont été neutralisés par l’Ukraine, d’après cette source. « Vingt et un drones d’attaque ont été touchés sur 13 sites, et les débris des drones abattus sont tombés sur trois sites », complète l’armée de l’air ukrainienne.
Selon Ivan Fedorov, gouverneur de l’oblast de Zaporijia, la Russie a mené, au cours des dernières vingt-quatre heures, 876 frappes sur 27 localités de l’oblast. Une personne a été tuée et six autres blessées.
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