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Dans un bilan provisoire, la défense antiaérienne ukrainienne affirmait avoir abattu ou neutralisé 254 drones, dont 146 à réaction, entre 6 h 30 et 18 h 30, mercredi. Moscou a également tiré plusieurs missiles dans l’est du pays. Ces attaques ont succédé à une importante offensive nocturne contre les infrastructures énergétiques, qui a fait au moins sept personnes, dont un enfant.
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De nombreux drones signalés en Russie, notamment dans la région de Moscou
Jusqu’à 300 drones étaient en vol mercredi soir au-dessus de la Russie et de la mer Noire, selon des ressources russes de surveillance aérienne relayées par des canaux ukrainiens, un chiffre qui n’avait pas été confirmé par les autorités russes. Le canal russe Radar po vseï Rossii confirme une activité importante de drones, notamment autour de Moscou.
La principale concentration d’appareils était signalée dans la région de Briansk, frontalière de l’Ukraine, d’où certains se dirigeaient vers les régions de Kalouga. Des groupes plus réduits étaient également signalés dans les régions de Koursk, Belgorod et Voronej, ainsi qu’au-dessus de la mer Noire, à proximité de la Crimée annexée.
Les régions russes, y compris celle de Moscou, sont régulièrement visées par des attaques ukrainiennes de drones à longue portée, notamment contre des installations militaires et énergétiques. Dans la nuit du 19 au 20 septembre, les autorités russes avaient fait état d’une attaque d’une ampleur sans précédent, affirmant avoir intercepté plus de 1 600 drones, dont 450 en direction de Moscou.
Attaques constante de drones, coupures d’électricité, menace contre les usines d’armement européennes… ce qu’il faut retenir du 30 septembre à 21 heures
- La Russie a lancé 285 drones contre l’Ukraine entre 6 h 30 et 18 h 30, dont 174 à réaction, selon l’armée de l’air ukrainienne, qui affirme en avoir neutralisé 254.
- Moscou a utilisé un nouveau type de charge sur un drone à réaction, spécialement conçu pour détruire les pylônes à haute tension et les structures métalliques de ponts, selon un conseiller ukrainien spécialisé dans les technologies de défense. Des coupures d’urgence ont été instaurées à Kiev et dans trois régions après les frappes.
- Moscou menace les usines européennes produisant des armes pour Kiev. La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, les a qualifiées de « potentielles cibles militaires », alors que la Pologne envisage d’accueillir une production de missiles Patriot.
- Le Pentagone débloque à la dernière minute 400 millions de dollars d’aide pour l’Ukraine votés par le Congrès, à la veille de l’expiration de ces crédits. Le programme comprend notamment armes, munitions, véhicules et pièces détachées, mais pas d’intercepteurs Patriot.
- Plus de la moitié des F-16 ukrainiens seraient immobilisés par des retards de maintenance en Belgique, affirme le Wall Street Journal.
- Radoslaw Sikorski évoque le risque d’une provocation russe destinée à justifier une nouvelle mobilisation. Le chef de la diplomatie polonaise a estimé que Moscou pourrait organiser une opération sous faux drapeau, en précisant qu’il ne s’agissait que d’un scénario possible.
La Russie accumulerait drones et missiles en vue d’intensifier ses frappes cet hiver, selon CBS News
L’armée russe accumule des drones et des missiles qui pourraient lui permettre de fortement intensifier ses frappes contre l’Ukraine à la fin de l’automne et durant l’hiver, selon des analystes ukrainiens interrogés par CBS News.
Moscou mise notamment sur ses nouveaux drones à réaction Gueran-4 et Gueran-5, plus rapides et difficiles à intercepter que les anciens modèles. Selon l’organisation ukrainienne Povernys Jyvym (« Повернись живим », littéralement « Reviens vivant »), qui soutient et équipe les forces armées ukrainiennes, la Russie devait produire en septembre environ 1 200 drones Gueran-4 et 800 Gueran-5, avec une production appelée à augmenter dans les prochains mois. L’armée ukrainienne n’intercepterait qu’environ 57 % de ces nouveaux appareils, contre 90 à 95 % des modèles plus anciens, selon CBS.
Malgré une capacité estimée à lancer entre 600 et 1 000 drones lors d’une même attaque, Moscou n’en aurait généralement utilisé que 150 à 300 lors de ses vagues du printemps et de l’été, constituant ainsi des stocks, estime Viktoria Chekalina, analyste de Povernys Jyvym. Selon elle, certaines attaques pourraient atteindre environ 1 500 drones simultanément cet automne ou cet hiver.
La Russie aurait parallèlement réduit ces dernières semaines l’emploi de ses coûteux missiles de croisière et balistiques, tout en augmentant leur production. Viktoria Chekalina estime que Moscou disposait déjà en août d’un stock d’environ 130 missiles balistiques.
Cette évolution survient alors que Kiev manque d’intercepteurs américains PAC-3, utilisés par les systèmes Patriot contre les missiles balistiques. Le président Volodymyr Zelensky a également reconnu cette semaine que les nouvelles solutions ukrainiennes destinées à contrer les drones à réaction étaient encore en phase de développement et ne pouvaient pas être déployées à grande échelle.
Selon l’analyste ukrainienne, Moscou devrait chercher cet hiver à frapper en priorité les infrastructures électriques et de chauffage, tout en utilisant drones à réaction et missiles contre des entreprises, entrepôts et autres installations.
Bonjour,
En effet, l’armée ukrainienne utilise de plus en plus de robots terrestres pour ravitailler, évacuer les blessés et déminer, mais aussi pour mener des assauts, avec un principe : envoyer les machines avant les hommes.
Cette tactique a été déployée à grande échelle lors de l’opération « Vivaldi », menée par le 3e corps d’armée dans le secteur de Lyman. Selon le 3e corps d’armée et le quotidien britannique The Telegraph, de gros drones ont transporté de petits robots chargés d’explosifs jusqu’à une quinzaine de kilomètres derrière les lignes russes, avant de les déposer et de les laisser poursuivre leur route à distance jusqu’à leurs cibles. L’armée ukrainienne a également transformé d’anciens blindés soviétiques BTR-60 en véhicules terrestres kamikazes, chargés d’explosifs et envoyés contre des fortifications russes.
Pour permettre leur passage, les Ukrainiens ont combiné guerre électronique, drones et artillerie : brouillage des drones de reconnaissance russes, frappes obligeant les soldats adverses à se mettre à couvert, puis passage de nuit des drones porteurs. Une fois les positions russes affaiblies, l’infanterie a pu avancer et s’installer, avant qu’une nouvelle séquence de frappes et de robots ne prépare l’étape suivante.
Le 3e corps affirme avoir ainsi repris environ 125 km² et tué 3 000 soldats russes en quelques mois. Ces bilans, rapportés par le Telegraph, sont des revendications ukrainiennes et n’ont pas été vérifiés indépendamment. L’unité affirme également être la première armée à avoir systématiquement largué des robots terrestres de combat derrière les lignes ennemies.
Ces engins restent parallèlement utilisés pour des tâches moins offensives mais particulièrement risquées. Le ministère de la défense ukrainien a annoncé qu’un robot amphibie avait parcouru plus de 40 kilomètres sur terre et sur l’eau pour livrer munitions et nourriture à des positions difficiles d’accès. « Le drone n’a pas peur et, contrairement aux hommes, nous n’avons pas peur de le perdre », expliquait au Telegraph « Darwin », commandant d’un bataillon du 3e corps. « Il rend la guerre plus sûre pour nos soldats. »
Sur Le Monde aujourd’hui
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La Russie convoque l’ambassadeur danois après un face-à-face militaire tendu
La Russie a convoqué mercredi l’ambassadeur danois pour protester après un incident survenu le 15 septembre en mer Baltique, lors duquel une frégate russe a tiré deux fusées éclairantes à l’approche d’un hélicoptère Fennec de l’armée danoise venu effectuer une « opération photographique de routine ».
Le ministère des affaires étrangères russe a adressé « une protestation énergique » à l’ambassadeur, dénonçant des « manœuvres non professionnelles et provocatrices » : « L’appareil s’est dangereusement approché et a survolé le navire russe à une altitude inférieure à 50 mètres, ce qui constituait une menace réelle pour la sécurité de la navigation », « tous les avertissements » sur les fréquences internationales ayant été « ignorés ».
Assurant que les fusées ont été tirées « dans la direction opposée » à l’appareil, Moscou a dénoncé une « violation flagrante » des conventions maritimes et les « accusations absurdes portées par les autorités danoises à l’encontre de la Russie à la suite de cet incident ». « La répétition de tels actes imprudents pourrait conduire à une escalade et créer le risque d’un incident grave », a averti la diplomatie russe.
Le Danemark a accusé le 15 septembre un navire de guerre russe d’avoir tiré deux fusées éclairantes en direction d’un hélicoptère militaire danois qui effectuait lundi une mission photographique au-dessus de la mer Baltique. La première ministre, Mette Frederiksen, avait dénoncé une « action irresponsable » visant selon elle à « intimider et à semer la discorde ». Le ministre des affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, avait convoqué l’ambassadeur russe, jugeant l’incident « totalement inacceptable » et susceptible d’avoir « mis des vies en danger ».
La Russie a lancé 285 drones dans la journée, dont 174 à réaction
Un garçon tenant un fragment de missile devant une maison détruite par une frappe russe à Vychhorod, dans la région de Kiev, le 30 septembre 2026. La Russie a lancé 285 drones contre l’Ukraine entre 6 h 30 et 18 h 30 mercredi, dont 174 appareils à réaction, a annoncé l’armée de l’air ukrainienne, à la fin d’une journée marquée par des attaques quasi continues.
Dans un bilan provisoire, la défense antiaérienne affirmait avoir abattu ou neutralisé 254 drones, dont 146 à réaction. Moscou a également tiré un missile balistique et plusieurs missiles de type Banderol/Dan-T dans l’est du pays.
Vers 18 h 30, une dizaine de drones d’attaque se trouvaient encore dans l’espace aérien ukrainien, notamment en direction de Kiev, Dnipro et Krementchouk et dans plusieurs régions du nord et du centre du pays. Aucun bilan consolidé des éventuelles victimes ou dégâts provoqués spécifiquement par cette vague diurne n’avait encore été communiqué à cette heure.
Ces attaques ont succédé à une importante offensive nocturne contre les infrastructures énergétiques. Au moins sept personnes, dont un enfant, ont été tuées à travers l’Ukraine et des installations énergétiques ont été touchées dans cinq régions, selon les autorités ukrainiennes.
Moscou menace les usines européennes produisant des armes pour l’Ukraine
Les usines situées en Europe qui produisent des armes destinées à l’Ukraine constituent de « potentielles cibles militaires » pour la Russie, a affirmé mercredi la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. « Je veux rappeler une nouvelle fois que les usines produisant des armes pour l’Ukraine dans les pays européens sont des cibles militaires potentielles pour la Russie », a-t-elle déclaré lors d’un point presse, interrogée sur les projets de la Pologne d’accueillir une production de missiles Patriot.
« Il ne faut pas considérer que les usines militaires situées hors du territoire ukrainien et produisant des armes pour les forces armées ukrainiennes seront en sécurité », a-t-elle ajouté, estimant que les pays européens étaient désormais « directement impliqués » dans le conflit par leur production d’armements.
Mme Zakharova a par ailleurs accusé l’Ukraine d’avoir utilisé au cours de la semaine écoulée des armes fournies par les Occidentaux pour frapper des habitations, des infrastructures publiques et des véhicules civils. Selon le bilan avancé par Moscou, 41 personnes ont été tuées et 274 blessées, dont neuf mineurs, principalement dans les régions ukrainiennes occupées de Louhansk, Zaporijia et Kherson ainsi que dans les régions russes de Belgorod et Koursk. Ces chiffres n’ont pas pu être vérifiés de manière indépendante.
Ces menaces surviennent sur fond d’accusations croissantes d’opérations russes dites « hybrides » sur le territoire de pays de l’OTAN. L’Estonie a accusé mardi les services de renseignement russes d’être à l’origine de l’incendie criminel, en août, d’un bâtiment appartenant à une entreprise de défense à Tallinn. L’Allemagne a de son côté récemment attribué à Moscou une tentative d’attaque de drone contre l’aéroport de Leipzig, tandis que le premier ministre polonais Donald Tusk a mis en garde contre le risque d’une attaque de drone russe présentée comme « accidentelle » destinée, selon lui, à tester l’unité de l’Alliance.
La Russie utilise un nouveau drone à réaction pour frapper les lignes à haute tension ukrainiennes
La Russie a utilisé mercredi pour la première fois en Ukraine un drone à réaction équipé d’une charge spécialement conçue pour détruire des pylônes à haute tension et des structures métalliques de ponts, a affirmé Serhi « Flash » Beskrestnov, conseiller ukrainien spécialisé dans les technologies de défense.
Selon lui, cette nouvelle charge à effet cumulatif et tranchant comprend une charge principale de 40 kilos et quatre modules de frappe. « Je pense que l’ennemi prévoit d’attaquer d’importantes lignes électriques à haute tension », a-t-il déclaré sur Telegram.
Une vidéo diffusée par la chaîne Telegram Kyiv Info montre ce qui est présenté comme une attaque contre des lignes électriques. La chaîne affirme que les perturbations sur le réseau électrique sont liées à ces attaques, sans qu’il soit possible d’établir à partir de ces images que le nouveau type de charge décrit par M. Beskrestnov a été utilisé. Des coupures d’urgence ont été instaurées mercredi dans certains secteurs de Kiev et des régions de Kiev, Tchernihiv et Jytomyr après des frappes russes.
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Le Pentagone débloque à la dernière minute 400 millions de dollars d’aide pour l’Ukraine
Le Pentagone a engagé 99,8 % des 400 millions de dollars d’aide à l’Ukraine votés par le Congrès, à la veille de l’expiration de ces crédits à la fin de l’exercice budgétaire américain, a affirmé mardi le sénateur démocrate Chris Coons, membre de la commission des crédits de la défense, au Washington Sun.
« Le fait qu’ils attendent quasiment le dernier jour pour débloquer ces fonds en dit long sur les relations entre le Pentagone et le Congrès », a dénoncé M. Coons. « Ils ne nous informent pas à temps, ils ne respectent pas la loi et notre coopération se dégrade. » Des élus démocrates et républicains pressaient depuis plusieurs mois le Pentagone d’engager ces crédits.
Aucun de ces fonds n’avait encore été engagé fin juillet. La semaine dernière, 307 millions de dollars l’avaient été et le Pentagone prévoyait d’affecter les 93 millions restants avant la date butoir du 30 septembre. Le plan prévoyait notamment 200 millions de dollars pour des armes, munitions et explosifs, près de 100 millions pour des véhicules, pièces détachées et équipements et 100 millions pour des services, notamment le transport de matériel militaire.
Les contrats les plus récents comprennent des armes offensives et des pièces pour véhicules blindés, mais pas d’intercepteurs Patriot, réclamés par Kiev pour faire face aux missiles balistiques russes.
Vladimir Poutine appelle les autorités russes à prendre pour « exemple » les soldats combattant en Ukraine
Vladimir Poutine en visioconférence avec des gouverneurs régionaux nouvellement élus, à Moscou, le 30 septembre 2026. Le président russe a appelé mercredi les responsables régionaux à prendre pour « repère moral » les soldats engagés dans l’offensive en Ukraine et à renforcer le soutien aux combattants, aux vétérans et à leurs familles.
« La résistance et le courage de nos combattants dans la zone de l’opération militaire spéciale doivent constituer le principal repère moral de tous ceux qui travaillent dans l’administration publique », a déclaré M. Poutine lors d’une rencontre avec les dirigeants régionaux récemment élus.
Le président russe a également salué le « courage » et, « sans aucune exagération, l’héroïsme » des habitants des régions frontalières de l’Ukraine, notamment celle de Belgorod, régulièrement visées par des attaques ukrainiennes. « Nous avons une dette envers eux », a-t-il affirmé, appelant à soutenir habitants, familles et entreprises et à reconstruire les infrastructures endommagées.
M. Poutine a enfin remercié le dirigeant tchétchène, Ramzan Kadyrov, pour la contribution du peuple tchétchène au « renforcement de la Russie » et à la guerre en Ukraine, que Moscou continue de qualifier officiellement d’« opération militaire spéciale ».
Russes et Biélorusses bientôt interdits d’achats immobiliers près de sites sensibles en Lituanie
Le gouvernement lituanien a approuvé un projet de loi interdisant aux ressortissants russes et biélorusses d’acheter des biens immobiliers à proximité de sites stratégiques, notamment militaires. S’il est adopté par le Parlement, le texte doit permettre de réduire « de manière significative » les opérations de renseignement et l’utilisation de biens immobiliers pour des « opérations hybrides », notamment la surveillance d’exercices ou de mouvements de troupes, la collecte d’informations et l’organisation de provocations.
L’interdiction concernera également les détenteurs de permis de séjour, à l’exception des biens acquis par héritage. Les nouvelles règles, qui ne concerneront que les nouveaux achats, doivent entrer en vigueur le 1er janvier. Le service de sécurité lituanien (VSD) souligne de son côté que des acteurs russes et biélorusses cherchent à obtenir des informations sur les infrastructures stratégiques du pays, notamment leurs vulnérabilités.
La Lettonie et la Finlande ont déjà adopté des restrictions similaires, sur fond d’inquiétudes européennes face à la multiplication d’actes de sabotage et autres opérations « hybrides » attribués à la Russie.
La Bulgarie prône le dialogue avec Moscou face au « risque » nucléaire
L’Europe doit renouer le dialogue avec la Russie pour mettre fin à la guerre en Ukraine, a affirmé mercredi à Bruxelles le premier ministre bulgare, Roumen Radev. « Nous devons commencer à parler avec la Russie (…). Notre priorité principale devrait être de parler et d’œuvrer pour la paix », a-t-il déclaré lors d’une conférence sur la défense organisée par Euronews, estimant que le soutien militaire à Kiev ne suffirait pas.
« Il y a une limite au simple fait de livrer des armes (…), parce que l’instauration finale de la paix se fera par la diplomatie », a ajouté M. Radev, qui a mis fin à l’aide militaire bulgare à l’Ukraine après sa victoire aux législatives en avril.
Le dirigeant a également appelé à ne pas négliger le « risque » nucléaire : « Jusqu’à quel point pouvons-nous exercer une pression sur la Russie sans qu’elle réagisse d’une autre manière ? » Selon lui, « quand la Russie se sent faible (…), elle recommence à jouer la carte nucléaire ».
L’OTAN a condamné la « rhétorique nucléaire irresponsable » de Moscou, après une note russe mettant en garde l’Alliance contre des « provocations » visant l’enclave de Kaliningrad.
Ces coupures d’urgence d’électricité à Kiev et dans trois régions d’Ukraine après des frappes russes
Des coupures d’urgence d’électricité ont été mises en place mercredi soir dans certains secteurs de Kiev et des régions de Kiev, Tchernihiv et Jytomyr à la suite de frappes russes, a annoncé l’opérateur ukrainien Ukrenergo.
Ces coupures ont été décidées en raison d’une surcharge des équipements provoquée par les bombardements, selon l’entreprise publique, qui assure que les équipes travaillent à réparer les dégâts et à remettre les installations en service « le plus rapidement possible ».
Les restrictions seront levées dès que la situation du réseau électrique sera stabilisée, a précisé Ukrenergo, appelant les habitants disposant encore d’électricité à limiter leur consommation.
La justice américaine accuse un réseau lié au renseignement russe de projets d’assassinats ; Kasparov parmi les cibles présumées
L’ancien champion du monde d’échecs et opposant russe Garry Kasparov aurait été visé par un projet d’assassinat aux Etats-Unis lié aux services de renseignement russes, rapporte mercredi le quotidien espagnol El Mundo, citant des sources de son entourage. Les autorités américaines l’auraient averti cet été qu’il était une « cible » et placé sous protection spéciale.
Ces informations surviennent après l’inculpation par la justice américaine de cinq hommes accusés d’appartenir à un réseau travaillant pour les services de renseignement russes et chargé notamment de surveiller et d’assassiner des opposants. Selon le département de la justice américain, une personne recrutée aux Etats-Unis se serait vu proposer 40 000 dollars pour tuer un important dissident russe, dont l’identité n’est pas précisée dans l’acte d’accusation.
Selon El Mundo, l’ancien député russe Ilia Ponomarev, seul membre de la Douma à avoir voté en 2014 contre l’annexion de la Crimée, figurait également parmi les cibles. Un troisième opposant aurait été visé en Lituanie.
Kasparov a déjà été surveillé par le renseignement militaire russe, selon une enquête de The Insider publiée en 2024. Le média d’investigation avait identifié un officier de l’unité 29155 du GRU, spécialisée dans les opérations clandestines à l’étranger, qui avait infiltré à partir de 2017 le Free Russia Forum, organisation d’opposants cofondée par Kasparov et basée à Vilnius. Sous une fausse identité, l’agent avait participé à plusieurs réunions du mouvement et à ses groupes de travail.
Washington dément tout retrait massif de troupes américaines d’Europe
L’ambassadeur américain auprès de l’OTAN, Matthew Whitaker, a démenti mercredi un retrait massif de 25 000 à 40 000 soldats d’Europe : « Ces informations sont fausses », a-t-il affirmé lors d’une conférence sur la défense organisée mercredi 30 septembre à Bruxelles par la chaîne Euronews, précisant que « le plan n’a même pas encore été finalisé » par le Pentagone.
La chaîne américaine NBC, citant des responsables américains s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, avait déclaré à la mi-septembre que Washington avait l’intention de retirer jusqu’à 40 000 soldats américains d’Europe.
Alors que les Etats-Unis mènent un réexamen de leur militaire devant garantir « que l’OTAN progresse rapidement et de façon irréversible vers une Europe assumant la responsabilité principale de sa défense conventionnelle », l’ambassadeur a cherché à rassurer les alliés européens : « Nous avons constamment répété que nous resterons engagés en Europe. »
Ce réexamen porte aussi sur l’utilisation des installations militaires après le refus de certains pays d’ouvrir leurs bases de l’OTAN durant la guerre contre l’Iran. « Ce que nous disons, c’est : quelle est la valeur de notre dispositif de bases ? Est-ce bien ce que nous pensions que c’était ? », a demandé M. Whitaker, concluant : « Nous effectuons une analyse très mathématique, très mécanique de la façon dont nous sommes implantés à l’échelle mondiale, parce que nous devons faire face à des défis globaux. »
Le ministre des affaires étrangères polonais met en garde contre une possible provocation russe pour justifier une mobilisation
Lors d’un débat au Council on Foreign Relations, le 24 septembre, Radoslaw Sikorski, le ministre des affaires étrangères polonais, a estimé que la Russie pourrait préparer « quelque chose d’important » d’ici à la fin de l’année, évoquant parmi les scénarios possibles une opération sous faux drapeau destinée à fournir au Kremlin un prétexte pour mobiliser davantage de soldats.
« [Vladimir] Poutine a besoin d’un prétexte pour la mobilisation », a déclaré M. Sikorski lors de cette rencontre à New York, affirmant que Varsovie disposait d’informations provenant de « plusieurs sources ». Une attaque contre le territoire russe afin de pouvoir affirmer à la population que le pays est attaqué constitue « l’une des possibilités », a-t-il précisé.
Le chef de la diplomatie polonaise a également rejeté le discours avancé par Moscou selon lequel la Russie n’envahirait pas ses voisins mais viendrait au secours de minorités russophones menacées. « Les Russes sont en droit d’exiger le respect des droits des minorités. Mais cela ne [leur] donne pas le droit d’envoyer des chars et des missiles balistiques », a-t-il déclaré, avant de qualifier de « bullshit » de telles justifications.
M. Sikorski a enfin mis en doute la crédibilité des assurances de Vladimir Poutine selon lesquelles la Russie n’entend pas attaquer d’autres pays, rappelant les démentis russes concernant l’intervention en Crimée en 2014 et, avant février 2022, les préparatifs de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine.
Moscou dément toute discussion avec Washington sur un allégement des sanctions contre des libérations et affirme qu’il n’y a aucun prisonnier politique en Russie
La Russie a démenti mercredi avoir discuté avec les Etats-Unis d’un éventuel allégement des sanctions américaines en échange de la libération de détenus considérés par Washington comme des prisonniers politiques. « Non, cela n’a pas été discuté », a déclaré Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, interrogé sur des informations du magazine américain The Atlantic selon lesquelles Donald Trump aurait proposé de lever tout ou partie des sanctions contre Moscou en échange de telles libérations. « Nous rejetons catégoriquement l’existence de quelconques prisonniers politiques » en Russie, a précisé M. Peskov, selon qui une telle présentation de la question est « absolument inappropriée ».
Il a ajouté que les services russes continuent d’avoir des contacts réguliers avec leurs homologues concernant d’éventuels échanges de détenus.
Des retards de maintenance immobiliseraient une partie des F-16, selon le « Wall Street Journal »
Plus de la moitié des F-16 ukrainiens seraient actuellement immobilisés en raison de retards de maintenance en Belgique, a affirmé le Wall Street Journal (WSJ) dans un éditorial publié mardi, une information que l’armée de l’air ukrainienne n’a pas confirmée.
Selon une source occidentale citée par le quotidien américain, les inspections approfondies requises après environ 300 heures de vol pourraient prendre jusqu’à quarante semaines en Belgique, contre généralement deux à six semaines aux Etats-Unis, selon un ancien responsable militaire américain également cité par le journal.
La maintenance des F-16 ukrainiens fait l’objet d’un contrat américain pouvant atteindre 235,5 millions de dollars attribué à l’entreprise belge Sabena Engineering. Celle-ci n’a pas répondu aux questions précises du WSJ, invoquant la confidentialité des opérations de soutien militaire. L’utilisation intensive des appareils au combat et d’éventuelles pénuries de pièces pourraient également contribuer aux délais, selon le journal.
Ces difficultés présumées surviennent alors que la Russie utilise de plus en plus de drones à réaction, plus rapides que les Shahed classiques. Le WSJ affirme qu’environ 2 000 de ces appareils ont été lancés en septembre et que l’Ukraine en intercepte environ 55 %, des chiffres qui ne sont pas attribués dans l’article aux autorités ukrainiennes. Le président Volodymyr Zelensky a annoncé mardi que la Belgique livrerait trois F-16 supplémentaires d’ici à la fin de l’année.
📷 Les images de la visite de Volodymyr Zelensky aux soldats postés sur le front de l’est du pays
Volodymyr Zelensky remettant une distinction à un militaire ukrainien sur le front, près de Lyman (ville disputée de l’oblast de Donetsk où une contre-offensive a été lancée), le 30 septembre 2026.
Volodymyr Zelensky (au centre), le commandant en chef des forces armées ukrainiennes Mykhaïlo Drapaty (à sa droite) et le ministre ukrainien de la défense Ievheni Khmara (4ᵉ en partant de la gauche) avec des militaires ukrainiens sur le front près de Lyman (ville disputée l’oblast de Donetsk où une contre-offensive a été lancée), le 30 septembre 2026. 

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