L’incident impliquant un drone chargé d’explosifs au début d’août à l’aéroport allemand, que l’Allemagne attribue à la Russie, présente « les caractéristiques d’un acte de terrorisme soutenu par un Etat », a estimé la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.

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Un technicien de la police scientifique et un robot de déminage, suite à la découverte d’un drone chargé d’explosifs à l’aéroport de Leipzig-Halle, à Schkeuditz (Allemagne), le 5 août 2026. - AXEL SCHMIDT/REUTERS Un technicien de la police scientifique et un robot de déminage, suite à la découverte d’un drone chargé d’explosifs à l’aéroport de Leipzig-Halle, à Schkeuditz (Allemagne), le 5 août 2026. AXEL SCHMIDT/REUTERS

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Drone explosif à l’aéroport de Leipzig : l’UE évoque un acte de « terrorisme soutenu par un Etat »

L’incident impliquant un drone chargé d’explosifs au début du mois d’août à l’aéroport allemand de Leipzig, que l’Allemagne attribue à la Russie, présente « les caractéristiques d’un acte de terrorisme soutenu par un Etat », a estimé la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, mercredi.

L’UE a convoqué le chargé d’affaires russe pour s’expliquer sur cette « attaque », a précisé Kaja Kallas, sans détailler à ce stade les éléments permettant d’établir un lien avec Moscou.

La France a de son côté convoqué le chargé d’affaires russe à Paris pour « protester très vivement » contre « l’attaque hybride » imputée à la Russie, a annoncé le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.

Le gouvernement français proposera de nouvelles sanctions européennes à l’encontre de navires de la flotte fantôme, ces bateaux utilisés par la Russie sous de faux pavillons pour transporter de l’énergie et d’autres marchandises, a-t-il averti.

L’Ukraine a suspendu les frappes visant l’Extrême-Orient russe à la demande d’une « puissance mondiale », dit Volodymyr Zelensky

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé que l’Ukraine avait accepté de suspendre, à la demande des Etats-Unis, les frappes contre Moscou et Saint-Pétersbourg du 25 au 27 août, soit une période correspondant à la récente visite du directeur de la CIA dans la capitale russe. « Il n’y a eu aucune frappe contre la Russie, tandis que les frappes contre l’Ukraine se poursuivaient », a-t-il exposé dans une publication sur le réseau social X mardi soir, affirmant que l’Ukraine « est un pays en quête de paix ».

« Une autre puissance mondiale nous a demandé de suspendre, pendant une période déterminée, les frappes en direction de Vladivostok », ville de l’Extrême-Orient russe, a encore affirmé M. Zelensky, sans préciser le pays concerné. « Nous avons également accepté de respecter cette demande », a-t-il souligné.

« Nous soutenons toujours chaque pas vers la paix », a assuré le président ukrainien, affirmant que Kiev continuerait, à la demande de ses partenaires, à « veiller à ce que le ciel russe soit débarrassé de drones » pendant des périodes et sur des itinéraires déterminés. « La sécurité reviendra dans le ciel russe lorsqu’il y aura de véritables avancées vers la paix », a-t-il ajouté.

L’Ukraine dit avoir été attaquée par quatre missiles et 174 drones russes dans la nuit

Dans la nuit de mardi à mercredi, la Russie a attaqué l’Ukraine avec deux missiles balistiques Iskander-M, deux missiles de croisière aériens Kh-59/69 et 174 drones d’attaque de plusieurs types – dont des drones lanceurs de missiles de croisière légers S8000 Banderol –, a fait savoir l’armée de l’air ukrainienne. Ces projectiles ont principalement visé les régions d’Odessa et de Kiev, a-t-elle précisé.

Selon l’armée de l’air, la défense anti-aérienne ukrainienne a abattu ou neutralisé 141 cibles : trois drones lanceurs de missiles et 138 drones de différents types. « Des impacts de missiles et de drones d’attaque ennemis ont été enregistrés sur 16 sites, ainsi que la chute de débris provenant de cibles abattues sur quatre sites », a-t-elle ajouté, assurant qu’« une partie des moyens d’attaque ennemis n’a pas atteint ses objectifs », sans en préciser le nombre.

La Russie revendique des frappes dans les régions de Kiev et d’Odessa

Incendie dans un entrepôt à la suite d’une attaque de drone russe près de Kiev, le 2 septembre 2026. Incendie dans un entrepôt à la suite d’une attaque de drone russe près de Kiev, le 2 septembre 2026.

La Russie a mené « des frappes ciblées sur les centres logistiques, les infrastructures portuaires et énergétiques de l’Ukraine », utilisées – selon Moscou – « au profit des forces armées ukrainiennes », a annoncé le ministère de la défense russe.

Mardi soir, des drones d’attaque russes ont frappé « un centre logistique appelé Tchaïki, appartenant à la société Alpha Development Group » dans la région de Kiev, a fait savoir le ministère russe. Il a revendiqué que ce centre « stockait et distribuait des marchandises étrangères à double usage, notamment des pièces détachées pour des drones de grande et moyenne portée », sans apporter plus de précisions.

Au cours de la nuit de mardi au mercredi, la Russie a frappé quatre infrastructures énergétiques assurant le fonctionnement des ports ukrainiens à Odessa et dans sa région, selon le ministère de la défense russe. Il a affirmé que les frappes avaient touché « une entreprise de production expérimentale de bateaux sans équipage », « six réservoirs contenant du carburant destiné aux forces armées ukrainiennes » et « des entrepôts de matériel militaro-technique » dans le port d’Odessa.

Sur Le Monde aujourd’hui

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La Russie dit avoir intercepté 130 drones ukrainiens pendant la nuit

Au cours de la nuit de mardi à mercredi, les systèmes de défense aérienne russes « ont intercepté et détruit 130 drones ukrainiens », a affirmé le ministère de la défense russe.

Ces opérations ont eu lieu au-dessus des territoires de la Russie et de la Crimée, annexée, et au-dessus des eaux de la mer Noire, a-t-il précisé.

Des frappes massives russes sur la région d’Odessa font huit blessés

Incendie dans une zone résidentielle suite à une attaque de drone russe à Odessa (Ukraine), le 2 septembre 2026. Incendie dans une zone résidentielle suite à une attaque de drone russe à Odessa (Ukraine), le 2 septembre 2026.

Huit personnes, dont un enfant de 5 ans, ont été blessées dans l’oblast d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, par les frappes massives russes qui ont eu lieu au cours de la nuit de mardi à mercredi, a annoncé le chef de l’administration militaire de la région, Oleh Kiper. « La cible des Russes était l’infrastructure civile et énergétique », a-t-il affirmé dans un message sur Telegram. Le responsable régional a fait état de dégâts sur un immeuble résidentiel de 24 étages, deux lycées, un centre d’affaires de cinq étages et sur des entrepôts.

L’armée russe a bombardé la ville d’Odessa et sa région « tout au long de la nuit », a ajouté le service d’Etat pour les situations d’urgence, affirmant lui aussi que « des infrastructures civiles et énergétiques [avaient] été visées ». Selon la police nationale ukrainienne, les forces russes ont attaqué les infrastructures de la région « à l’aide de drones, de bombes guidées et de missiles ».

G20 Finance : la présence de la Russie n’a pas eu d’impact sur les discussions, assure Scott Bessent

La présence du ministre des finances russe lors du sommet du G20 aux Etats-Unis n’a « pas eu d’impact » sur l’issue des discussions, a affirmé mardi son homologue américain et hôte de l’événement, Scott Bessent. « Je sais que certains Européens en ont gardé un goût amer, mais je pense qu’il est très important de discuter » avec la Russie pour mettre fin à la guerre en Ukraine, a aussi déclaré le ministre américain à l’issue de deux jours de réunions à Asheville (Caroline du Nord).

Drone de Leipzig : les sanctions allemandes sont « une nouvelle erreur », dit Vladimir Poutine

« Je pense que c’est une nouvelle erreur grossière. Et, à mon avis, elle va clairement à l’encontre des intérêts du peuple allemand », a affirmé le président russe, interrogé lors d’une conférence de presse, retransmise par l’agence russe TASS, sur les mesures de rétorsion des autorités allemandes contre la Russie, annoncées mardi après que Berlin eut formellement accusé Moscou d’avoir envoyé un drone chargé d’explosifs au début d’août à l’aéroport de Leipzig.

La réaction des autorités allemandes est, pour Vladimir Poutine, liée aux « campagnes électorales à venir ».

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Vladimir Poutine qualifie de « terroriste » l’avertissement de Volodymyr Zelensky sur la sécurité de l’espace aérien russe

Le président russe a déclaré mardi qu’on « ne [négociait] pas avec les terroristes » après l’avertissement de son homologue ukrainien quant à la sécurité de l’espace aérien russe, où pénètrent des drones ukrainiens.

« Ils nous demandent de reprendre les négociations, ils demandent des rencontres en personne, mais on ne négocie pas avec les terroristes », a déclaré M. Poutine, interrogé lors d’une conférence de presse, retransmise par l’agence de presse russe TASS, au sujet des déclarations de Volodymyr Zelensky, qui a mis en garde l’aviation civile sur les risques encourus dans l’espace aérien russe, tout en soulignant qu’elle n’était pas visée. « Si cela a été dit à haute voix, c’est tout simplement une déclaration de terrorisme d’Etat », a affirmé Vladimir Poutine.

Les sanctions allemandes contre la Russie « ne seront pas sans conséquences », prévient l’ambassadeur russe à Berlin

Dans un communiqué publié sur le canal Telegram de l’ambassade, l’ambassadeur russe à Berlin, Sergueï Netchaïev, a qualifié les « accusations » de l’Allemagne d’« infondées, d’absurdes et de contraires au bon sens », ajoutant que les sanctions annoncées mardi par Berlin, qui avait accusé officiellement la Russie d’avoir envoyé un drone chargé d’explosifs à l’aéroport de Leipzig au début d’août, constituaient « une escalade sans précédent dans les relations russo-allemandes et ne ser[aie]nt pas sans conséquences ».

Mykhaïlo Fedorov lance une entreprise de défense avec le patron de Palantir comme premier investisseur

L’ancien ministre de la défense ukrainien annonce, mardi, la création de sa propre entreprise de technologies de défense, dont Alex Karp, directeur général du groupe américain Palantir, sera le premier investisseur principal. M. Fedorov promet un projet destiné à « renforcer l’Ukraine » et à contribuer à « un avenir plus sûr pour le monde entier ».

A Washington, il a aussi rencontré Nate Fick, responsable chez Cerberus Capital Management et ancien ambassadeur américain chargé du cyberespace, ainsi que Guy Filippelli, fondateur du fonds Squadra Ventures.

Ces rencontres précisent un projet présenté il y a quelques jours par l’ancien ministre au Financial Times. M. Fedorov avait expliqué chercher des capitaux occidentaux, en particulier auprès de fonds de capital-risque, d’investisseurs privés et de groupes technologiques américains, afin de créer et de financer des entreprises développant de nouvelles armes pour l’Ukraine.

Trois domaines avaient été présentés comme prioritaires : la robotique de combat afin de réduire le nombre de soldats nécessaires sur le front, des drones intercepteurs rapides et bon marché capables de détruire les nouveaux drones russes à réaction, et des missiles à bas coût utilisant l’intelligence artificielle.

M. Fedorov s’était également dit prêt à aider les Etats-Unis à « construire une armée de drones » en échange de missiles intercepteurs Patriot pour permettre à l’Ukraine de renforcer sa défense antiaérienne cet hiver.

L’ancien ministre estime que le développement de drones à longue portée et de missiles peu coûteux constitue l’un des principaux moyens de contraindre Vladimir Poutine à mettre fin à la guerre. « Il ne comprend que la force », avait-il déclaré au Financial Times.

Le point sur la situation, mardi 1ᵉʳ septembre, à 21 heures

  • Berlin tient la Russie pour responsable de l’incident de drones à Leipzig et annonce la fermeture du consulat russe de Bonn et d’un centre culturel dans la capitale. L’UE est « pleinement aux côtés » de l’Allemagne face à « l’attaque de la Russie », tandis que l’OTAN annonce qu’elle défendra ses membres contre « toute menace ».
  • Emmanuel Macron appelle à de nouvelles sanctions européennes contre la Russie après l’attaque au drone à Leipzig, le Royaume-Uni se dit « pleinement solidaire » de l’Allemagne, la Pologne dénonce le « terrorisme d’Etat » russe.
  • Près de 100 drones russes lancés contre l’Ukraine dans la journée de mardi, l’attaque se poursuivant dans la soirée.
  • Kiev prépare le relogement de plus de 200 000 habitants en cas de coupures prolongées d’électricité et de chauffage cet hiver, a rapporté mardi le média public ukrainien Suspilne.
  • Volodymyr Zelensky prévient que l’espace aérien russe va devenir « extrêmement dangereux » pour les compagnies aériennes à cause des drones. Kiev informera les organisations internationales des risques pesant sur l’espace aérien russe.
  • La Russie accélère légèrement ses gains territoriaux en août, selon l’ISW et l’AFP : l’armée russe a gagné quelque 90 kilomètres carrés au total au cours du mois écoulé.
  • L’UE dénonce la présence russe au G20 finances et refuse toute normalisation avec Moscou, a affirmé le commissaire à l’économie européen, Valdis Dombrovskis, à Asheville, en Caroline du Nord.
  • Kiev affirme avoir frappé une importante installation pétrolière russe à Oust-Louga. D’une capacité d’environ 8 millions de tonnes par an, l’usine d’Oust-Louga produit notamment du naphta, du carburant aérien et maritime, et du gazole.

Kiev a préparé un plan pour paralyser les aéroports de Moscou avec des drones

L’Ukraine a préparé cette année un projet visant à lancer des essaims de drones autonomes guidés par intelligence artificielle contre les aéroports de Moscou afin de perturber durablement le trafic aérien russe et d’accroître la pression sur le Kremlin, selon une enquête du magazine américain The Atlantic.

Baptisée « M & Ms », l’opération prévoyait d’envoyer jusqu’à 1 000 drones par nuit vers les aéroports de Moscou et de sa périphérie afin de saturer les défenses aériennes russes. Le nom faisait référence, selon The Atlantic, aux nombreux petits drones bon marché et presque identiques qui devaient être utilisés. Mykhaïlo Fedorov a contesté cette interprétation, expliquant que le nom venait simplement de M & M’s qu’il distribuait lors de la réunion où le projet avait été discuté.

L’objectif était de contraindre les compagnies aériennes internationales à suspendre leurs vols vers Moscou, compliquant notamment les déplacements à l’étranger des responsables, oligarques et autres membres de l’élite russe, dans l’espoir que cette pression pousse Vladimir Poutine à négocier, selon deux sources ayant directement connaissance du projet, citées par le magazine.

Le président Volodymyr Zelensky avait toutefois exprimé de fortes réserves, craignant notamment qu’un drone ne frappe un avion civil et que l’opération puisse alors être perçue comme un acte de « piraterie ». Il avait néanmoins autorisé la poursuite des préparatifs pendant plusieurs mois.

Le projet avait été porté par Mykhaïlo Fedorov, alors ministre de la défense, qui avait constitué une équipe de programmeurs chargée de développer le système de guidage par intelligence artificielle et obtenu des financements européens pour produire ces drones à grande échelle, selon The Atlantic. Sa préparation a été interrompue après son limogeage en juillet.

Les drones devaient pouvoir voler et identifier leurs cibles sans être guidés à distance, en comparant les images captées par leurs caméras à des cartes et photographies préalablement enregistrées. Cette autonomie devait notamment leur permettre de contourner les systèmes russes de brouillage électronique.

Volodymyr Zelensky prévient que l’espace aérien russe va devenir « extrêmement dangereux » pour les compagnies aériennes à cause des drones

Le président ukrainien a averti mardi les compagnies aériennes et les assureurs que l’espace aérien russe devenait « totalement dangereux », en raison de la multiplication attendue des drones ukrainiens dans le ciel russe. « Les jours de sécurité dans le ciel russe sont terminés », a déclaré M. Zelensky dans un message sur les réseaux sociaux, assurant que l’Ukraine ne menaçait « aucun avion civil », mais que des drones seraient désormais présents au-dessus de la Russie « à une échelle dont il faudra tenir compte ».

« L’espace aérien russe va de fait se fermer : la guerre déclenchée par la Russie est en train de fermer son ciel », a-t-il affirmé, appelant notamment les compagnies desservant Moscou, Saint-Pétersbourg et les autres grands aéroports russes à prendre cette menace en considération.

Le président ukrainien a indiqué que Kiev informerait les organisations internationales des risques pesant sur l’espace aérien russe. « Un ciel infesté de drones n’est pas un endroit pour l’aviation civile », a-t-il conclu.

Le Royaume-Uni « pleinement solidaire » de l’Allemagne après l’attaque attribuée à la Russie

Le Royaume-Uni a exprimé mardi sa « pleine solidarité » avec l’Allemagne après « l’attaque scandaleuse et irresponsable de la Russie » à Leipzig, a déclaré le premier ministre britannique Andy Burnham. « Les tentatives russes de saper notre unité et notre volonté de soutenir l’Ukraine sont vaines et vouées à l’échec », a-t-il affirmé dans un communiqué.

Il a réaffirmé l’engagement « indéfectible » de Londres à soutenir l’Ukraine face à « l’invasion illégale » russe, estimant que les mesures prises par Berlin démontraient que toute attaque de ce type entraînerait « une réponse claire ». « Nous ne faiblirons pas dans notre détermination à dissuader les attaques contre notre liberté et notre sécurité », a-t-il ajouté.

La Pologne dénonce le « terrorisme d’Etat » russe et affiche sa solidarité avec l’Allemagne

Le ministre des affaires étrangères polonais Radoslaw Sikorski a salué mardi la décision de l’Allemagne de fermer le consulat russe de Bonn en réponse à ce qu’il a qualifié de « terrorisme d’Etat » russe, assurant Berlin de la « pleine solidarité » de Varsovie. « C’est une bonne chose que l’Allemagne suive l’exemple de la Pologne », a-t-il déclaré sur X, estimant que les alliés devaient faire front face à la « guerre hybride » menée par la Russie.

M. Sikorski a indiqué vouloir discuter de « contre-mesures collectives » avec ses homologues européens lors d’une réunion informelle.

Emmanuel Macron appelle à de nouvelles sanctions européennes contre la Russie après l’attaque au drone à Leipzig

La France « soutient l’adoption de nouvelles sanctions européennes contre la Russie », a déclaré mardi Emmanuel Macron, se disant « pleinement solidaire de l’Allemagne » qui a officiellement accusé Moscou d’avoir envoyé un drone chargé d’explosifs au début d’août à l’aéroport de Leipzig.

« Ces attaques hybrides se multiplient en Europe. Elles ne peuvent rester sans réponse », a encore exhorté le chef de l’Etat sur X, alors que l’ombre du Kremlin plane sur cet incident survenu sur une plateforme militaire-clé pour l’armée allemande et pour l’OTAN.

Parmi les mesures de rétorsion évoquées mardi, Berlin va proposer d’inscrire de nouvelles personnes de nationalité russe sur les listes de sanctions européennes.

Boris Titov, représentant spécial de Vladimir Poutine pour le développement durable, met en garde contre une économie entièrement tournée vers la guerre

Une économie russe entièrement mobilisée pour la guerre basculerait dans un « mode “berserk” », qui ne pourrait être soutenu que très peu de temps, a averti Boris Titov, représentant spécial de Vladimir Poutine pour les relations avec les organisations internationales afin d’atteindre les objectifs de développement durable. « Ce n’est plus du tout une économie », a-t-il déclaré au média russe RBC, en référence aux guerriers scandinaves réputés combattre dans un état de fureur et de transe. Selon lui, économies civile et militaire ont toujours coexisté, mais l’essentiel réside dans l’équilibre entre les deux.

Au début d’août, le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, avait aussi rejeté l’idée de mobiliser toute l’économie pour la guerre, en disant estimer que la Russie combattait sur « deux fronts » : le champ de bataille et le maintien d’une économie « saine et stable ». « Sans cela, il est impossible de gagner », avait-il affirmé.

Kiev prépare le relogement de plus de 200 000 habitants en cas de black-out prolongé

Les autorités de la capitale préparent des solutions de relogement temporaire pour plus de 200 000 habitants vulnérables en cas de coupures prolongées d’électricité et de chauffage cet hiver, a rapporté mardi le média public ukrainien Suspilne.

Le dispositif concerne en priorité les personnes à mobilité réduite, les personnes handicapées, les familles ayant des enfants handicapés et les personnes isolées. Quelque 2 000 habitants ont pour l’instant accepté le principe d’un éventuel transfert, qui restera volontaire.

La municipalité prévoit de les accueillir dans des maisons de retraite, des sanatoriums, des hôpitaux ou des hôtels, et d’utiliser des véhicules adaptés pour leur transport, avec la possibilité de faire appel à la Croix-Rouge.

Selon l’administration municipale, Kiev compte plus de 160 000 adultes et 16 000 enfants handicapés, ainsi qu’environ 26 000 personnes isolées susceptibles d’avoir besoin d’une assistance particulière si leur logement devenait inhabitable lors d’un black-out prolongé.