« Il y a eu un large soutien pour avancer vers une interdiction d’entrée dans l’UE pour les anciens combattants russes et vers des restrictions plus strictes sur les visas accordés aux touristes russes », a déclaré Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, à l’issue d’une réunion informelle des ministres des affaires étrangères des Vingt-Sept en Irlande.

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Kaja Kallas, haute représentante et vice-présidente de la Commission européenne, à Druids Glen (Irlande), le 2 septembre 2026. - PAUL FAITH/AFP Kaja Kallas, haute représentante et vice-présidente de la Commission européenne, à Druids Glen (Irlande), le 2 septembre 2026. PAUL FAITH/AFP

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Un navire de croisière russe saisi en Norvège à la demande de l’Ukraine

Les autorités norvégiennes ont saisi le navire de croisière russe Professor Molchanov au Svalbard, dans l’Arctique, à la demande du groupe énergétique public ukrainien Naftogaz, a annoncé ce dernier.

Cette mesure vise à faire appliquer une décision d’arbitrage condamnant la Russie à verser quelque 4,22 milliards de dollars à Naftogaz pour la saisie illégale d’actifs au moment de l’annexion de la Crimée, en 2014.

« C’est une nouvelle étape importante vers le rétablissement de la justice face à la saisie illégale par la Russie des actifs de Naftogaz en Crimée », se félicite le directeur général intérimaire de Naftogaz, Sergii Fedorenko, dans un communiqué. « Nous continuerons à rechercher des actifs russes à travers le monde jusqu’au paiement intégral des indemnités accordées à Naftogaz et aux autres sociétés du groupe Naftogaz », ajoute-t-il.

La saisie a été ordonnée le 31 août 2026 par un tribunal norvégien afin de garantir le paiement de la dette russe, ainsi que des intérêts et des frais associés, est-il précisé dans le communiqué. D’après le site internet de suivi des navires VesselFinder, le Professor Molchanov est à l’ancre à Barentsburg, une ville minière.

Fusillade entre membres du service de sécurité et membres du renseignement militaire ukrainiens à Kiev, Volodymyr Zelensky affirme qu’« on ne peut tirer que sur les occupants russes »

Dans son discours du soir, le président ukrainien est revenu sur la fusillade survenue mercredi à Kiev. « Ici, en Ukraine, on ne peut tirer que sur les occupants russes, pour défendre l’Ukraine. Aucune autre fusillade ne sera jamais considérée par notre Etat comme quelque chose qui puisse être permis à qui que ce soit », a dit Volodymyr Zelensky.

« Le procureur général et le Bureau national d’enquête établiront tous les détails. Tous les témoignages et déclarations des personnes impliquées seront vérifiés, et toute la situation sera examinée étape par étape », a-t-il ajouté.

Selon le président, « il devra y avoir des sanctions, concernant les personnels impliqués, ainsi que des enquêtes internes au sein des deux services ».

Donald Trump prêt à revoir Vladimir Poutine « quand [ils] seron[t] prêts à conclure un accord de paix »

Le président américain s’est dit prêt, mercredi, à organiser rapidement un nouveau sommet avec Vladimir Poutine, mais seulement lorsqu’une perspective de règlement de la guerre en Ukraine se dessinera.

Interrogé sur la possibilité d’une nouvelle rencontre avec le président russe dans un avenir proche, M. Trump a répondu : « Il le ferait si je le voulais, mais je veux le faire lorsque nous serons prêts à conclure un accord de paix. »

« Nous voulons avoir de bonnes relations avec la Russie, avec l’Ukraine, avec tout le monde. Ce serait formidable pour les affaires », a-t-il poursuivi, estimant pouvoir organiser une rencontre avec M. Poutine « immédiatement » s’il le souhaitait. « Je veux le faire lorsque cette guerre prendra fin, et je pense que nous y arriverons », a-t-il ajouté.

En début d’année, l’agence Associated Press rappelait que les promesses des candidats à la présidence résistent souvent mal aux réalités de l’exercice du pouvoir. Pendant sa campagne, Donald Trump avait répété qu’il serait capable de mettre fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine « en vingt-quatre heures » une fois revenu à la Maison Blanche. Depuis son retour au pouvoir, le ton a quelque peu changé. Ses émissaires ont engagé des discussions pour tenter de mettre fin au conflit, se heurtant à l’intransigeance de Vladimir Poutine.

Le point sur la situation, mercredi 2 septembre, à 21 heures

  • L’Union européenne affiche un « large soutien » à un durcissement des visas pour les Russes, a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.
  • Incident de Leipzig. La police criminelle allemande a identifié l’ADN de deux hommes titulaires d’un passeport russe suspectés d’avoir apporté un drone explosif à l’aéroport de Leipzig.
  • Berlin veut encore réduire le nombre de visas accordés aux Russes. Selon Deutsche Welle, l’Allemagne avait délivré environ 27 000 visas Schengen de court séjour aux Russes en 2024, contre quelque 330 000 en 2019, avant la pandémie de Covid-19.
  • Moscou convoque le chargé d’affaires allemand après les déclarations « antirusses » de Berlin, au lendemain de l’annonce par Berlin de mesures de rétorsion contre la Russie, accusée d’avoir envoyé un drone chargé d’explosifs au début du mois d’août à l’aéroport allemand de Leipzig.
  • L’Ukraine prévient les instances internationales que « l’espace aérien russe n’est pas sûr » en raison de l’intensification de l’activité militaire.
  • Washington négocie avec Kiev la production en Ukraine de missiles Patriot, mais ce n’est « pas une solution immédiate », dit Marco Rubio. Le secrétaire d’Etat américain a aussi défendu le dialogue avec Moscou et relativise la portée de la visite du chef de la CIA à Moscou.
  • L’administration Trump cherche à faire porter à l’Ukraine une partie de la hausse des prix de l’énergie. La hausse des prix de l’essence fragilise l’une des principales promesses de campagne de Donald Trump : réduire le coût de la vie des Américains.
  • La Belgique s’oppose à l’utilisation des avoirs russes gelés pour l’aide à l’Ukraine. Quelque 210 milliards d’euros d’avoirs russes sont gelés dans l’UE depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022.
  • L’Ukraine adapte ses alertes aériennes à l’évolution des attaques russes. Le niveau jaune correspondra principalement à une menace de drones. Le niveau rouge sera déclenché notamment en cas de menace de missiles, y compris balistiques, ou d’attaque massive.
  • Lida Moniava, fondatrice d’un centre de soins palliatifs destinés aux enfants à Moscou, arrêtée pour « fausses informations » sur l’armée en Ukraine.

Bonjour,

La raison centrale est que la Belgique concentre l’essentiel du risque : sur quelque 210 milliards d’euros d’avoirs de la Banque centrale russe immobilisés dans l’Union européenne, environ 185 milliards sont détenus chez Euroclear, à Bruxelles. Bruxelles refuse donc une opération dont les bénéfices seraient européens mais dont les conséquences éventuelles pèseraient principalement sur la Belgique, selon l’agence Reuters.

Ce risque n’est d’ailleurs plus seulement théorique. La Banque centrale russe a obtenu d’un tribunal russe une condamnation d’Euroclear à environ 220 milliards d’euros de dommages et intérêts. Euroclear a riposté devant la justice belge, et Moscou pourrait chercher à saisir ses actifs dans des pays tiers comme la Chine, les Émirats arabes unis ou le Kazakhstan, rapportait Reuters en juin.

Le Financial Times souligne pour sa part que la Belgique redoute les conséquences pour Euroclear et les marchés financiers d’une utilisation des réserves souveraines russes. C’est pourquoi Bruxelles exige que les risques et d’éventuelles pertes soient véritablement mutualisés entre les Vingt-Sept.

C’est précisément ce que proposent la Suède, les Pays-Bas, l’Espagne et la Pologne : que toute nouvelle formule garantisse qu’aucun État membre ne supporte une part disproportionnée du risque. « La Russie ne récupérera pas cet argent tant qu’elle n’aura pas payé de réparations à l’Ukraine. Il vaut donc mieux l’utiliser pour stopper l’agression – c’est-à-dire pour défendre l’Ukraine – plutôt qu’attendre la fin de l’agression russe pour le consacrer à la reconstruction », a déclaré le chef de la diplomatie polonaise, Radoslaw Sikorski, cité par Reuters.

Sur Le Monde aujourd’hui

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Les Maldives, nouvelle plaque tournante du contournement des sanctions contre la Russie

Les Maldives sont devenues une voie de transit pour des centaines de millions de dollars de produits occidentaux soumis à restrictions et destinés à la Russie, révèle une enquête du Wall Street Journal.

Composants électroniques, pièces aéronautiques et biens à double usage transitent par l’aéroport de Malé avant d’être acheminés vers Moscou, souvent à bord de vols Aeroflot. Des sociétés locales modifieraient les documents d’expédition afin de masquer l’origine des marchandises.

Selon des données commerciales russes, les importations en provenance des Maldives ont bondi de moins de 7 millions de dollars en 2021 à plus de 630 millions en 2022, malgré la quasi-absence d’industrie dans l’archipel.

Les Etats-Unis et l’Union européenne font désormais pression sur les autorités maldiviennes pour qu’elles ferment cette nouvelle voie de contournement des sanctions.

L’Ukraine adapte ses alertes aériennes à l’évolution des attaques russes

L’Ukraine va instaurer deux niveaux d’alerte aérienne, jaune et rouge, afin d’adapter le fonctionnement du pays à l’évolution des attaques russes et de limiter leurs effets sur la vie quotidienne et l’activité économique, a annoncé Volodymyr Zelensky.

Le niveau jaune correspondra principalement à une menace de drones et permettra, sous certaines conditions, la poursuite de l’activité des administrations, des entreprises et des services publics. Le niveau rouge sera déclenché notamment en cas de menace de missiles, y compris balistiques, ou d’attaque massive.

Les signaux sonores seront différenciés selon le niveau de menace et les alertes devraient être davantage ciblées géographiquement, afin de ne concerner que les zones réellement menacées.

À Kiev, les règles de fonctionnement des transports seront également assouplies : la ligne Syretsko-Petcherska du métro pourra fonctionner intégralement en niveau jaune, tandis que davantage de transports de surface seront déployés pour compenser les interruptions sur d’autres lignes. La durée du couvre-feu sera par ailleurs réduite dans la capitale.

Le gouvernement prévoit également de faciliter l’installation d’abris modulaires et d’adapter les normes de protection pour permettre aux entreprises de poursuivre davantage leurs activités.

Selon M. Zelensky, ces mesures visent à répondre à une nouvelle tactique russe consistant à utiliser les drones pour « épuiser la vie civile » et perturber l’activité économique ukrainienne.

La Belgique s’oppose à l’utilisation des avoirs russes gelés pour l’aide à l’Ukraine

La Belgique a réaffirmé mercredi son opposition à ce que les avoirs russes gelés au sein de l’Union européenne servent à financer l’aide à l’Ukraine, assurant que cette idée relancée par certains Etats membres n’avait guère suscité d’enthousiasme parmi les Vingt-Sept.

Cette initiative prise à la fin d’août par la Suède, l’Espagne, les Pays-Bas et la Pologne, « n’a guère soulevé de grand enthousiasme ni d’appétit des collègues », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Maxime Prévot, le ministre des affaires étrangères belge, à l’issue d’une réunion des chefs de la diplomatie de l’UE à Wicklow, près de Dublin.

Lors de cette rencontre, M. Prévot a affirmé avoir rappelé l’opposition de son pays à cette utilisation des avoirs russes, dont la plus grande partie est immobilisée en Belgique. « Les motifs de notre opposition ne se sont en effet pas évaporés par magie depuis lors », a-t-il expliqué dans une déclaration écrite transmise à l’AFP.

Quelque 210 milliards d’euros d’avoirs russes sont gelés dans l’UE depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022. L’utilisation de cette manne a été en particulier vivement contestée par la Belgique, où se trouvent 90 % de ces avoirs, gérés par la société Euroclear. L’idée d’un recours à ces avoirs avait été abandonnée en décembre 2025. Les Vingt-Sept s’étaient finalement ralliés à l’option d’un emprunt de 90 milliards d’euros pour aider l’Ukraine, garanti par le budget européen.

« Nous sommes conscients des besoins budgétaires de l’Ukraine à court terme, car pour obtenir du matériel militaire en 2027, il faut pouvoir les commander et les payer dès à présent », a reconnu M. Prévot. Ce dernier préconise cependant, avec d’autres pays de l’UE, d’anticiper dès maintenant, au moins en partie, le paiement de la tranche du prêt de 90 milliards d’euros qui devait être déboursée en 2027.

Le débat a été lancé mercredi, a affirmé à Wicklow la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas. « Nous allons continuer la discussion », a-t-elle ajouté devant la presse.

L’Union européenne affiche un « large soutien » à un durcissement des visas pour les Russes

Les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne (UE) ont largement soutenu mercredi une interdiction d’entrée visant les anciens combattants russes et un durcissement des visas pour les touristes russes, a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.

« Il y a eu un large soutien pour avancer vers une interdiction d’entrée dans l’UE pour les anciens combattants russes et vers des restrictions plus strictes sur les visas accordés aux touristes russes », a-t-elle déclaré à l’issue d’une réunion informelle des ministres en Irlande.

Mme Kallas a également appelé les Européens à renforcer leur soutien militaire à l’Ukraine, notamment en matière de défense antiaérienne, estimant que les dernières frappes russes meurtrières contre Kiev montrent que Moscou « ne veut pas la paix ».

Elle a par ailleurs annoncé que l’UE préparait sa plus importante série d’inscriptions sur les listes de sanctions, visant jusqu’à 1 600 personnes et entités liées au complexe militaro-industriel russe, et travaillait à renforcer l’application des sanctions existantes.

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Marco Rubio défend le dialogue avec Moscou et relativise la portée de la visite du chef de la CIA

Les Etats-Unis doivent maintenir des canaux de communication avec la Russie malgré leurs profondes divergences, notamment en raison de son arsenal nucléaire, a déclaré le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, dans l’émission The Brian Kilmeade Show.

« [Les Russes] possèdent le deuxième plus important arsenal nucléaire au monde. Donc, malgré nos divergences géopolitiques, les Etats-Unis doivent pouvoir communiquer avec eux », a déclaré M. Rubio, interrogé sur la récente visite à Moscou du directeur de la CIA, John Ratcliffe.

Cette visite était « largement routinière » et visait à « établir et continuer à développer ces canaux de communication entre services de renseignement », a-t-il expliqué. « Ce genre de contacts peut s’avérer utile en période de crise ou de conflit », a-t-il ajouté.

M. Rubio a par ailleurs estimé que Vladimir Poutine avait actuellement « ses propres problèmes », qui occupaient selon lui l’essentiel de son temps et de son attention, citant « la guerre avec l’Ukraine et, très franchement, l’impact des frappes ukrainiennes sur l’économie russe, combiné aux sanctions ».

Entre l’Ukraine et la Russie, une guerre d’usure asymétrique

Ces dernières semaines, Kiev et Moscou ont intensifié les attaques contre les infrastructures de l’ennemi, avec pour objectif d’affaiblir son économie et d’atteindre le moral de sa population. L’Ukraine, qui ne dispose pas de missiles balistiques et a de plus en plus de mal à intercepter ceux qui la visent, paie un tribut plus lourd.

Entre l’Ukraine et la Russie, une guerre d’usure asymétrique

Par Thomas d’Istria, Emmanuel Grynszpan, Benjamin Quénelle

Au terme d’un été marqué par l’intensification des attaques de drones ukrainiens en Russie, la guerre est bel et bien entrée dans le quotidien du pays. « Les Russes, qui ont jusque-là infiniment moins souffert que les Ukrainiens, découvrent concrètement les méfaits de la guerre », témoigne un journaliste de Novaïa Vkladka (« nouvel onglet »), l’un de ces médias russes indépendants qui, contraints à l’exil, ont tout de même gardé un réseau de correspondants régionaux.

Berlin veut encore réduire le nombre de visas accordés aux Russes

L’Allemagne veut réduire davantage le nombre de visas touristiques délivrés aux ressortissants russes et entend en discuter avec ses partenaires européens, a déclaré mercredi un porte-parole du ministère des affaires étrangères allemand. Les voyages touristiques des Russes en Allemagne « ne peuvent pas continuer comme avant », car « il ne peut y avoir de normalité » tant que la Russie mène une « guerre d’agression », a déclaré Martin Giese, porte-parole du ministère des affaires étrangères allemand, cité par Deutsche Welle.

« Nous voulons que le nombre de visas délivrés soit encore réduit », a-t-il ajouté, en précisant que Berlin souhaitait s’assurer que seules des personnes ne présentant aucun risque puissent entrer sur son territoire.

Selon Deutsche Welle, l’Allemagne avait délivré environ 27 000 visas Schengen de court séjour aux Russes en 2024, contre quelque 330 000 en 2019, avant la pandémie de Covid-19.

Lida Moniava, fondatrice d’un centre de soins palliatifs destinés aux enfants à Moscou, arrêtée pour « fausses informations » sur l’armée en Ukraine

Figure de la société civile russe, Lida Moniava a été interpellée mercredi 2 septembre pour diffusion de « fausses informations » sur l’armée russe en Ukraine, a déclaré à l’AFP son avocat, Mikhaïl Birioukov.

Fondatrice de La Maison avec un phare, un centre de soins palliatifs pour enfants, elle encourt jusqu’à dix ans de prison, selon son avocat. Placée en détention provisoire à la suite d’une perquisition à son domicile, elle doit comparaître jeudi devant un tribunal de Moscou.

Le Comité d’enquête de la Fédération de Russie lui reproche d’avoir diffusé sur Telegram de « fausses informations » concernant les actions de l’armée russe contre les civils en Ukraine. Selon son avocat, les poursuites portent sur un message publié le 24 février 2023, dans lequel elle évoquait les milliers de victimes civiles en Ukraine en citant des statistiques de l’ONU et appelait à aider les réfugiés ukrainiens en Russie.

L’infraction de diffusion de « fausses informations », introduite dans le code pénal russe après le début de l’offensive contre l’Ukraine en février 2022, sert à museler les voix critiques du conflit.

Washington négocie avec Kiev la production en Ukraine de missiles Patriot, mais ce n’est « pas une solution immédiate », dit Marco Rubio

Les Etats-Unis et l’Ukraine négocient actuellement l’octroi à Kiev de licences pour produire des missiles intercepteurs destinés aux systèmes de défense antiaérienne Patriot, a déclaré le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, dans l’émission de Fox News « The Brian Kilmeade Show ».

« Cela fait l’objet de négociations au moment où nous parlons », a affirmé M. Rubio [à partir de 8’ 40”], tout en prévenant qu’il ne s’agissait « pas d’une solution immédiate ». Même avec une licence, augmenter les capacités de production prendrait plusieurs années, en raison du temps nécessaire à la construction des usines. « Il s’agit d’armements extrêmement sophistiqués », a-t-il souligné.

Ces négociations pourraient aboutir, a ajouté le chef de la diplomatie américaine, mais elles ne permettront pas de répondre aux besoins urgents de l’Ukraine à court terme.

M. Rubio a également fait savoir que les missiles de défense antiaérienne étaient très demandés, notamment au Moyen-Orient, et que les capacités de production et les stocks américains constituaient le principal frein à leur fourniture.

La Russie aide secrètement l’Iran à développer des missiles hypersoniques, selon le « Financial Times »

Un programme secret lancé en 2023 mobilise certains des meilleurs spécialistes russes des missiles pour aider l’Iran à maîtriser une technologie susceptible de menacer les porte-avions et autres bâtiments de guerre américains au Moyen-Orient, révèle une enquête du Financial Times.

Baptisé C430L, le projet vise à développer un statoréacteur, un moteur permettant à un missile de croisière de voler durablement à une allure de plusieurs fois la vitesse du son. L’Iran a déjà construit et testé en vol ce système de propulsion, mais rien n’indique qu’un missile conçu avec l’aide russe ait encore été déployé.

Selon des documents obtenus par le quotidien britannique, des ingénieurs russes ont analysé les résultats d’essais iraniens et conseillé Téhéran sur plusieurs aspects techniques du moteur. Une délégation d’une vingtaine de spécialistes russes devait également se rendre en Iran pour des consultations.

Cette coopération, coordonnée par l’exportateur public d’armements Rosoboronexport et le constructeur NPO Machinostroyenia, s’est poursuivie en 2026, après le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, les deux pays discutant encore en juin d’une nouvelle phase du programme. Le Kremlin, les deux entreprises russes et le gouvernement iranien n’ont pas répondu aux sollicitations du Financial Times

Bonjour,

Cela veut dire que l’Ukraine va multiplier les attaques de drones, pas qu’elle va s’en prendre aux avions civils. A chaque attaque de drone contre une grande ville, les autorités russes déclenchent un plan « Tapis » autour des aéroports. Les décollages et les atterrissages sont temporairement suspendus et les avions en approche peuvent être placés en attente ou déroutés vers d’autres aéroports. L’objectif est d’éviter qu’un appareil civil se retrouve dans une zone où évoluent des drones ou dans laquelle intervient la défense antiaérienne russe.

La Russie a assuré mercredi qu’elle ne laisserait pas les frappes de drones ukrainiens perturber de manière significative son aviation civile. « Nous travaillons en étroite collaboration avec le ministère de la défense et la garde nationale russe et je pense que nous ne permettrons aucune perturbation significative de l’aviation civile », a déclaré Andreï Nikitine, le ministre des transports russe, cité par les médias russes.

Mercredi, l’aéroport moscovite de Cheremetievo affichait 21 vols annulés et 235 retardés, tandis que Vnoukovo comptait 22 annulations et 94 retards, selon Flightradar24.

Selon The Moscow Times, la compagnie turque Pegasus Airlines a annulé plusieurs vols vers la Russie, invoquant des raisons « techniques et opérationnelles ». La société spécialisée Osprey Flight Solutions estime pour sa part que des frappes ukrainiennes quotidiennes en profondeur sur le territoire russe, notamment à proximité de Moscou et de Saint-Pétersbourg, sont « quasiment certaines » jusqu’à la fin de 2026, avec la possibilité d’une nouvelle augmentation de leur fréquence à court terme.

Bonjour,
Une fusillade a éclaté mercredi à Kiev entre des membres du service de sécurité ukrainien (SBU) et des membres du renseignement militaire (HUR), lors d’une enquête sur un projet d’attentat attribué au FSB (service fédéral de sécurité russe).

L’affaire est liée à Stepan Kaplounov, un des responsables du Corps des volontaires russes (RDK), une unité russe combattant aux côtés de l’Ukraine. Il est arrivé en Ukraine à l’occasion du Jour de l’indépendance, et sa disparition a été signalée il y a quelques jours.

Selon le SBU, ses agents effectuaient une perquisition lorsqu’ils ont été pris à partie par des membres d’une unité des forces ukrainiennes qui tentaient d’empêcher l’opération. Des tirs ont alors été échangés.

L’avocat de M. Kaplounov affirme que trois membres du HUR ont été blessés. Le chef de l’administration présidentielle, Kyrylo Boudanov, a réclamé une enquête « approfondie et impartiale » sur cet affrontement inhabituel entre deux services de sécurité ukrainiens.

L’administration Trump cherche à faire porter à l’Ukraine une partie de la hausse des prix de l’énergie

A l’approche des élections de mi-mandat, en novembre, la hausse des prix de l’essence fragilise l’une des principales promesses de campagne de Donald Trump : réduire le coût de la vie des Américains. Après six mois de guerre en Iran, déclenchée par son offensive contre Téhéran, l’administration Trump cherche désormais à reporter une partie de la responsabilité du « choc énergétique » sur… la guerre en Ukraine.

Mardi, sur Fox News, Scott Bessent, le secrétaire au Trésor, a ainsi mis en cause les frappes ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques russes, estimant qu’elles contribuaient à la hausse des prix mondiaux. « L’Ukraine a décidé de faire sauter des installations énergétiques russes et des infrastructures de raffinage. Cela exerce une pression à la hausse sur les prix à l’échelle mondiale », a-t-il déclaré. M. Bessent a néanmoins reconnu le rôle du conflit en Iran dans cette flambée des prix, tout en assurant que celui-ci « prendra fin ».

Les Etats-Unis ont assumé mardi d’avoir invité Anton Silouanov, le ministre des finances russe au G20 Finances malgré le « malaise » évoqué par certains de leurs alliés en raison de la guerre menée par Moscou en Ukraine. « Je sais que certains Européens en ont gardé un goût amer, mais je pense qu’il est très important de discuter » avec tout le monde « pour mettre fin à cet horrible conflit entre la Russie et l’Ukraine », a ajouté le secrétaire au Trésor.

Incident de Leipzig : les médias allemands identifient deux suspects titulaires d’un passeport russe

La police criminelle allemande a identifié l’ADN de deux hommes titulaires d’un passeport russe suspectés d’avoir apporté un drone explosif à l’aéroport de Leipzig, une tentative d’attentat imputée mardi à la Russie par Berlin, rapportent trois médias allemands mercredi.

Pour le journal Süddeutsche Zeitung (SZ) et les groupes audiovisuels publics régionaux NDR et WDR, le premier suspect, de nationalité biélorusse mais qui possède aussi un passeport russe, serait entré dans l’espace Schengen muni d’un visa touristique italien délivré à Minsk. Cet homme se serait déjà fait remarquer pour des infractions commises dans les pays baltes, affirment les trois médias.

Le second suspect posséderait un passeport letton et un russe selon NDR et WDR, et serait né en Russie selon SZ. Il aurait agi comme logisticien et instructeur de l’attaque. Arrivé à la fin de juillet en Allemagne via l’aéroport de Berlin, il aurait loué une voiture pour se rendre dans la région de Leipzig avant de quitter le pays deux jours avant l’attaque présumée, toujours selon les mêmes sources.

Les deux hommes auraient été identifiés grâce à des traces d’ADN retrouvées par la police scientifique dans les environs de l’aéroport : sur un drone, dans une boîte de conserve remplie d’explosifs et sur une antenne fixée à un arbre.

Les bases de données européennes ont permis d’établir des correspondances en Lituanie et en Finlande, corroborées par les informations des services de renseignement, toujours selon ces titres de presse.

Après l’incident de Leipzig, Volodymyr Zelensky annonce un accord avec l’Allemagne pour coproduire des drones

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé, mercredi, avoir évoqué avec le chancelier allemand, Friedrich Merz, l’attaque au drone visant l’aéroport de Leipzig, qu’il a qualifiée de « nouvelle escalade russe », selon un message publié sur Telegram. « Il est important que l’Allemagne ait réagi », a-t-il ajouté, précisant que Friedrich Merz l’avait informé des mesures prises par Berlin.

Le président ukrainien a annoncé que les équipes des deux pays finalisaient le texte d’un « drone deal », qui doit « augmenter les capacités de défense » de l’Allemagne comme de l’Ukraine, et que les deux dirigeants avaient évoqué son contenu ainsi qu’une date de signature possible. Une rencontre en personne a également été convenue, selon le président ukrainien. Le dirigeant ukrainien n’a cependant pas donné les détails de l’accord.

Le « drone deal » désigne un format de coopération que Volodymyr Zelensky promeut avec une douzaine de pays alliés, dans lequel des sociétés locales s’associent à des industriels ukrainiens pour coproduire sur leur sol des systèmes de drones au profit de Kiev.

« Cela comprend l’envoi de spécialistes ukrainiens, le transfert d’expertise et l’aide à la conception et au déploiement de solutions intégrées », avait expliqué au Monde le directeur du Conseil de l’industrie de la défense ukrainien, Ihor Fedirko. « Ce n’est qu’à un stade ultérieur, une fois cette coopération au niveau des systèmes établie, que les exportations de produits spécifiques pourront être autorisées. L’exportation intervient donc tout à la fin du processus. »