Les discussions entre les Vingt-Sept se poursuivront mardi. Paris réclame le retrait d’Alicher Ousmanov de la liste de sanctions, au grand dam de nombreux pays européens et de l’Ukraine.

La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, lors d’une conférence de presse à New York (Etats-Unis), le 21 septembre 2026. - LEONARDO MUNOZ/AFP La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, lors d’une conférence de presse à New York (Etats-Unis), le 21 septembre 2026. LEONARDO MUNOZ/AFP

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La cheffe de la diplomatie européenne veut reconduire « rapidement » la politique de sanctions contre la Russie

Les sanctions contre la Russie restent « le cœur » de la politique européenne pour faire pression sur Moscou afin de mettre fin à la guerre en Ukraine, a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, lors d’une conférence de presse à New York en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.

Cette déclaration intervient alors que des discussions se poursuivent sur la possibilité de lever certaines d’entre elles contre deux oligarques russes. « Certains États membres ont demandé que certaines personnes soient retirées de la liste, et c’est pour cela que ces discussions sont en cours en ce moment », a-t-elle souligné, espérant que celles-ci se termineront bientôt. « Nous avons clairement besoin de stabilité, à savoir que les sanctions restent en place plus longtemps. C’est pourquoi nous travaillons également à un nouveau paquet de sanctions », a ajouté Mme Kallas.

Dans le sillage de la France qui réclame le retrait de l’oligarque russo-ouzbek Alicher Ousmanov, le Luxembourg a demandé que l’homme d’affaires russe Mikhaïl Fridman soit aussi enlevé de cette liste.

Kaja Kallas a souligné que les discussions portaient sur la reconduction du « plus vaste régime de sanctions » de l’UE contre Moscou. « Notre objectif est de les conclure prochainement et, espérons-le, reconduire les sanctions rapidement », a-t-elle ajouté. 

La cheffe de l’opposition biélorusse alerte Washington sur un éventuel accord commercial avec Minsk

Svetlana Tsikhanovskaïa, cheffe de l’opposition biélorusse en exil, a mis en garde les Etats-Unis contre un projet d’accord « massif » d’achat de potasse à la Biélorussie – pays allié de la Russie –, qui a été évoqué, lundi, par Donald Trump, sur son réseau Truth Social.

« Notre position est que ce n’est pas le moment de commercer avec le régime alors que tous les revenus tirés de la potasse servent à la répression, à soutenir la machine de guerre russe, à construire des infrastructures militaires, à faire chanter nos partenaires de l’alliance occidentale », a déclaré Svetlana Tikhanovskaïa lors d’un entretien avec l’Agence France-Presse à New York, en marge du sommet annuel de l’ONU.

« Investir dans quelque accord que ce soit avec le régime alors que la guerre [contre l’Ukraine] se poursuit et que la plupart des pays ont imposé des sanctions pourrait être très risqué », a-t-elle ajouté.

« Les prix seraient nettement plus bas que ceux que nous payons aujourd’hui au Canada », de loin le premier fournisseur de potasse des Etats-Unis aujourd’hui, a avancé le président américain à propos de ce projet d’accord concernant ce minerai utilisé essentiellement comme engrais.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022 a fait flamber les prix de la potasse. Ils ont par la suite un peu baissé, mais continuent d’évoluer à un niveau élevé.

Au pouvoir depuis 1994, le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, mène en interne une répression implacable contre toutes les voix critiques, en particulier depuis un mouvement de contestation sans précédent en 2020.

Levée des sanctions contre deux oligarques russes par l’UE : reprise des discussions mardi

L’Union européenne (UE) n’est finalement pas parvenue à confirmer, lundi soir, un accord de principe pour lever ses sanctions contre deux oligarques russes, une exigence de la France et du Luxembourg. Les discussions se poursuivront mardi matin, selon des diplomates.

L’accord de principe, trouvé lundi après-midi, doit être définitivement confirmé par les Vingt-Sept, afin de prolonger le régime de sanctions européennes à l’encontre de près de 3 000 personnes et entités, accusées de soutenir l’effort de guerre de la Russie contre l’Ukraine. Mais, un pays – la Lettonie selon une source diplomatique – s’y est opposé, bloquant à nouveau tout accord. Les décisions de l’UE en matière de sanctions se prennent à l’unanimité des 27 Etats membres.

La France réclame le retrait de l’oligarque russo-ouzbek Alicher Ousmanov de cette liste de sanctions, au grand dam de nombreux autres pays de l’UE et de l’Ukraine, qui ont dénoncé un dangereux précédent et un mauvais signal adressé à Moscou. Dans le sillage de la France, le Luxembourg a de son côté réclamé le retrait de l’homme d’affaires russe Mikhaïl Fridman de cette liste, selon ces mêmes sources.

Paris a invoqué des « raisons de sécurité nationale » devant ses partenaires, sans plus d’explication, selon plusieurs diplomates européens à Bruxelles. « Nous avons une question spécifique de sécurité nationale et souhaitons répondre positivement à nos partenaires internationaux qui nous démarchent au sujet de M. Ousmanov », a-t-on expliqué de source diplomatique à Paris. Selon le Financial Times, Paris fait pression dans le cadre d’un accord de libération de prisonniers impliquant plusieurs citoyens français détenus en Azerbaïdjan.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s’était déjà alarmé la semaine dernière de cette situation, affirmant que ce n’était « certainement pas le moment de lever les sanctions », « de sauver les oligarques russes des sanctions » et de « faire des cadeaux à la Russie ».

Ce régime de sanctions contre Moscou doit être renouvelé tous les six mois, et la date butoir, déjà repoussée une fois, a été fixé à mercredi à partir de minuit. Faute d’accord à ce moment-là, toutes les sanctions seront alors levées. Pour réduire ce risque à l’avenir, les Vingt-Sept se sont également mis d’accord pour que ce délai soit étendu jusqu’à 36 mois au lieu de six, selon une source diplomatique. Mais là aussi, il faudra attendre le résultat des discussions mardi, pour savoir si ce nouveau délai a été accepté.

Les sanctions de l’UE consistent en un gel des avoirs et une interdiction de voyager sur le territoire des 27 pays membres.

Une femme est morte dans une attaque russe contre un minibus dans la région de Zaporijia

Une femme est morte, et trois autres personnes ont été blessées, dans une attaque russe contre un minibus à Komychouvakha (🚩), dans la région de Zaporijia, a annoncé Mykhaïlo Semikin, chef de l’administration militaire régionale. Les blessés « reçoivent toute l’aide nécessaire », a-t-il ajouté.

La Russie affirme avoir intercepté 45 drones ukrainiens en douze heures

Le ministère de la défense russe a affirmé lundi avoir intercepté et détruit 45 drones en l’espace de douze heures, entre 8 heures et 20 heures, heure de Moscou.

Selon le ministère, les appareils ont été abattus au-dessus des régions de Belgorod, de Briansk, de Koursk et de Riazan, ainsi que de la république du Bachkortostan et de Crimée. Le ministère russe n’a pas fait état de victimes ou de dégâts.

Sur Le Monde aujourd’hui

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Un garçon de 3 ans tué au cours d’une attaque aérienne russe dans la région de Mykolaïv

L’attaque aérienne russe a été menée lundi dans le district de Voznessensk (🚩), dans l’oblast de Mykolaïv, a annoncé le chef de l’administration militaire régionale, Heorhi Rechetilov.

L’enfant se trouvait dans la rue au moment de l’attaque. « Malgré les efforts des médecins, il n’a pas été possible de sauver le garçon », a écrit le responsable.

L’AIEA alerte à propos de frappes de drones près de la centrale de Zaporijia

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a été informée de plusieurs frappes de drones et d’autres attaques militaires à proximité de la centrale nucléaire de Zaporijia au cours des dernières semaines. Ces incidents pourraient « potentiellement menacer la sûreté nucléaire », selon l’agence.

Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a exprimé sa « profonde inquiétude » face à ces incidents, qui « soulignent les dangers constants qui pèsent sur la sûreté nucléaire » ainsi que sur le personnel de la centrale et leurs proches. « Toutes les attaques contre des centrales nucléaires ou à proximité sont inacceptables et doivent cesser immédiatement », a-t-il déclaré.

L’Ukraine demande à la Russie de cesser de viser ses infrastructures logistiques

Les frappes russes contre les infrastructures logistiques ukrainiennes « continuent de représenter une menace quotidienne pour la vie de millions d’Ukrainiens », a dénoncé le ministre des affaires étrangères ukrainien, Andrii Sybiha. Elles « perturbent les chaînes d’approvisionnement des biens essentiels dans notre pays et compromettent la sécurité alimentaire mondiale », a-t-il ajouté.

« Le secteur énergétique de l’Ukraine, les infrastructures critiques et les exportations alimentaires ne doivent plus être pris pour cibles par les attaques russes », a poursuivi le ministre. Il a appelé Moscou à « prendre des mesures vérifiables de désescalade » et à démontrer « par des actes concrets plutôt que par des paroles » qu’elle est réellement prête à un cessez-le-feu.

M. Sybiha a rappelé que Kiev avait « toujours œuvré pour la paix, une paix globale et durable » et avait déjà formulé « des dizaines de propositions diplomatiques » pour mettre fin à la guerre. Mais, selon lui : « La Russie ne recherche pas la paix. »

Un mort dans des attaques russes dans l’oblast de Dnipropetrovsk

« L’ennemi a attaqué près de 50 fois quatre districts avec des drones et de l’artillerie », selon Vladyslav Haïvanenko, chef de l’administration militaire de l’oblast de Dnipropetrovsk, dans l’est de l’Ukraine. A Dnipro (🚩), « des infrastructures, un magasin et une école maternelle ont été endommagés », a précisé le responsable.

Dans le district de Nikopol (🚩), « des infrastructures, un magasin, une maison individuelle et des voitures ont été endommagés. Une personne est morte. » Des incendies se sont également déclarés dans les communes de Mykolaïvka (🚩) et de Vassylkivka (🚩), dans le district de Synelnykove.

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Deux civils blessés au cours d’attaques de drones dans la région de Briansk

Des attaques de drones ont fait deux blessés lundi dans l’oblast russe de Briansk, a annoncé le gouverneur par intérim, Iegor Kovaltchouk. « Un drone kamikaze a attaqué une voiture civile en mouvement sur la route Starodoub à Klintsy », a-t-il écrit, précisant : « Le conducteur a été blessé par des éclats et hospitalisé. »

Un autre drone « a frappé un camion dans ce même district de Starodoub », a poursuivi le gouverneur, blessant aussi le conducteur.

L’ex-président russe Dmitri Medvedev affirme voir dans le Rassemblement national un parti « russophobe »

« Apparemment, le parti de Le Pen est maintenant un parti européen ordinaire : russophobie et soutien aux nazis à Kiev », a écrit sur X l’ancien président russe Dmitri Medvedev, faisant référence à Marine Le Pen, candidate du Rassemblement nationale (RN) à la présidentielle de 2027.

« Le Pen a qualifié la prise de contrôle des actifs d’Auchan par la Russie “d’actes hostiles”. Des milliers de sanctions contre des Russes en France, plus des missiles pour les dégénérés de Kiev : est-ce que c’était amical ? », a écrit l’actuel secrétaire adjoint du Conseil de sécurité russe, qui après avoir incarné un espoir libéral et modéré au Kremlin (2008-2012) est maintenant connu pour ses déclarations au vitriol contre les Occidentaux.

Il faisait référence à la récente saisie en Russie des actifs de la filiale d’Auchan, ainsi qu’aux sanctions prises par Paris contre la Russie après l’offensive contre l’Ukraine lancée en 2022 et aux livraisons d’armes françaises à Kiev.

Plus tôt, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, s’était montré plus modéré au sujet des déclarations de Marine Le Pen et du président du RN, Jordan Bardella. « La Russie ne menace personne, ne fait de chantage à personne. Et nous sommes donc catégoriquement en désaccord avec de telles déclarations, nous ne les acceptons pas », a-t-il déclaré lors de son briefing téléphonique quotidien avec la presse, auquel participe l’Agence France-Presse.

Dans un communiqué commun publié samedi, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont estimé que la Russie ne pouvait « espérer dicter directement ou indirectement la politique » de la France « par l’intimidation, la menace, la déstabilisation ou la pression psychologique ».

Le communiqué condamne par ailleurs « fermement » la décision de Moscou de prendre le contrôle d’actifs d’entreprises européennes encore implantées en Russie, comme Nestlé et Auchan, un « acte hostile » qui « porte directement atteinte aux intérêts et aux droits de nos entreprises ».

« Aucune provocation, aucune opération clandestine et aucune action de déstabilisation ne sauraient conduire la France à faciliter l’obtention par la Russie de ses buts de guerre en Ukraine », ajoutent dans leur communiqué la candidate à la présidentielle de 2027 et le président du RN.

Le RN est régulièrement épinglé par ses adversaires pour des positions jugées conciliantes envers le président russe, Vladimir Poutine.

Le chef de la diplomatie ukrainienne rejette le retrait des sanctions européennes pour deux oligarques russes

Le ministre des affaires étrangères ukrainien, Andrii Sybiha, s’est opposé à tout retrait des hommes d’affaires russes Alicher Ousmanov et Mikhaïl Fridman de la liste des sanctions européennes, alors que les Vingt-Sept cherchent un accord quant au renouvellement de celles-ci. « Ousmanov et Fridman ont été inscrits sur cette liste parce qu’ils font partie du régime russe qui mène une guerre d’agression contre l’Ukraine. Qu’est-ce qui a changé ? Rien », a-t-il écrit sur X.

M. Sybiha a appelé à renforcer les mesures. « Leur retrait est inacceptable et enverrait un mauvais signal à Moscou, à un moment où la pression doit augmenter », a-t-il estimé. « Au contraire, les sanctions doivent être durcies, les listes individuelles, élargies, et la durée du renouvellement, portée de six à douze mois », a-t-il ajouté, dénonçant « des idées contre-productives destinées à faire plaisir aux oligarques russes ».

A l’appui de sa demande concernant M. Ousmanov, milliardaire russo-ouzbek proche du Kremlin, la France a invoqué des « raisons de sécurité nationale », sans donner plus d’explications, selon plusieurs diplomates européens à Bruxelles.

Dans la région de Kharkiv, six morts et 66 blessés en une semaine après des frappes russes

Soixante et une localités de la région de Kharkiv, dont la ville de Kharkiv, ont été touchées par des frappes russes au cours de la semaine écoulée, selon le chef de l’administration militaire régionale, Oleh Synehoubov. « Les bombardements ont fait 66 blessés, dont cinq enfants. Malheureusement, six personnes sont mortes », a-t-il écrit sur Telegram. Les forces russes ont utilisé huit missiles, 41 bombes aériennes guidées et plus de 600 drones de différents types.

Les infrastructures civiles du district d’Izioum (🚩) ont été particulièrement touchées. Dans le district de Bohodoukhiv (🚩), 15 maisons individuelles et plusieurs bâtiments et infrastructures ont également été endommagés. A Kharkiv (🚩), un immeuble d’habitation, un centre commercial et un entrepôt ont été touchés.

Volodymyr Zelensky se dit prêt à des mesures de désescalade avec la Russie

Volodymyr Zelensky a réagi aux propos de Donald Trump appelant à mettre fin à la guerre en Ukraine. « Cette guerre russe contre l’Ukraine et contre le bon sens doit effectivement prendre fin », a écrit le président ukrainien sur X, rappelant que Kiev avait « dès la première minute » cherché la paix.

M. Zelensky a assuré être prêt à avancer vers une désescalade du conflit, alors que des discussions étaient en cours entre Kiev, Washington et Donald Trump. « Nous avons déjà formulé des dizaines de propositions diplomatiques visant à mettre fin à cette guerre dans la dignité, à garantir la sécurité et à empêcher de nouvelles invasions russes », a écrit le président ukrainien sur X.

Il a notamment proposé que les infrastructures énergétiques ukrainiennes, les infrastructures critiques et les exportations alimentaires cessent d’être prises pour cibles par la Russie. « Cela conduira à des mesures de désescalade de notre part », a-t-il affirmé, ajoutant que « des solutions sont possibles » et que l’Ukraine était « prête à travailler » dans ce sens avec ses partenaires.

Il a annoncé que ces pistes seraient discutées avec les partenaires de l’Ukraine en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, à New York.

Le point sur la situation, lundi 21 septembre à 16 heures

  • Russie unie a remporté au moins 355 des 450 sièges de la Chambre basse du Parlement, selon les résultats préliminaires des élections législatives. Avec 57,83 % des ‌voix, le parti présidentiel progresse de huit points par rapport au précédent scrutin législatif, qui s’était déroulé en 2021.
  • L’Union européenne (UE) a déploré « l’absence de conditions équitables » et le « détournement massif des ressources administratives et judiciaires pour (…) priver les électeurs russes d’un véritable choix quant à l’avenir de leur pays ».
  • La France a pris acte du résultat, mais « regrette que les conditions d’une élection libre, pluraliste et démocratique n’aient à nouveau pas été réunies » et a condamné la tenue de « prétendues “élections” » dans les territoires ukrainiens occupés de Crimée et des oblasts de Donetsk, de Louhansk, de Zaporijia et de Kherson.
  • L’UE est toujours à la recherche d’un accord sur le renouvellement de sanctions imposées à la Russie, bloqué depuis des jours par la France, qui demande à en dispenser l’oligarque Alicher Ousmanov. Une réunion des représentants des Vingt-Sept a eu lieu lundi matin à Bruxelles et une autre était prévue à 14 heures.
  • Des drones russes ont causé la mort d’une habitante de Lozova, dans l’oblast de Kharkiv, ont annoncé dans la matinée les services de secours ukrainiens. Des bombardements « très violents » ont, par ailleurs, fait cinq blessés à Zaporijia, où des immeubles d’habitation, un bâtiment universitaire, un centre commercial et une centrale de chauffage ont, selon eux, été endommagés.
  • Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, doit rencontrer son homologue américain, Donald Trump, mardi, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, selon une source proche du dossier citée par l’Agence France-Presse.

Cinq pays, dont le Royaume-Uni et le Canada, dénoncent un « simulacre d’élections » dans les territoires occupés d’Ukraine

Le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Norvège ont accusé lundi la Russie d’avoir organisé un « simulacre d’élections » dans les territoires occupés d’Ukraine et ont dénoncé une « violation flagrante » de sa souveraineté.

« Ces régions font partie de l’Ukraine, et l’organisation d’un simulacre d’élections ne peut modifier le statut de ces territoires au regard du droit international. Nous continuons à soutenir l’Ukraine », disent-ils dans un communiqué, ajoutant que « les frontières ne doivent jamais être redessinées par la force ».

Une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump prévue mardi à New York, selon l’AFP

Le président ukrainien doit rencontrer son homologue américain mardi après-midi, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, selon une source proche du dossier citée par l’Agence France-Presse. Volodymyr Zelensky, qui s’est entretenu avec lui dimanche, avait annoncé qu’une rencontre était prévue à cette occasion, sans en préciser la date.

La Pologne souhaite la présence de 15 000 soldats américains sur son territoire

La Pologne compte accueillir à terme environ 15 000 soldats américains, a annoncé lundi le vice-ministre de la défense, Stanislaw Wziatek.

« Nous parlons d’un objectif de 15 000 soldats », a-t-il déclaré à la chaîne RMF FM, précisant que ce contingent comprendrait environ 10 000 soldats en rotation et « 3 500 à 5 000 » qui seront stationnés en permanence. La Pologne accueille actuellement entre 6 500 et 7 000 soldats américains en rotation, selon lui.

Donald Trump a fait état jeudi des « progrès majeurs » en vue de l’établissement d’une base américaine permanente en Pologne, alors que son administration a lancé un réexamen de la présence militaire américaine en Europe. Selon M. Wziatek, le contingent américain souhaité pourrait être « constitué par étapes » d’ici à 2039.

La semaine dernière, le premier ministre polonais, Donald Tusk, a mis en garde contre les menaces « hybrides » de la Russie – notamment des frappes « accidentelles » de drones et de missiles – visant les alliés de l’Ukraine.

La France dénonce « les restrictions croissantes à la liberté d’expression » en Russie, après les législatives

« La France prend acte du résultat attendu des élections législatives qui se sont tenues en Russie du 18 au 20 septembre », mais « regrette que les conditions d’une élection libre, pluraliste et démocratique n’aient à nouveau pas été réunies », dit le ministère des affaires étrangères, dans un communiqué.

« La répression accrue contre la société civile et l’opposition, l’exclusion de plusieurs partis politiques, les restrictions croissantes à la liberté d’expression et l’interdiction des médias indépendants ont obéré la possibilité pour le peuple russe de former et d’exprimer librement son choix, alors que se poursuit désormais depuis quatre ans et demi la guerre d’agression russe contre l’Ukraine, qui hypothèque aussi le présent et l’avenir du peuple russe », poursuit-il.

Le Quai d’Orsay condamne, en outre, la tenue du scrutin dans les territoires occupés de Crimée et des oblasts de Donetsk, de Louhansk, de Zaporijia et de Kherson. « Il s’agit d’une nouvelle violation du droit international et de la Charte des Nations unies. La France ne reconnaît nullement la tenue et les résultats de ces prétendues “élections” et réaffirme son attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine », souligne-t-il.

La production d’acier ukrainienne réduite de 90 % en raison des bombardements russes, selon le « Financial Times »

Les trois principales aciéries ukrainiennes, qui assuraient 90 % de la production nationale, ont été mises à l’arrêt après des tirs de missiles balistiques russes, rapporte le quotidien économique britannique.

« A ce jour, [l’Ukraine] n’a plus d’industrie sidérurgique », déplore Oleksandr Vodoviz, le chef de cabinet du directeur général de Metinvest, groupe sidérurgique et minier dont deux usines ont été récemment prises pour cibles, cité par le Financial Times. La troisième, située à Kryvy Rih, appartient à ArcelorMittal.

L’usine métallurgique Zaporizhstal, qui fait partie du groupe Meltinvest, a été touchée pour la dernière fois, jeudi 17 septembre. Selon son directeur général, il s’agissait de la quatrième attaque en moins d’un mois. Dix-sept missiles ont, selon lui, été tirés sur le site.

« Ils connaissaient tout de l’usine, ils savaient exactement où frapper », poursuit M. Vodoviz. « Pour l’instant, nous ne savons pas combien de temps prendront les réparations : des jours, des semaines, des mois ou des années. »

Selon le Financial Times, la campagne de bombardements russe des sites industriels, des pôles économiques et des voies d’exportation a privé Kiev de plus de 1,5 milliard de dollars de recettes fiscales.