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Les restrictions portent sur « le nombre des cibles lancées, abattues, neutralisées ou n’ayant pas atteint leurs objectifs », a expliqué le commandement militaire au moment où la Russie intensifie ses attaques avec des armes que l’Ukraine a de plus en plus de mal à intercepter.
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L’Ukraine restreint la diffusion de données sur les frappes de missiles russes
L’armée de l’air ukrainienne a annoncé mercredi qu’elle allait cesser de rendre publics des chiffres détaillés sur les frappes de missiles balistiques russes, à un moment où la Russie intensifie ses attaques avec des armes que l’Ukraine a de plus en plus de mal à intercepter.
Le commandement militaire a décidé d’introduire « certaines modifications » – comprendre des restrictions – dans les rapports matinaux sur ces tirs russes, a déclaré sur Facebook le chef de la communication de l’armée de l’air, Iouri Ignat. Les restrictions portent sur « le nombre des cibles lancées, abattues, neutralisées ou n’ayant pas atteint leurs objectifs », a-t-il ajouté.
Les alertes en temps réel resteront inchangées et l’armée de l’air continuera de fournir des chiffres généraux sur les tirs de missiles russes, a précisé le responsable. La Russie a tiré en juillet plus de 450 missiles de différents types contre l’Ukraine – dont près de 200 missiles balistiques, selon M. Ignat.
Les missiles balistiques volent à grande vitesse sur des trajectoires très inclinées, ce qui les rend bien plus difficiles à intercepter que les missiles de croisière ou les drones. Seuls des systèmes avancés, notamment les Patriot fabriqués aux Etats-Unis, peuvent les abattre. Kiev a signalé une pénurie aiguë d’intercepteurs Patriot depuis que le conflit au Moyen-Orient a réduit ses approvisionnements, Washington en ayant besoin pour sa propre guerre contre l’Iran.
Le président Volodymyr Zelensky a affirmé que les livraisons de missiles de défense antiaérienne par les partenaires de l’Ukraine avaient été divisées par trois depuis le début de l’année par rapport à la même période de 2025.
Ces dernières semaines, la Russie a frappé la capitale ukrainienne Kiev avec des missiles balistiques, une fois par semaine environ, tuant des civils et éventrant des immeubles résidentiels. Au cours d’une de ces attaques, dans la nuit du 5 août, l’Ukraine n’a réussi à intercepter aucun des 28 missiles balistiques russes tirés.
Croissance de 1,3 % de l’économie russe, l’ONU appelle la Russie à autoriser le seul parti antiguerre aux élections… Le point sur la situation mercredi 12 août à 21 heures
- Dans un message publié sur Telegram, Volodymyr Zelensky a estimé à 745 kilomètres carrés la superficie de territoire ukrainien repris à la Russie entre les mois de janvier et août 2026. « Vingt-six villages des régions de Dnipropetrovsk, de Donetsk et de Zaporijia ont été ramenés sous le contrôle de l’Ukraine », a-t-il écrit.
- Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a appelé la Russie à lever l’interdiction faite au seul parti antiguerre de participer aux élections législatives de septembre. La Cour suprême russe avait en effet interdit, mardi, au parti de participer aux élections. A l’issue de l’audience, le chef de Iabloko, Nikolaï Rybakov, avait annoncé que cette formation politique ferait appel de la décision.
- L’économie de la Russie a connu au deuxième trimestre 2026 une croissance de 1,3 % sur un an, un rebond après une contraction de 0,2 % au trimestre précédent, a rapporté l’agence nationale des statistiques Rosstat.
- Les séries d’attaques entre l’Ukraine et la Russie autour de la mer Noire laissent les marchés des céréales très agités. Les cours ont vivement réagi : le boisseau de blé (27 kilos) prenait 3,65 % à 6,53 dollars à Chicago en fin d’après-midi. La tonne gagnait 1,72 % à 221,75 euros sur Euronext.
Les incertitudes sur les exportations en mer Noire chahutent les marchés agricoles
Image satellite des navires fortement endommagés à la suite de frappes ukrainiennes dans la base navale portuaire de Novorossiisk (Russie), le 12 août 2026. Les séries d’attaques entre l’Ukraine et la Russie autour de la mer Noire, entrecoupées de vagues régulières d’espoir d’une accalmie dans le grenier à blé de l’Europe, laissent les marchés des céréales très agités.
Mercredi, le président Volodymyr Zelensky a revendiqué une frappe des forces armées ukrainiennes contre la base navale de Novorossiïsk, qu’il a qualifiée de « dernier grand bastion de la flotte russe en mer Noire », à plus de 300 kilomètres du front.
Les cours ont vivement réagi : le boisseau de blé (27 kilos) prenait 3,65 % à 6,53 dollars à Chicago en fin d’après-midi. La tonne gagnait 1,72 % à 221,75 euros sur Euronext. Sa capacité de transbordement en céréales est estimée à 35 millions de tonnes par an, soit un volume supérieur à la récolte moyenne de blé en France. Depuis le début de l’été, Moscou et Kiev multiplient les attaques en mer Noire, perturbant une voie essentielle à l’export de leurs denrées agricoles.
Volodymyr Zelensky affirme que l’attaque ukrainienne sur Novorossiïsk a visé des navires de la flotte russe
« Un rapport a été publié aujourd’hui sur les résultats de notre opération contre Novorossiïsk », a rapporté le président ukrainien sur X alors que le gouverneur du kraï de Krasnodar, en Russie, Veniamin Kondratiev, a fait état, mercredi matin, d’une attaque ukrainienne dans la nuit à l’aide de « plusieurs centaines de drones » sur des infrastructures civiles à Novorossiïsk.
« Parmi les résultats de cette opération, il convient de souligner les frappes contre des navires de la flotte russe qui se cachaient dans la baie de Novorossiïsk. En particulier, selon des données vérifiées, les frégates Admiral Essen et Admiral Makarov, un grand navire de débarquement, une corvette et d’autres navires ont été touchés. D’autres installations russes qui contribuaient au financement de la guerre ont également été frappées », a rapporté Volodymyr Zelensky sur X.
Merci pour votre question Adrien,
Avions de chasse de dernière génération, systèmes antiaériens, missiles fabriqués sous licence en Ukraine : le temps où les Etats européens envoyaient à l’Ukraine leurs stocks de vieux matériels militaires est révolu. Grâce au prêt européen de 90 milliards d’euros accordé par l’Union européenne (UE) à Kiev en février, l’armée ukrainienne peut acquérir des équipements de pointe.
L’UE a déjà transféré près de 5 milliards d’euros sur une première tranche de 6 milliards pour aider l’Ukraine à acheter des drones et des systèmes antidrones. Ces dernières semaines, les Etats européens ont multiplié les annonces de contrats d’armement avec Kiev, dont une partie en partenariat pour rapprocher les industries de défense européennes et ukrainiennes.
Pourtant, les premières commandes validées n’ont pas été passées au bénéfice du Vieux Continent. Les Européens ont accepté des dérogations pour que l’Ukraine puisse se fournir en composants chinois pour ses drones – l’Europe ne les produit ni en masse ni à un prix assez compétitif, confie une source à Bruxelles. Elles concernent aussi l’achat de certains missiles de défense antiaérienne, notamment les Patriot américains, qui manquent cruellement à Kiev. Le souci, relève un diplomate européen, est de pouvoir s’assurer que l’Ukraine recevra dans un délai rapide de tels missiles, dont la production reste très limitée et destinée en priorité aux Etats-Unis.
Pour en savoir plus à ce sujet je vous invite à lire l’article ci-dessous :
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Bonjour Adrien !
Selon un récent décompte du média en ligne ukrainien Ekonomitchna Pravda (« vérité économique »), au moins 124 frappes russes ont visé, en juillet, des terminaux portuaires et des infrastructures logistiques. Plusieurs navires commerciaux ont également été touchés, provoquant la mort de membres d’équipage et d’opérateurs.
L’inquiétude est immense, car les ports du Grand Odessa – Odessa, Tchornomorsk et Pivdenny – regroupent l’essentiel du commerce extérieur ukrainien. Plus de 90 % des exportations de céréales et d’huile de tournesol y transitent. Or, le calendrier est défavorable : ces attaques interviennent au moment où commence la commercialisation de la nouvelle récolte.
Les conséquences se font déjà sentir. Les grandes compagnies maritimes préfèrent désormais éviter les ports ukrainiens, trop dangereux. « C’est un coup très dur pour l’Ukraine, dont plus de la moitié des recettes d’exportation provenaient, en 2025, du secteur agricole », résumait l’agence de presse américaine Bloomberg, mardi 4 août.
Dès le 22 juillet, le ministre de l’agriculture ukrainien, Taras Vysotsky, indiquait que le trafic maritime était totalement interrompu et que les escales dans les ports avaient été suspendues. L’Ukraine tente d’intercepter les drones et missiles lancés depuis la Crimée, qui visent les infrastructures, mais avec des résultats limités.
Si vous souhaitez en savoir plus à ce sujet, je vous invite à lire l’article ci-dessous :
L’aide militaire à l’Ukraine rebondit en juin pour atteindre 7,2 milliards d’euros, mais ralentit à long terme
Grâce à un nouveau prêt de l’Union européenne, l’aide militaire à l’Ukraine a atteint en juin son plus haut niveau depuis l’arrêt du financement américain, mais la tendance à long terme continue de marquer le pas, selon l’institut de recherche allemand Kiel Institute jeudi.
L’aide militaire allouée à Kiev a atteint 7,2 milliards d’euros en juin, le montant le plus élevé depuis les 9,04 milliards alloués en avril 2024, avant que le financement américain se tarisse en février 2025.
C’est la troisième augmentation mensuelle la plus importante de l’aide militaire depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, selon les données du Kiel, qui recense l’aide militaire, financière et humanitaire promise et livrée à Kiev depuis le début de la guerre.
Ce rebond est dû principalement au nouveau prêt de soutien à l’Ukraine, qui a contribué à porter à 4,3 milliards d’euros l’aide militaire allouée en mai et juin par les institutions européennes. Au total, un prêt de 90 milliards d’euros a été validé par l’Union européenne sur la période 2026-2027, pour aider l’Ukraine à financer sa guerre contre la Russie et assurer le fonctionnement de l’Etat.
Outre ce prêt, l’Allemagne a alloué 700 millions d’euros, le Danemark 600 millions et les Pays-Bas 500 millions pour soutenir l’armée ukrainienne. Toutefois, les niveaux de financement à long terme restent inférieurs à ce qu’ils étaient avant que le président américain Donald Trump ne mette fin à l’aide. Avant février 2025, les donateurs allouaient ainsi en moyenne 3,46 milliards d’euros par mois d’aide militaire à Kiev. Depuis, ce chiffre est tombé à 2,94 milliards d’euros.
Bien que les Etats-Unis ne contribuent plus directement à l’effort de guerre de l’Ukraine, leurs armes continuent de jouer un rôle-clé. L’Europe se procure de plus en plus d’armes auprès d’entreprises de défense américaines et reçoit des livraisons provenant des stocks militaires américains.
« Les Etats-Unis restent un fournisseur essentiel de systèmes de défense tels que le Patriot, pour lesquels l’Europe ne dispose pour le moment que d’alternatives limitées », a souligné Federico Mellace, un analyste de l’institut. « A plus long terme, la question essentielle sera de savoir si l’Europe peut développer et produire des substituts fiables aux principaux systèmes de défense américains et réduire progressivement sa dépendance », a-t-il ajouté.
La croissance de l’économie russe est de 1,3 % au deuxième trimestre
L’économie de la Russie a connu au deuxième trimestre 2026 une croissance de 1,3 % sur un an, un rebond après une contraction de 0,2 % au trimestre précédent, a rapporté l’agence nationale des statistiques Rosstat.
La Russie est visée par de multiples sanctions occidentales pour son offensive militaire en Ukraine, notamment son secteur des hydrocarbures, et connaît depuis des années d’importantes dépenses dans son secteur de la défense.
Ce résultat est supérieur aux attentes du ministère de l’économie, qui tablait sur une croissance de 0,9 % sur cette période, et aux prévisions des économistes. Selon Rosstat, la consommation a été le principal moteur de la croissance économique au deuxième trimestre 2026, notamment les dépenses de loisirs et les achats de voitures.
« Après le ralentissement observé au premier trimestre, qui était lié à des facteurs calendaires et météorologiques, l’activité économique a connu une reprise modérée au deuxième trimestre », avait expliqué Elvira Nabioullina, présidente de la Banque de Russie, fin juillet. Au deuxième trimestre l’année dernière, l’économie affichait une croissance de 1,1 %.
L’ONU appelle la Russie à autoriser le seul parti antiguerre à participer aux élections
Nikolaï Rybakov, chef du parti libéral russe Iabloko, pose au siège du parti à Moscou, le 11 août 2026. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a appelé la Russie à lever l’interdiction faite au seul parti antiguerre de participer aux élections législatives de septembre. « Nous sommes profondément préoccupés par l’exclusion de Iabloko, l’un des plus anciens partis politiques russes, des élections législatives de septembre », et « nous appelons les autorités à lever cette interdiction », a écrit le Haut-Commissariat sur X.
La Cour suprême russe avait en effet interdit, mardi, au parti de participer aux élections. A l’issue de l’audience, le chef de Iabloko, Nikolaï Rybakov, avait annoncé que cette formation politique ferait appel de la décision. La plupart des opposants au président Vladimir Poutine sont emprisonnés, en exil ou morts, et Iabloko est le seul parti libéral encore en activité en Russie.
Celui-ci a reçu le soutien de plusieurs personnalités de l’opposition vivant désormais à l’étranger, dont Ioulia Navalnaïa, la veuve de l’opposant Alexeï Navalny, tous deux classés dans la catégorie des « extrémistes » en Russie.
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Selon le renseignement militaire ukrainien, la Corée du Nord s’apprêterait à envoyer jusqu’à 50 000 soldats supplémentaires − soit, selon la plupart des estimations, un à deux mois de pertes russes sur le front (incluant morts, blessés et disparus) − et a déployé une unité équipée de missiles balistiques en Russie. Certains de ces missiles ont été utilisés, mardi, contre la ville ukrainienne de Zaporijia, a affirmé Volodymyr Zelensky.
Volodymyr Zelensky affirme que l’Ukraine a repris à la Russie 745 kilomètres carrés de son territoire depuis janvier
Dans un message publié sur Telegram mercredi après-midi, Volodymyr Zelensky a estimé à 745 kilomètres carrés la superficie de territoire ukrainien repris à la Russie entre les mois de janvier et août 2026. « Vingt-six villages des régions de Dnipropetrovsk, de Donetsk et de Zaporijia ont été ramenés sous le contrôle de l’Ukraine », a-t-il écrit, saluant « une opération offensive menée avec précision ».
« Grâce à l’action dynamique de nos troupes, nous avons réussi à porter un coup significatif aux forces d’occupation, commente le président ukrainien. Les pertes russes s’élèvent à au moins 9 550 morts et plus de 6 600 blessés. Le fonds d’échange de prisonniers de l’Ukraine a également été renfloué. »
Un mort dans une frappe de drone ukrainienne contre l’oblast russe de Koursk
Le gouverneur de l’oblast russe de Koursk, Alexandre Khinchteïn, a rapporté, mercredi après-midi, la mort d’un homme de 53 ans dans une frappe de drone FPV ukrainien contre « une voiture garée près d’une maison ». Cette attaque s’est déroulée dans la commune de Korenevo (🚩), tout près de la frontière russo-ukrainienne.
Un mort dans une attaque russe contre la région ukrainienne de Zaporijia
Le chef de l’administration militaire de l’oblast ukrainien de Zaporijia, Ivan Fedorov, a annoncé, mercredi après-midi, la mort d’un homme de 76 ans dans une frappe russe survenue dans la matinée. « L’armée russe a frappé une propriété privée, a-t-il précisé sur Telegram. La maison a été détruite et un incendie s’est déclaré dans une dépendance. L’onde de choc et les débris ont endommagé les maisons voisines. » Une femme de 74 ans a été blessée, selon le responsable.
Le point sur la situation, mercredi 12 août à 14 heures
- La ville portuaire russe de Novorossiïsk, sur la mer Noire, « a vécu une nuit terrible » en raison d’attaques de drones ukrainiens, selon son maire, Andreï Kravtchenko. Volodymyr Zelensky, qui a qualifié cette ville de « dernier bastion majeur de la marine russe en mer Noire », a revendiqué des opérations « visant à frapper la base navale de Novorossiïsk ».
- Deux personnes ont été tuées dans des frappes contre le kraï russe de Krasnodar, où se situe Novorossiïsk, et deux autres à Kherson, en Ukraine. « En moins de deux heures, l’ennemi a lancé 15 drones de type Shahed sur la ville », a décrit le gouverneur de l’oblast ukrainien, Oleksandr Prokudin, tandis qu’un enfant de 8 ans est mort en Russie.
- Vladimir Poutine menace de saisir des navires occidentaux en mesure de représailles. A l’occasion d’exercices de la flotte russe de l’océan Pacifique, le président russe a déclaré que la Russie « ripostera[it] de manière symétrique aux saisies de ses navires marchands », en référence aux pétroliers de la flotte fantôme russe régulièrement arraisonnés, notamment par la France.
- Selon le Financial Times, l’Ukraine avait mis fin à ses frappes de drones visant des pétroliers transitant par le port russe de Novorossiïsk, à la suite d’une demande formulée par J. D. Vance. D’après des responsables ukrainiens, les Etats-Unis considéraient ces frappes comme un facteur de déstabilisation des marchés pétroliers.
- Le service de sécurité ukrainien dit avoir démantelé un réseau d’informateurs du FSB. Quatre Ukrainiens ont été arrêtés et mis en examen, soupçonnés de « coordonn[er] les frappes aériennes des forces russes contre les forces de défense dans les régions de Donetsk, de Dnipropetrovsk et de Kirovohrad ». Ils risquent la réclusion à perpétuité.
- Volodymyr Zelensky a affirmé, mardi, que l’armée russe a utilisé des « missiles balistiques nord-coréens » pour frapper la ville ukrainienne de Zaporijia. La Russie a, elle, affirmé avoir ciblé « avec des armes de précision » des « entreprises de l’industrie militaire et des centres de transport et de logistique » à Kiev et à Zaporijia.
- La Russie prévoit de lancer « au cours des prochaines semaines » une campagne de frappes à grande échelle contre les infrastructures énergétiques de la ville de Kiev, selon le think tank américain Institute for the Study of War. Cette probable opération vise à « tirer parti des pénuries de missiles intercepteurs Patriot dont souffre l’Ukraine », selon cette analyse.
- Volodymyr Zelensky affirme que, selon les services de renseignement ukrainiens, la Russie prépare une mobilisation pour l’automne. « [Vladimir Poutine] prévoit une mobilisation supplémentaire et rapide de plusieurs centaines de milliers de Russes d’ici à la fin de l’année, plus autant l’année suivante », a-t-il déclaré mardi.
De nouvelles attaques de drones russes contre Kiev
Suite d’une attaque aérienne russe, à Kiev, le 12 août 2026. Des responsables ukrainiens ont fait état, mercredi à la mi-journée, de nouvelles attaques de drones russes contre Kiev. Peu après midi (heure de Paris), des drones explosifs ont été aperçus dans l’espace aérien de la capitale, selon des signalements diffusés sur Telegram par l’armée de l’air ukrainienne.
Peu après, le maire de Kiev, Vitali Klitschko a rapporté qu’un bâtiment « non résidentiel » avait été « endommagé à la suite de la chute d’un drone de combat ennemi » dans le quartier Darnytsky. « Il n’y a pas d’incendie. Les services d’urgence se rendent sur place », a-t-il complété, également sur Telegram, sans dire si l’impact a fait des victimes.
Le port de Novorossiïsk, refuge des navires de guerre de l’armée russe
Ce n’est pas un hasard si l’Ukraine a ciblé, dans la nuit de mardi à mercredi, le port russe de Novorossiïsk, dans le kraï de Krasnodar, bordé par la mer Noire. En plus d’abriter des installations pétrolières et céréalières importantes pour l’économie russe et régionale, ce port est devenu, à partir de 2023, une sorte de refuge pour les navires de guerre de Moscou.
En effet, comme le rapportait Le Monde en octobre de cette année-là, la Russie avait retiré l’essentiel de ses navires de la base navale de Sébastopol, quartier général de la flotte russe de la mer Noire, après des attaques de missiles et de drones menées par l’Ukraine. Au moins dix appareils avaient ainsi été transférés de Sébastopol à Novorossiïsk, plus loin du front.
L’année suivante, la flotte russe avait de nouveau été contrainte de se détourner de la Crimée, un territoire ukrainien annexé par Moscou en 2014 et visé alors par des missiles de longue portée occidentaux utilisés par Kiev. La Russie avait donc déplacé certains de ses navires à Novorossiïsk mais aussi en Abkhazie, une région séparatiste de Géorgie située sur les rives de la mer Noire.
Le vice-président américain J. D. Vance a demandé à l’Ukraine d’arrêter de frapper certains pétroliers en mer Noire, rapporte « The Financial Times »
Le quotidien britannique The Financial Times a rapporté, mercredi, que l’Ukraine avait mis fin à ses frappes de drones visant certains pétroliers en mer Noire, à la suite d’une demande formulée par le vice-président américain J. D. Vance. Citant des responsables ukrainiens, le journal affirme que les Etats-Unis considéraient ces frappes, particulièrement récurrentes ces dernières semaines, comme un facteur de déstabilisation des marchés pétroliers. Toujours selon ces sources, c’est le vice-président en personne qui a fait cette demande à Volodymyr Zelensky lors d’un entretien téléphonique le 31 juillet.
Les pétroliers concernés sont ceux qui transitaient par le port russe de Novorossiïsk, lequel a, par ailleurs, été frappé par des drones ukrainiens dans la nuit de mardi à mercredi. Se trouve à Novorossiïsk, en Russie, dans le kraï de Krasnodar bordé par la mer Noire, un terminal du Caspian Pipeline Consortium (CPC), un oléoduc relié aux champs pétroliers du Kazakhstan. Or, selon une analyse du Financial Times, les navires qui venaient s’y charger en pétrole afin notamment de l’acheminer vers la Méditerranée et l’Europe, n’ont plus été frappés par l’armée ukrainienne depuis l’appel entre J. D. Vance et Volodymyr Zelensky.
Du côté de Kiev, un haut responsable cité anonymement par le quotidien affirme que les Ukrainiens sont « très attentifs à [leurs] partenaires américains », dont ils espèrent par ailleurs obtenir davantage d’aide en matière de défense antimissiles. Un responsable américain a, de son côté, confirmé au Financial Times la véracité de cet avertissement, qui concerne également les infrastructures du Caspian Pipeline Consortium. « L’administration considère le CPC comme un vecteur essentiel de l’énergie provenant du Kazakhstan vers les marchés européens, qui constitue une solution de rechange aux approvisionnements énergétiques russes », a-t-il dit.
Volodymyr Zelensky revendique des frappes contre la ville russe de Novorossiïsk
« Cette nuit, nos forces de défense ukrainiennes ont mené une opération sans précédent visant à frapper la base navale de Novorossiïsk », s’est félicité, mercredi matin, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. « Les impacts sur les positions de défense aérienne, les quais et les infrastructures du port maritime ont été confirmés », a-t-il poursuivi sur Telegram, arguant que cette ville du kraï de Krasnodar visée par des drones constitue le « dernier bastion majeur de la marine russe en mer Noire ».
Dans un entretien au Monde, l’analyste militaire allemand Carlo Masala estime que l’attentat manqué au drone explosif, dans la nuit du 4 au 5 août, à l’aéroport de Leipzig-Halle, marque un tournant dans la guerre hybride de la Russie contre l’Europe. Selon lui, « nous sommes face à une réalité entièrement nouvelle, non seulement pour l’Allemagne mais probablement pour l’Europe entière ».


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