Vladimir Poutine a affirmé, samedi, que son armée affrontait en Ukraine des forces « agressives » soutenues par l’OTAN, lors d’un bref discours sur la place Rouge pour les commémorations du 9 mai 1945.

Live animé par Elie Guidi , Gaétan Supertino, Ramzy Bensaadi (service photo) et Pierre Bouvier

Des militaires russes participent à un défilé militaire sur la place Rouge, au centre de Moscou, le 9 mai 2026, à l’occasion du Jour de la victoire. - KREMLIN.RU / VIA REUTERS Des militaires russes participent à un défilé militaire sur la place Rouge, au centre de Moscou, le 9 mai 2026, à l’occasion du Jour de la victoire. KREMLIN.RU / VIA REUTERS

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Un drone portant des inscriptions cyrilliques découvert en Pologne

Un drone portant des inscriptions en cyrillique a été découvert, samedi, dans le village d’Osieka [🚩], dans le nord de la Pologne près de l’enclave russe de Kaliningrad. L’appareil a été retrouvé dans un champ et la zone a été bouclée pendant l’intervention des services de secours et des enquêteurs, selon la police locale.

« Nous avons reçu un signalement d’un témoin anonyme », a déclaré Marta Kabelis, porte-parole de la police. Selon le média polonais RMF24, le drone était équipé d’une caméra et ne correspond pas à un modèle disponible dans le commerce. Compte tenu de son autonomie limitée, il n’aurait pas pu provenir d’Ukraine, selon la même source.

« Les premières constatations sur les lieux indiquent qu’il s’agit probablement d’un drone d’origine militaire, destiné à l’observation, sans aucune capacité de combat », a déclaré le porte-parole du commandant en chef de la gendarmerie militaire, le lieutenant-colonel Dariusz Rozkosz, cité par Polsatnews.

Au Kazakhstan, le sort des 270 000 « portés disparus », enrôlés dans l’armée soviétique pendant la seconde guerre mondiale, refait surface

Sur le million de Kazakhs enrôlés dans l’Armée rouge pendant la Grande Guerre patriotique, presque un quart d’entre eux ont disparu. Quatre-vingts ans plus tard, leurs descendants s’organisent pour retrouver leurs traces.

Au Kazakhstan, le sort des 270 000 « portés disparus », enrôlés dans l’armée soviétique pendant la seconde guerre mondiale, refait surface

Par Emma Collet

Nazym Arzimbetova a du mal à retenir ses larmes lorsqu’elle évoque le destin tragique de son oncle, qu’elle n’a jamais connu. En mai 1942, le frère aîné de sa mère, Rashit Temirjanovitch Saguindykov, a été enrôlé dans l’Armée rouge, entrée en guerre contre l’Allemagne nazie. Il avait 20 ans quand il a quitté sa ville natale de Balkhach, qui borde l’immense lac du même nom, au centre du Kazakhstan. Il n’est jamais revenu, et sa famille ignore toujours dans quelles circonstances il est mort, quatre-vingts ans après la fin de la seconde guerre mondiale.

« La Russie falsifie la mémoire de la seconde guerre mondiale pour justifier ses actes les plus abominables »

Un collectif d’historiens européens dénonce, dans une tribune au « Monde », le révisionnisme historique que Moscou diffuse en Occident, particulièrement dans le débat américain, pour rendre acceptable son « opération spéciale » dans une Ukraine « fasciste » à « dénazifier ».

Le mythe russe de la Grande Guerre patriotique et ses manipulations

Inscrite depuis 2020 dans la Constitution russe, la glorification du rôle de l’URSS pendant la seconde guerre mondiale est utilisée par Vladimir Poutine pour justifier l’invasion de l’Ukraine. Une propagande directement héritée de l’époque soviétique.

Le mythe russe de la Grande Guerre patriotique et ses manipulations

Par Florent Georgesco

L’un des mystères qui entourent l’invasion de l’Ukraine tient à l’absurdité apparente de la propagande russe. « Dénazification », lutte contre un gouvernement « pronazi »… L’agression, quels que soient ses buts réels, est invariablement mise en scène comme la guerre de libération d’un peuple ukrainien uni aux Russes « par des liens du sang » – selon les mots du président Vladimir Poutine prononcés le 21 février –, un peuple qui aurait « fait face à la montée de l’extrême droite nationaliste (…) rapidement développée en une russophobie agressive et en néonazisme ».

L’armée russe a mené 51 attaques pendant le cessez-le-feu, selon l’état-major ukrainien

Dans un communiqué, l’armée ukrainienne affirme, samedi, que les forces russes ont mené 51 attaques depuis le début de la journée sur plusieurs secteurs du front, notamment dans l’est et le nord-est de l’Ukraine.

Selon l’état-major ukrainien, les régions frontalières de Soumy ont de nouveau été visées par des bombardements russes, tandis que des combats étaient signalés sur plusieurs axes. Dans le secteur de Pokrovsk, les forces russes ont lancé 17 assauts, deux affrontements étant toujours en cours à 16 heures, selon Kiev. L’armée ukrainienne a également fait état de sept attaques russes près de Kostyantynivka et de treize assauts dans la région de Goulaïpole, dans le sud-est du pays.

Aucune offensive majeure n’a en revanche été signalée dans plusieurs autres secteurs du front, dont ceux de Koupiansk et Sloviansk, a ajouté l’état-major.

Sur Le Monde aujourd’hui

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La FIDH salue les poursuites en France d’un Ukrainien pour crimes contre l’humanité

La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et son organisation membre en Ukraine, Truth Hounds, ont salué samedi les poursuites en France pour crimes contre l’humanité visant un séparatiste ukrainien, tortionnaire présumé d’une prison alors sous contrôle prorusse.

La FIDH, Truth Hounds et la Ligue des droits de l’Homme (LDH) avaient alerté il y a quatre ans les autorités de la présence du mis en cause sur le sol français. Oksana Pokalchuk et Dmytro Koval, co-directeurs exécutifs de Truth Hounds, saluent « vivement la volonté des autorités françaises d’enquêter sur ces faits », dans un communiqué commun avec la FIDH.

Yehven B. est un Ukrainien résidant en France depuis 2021, soupçonné de sévices entre 2016 et 2019 à Izoliatsia, prison de sinistre réputation de Donetsk, alors sous le contrôle de séparatistes prorusses soutenus par Moscou.

Il a été mis en examen et placé en détention provisoire pour crimes contre l’humanité, notamment, avait déclaré vendredi le Parquet national antiterroriste (PNAT), compétent en la matière, sollicité par l’Agence France-Presse (AFP).

« Cette arrestation démontre qu’une coopération efficace entre les organisations de la société civile ukrainienne et les autorités judiciaires européennes peut jouer un rôle décisif dans l’avancée de la lutte contre l’impunité », se félicite dans ce communiqué Ilya Nuzov, responsable du bureau Europe de l’Est et Asie centrale de la FIDH.

« Cette première dénonciation officielle par l’Ukraine vers un Etat tiers démontre que les victimes de crimes internationaux peuvent chercher à obtenir justice en dehors de leur propre juridiction lorsque les auteurs présumés tentent d’échapper aux poursuites nationales », soulignent Mes Clémence Bectarte et Marc Bailly, avocats des parties civiles, dans ce communiqué.

Dans le cadre de l’enquête préliminaire du PNAT, d’anciens prisonniers d’Izoliatsia ont dénoncé « le rôle de supplétif » de Yehven B., lui-même détenu. Il est ainsi soupçonné d’avoir été « chargé notamment d’extorquer les aveux des autres prisonniers, de leur infliger des violences [y compris sexuelles], tortures et d’autres actes inhumains et dégradants », selon le PNAT.

Une femme tuée et un homme blessé lors d’une frappe de drone russe dans l’oblast de Kherson malgré le cessez-le-feu

Le parquet ukrainien a annoncé l’ouverture d’une enquête pour crime de guerre après une attaque de drone russe ayant fait une morte et un blessé dans la région de Kherson, dans le sud de l’Ukraine.

Selon l’enquête, les forces russes ont frappé, samedi, vers 13 heures le village de Nezlamne [🚩], dans l’oblast de Kherson, à l’aide d’un drone. Une femme de 58 ans a été tuée dans l’attaque et un homme a été blessé, a indiqué le parquet régional.

Les procureurs et les enquêteurs de la police mènent des investigations afin de documenter les conséquences de l’attaque et de recueillir des preuves de ce qu’ils qualifient de « nouveau crime de guerre » commis par les forces russes.

Donald Trump a annoncé vendredi sur son réseau Truth Social un cessez-le-feu en Ukraine qui doit s’étend du 9 au 11 mai. Moscou et Kiev ont dit avoir ⁠donné leur ‌accord, tout en promettant de riposter si l’autre partie ne ​respecte pas le cessez-le-feu.

Deux médias russes estiment à 352 000 le nombre de soldats russes morts en Ukraine depuis le début de la guerre

Le nombre total de militaires russes tués depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie jusqu’à la fin de l’année 2025 s’élève à 352 000, selon une enquête conjointe de Meduza et Mediazona, deux médias russes indépendants.

Les journalistes se sont appuyés sur les listes de soldats identifiés comme morts, établies par Mediazona avec le service russe de la BBC, ainsi que sur les données du registre russe des successions.

Ce chiffre comprend non seulement les quelque 261 000 militaires officiellement reconnus comme tués, mais aussi environ 90 000 soldats déclarés disparus par décision de justice, dans des cas où aucun corps n’a été retrouvé.

La liste complète des noms et une carte des pertes vérifiées sont disponibles sur le site 200.zona.media

L’enquête précise que les ressortissants étrangers ayant combattu aux côtés des forces armées russes n’ont pas été inclus dans le décompte.

L’état-major ukrainien affirmait de son côté, le 31 décembre 2025, que les pertes russes dépassaient 1,2 million de morts et blessés.

De 500 000 à 600 000 morts, militaires et civils confondus. C’est le bilan humain approximatif, quatre années après la décision de Vladimir Poutine de déclencher l’invasion de l’Ukraine, le 24 février 2022.

Le drapeau européen de retour au Parlement hongrois après 12 ans

C’est un symbole fort et un tournant dans la politique hongroise : la nouvelle présidente du Parlement hongrois, Agnes Forsthoffer, a annoncé samedi le retour du drapeau européen sur le bâtiment à Budapest.

« J’ordonne qu’à partir d’aujourd’hui, après douze ans, le drapeau de l’Union européenne soit de nouveau hissé sur le bâtiment du Parlement hongrois », a déclaré Mme Forsthoffer, qui a été élue par 193 voix sur 199, soulignant que cette « première décision » dans ses fonctions devait constituer « le premier pas symbolique » d’un retour vers l’Europe du pays d’Europe centrale.

« Je souhaite le meilleur à Peter Magyar et à la Hongrie », a affirmé le président du Conseil européen Antonio Costa lors d’un point de presse à Bruxelles à l’occasion de la Journée de l’Europe, avant l’investiture de Peter Magyar. « Nous sommes prêts à travailler avec le nouveau gouvernement hongrois », a-t-il ajouté.

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Peter Magyar officiellement élu nouveau premier ministre, promet de « servir » la Hongrie, et non « de régner »

Peter Magyar est devenu samedi officiellement le nouveau premier ministre de la Hongrie, après le vote du Parlement issu des législatives du 12 avril où il avait remporté une victoire écrasante contre le nationaliste Viktor Orban. Le conservateur pro-européen a été élu par 140 voix pour, 54 se prononçant contre et une abstention dans un parlement où son parti Tisza détient 141 sièges sur 199.

« Je ne régnerai pas sur la Hongrie, mais je servirai mon pays. Je le servirai tant que mes services seront utiles et que la nation en aura besoin », a dit le nouveau premier ministre devant le parlement, ajoutant que « des millions de personnes ont choisi le changement » après 16 ans avec Viktor Orban comme premier ministre.

Pour Vladimir Poutine, une parade sans éclat afin de célébrer la victoire soviétique sur l’Allemagne nazie

A cause des risques d’attaques de drones ukrainiens, le défilé militaire a dû rester modeste, samedi 9 mai, sur la place Rouge. La trêve de trois jours entre Moscou et Kiev n’a pu être annoncée que la veille au soir. Retrouvez ci-dessous l’analyse de notre journaliste spécialiste de la Russie, Benjamin Quénelle :

Un civil tué dans une attaque de drone russe à Zaporijia malgré la trêve

Un homme de 67 ans a été tué samedi lors de l’attaque de son véhicule par un drone FPV russe dans la région de Zaporijia. L’attaque a ciblé une voiture civile dans le district de Polohy et selon l’administration militaire régionale, le conducteur est décédé « instantanément ». Deux passagers, un homme de 62 ans et une femme de 61 ans, ont été blessés par des éclats et hospitalisés.

Le président Zelensky a confirmé respecter la trêve entre Kiev et Moscou pour la période du 9 au 11 mai. Ce cessez-le-feu temporaire avait été annoncé par le président Trump, officiellement pour couvrir les commémorations du 9 mai, date de la victoire sur l’Allemagne nazie.

Ce qu’il faut retenir des commémorations du 9-mai 1945 à Moscou

  • Vladimir Poutine a affirmé samedi que son armée affrontait en Ukraine des forces « agressives » soutenues par l’Otan, lors d’un bref discours sur la place Rouge pour les commémorations du 9-mai 1945. Il a assuré défendre une « cause juste ».
  • Ce défilé plus modeste que d’habitude a été marqué pas l’absence d’équipements militaires, tels que des chars et lances-missiles qui d’ordinaire remontent la place centrale de Moscou. Il n’a duré que 45 minutes.
  • Le défilé avait été conforté in extremis par l’entrée en vigueur d’une trêve de trois jours annoncée la veille par Donald Trump. Des menaces d’attaques de drones ukrainiens pour perturber les cérémonies, et de frappes russes en représailles contre le centre de Kiev, avaient plané les jours précédents.
  • « Espérons que ce soit le début de la fin d’une guerre très longue », a écrit vendredi soir le président américain sur sa plateforme Truth Social, précisant que le cessez-le-feu serait accompagné d’un « échange de prisonniers de 1.000 détenus de chaque pays ».
  • Samedi, Vladimir Poutine s’est exprimé devant plusieurs centaines de soldats. Des militaires de l’armée nord-coréenne, qui a aidé Moscou face à l’Ukraine dans la région de Koursk, ont participé aux commémorations.
  • Seuls les dirigeants du Bélarus, de la Malaisie et du Laos se sont déplacés à Moscou, outre ceux des deux républiques séparatistes géorgiennes soutenues par la Russie.
  • Le président russe a également reçu au Kremlin le premier ministre slovaque Robert Fico, seul dirigeant européen venu assister aux commémorations du 9-Mai à Moscou.

Le chancelier allemand critique la visite du premier ministre slovaque à Moscou

Lors d’un déplacement à Stockholm lors duquel il a rappelé son engagement au maintien de l’OTAN, le chancelier allemand, Friedrich Merz, a critiqué la présence du premier ministre slovaque à Moscou pour les commémorations du 9 mai 1945.

« Robert Fico sait que ce n’est pas notre point de vue commun », a dit M. Merz lors d’une conférence de presse. « Je regrette profondément [sa présence] et nous parlerons avec lui de cette journée à Moscou », a-t-il ajouté.

Dans la capitale suédoise, Friedrich Merz a assisté au congrès du parti modéré et réitéré son engagement dans l’OTAN. « Nous tenons vraiment à maintenir cette alliance vivante pour l’avenir », a-t-il insisté.

Face aux menaces de Donald Trump de réduire considérablement les effectifs militaires américains en Allemagne et chez d’autres alliés européens, le chancelier allemand a rappelé que la force de l’OTAN ne dépendait pas des effectifs de troupes.

« Je ne doute pas que les Etats-Unis ont un vif intérêt à avoir à leurs côtés un pilier européen fort au sein de l’OTAN, et, réciproquement, nous restons très attachés à la présence de l’armée américaine et au soutien militaire des Etats-Unis à nos côtés », a-t-il affirmé.

Vladimir Poutine reçoit Robert Fico, le premier ministre slovaque

Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre slovaque Robert Fico assistent à une réunion à Moscou le 9 mai 2026. Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre slovaque Robert Fico assistent à une réunion à Moscou le 9 mai 2026.

Le président russe a reçu au Kremlin le premier ministre slovaque, qui est le seul dirigeant européen venu assister aux commémorations du 9-Mai à Moscou. « Votre position constante en faveur de la préservation de la vérité historique force le respect », a déclaré Vladimir Poutine au début de leur rencontre, louant également « la politique étrangère souveraine » que cherche à mener le gouvernement slovaque. « Nous vous sommes reconnaissants d’avoir pris la décision d’être avec nous aujourd’hui. Je sais que, comme la dernière fois, votre venue à Moscou a présenté certaines difficultés. L’important est que vous soyez ici, et nous vous en sommes très reconnaissants », a déclaré le président russe, selon des images diffusées par les médias russes.

L’Ukraine célèbre la Journée de l’Europe en réaffirmant son ancrage « inséparable » au continent

Le président ukrainien célèbre, samedi, la Journée de l’Europe, affirmant que son pays constitue désormais une « partie inséparable » de la famille européenne. Dans un message sur X, accompagné d’une vidéo, il tient à marquer cette date non par de simples « slogans », mais en soulignant la réalité du conflit.

« Nous défendons l’Ukraine, notre indépendance, notre futur – et ce faisant, nous défendons notre Europe », écrit-il rappelant que l’Ukraine a toujours été et « restera » une composante de cet espace géographique et politique.

Le texte souligne que le soutien européen, constant depuis le début de l’invasion. Il rappelle : « Ce n’est pas de la charité, c’est un choix fait par les Européens : se tenir aux côtés des braves et des forts (…) les Ukrainiens » qui se battent contre la « tyrannie ». Il ajoute : « Nous défendrons notre Etat, notre peuple et notre droit de choisir librement notre avenir – un avenir en Europe. »

Hongrie : Peter Magyar arrive au pouvoir avec la promesse d’un changement de régime

A environ 1 800 kilomètres de Moscou, Peter Magyar est arrivé samedi matin au Parlement hongrois pour être investi premier ministre, un peu moins d’un mois après sa victoire écrasante aux législatives contre le nationaliste Viktor Orban.

Le président hongrois, Tamas Sulyok, a ouvert la session, en souhaitant la bienvenue aux élus issus des législatives du 12 avril, qui doivent voter dans l’après-midi pour désigner le conservateur pro-européen chef du gouvernement.

A l’extérieur, des centaines de personnes se sont rassemblées sous le soleil pour assister à la cérémonie retransmise sur de grands écrans installés autour du Parlement dont l’immense silhouette néogothique domine le Danube.

Peter Magyar, 45 ans, doit s’exprimer après son investiture devant la foule. Conscient que l’état de grâce pourrait ne pas durer, il se montre pressé de faire adopter des réformes pour « rapatrier » les fonds européens gelés en raison des atteintes à l’Etat de droit passées. La semaine dernière, Peter Magyar s’est rendu à Bruxelles où il a tenu des réunions informelles avec les dirigeants de l’UE.

Peter Magyar salue ses partisans rassemblés devant le Parlement avant son investiture, à Budapest, le 9 mai 2026. Peter Magyar salue ses partisans rassemblés devant le Parlement avant son investiture, à Budapest, le 9 mai 2026.

Peter Magyar s’est déjà engagé à adhérer au parquet européen, à lutter contre la corruption et assurer l’indépendance de la justice et de la presse. Pour ce faire, il dispose d’une large marge de manœuvre grâce à sa majorité qualifiée au Parlement, où son parti, Tisza, a remporté 141 sièges sur 199.

Il a aussi menacé de modifier la Loi fondamentale pour obtenir le départ du président, un proche de M. Orban, si ce dernier refusait de démissionner, et de démettre « toutes les marionnettes nommées par le système Orban à des postes-clés », dont le procureur général ou le président de la Cour constitutionnelle.

Les festivités pour son investiture samedi, à l’intérieur et l’extérieur du Parlement, sont chargées de symboles, avec des drapeaux et de la musique rendant hommage à l’appartenance de la Hongrie à l’UE, à son importante minorité rom et aux minorités hongroises vivant dans les pays voisins.

Peter Magyar, avant la cérémonie d’investiture, à Budapest, le 9 mai 2026. Peter Magyar, avant la cérémonie d’investiture, à Budapest, le 9 mai 2026.

Le Parlement, d’où sont pour la première fois absents les partis de centre gauche depuis les premières élections libres de 1990, doit élire Agnes Forsthoffer à sa présidence, l’une des nombreuses femmes auxquelles Tisza a confié des postes de premier plan.

Le nouveau parti au pouvoir s’efforce d’offrir une représentation plus diversifiée que la coalition sortante, avec des nominations qui incluent aussi Krisztian Koszegi, professeur d’histoire rom à la vice-présidence du Parlement, et du premier ministre non voyant, Vilmos Katai-Nemeth, aux affaires sociales.

Tandis que les analystes estiment que Peter Magyar sera confronté à des difficultés en raison de l’expérience politique limitée de son équipe largement technocratique, il a commis un premier faux pas en tentant de nommer ministre de la justice l’avocat Marton Mellethei-Barna, son futur beau-frère, suscitant un certain malaise dans un pays marqué par des années de népotisme.

Ce dernier a annoncé, jeudi, qu’il y renonçait afin « qu’aucune ombre, même la plus légère, ne soit jetée sur la transition vers la démocratie ».

Le défilé sur la place Rouge est terminé

Le défilé sur la place Rouge des commémorations de la victoire contre l’Allemagne nazie n’aura duré que quarante-cinq minutes. Moscou a réduit la pompe des célébrations : pour la première fois en près de vingt ans, il n’y a pas eu de matériel militaire sur la place Rouge, ni de corps de cadets et des écoles militaires.

Le nombre de dignitaires étrangers a également diminué. Seuls les dirigeants de la Biélorussie, de la Malaisie et du Laos se sont déplacés à Moscou, outre ceux des deux républiques séparatistes géorgiennes soutenues par Moscou et non reconnues par l’ONU, selon le Kremlin.

Le premier ministre slovaque, Robert Fico, avait, lui, fait le déplacement à Moscou la veille mais avait fait savoir qu’il serait cette année absent pour le défilé.

Vladimir Poutine déclare que l’armée russe en Ukraine affronte une « force agressive » soutenue par l’OTAN

Vladimir Poutine prononce un discours lors du défilé militaire du Jour de la Victoire, marquant le 81ᵉ anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazie. Vladimir Poutine prononce un discours lors du défilé militaire du Jour de la Victoire, marquant le 81ᵉ anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazie.

Vladimir Poutine a affirmé samedi que l’armée russe affrontait en Ukraine des forces « agressives » soutenues par l’OTAN, lors de son discours sur la place Rouge pour les commémorations de la victoire contre l’Allemagne nazie.

« Le grand exploit de la génération victorieuse [contre Adolf Hitler] inspire aujourd’hui les soldats qui mènent l’opération militaire spéciale [en Ukraine]. Ils font face à une force agressive armée et soutenue par l’ensemble du bloc de l’OTAN », a déclaré M. Poutine.

« Je suis fermement convaincu que notre cause est juste. Nous sommes ensemble. La victoire fut nôtre et elle le sera pour toujours », a-t-il ajouté, avant que ne retentisse l’hymne de la Russie.

Plusieurs centaines de soldats sur la place Rouge, dont des Nord-Coréens

La parade militaire sur la place Rouge a débuté samedi à Moscou à l’occasion des commémorations de la victoire sur l’Allemagne nazie, selon des images diffusées par la télévision publique.

Des militaires russes participent à un défilé militaire sur la place Rouge, au centre de Moscou, le 9 mai 2026. Des militaires russes participent à un défilé militaire sur la place Rouge, au centre de Moscou, le 9 mai 2026.

Plusieurs centaines de soldats se tenant sur la grande place de Moscou ont été passés en revue par le ministre de la défense, Andreï Belooussov, tandis que le président Vladimir Poutine était assis en tribune, selon ces images de la télévision publique.

Au son de la musique d’un orchestre, les militaires ont répondu des « hourras » lors de cette première partie du défilé précédant un discours de Vladimir Poutine, au pouvoir depuis vingt-six ans.

Des soldats de l’armée nord-coréenne, qui a aidé Moscou à chasser au printemps 2025 des troupes ukrainiennes de l’oblast de Koursk, prennent part aux commémorations, selon la télévision russe.