Le « Deyna », 250 mètres de long, qui figure sur la liste des navires sous sanctions de l’UE sera escorté par la marine vers les eaux françaises depuis les Baléares, selon une source proche de l’enquête citée par l’AFP. Il s’agit du troisième pétrolier présumé de la flotte fantôme russe intercepté par la France.

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Le « Deyna », 250 mètres de long, qui figure sur la liste des navires sous sanctions de l’UE sera escorté par la marine vers les eaux françaises depuis les Baléares, selon une source proche de l’enquête citée par l’AFP. Il s’agit du troisième pétrolier présumé de la flotte fantôme russe intercepté par la France. - - / AFP Le « Deyna », 250 mètres de long, qui figure sur la liste des navires sous sanctions de l’UE sera escorté par la marine vers les eaux françaises depuis les Baléares, selon une source proche de l’enquête citée par l’AFP. Il s’agit du troisième pétrolier présumé de la flotte fantôme russe intercepté par la France. - / AFP

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Ce qu’il faut retenir, vendredi 20 mars, à 17 heures

  • La marine française a arraisonné en Méditerranée un troisième pétrolier de la flotte fantôme, avec laquelle la Russie contourne les sanctions imposées en raison de la guerre en Ukraine, ce que les Européens « ne laisseront pas faire », a insisté Emmanuel Macron.
  • Volodymyr Zelensky a affirmé que Kiev travaillait à infiltrer la messagerie russe MAX, dont Moscou pousse à l’adoption massive en Russie pour supplanter les applications étrangères et chiffrées comme Telegram.
  • Le président ukrainien dit vouloir un calendrier « clair » de la part de Washington pour les prochains pourparlers trilatéraux avec la Russie, suspendus depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, afin de trouver une issue au conflit en Ukraine.
  • Quatre personnes ont été tuées dans des frappes en Russie et en Ukraine, où deux femmes âgées qui étaient en train d’être évacuées ont été tuées par un drone, ont annoncé vendredi les autorités locales respectives.
  • Un blogueur russe aux positions habituellement pro-Kremlin a été placé en hôpital psychiatrique après la publication de propos critiques à l’égard de Vladimir Poutine et de l’offensive russe en Ukraine, a appris l’Agence France-Presse auprès de l’hôpital.

L’aide de l’Union européenne à l’Ukraine reste suspendue aux élections hongroises

Par Philippe Jacqué, Virginie Malingre

Personne ne s’attendait à ce que la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement européens, qui se tenait à Bruxelles, jeudi 19 mars, permette de ramener Viktor Orban à de meilleures considérations à l’égard de l’Ukraine. De fait, le premier ministre hongrois a campé sur ses positions. « Nous serons prêts à aider l’Ukraine quand nous aurons notre pétrole », a-t-il martelé, accusant Kiev de ne pas vouloir réparer l’oléoduc Droujba (« amitié », en russe), qui approvisionne la Hongrie et la Slovaquie en pétrole russe et qui, passant en Ukraine, a été bombardé par Moscou le 27 janvier.

Bonjour,

Le Deyna, 250 mètres de long, qui figure sur la liste des navires sous sanctions de l’Union européenne notamment, a été localisé au sud des Baléares, selon une source proche de l’enquête à l’Agence France-Presse, et sera escorté par la marine vers les eaux françaises dans les jours qui viennent.

Il s’agit du troisième pétrolier présumé de la flotte fantôme russe intercepté par la France.

Le pétrolier Grinch avait été immobilisé près d’un mois près du terminal pétrolier du port de Marseille-Fos et avait pu repartir seulement après paiement dans le cadre d’une procédure de plaider coupable d’une amende de « plusieurs millions d’euros », selon le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. « Contourner les sanctions européennes a un prix », avait-il alors rappelé.

Le Grinch, sous pavillon des Comores, avait été arraisonné lors d’une opération des commandos marine français, héliportés sur le pétrolier, le 22 janvier dans les eaux internationales entre l’Espagne et l’Afrique du Nord.

L’ambassade de Russie en France n’a « aucune information concernant l’équipage » du pétrolier « Deyna »

L’ambassade de Russie en France n’a pas été informée par les autorités françaises de l’arraisonnement du pétrolier Deyna. « Nous n’avons pour l’instant aucune information concernant l’équipage », a déclaré un porte-parole de l’ambassade à l’agence de presse russe TASS.

Le Deyna, arborant un pavillon mozambicain, en provenance de Mourmansk, en Russie, a été intercepté par la marine française en Méditerranée occidentale. Il est suspecté de faire partie de la flotte fantôme russe, a annoncé la préfecture maritime de Méditerranée dans un communiqué.

Volodymyr Zelensky affirme que l’Ukraine infiltrera la messagerie russe MAX

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé que Kiev travaillait à infiltrer la messagerie russe MAX, dont Moscou pousse l’adoption massive en Russie pour supplanter les applications étrangères et chiffrées comme Telegram.

Les autorités russes ont récemment imposé le blocage des applications WhatsApp et Telegram dans le pays au profit d’une « messagerie nationale », MAX, couteau suisse numérique qu’elle tente d’imposer bon gré mal gré aux utilisateurs.

Le président ukrainien a reconnu qu’autant l’Ukraine que la Russie s’étaient servies de Telegram, populaire application de messagerie, pour recruter dans le pays ennemi et propager leurs points de vue sur la guerre déclenchée par l’invasion russe, en février 2022.

« Ce sera certainement plus difficile de transmettre des signaux à leur société », a-t-il déclaré à des journalistes. « Néanmoins, j’ai reçu un rapport sur leur nouveau réseau, MAX. Nous atteindrons MAX aussi », a-t-il affirmé.

La Russie a accusé Kiev d’avoir organisé des actes de sabotage et des assassinats de responsables militaires notamment en utilisant Telegram, une application chiffrée et donc difficile à surveiller, pour recruter des exécutants et des complices.

Au contraire, MAX ne promet aucun chiffrement et héberge toutes les données échangées sur des serveurs en Russie, où les autorités bénéficient de plus en plus de moyens techniques et légaux de surveillance et de contrôle.

Sur Le Monde aujourd’hui

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📷 En Croatie, le retour des conscrits sur fond de guerre en Ukraine

En Croatie, les premiers conscrits ont prêté serment jeudi, marquant une nouvelle étape dans le rétablissement du service militaire obligatoire. Abandonné en 2008, un an avant l’adhésion du pays à l’OTAN, celui-ci a été progressivement réintroduit à partir de 2020, dans un contexte sécuritaire profondément bouleversé par la guerre en Ukraine.

Depuis l’invasion russe, les autorités croates ont accentué le mouvement, à l’image d’autres pays européens cherchant à renforcer leurs capacités de défense face aux tensions régionales. Environ 800 recrues, majoritairement volontaires, ont ainsi entamé au début de mars une formation de deux mois dans plusieurs casernes réparties sur le territoire.

Les premiers conscrits croates prêtent serment à Slunj (Croatie), le 20 mars 2026. Les premiers conscrits croates prêtent serment à Slunj (Croatie), le 20 mars 2026.
Le président croate, Zoran Milanovic (à gauche), s’adresse aux premiers conscrits croates, après le rétablissement du service militaire obligatoire à Slunj (Croatie), le 20 mars 2026. Le président croate, Zoran Milanovic (à gauche), s’adresse aux premiers conscrits croates, après le rétablissement du service militaire obligatoire à Slunj (Croatie), le 20 mars 2026.
Les premiers conscrits croates prêtent serment à Slunj (Croatie), le 20 mars 2026. Les premiers conscrits croates prêtent serment à Slunj (Croatie), le 20 mars 2026.

La Banque centrale de Russie abaisse son taux directeur à 15 % sur fond de ralentissement économique

La Banque centrale de Russie (BCR) a abaissé vendredi son taux directeur de 15,5 % à 15 %. « L’économie se rapproche d’une trajectoire de croissance équilibrée », a précisé la BCR dans un communiqué, notant que la hausse des prix avait ralenti en février après une accélération en janvier liée à des facteurs ponctuels.

La BCR évaluera la nécessité d’une nouvelle baisse du taux directeur « en fonction de la pérennité du ralentissement de l’inflation, de l’évolution » concernant les prévisions d’inflation et de « l’analyse des risques posés par des conditions extérieures et intérieures », a-t-elle détaillé.

En février, la banque centrale avait abaissé son taux directeur de 16 % à 15,5 %.

La BCR avait maintenu un taux directeur à près de 20 % pendant deux ans, alors que l’économie russe bénéficiait de l’explosion des dépenses militaires liées à l’offensive à grande échelle en Ukraine lancée en février 2022. Mais ces dépenses colossales ont également fait grimper l’inflation, pesant sur la croissance du produit intérieur brut (PIB), tandis que les entreprises ont dénoncé les coûts d’emprunt élevés mis en place pour freiner l’inflation.

La BCR a progressivement abaissé son taux directeur en 2025 pour contenir l’augmentation des prix, parvenant à un taux d’inflation annuel à environ 5,6 % sur 2025, contre 9,5 % en 2024. La croissance russe a, elle, fortement ralenti, ne progressant que de 1 % en 2025, contre 4,3 % en 2024.

La BCR continue de prévoir une diminution de l’inflation d’ici à la fin de l’année, mais note que « l’incertitude concernant l’environnement externe a considérablement augmentée », alors que les marchés mondiaux sont déstabilisés par la guerre au Moyen-Orient. Elle continue de viser un taux d’inflation annuel de 4 % en 2027.

Volodymyr Zelensky dit vouloir un calendrier de la part de Washington pour les prochains pourparlers avec la Russie

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dit vouloir un calendrier « clair » de la part de Washington pour les prochains pourparlers trilatéraux avec la Russie, suspendus depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, afin de trouver une issue au conflit en Ukraine.

« Nous voulons des dates claires – au moins approximatives. Tout le monde comprend que la situation au Moyen-Orient, la guerre, a une incidence sur le report de cette date », a déclaré M. Zelensky à des journalistes, à la veille d’une rencontre aux Etats-Unis entre les émissaires de Kiev et les négociateurs américains.

Plusieurs cycles de discussions entre Kiev et Moscou, sous la médiation des Etats-Unis, se sont tenus ces derniers mois. Selon M. Zelensky, les précédentes réunions tripartites ont permis « des progrès ».

« Les trois parties se sont essentiellement mises d’accord sur la manière de contrôler le cessez-le-feu dès lors qu’il y aura une volonté politique. Pour l’instant, il n’y a pas de volonté politique », a-t-il dit, en soulignant que les émissaires de Kiev reçus samedi aux Etats-Unis font partie du groupe « politique » de négociations.

Le dirigeant ukrainien a aussi expliqué que Kiev allait plaider auprès des Américains contre la « dangereuse » levée de sanctions visant la Russie. « Les récentes sanctions que la partie américaine a levées sur le secteur énergétique russe représentent des risques pour nous. Cela signifie plus d’argent pour la Russie et, plus tard, de plus grande capacité [militaire] pour elle sur le front », a-t-il détaillé.

Washington a annoncé la levée temporaire de certaines sanctions sur le pétrole russe, imposées en raison de l’offensive russe en Ukraine lancée en février 2022, pour atténuer la hausse des prix dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.

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Un blogueur russe pro-Kremlin ayant critiqué Poutine placé en hôpital psychiatrique

Un blogueur russe aux positions habituellement pro-Kremlin a été placé en hôpital psychiatrique après la publication de propos critiques à l’égard du président, Vladimir Poutine, et de l’offensive russe en Ukraine, a appris vendredi l’Agence France-Presse auprès de l’hôpital.

Ilia Remeslo, juriste et blogueur connu notamment pour avoir écrit et témoigné contre l’opposant Alexeï Navalny, mort dans une prison russe il y a deux ans, a publié mardi sur Telegram « cinq raisons » pour lesquelles il a « cessé de soutenir Vladimir Poutine ».

« Vladimir Poutine n’est pas un président légitime, Vladimir Poutine doit démissionner et être jugé comme criminel militaire et voleur », a-t-il accusé, sur sa chaîne suivie par plus de 100 000 personnes. Le blogueur de 42 ans a aussi dénoncé l’offensive en Ukraine comme étant « une impasse » qui a entraîné « 1-2 millions de victimes » et qui est menée « uniquement à cause des complexes de Poutine ».

Ilia Remeslo a, par ailleurs, critiqué « l’absence » d’opposition, « l’étranglement de la liberté de l’Internet et des médias » dans le pays et « un mandat sans fin » de M. Poutine, ajoutant que les Russes avaient « besoin d’un nouveau président moderne ».

Ces propos ont choqué la communauté des blogueurs soutenant l’offensive russe en Ukraine, entrée dans sa cinquième année. Ils ont même supposé que le compte Telegram de Remeslo avait été piraté. L’intéressé a alors enregistré une vidéo en confirmant qu’il était bien l’auteur de ces propos, ajoutant au passage « une sixième raison » de ne pas soutenir Poutine : « Une attirance folle pour le luxe », accusant le président russe d’avoir « une vingtaine de résidences-châteaux ».

Il a publié un dernier message en ligne mercredi soir. Jeudi, le blog d’informations pro-Kremlin Baza annonçait que Remeslo avait été interné. Joint vendredi par l’AFP, l’hôpital psychiatrique numéro 3 de Saint-Pétersbourg a confirmé qu’« Ilia Borisovitch Remeslo » y avait été hospitalisé jeudi et que sa famille, dont sa femme, avait été « mise au courant ». L’hôpital s’est refusé à des précisions sur son état de santé.

Cet hôpital fondé en 1870 et qui porte le nom d’Ivan Skvortsov-Stepanov, un des créateurs de la censure politique en URSS, est connu pour avoir été le lieu d’internement de dissidents politiques réprimés à l’époque soviétique. Depuis le lancement de l’offensive contre l’Ukraine en 2022, le Kremlin a intensifié la répression contre l’opposition. Pratiquement tous les opposants politiques du pays sont soit morts, soit en prison, soit contraints à l’exil.

Pétrolier arraisonné : « La guerre en Iran ne détournera pas la France du soutien à l’Ukraine », affirme Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a salué vendredi l’arraisonnement d’un nouveau pétrolier de la flotte fantôme russe visant à contourner les sanctions internationales dans le conflit en Ukraine. « La guerre en Iran ne détournera pas la France du soutien à l’Ukraine où la guerre d’agression de la Russie se poursuit », a-t-il écrit sur X après l’arraisonnement en Méditerranée par la marine française du Deyna, un pétrolier arborant un pavillon mozambicain en provenance de Mourmansk, en Russie.

« Ces bateaux qui contournent les sanctions internationales et violent le droit de la mer sont des profiteurs de guerre. Ils cherchent à engranger des profits et financent l’effort de guerre russe. Nous ne laisserons pas faire », a-t-il ajouté.

La marine française a arraisonné en mer Méditerranée un pétrolier soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe

Un cargo transportant du pétrole, le Deyna, arborant un pavillon mozambicain, en provenance de Mourmansk, en Russie, a été intercepté vendredi par la marine française en Méditerranée occidentale. Il est suspecté de faire partie de la flotte fantôme russe, a annoncé la préfecture maritime dans un communiqué.

Une opération de contrôle visant à vérifier la régularité du pavillon a conforté les doutes des militaires, qui ont fait un signalement au procureur de la République de Marseille, a précisé la préfecture maritime. Le navire va être escorté au mouillage pour la poursuite des vérifications.

Il s’agit du troisième pétrolier présumé de la flotte fantôme russe – qui permet à Moscou de contourner les sanctions liées à la guerre en Ukraine – intercepté par la France.

La banque centrale russe abaisse son taux directeur à 15 % sur fond de ralentissement économique

La Banque centrale de Russie (BCR) a abaissé vendredi son taux directeur de 15,5 % à 15 %, dans un contexte où l’économie russe subit les conséquences de la longue et coûteuse offensive en Ukraine et des sanctions occidentales.

« L’économie se rapproche d’une trajectoire de croissance équilibrée », a fait savoir la BCR dans un communiqué, ajoutant qu’elle évaluera la nécessité d’une nouvelle baisse du taux directeur « en fonction de la pérennité du ralentissement de l’inflation, de l’évolution » concernant les prévisions d’inflation et de « l’analyse des risques posés par des conditions extérieures et intérieures ».

Le siège de la Banque centrale russe, rue Neglinnaya, dans le centre de Moscou, le 20 mars 2026. Le siège de la Banque centrale russe, rue Neglinnaya, dans le centre de Moscou, le 20 mars 2026.

L’Ukraine annonce avoir été attaquée par 156 drones russes cette nuit

L’armée de l’air ukrainienne annonce que l’armée russe a attaqué l’Ukraine avec 156 drones dans la nuit de jeudi à vendredi, presque autant que la veille.

Les défenses anti-aériennes ukrainiennes ont abattu ou neutralisé par brouillage électronique 133 de ces appareils. En revanche, 19 drones d’attaque ont touché 13 sites tandis que des débris d’engins interceptés sont tombés en sept endroits, a précisé l’armée de l’air ukrainienne, sans faire part de potentiels dégâts.

Une personne tuée dans l’oblast de Belgorod, selon les autorités russes

Un civil a été tué, cette nuit, dans une attaque de drones ukrainiens à Mourom (📍), dans l’oblast de Belgorod, à quelques kilomètres de la frontière avec l’Ukraine, a fait savoir le gouverneur de l’oblast, Viatcheslav Gladkov.

La Russie dit avoir intercepté 26 drones ukrainiens pendant la nuit

Le ministère de la défense russe a annoncé avoir « intercepté et détruit » 26 drones ukrainiens au cours de la nuit de jeudi à vendredi. Plus de la moitié de ces drones (14) ont été abattus au-dessus du kraï de Krasnodar, assurent les Russes. Six autres ont été abattus au-dessus de la mer Noire, et deux, au-dessus de la Crimée. Le reste des drones a été détruit au-dessus des oblasts de Belgorod, Briansk et Rostov, tous frontaliers de l’Ukraine.

Comme à son habitude, le ministère de la défense russe ne fait pas état de potentiels dégâts causés par ces drones.

Une personne tuée après une attaque russe dans l’oblast de Zaporijia, annoncent les autorités locales

Une femme de 30 ans a été tuée, cette nuit, après une attaque russe au cours de laquelle plusieurs maisons ont été détruites, dans le raïon de Zaporijia (📍), dans l’oblast du même nom, dans le sud de l’Ukraine, a annoncé Ivan Fedorov, chef de l’administration militaire de l’oblast, tôt, ce matin.

Deux autres personnes − un homme de 48 ans et un enfant de 10 ans − ont également été blessées, a-t-il précisé.

Le chancelier allemand dénonce la « déloyauté » de la Hongrie

« Il s’agit d’un acte flagrant de déloyauté au sein de l’Union européenne » qui « ne s’est jamais produit sous cette forme auparavant », a fustigé le chancelier allemand, Friedrich Merz, en référence au blocage par le premier ministre hongrois, Viktor Orban, du prêt de 90 milliards d’euros de l’Union européenne (UE) à l’Ukraine.

« Je suis fermement convaincu que cela laissera des traces profondes », a lancé le dirigeant allemand à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles.

« Il n’y a pas de plan B parce que le plan A doit être honoré. Il en va de la crédibilité » européenne, a abondé le président français, Emmanuel Macron, alors que l’UE avait acté ce prêt pour Kiev en décembre.

Le prêt est bloqué, car « un dirigeant ne tient pas sa parole », a dénoncé à son tour la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen.

Volodymyr Zelensky annonce une rencontre samedi aux Etats-Unis entre des émissaires ukrainiens et les négociateurs américains

Kiev envoie des émissaires rencontrer samedi aux Etats-Unis les négociateurs américains pour relancer le processus diplomatique, a annoncé jeudi le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

« L’équipe ukrainienne – spécifiquement la partie politique du groupe – est déjà en route. Nous attendons une rencontre aux Etats-Unis ce samedi », a-t-il déclaré dans son allocution quotidienne, estimant qu’il était « temps de mettre fin » à la « pause » dans les pourparlers, interrompus depuis la guerre en Iran.

Le Quai d’Orsay assure que la France « continuera de fournir à l’Ukraine tous les moyens de résister face à l’agression russe »

Dans un communiqué de presse diffusé par le ministère des affaires étrangères, ce dernier revient sur la guerre en Ukraine, dans le contexte du conflit en cours au Moyen-Orient alors que, plus tôt dans la journée, la Russie a dit suspendre les pourparlers de paix à cause de la guerre en Iran. « Le président de la République [Emmanuel Macron] l’a redit alors qu’il accueillait le président [ukrainien, Volodymyr] Zelensky, vendredi dernier : rien ne nous détournera de l’Ukraine. Notre soutien ne faiblira pas. Nous continuerons de fournir à l’Ukraine tous les moyens de résister face à l’agression russe », affirme le Quai d’Orsay dans sa déclaration.

« C’est pour cette raison que les engagements pris au Conseil européen de décembre, relatifs notamment au prêt de 90 milliards d’euros pour l’Ukraine, qui mettra le pays à l’écart de toute difficulté financière dans les deux ans qui viennent, doivent être tenus par l’ensemble des parties qui les ont pris », détaille le communiqué du ministère des affaires étrangères, en référence au premier ministre hongrois, Viktor Orban, qui refuse de débloquer le prêt.

« C’est pour cette raison aussi que nous continuons à mettre résolument la pression sur la Russie afin de la contraindre à s’engager de bonne foi dans des négociations en vue d’un cessez-le-feu et d’une paix juste et durable », ajoute le texte.

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