Ce fonds de 150 milliards d’euros, levés par la Commission européenne sur les marchés pour le compte d’une vingtaine de pays, dont la France, la Pologne et la Grèce, doit permettre à ces derniers de lancer des appels d’offres pour l’achat de matériel militaire « made in Europe ».

Live animé par Agnès Gautheron

Le premier ministre pro-européen polonais, Donald Tusk, au côté du président nationaliste, Karol Nawrocki, lors d’un conseil des ministres au palais présidentiel, à Varsovie, le 27 août 2025. - KACPER PEMPEL / REUTERS Le premier ministre pro-européen polonais, Donald Tusk, au côté du président nationaliste, Karol Nawrocki, lors d’un conseil des ministres au palais présidentiel, à Varsovie, le 27 août 2025. KACPER PEMPEL / REUTERS

Posez votre question à la rédaction :

Ecrivez votre message ici

Volodymyr Zelensky reçu à l’Elysée vendredi

Emmanuel Macron reçoit vendredi Volodymyr Zelensky à Paris pour « démontrer » que la guerre au Moyen-Orient « ne détournera » pas l’attention de l’Ukraine, et que la Russie « se trompe » si elle pense profiter de ce contexte géopolitique.

Volodymyr Zelensky est attendu à la mi-journée à l’Elysée pour un tête-à-tête suivi d’une conférence de presse avec son homologue puis un déjeuner de travail. Il doit aussi participer dans l’après-midi à un échange avec des étudiants à Sciences-Po.

Cette douzième visite du président ukrainien en France depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, au lendemain d’une étape en Roumanie, vise à « éviter absolument » un « effet d’éclipse » lié au conflit déclenché par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, qui écrase l’actualité et monopolise l’attention des dirigeants mondiaux, a expliqué l’Elysée à des journalistes.

« Le message-clé », c’est « de démontrer qu’aucune crise, aucun développement ne détournera notre attention de l’Ukraine », pour laquelle le soutien de la France, « un partenaire fiable », « ne faiblira pas », a dit un conseiller du président français.

Ceux qui, notamment « au Kremlin », « pensent que la guerre en Iran ouvre une fenêtre d’opportunité pour eux », « se trompent et c’est la démonstration qu’on doit collectivement apporter », a-t-il insisté.

La présidence russe a estimé jeudi que cette visite parisienne illustrait la volonté ukrainienne « d’entraver » un règlement pacifique du conflit, alors que les Etats-Unis ont proposé de nouvelles négociations entre Kiev et Moscou sous médiation américaine pour la semaine prochaine. « La seule entrave à la paix, aujourd’hui c’est la Russie », a répondu la présidence française.

Le marché de l’énergie « ne peut rester stable » sans le pétrole russe, affirme l’émissaire de Moscou

L’émissaire russe Kirill Dmitriev a déclaré vendredi que le marché mondial de l’énergie « ne peut rester stable » sans le pétrole de Russie, après que les Etats-Unis ont autorisé temporairement la vente du pétrole russe stocké sur des navires.

« Les Etats-Unis reconnaissent en fait l’évidence : sans le pétrole russe, le marché mondial de l’énergie ne peut pas rester stable », a écrit M. Dmitriev sur Telegram, dans un contexte de flambée des cours du brut depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Chef du Fonds souverain russe d’investissement direct (RDIF), Kirill Dmitriev a participé à plusieurs rounds de négociations entre la Russie et les Etats-Unis en vue d’un cessez-le-feu en Ukraine.

La vente de pétrole russe stocké sur des navires autorisée jusqu’au 11 avril

Pour faire face à la crise énergétique créée par l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, le département du Trésor américain a délivré une licence autorisant la vente, jusqu’au 11 avril, de pétrole brut et de produits pétroliers russes chargés à bord de navires avant le 12 mars.

La semaine dernière, l’administration américaine a autorisé, pour un mois, la livraison de pétrole russe bloqué en mer vers l’Inde. Le ministre avait précédemment affirmé que l’administration Trump envisageait de lever des sanctions sur une plus grande partie du pétrole russe.

Les Etats-Unis lèvent temporairement et partiellement les sanctions sur l’achat de pétrole russe

Le secrétaire au Trésor américain a annoncé jeudi sur X que les Etats-Unis autorisaient l’achat de pétrole russe, suspendant ainsi partiellement et temporairement les sanctions liées à la guerre en Ukraine. Scott Bessent affirme que Donal Trump travaille ainsi « à maintenir les prix bas tout en faisant face à la menace et à l’instabilité posées par le régime terroriste iranien ».

« Afin d’accroître la portée mondiale des approvisionnements existants, le département du Trésor accorde une autorisation temporaire permettant aux pays d’acheter du pétrole russe actuellement bloqué en mer », annonce Scott Bessent.

« Cette mesure ciblée et de courte durée ne concerne que le pétrole déjà en transit et n’apportera pas d’avantage financier significatif au gouvernement russe, dont les recettes énergétiques proviennent majoritairement des taxes perçues au moment de l’extraction », assure le secrétaire au Trésor dans le communiqué posté sur X.

Le gouvernement polonais dénonce « un acte de trahison » après le veto du président sur le programme européen SAFE

Le gouvernement pro-européen de la Pologne a dénoncé jeudi « un acte de trahison » après le veto du président nationaliste, Karol Nawrocki à la participation de Varsovie au programme SAFE (pour « Security Action for Europe ») de l’Union européenne censé lui apporter des dizaines de milliards d’euros sous forme de prêts afin de renforcer sa défense.

« Le président a perdu l’occasion de se comporter en patriote. Une honte ! », a écrit le chef du gouvernement Donald Tusk sur son compte X. Son porte-parole avait auparavant dénoncé « un acte de trahison nationale ».

Pour le ministre de la défense, Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, le veto de Karol Nawrocki « n’est pas dirigé contre le gouvernement mais contre la sécurité de la Pologne ». Le premier ministre a convoqué un conseil des ministres extraordinaire vendredi à 9 heures.

Selon le gouvernement polonais, SAFE profiterait à quelque 12 000 entreprises à travers le pays, situées principalement en province, fief électoral habituel du PiS, le parti de Karol Nawrocki. Le président et l’opposition nationalistes, proches de Washington, estiment que SAFE exclurait les entreprises d’armement américaines des futurs contrats et placerait la Pologne « sous la botte allemande ».

M. Nawrocki et le PiS voient dans SAFE un cheval de Troie permettant à Bruxelles – et à Berlin, toujours perçu comme le voisin dominateur par une partie de la droite – d’exercer une pression sur Varsovie, notamment par un mécanisme de contrôle de l’allocation des fonds.

Sur Le Monde aujourd’hui

Découvrez les articles les plus lus par nos abonnés

Le secrétaire général de l’OTAN appelle les industriels de la défense à produire plus

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a une nouvelle fois appelé les industriels de la défense à produire plus. « Soyez prêts ! », a-t-il lancé jeudi devant un parterre d’industriels de la défense, réunis à Bruxelles à l’occasion du Bedex, le premier salon de la défense organisé en Belgique.

« Travaillez plus vite, parce que nous avons besoin de résultats. Vous voyez à quelle vitesse nous pouvons épuiser nos stocks. Regardez le Moyen-Orient, regardez l’Ukraine », a-t-il martelé.

Depuis l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, les responsables politiques en Europe ne cessent de réclamer une montée en puissance de l’industrie de défense, jugée trop prudente dans ses investissements. Les industriels du secteur s’en défendent, et affirment de leur côté attendre les commandes pour produire davantage.

« Des dizaines, des centaines de milliards d’euros et de dollars supplémentaires ont commencé à affluer », et « cela va s’accélérer au cours de l’année à venir », a assuré le secrétaire général de l’OTAN. « Donc, pour vous, c’est une énorme opportunité », a-t-il lancé, après avoir rencontré des chefs d’entreprise, le long des allées de ce tout nouveau rendez-vous des professionnels de la guerre. Plus de 200 entreprises, européennes mais aussi américaines, ont fait le déplacement.

Le président nationaliste polonais met son veto au programme de financement européen SAFE censé réarmer le continent face à la menace russe

Le président nationaliste polonais a annoncé jeudi mettre son veto à la participation de son pays au nouvel instrument européen de financement de la défense, baptisé SAFE (pour « Security Action for Europe ») et qui prévoit de lui accorder plus de 40 milliards d’euros sous la forme de prêts afin de renforcer sa défense.

« J’ai pris la décision de ne pas signer la loi qui permettrait à la Pologne de contracter l’emprunt dit “SAFE”. Je ne signerai en effet jamais une loi qui porte atteinte à notre souveraineté, à notre indépendance, ainsi qu’à notre sécurité économique et militaire », a déclaré Karol Nawrocki lors d’une allocution télévisée.

Ce fonds de 150 milliards d’euros, levés par la Commission européenne sur les marchés pour le compte d’une vingtaine de pays, dont la France, la Pologne et la Grèce, doit permettre à ces derniers de lancer des appels d’offres pour l’achat de matériel militaire « made in Europe ». Il fait partie des mesures mises sur les rails pour réarmer le continent face à la menace russe.

La Roumanie et l’Ukraine signent une déclaration d’intention pour produire des drones ensemble en Roumanie

Les présidents roumain, Nicusor Dan, et ukrainien, Volodymyr Zelensky, ont signé jeudi à Bucarest une déclaration d’intention pour la « production conjointe de drones en Roumanie ».

La localisation en Roumanie de cette production de drones « dans les plus brefs délais » constitue la première phase d’une coopération « au bénéfice de la sécurité de l’Ukraine, de la Roumanie, de la région de la mer Noire et du continent européen », selon cette déclaration vue par l’Agence France-Presse, qui précise qu’elle sera financée notamment par le programme d’aide à l’industrie de défense en Europe SAFE à hauteur de 200 millions d’euros.

Volodymyr Zelensky a proposé « de développer » l’interception des drones de conception iranienne « en collaboration avec les pays européens »

Le président ukrainien s’est rendu jeudi à Bucarest, où il a promu la coopération militaire avec son pays, notamment en matière de drones, à la veille de son voyage à Paris où il doit être reçu par le président français, Emmanuel Macron.

Volodymyr Zelensky et Nicusor Dan, son homologue roumain, ont annoncé avoir signé une série de documents, dont un portant sur une coopération pour la « production conjointe de drones en Roumanie ».

Alors que des spécialistes militaires ukrainiens se sont rendus dans plusieurs pays du Golfe pour partager leur expérience en matière d’interception des drones de conception iranienne, Volodymyr Zelensky a proposé « de développer tout cela en collaboration avec les pays européens ».

« Notre expérience dans la lutte contre les [drones] Shahed est unique. Personne d’autre ne possède ce type d’expérience », a plaidé le président ukrainien.

1 compte dès 7,99 €/mois

Sans engagement

  • Tous nos articles, vidéos, podcasts et newsletters
  • L’application La Matinale du Monde, dès 7 heures, la sélection d’articles par la rédaction
  • Le quotidien en version numérique dès 13 heures
Ou faire un don

Les tensions entre Kiev et Budapest déstabilisent l’économie ukrainienne

Par Thomas d’Istria

L’annonce a provoqué une vive irritation à Kiev. Mercredi 11 mars, la Hongrie a fait savoir, par la voix de son ministre de l’énergie, Gabor Czepek, qu’elle envoyait une délégation en Ukraine pour « établir le dialogue » au sujet de la remise en service de l’oléoduc Droujba, qui transporte du pétrole russe vers l’Europe centrale. La réaction de Kiev ne s’est pas fait attendre : « C’est un voyage privé. Nous ne les avons pas invités », a déclaré le chef adjoint de l’administration présidentielle ukrainienne, Sergiy Kyslytsya, devant la presse.

L’Ukraine et la Roumanie annoncent la signature d’accords bilatéraux sur la production de drones et l’énergie

« Nous avons évoqué notre coopération dans le domaine militaire, et l’un des documents signés concerne la production conjointe de drones en Roumanie. Nous avons également parlé de projets communs dans le secteur de l’énergie, et l’un des documents signés concerne notre partenariat dans ce secteur », a déclaré le président roumain, Nicusor Dan, lors d’une conférence de presse conjointe avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Bucarest, rediffusée par l’agence de presse nationale ukrainienne Ukrinform.

M. Zelensky était en visite jeudi à Bucarest à la veille de son voyage à Paris, où il doit être reçu par le président Emmanuel Macron.

Le Royaume-Uni et ses partenaires discutent du cadre juridique pour une action militaire contre la flotte fantôme russe

John Healey, le ministre de la défense britannique, et Richard Hermer, le procureur général pour l’Angleterre et le Pays de Galles, ont réuni jeudi des représentants juridiques des nations de la Force expéditionnaire conjointe britannique (Joint Expeditionary Force, ou JEF en anglais) pour examiner le cadre légal d’une action militaire contre la flotte fantôme russe. Le ministre de la défense britannique et le procureur ont présidé cette réunion visant à dégager des bases juridiques permettant de contrer les activités de la flotte fantôme, conformément au droit international. « Alors que nous entrons dans la cinquième année de la guerre illégale de Poutine en Ukraine, nous renforçons la pression en asphyxiant les fonds qui alimentent son invasion », a déclaré John Healey.

Le Royaume-Uni affirme avoir sanctionné 544 navires de la flotte fantôme russe. Selon Londres, les recettes pétrolières russes auraient chuté de 27 % par rapport à octobre 2024, leur niveau le plus bas depuis le début du conflit. Le procureur général, Richard Hermer, a quant à lui promis d’être « implacable » dans la poursuite de ces navires, « sous toute la force du droit international ».

Cette rencontre fait suite à une réunion tenue lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, où les options militaires avaient déjà été examinées entre partenaires de la JEF.

L’Union européenne a proposé à l’Ukraine l’envoi d’une mission d’inspection de l’oléoduc Droujba

« Nous sommes en discussions intensives avec l’Ukraine sur cette question, comme c’est le cas depuis déjà plusieurs semaines, ainsi qu’avec les Etats membres les plus concernés, et je peux vous informer que nous avons proposé une mission d’inspection de l’oléoduc à l’Ukraine, a déclaré une porte-parole de la Commission européenne, Anna-Kaisa Itkonen. Nous attendons la réponse, et nous restons en contact avec les Ukrainiens et les Etats membres. »

Le blocage de l’oléoduc Droujba, qui transporte du pétrole russe, est au cœur d’un bras de fer entre Kiev, la Hongrie et la Slovaquie. Ces dernières, dépendantes de cet oléoduc pour leur approvisionnement en brut, accusent l’Ukraine de tarder à le rouvrir après son endommagement en janvier.

La semaine dernière, la Commission européenne avait déjà évoqué « différentes options » pour soutenir la reprise des approvisionnements en pétrole de la Hongrie et de la Slovaquie, y compris un « éventuel soutien financier » pour réparer l’oléoduc si nécessaire.

Le point sur la situation, jeudi 12 mars à 14 heures

  • Attaque ukrainienne contre un important centre pétrolier en Russie. Un dépôt pétrolier dans la ville russe de Tikhoretsk a pris feu à la suite d’attaques de drones ukrainiens dans la nuit de mercredi à jeudi. Le Kremlin a qualifié d’« irresponsable » l’attaque des installations pétrolières du sud du pays.
  • Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, demande à Donald Trump d’accentuer la pression sur la Russie plutôt que sur l’Ukraine, lors d’un entretien avec le site de Politico.
  • M. Zelensky sera reçu vendredi par Emmanuel Macron à Paris. Moscou estime que cette rencontre fait « entrave » à la paix.
  • Rencontre en Floride entre Russes et Américains. L’envoyé spécial russe Kirill Dmitriev a rencontré la délégation américaine, composée notamment de l’envoyé spécial Steve Witkoff, de Jared Kushner et du conseiller principal de la Maison Blanche, Josh Gruenbaum.
  • L’Ukraine a reçu des missiles pour ses systèmes de défense antiaérienne Patriot, a annoncé le 11 mars le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lors d’une rencontre avec la présidente du Bundestag allemand, Julia Klöckner.
  • Les revenus pétroliers russes de février à leur plus bas niveau depuis l’invasion de l’Ukraine. En février, la Russie a perçu 8,2 milliards d’euros de ses exportations de brut et de produits pétroliers, soit une baisse de 1,3 milliard d’euros par rapport à janvier.
  • Néanmoins, les revenus pétroliers russes sont en forte hausse depuis le début de la guerre contre l’Iran, selon une étude réalisée par le Centre for Research on Energy and Clean Air et publiée par l’ONG allemande Urgewald.
  • Un cessez-le-feu ne sera possible que lorsque Poutine reconnaîtra qu’il « ne gagnera plus aucun territoire » en Ukraine, affirme Keith Kellogg, ancien envoyé spécial américain pour l’Ukraine.

Le Parlement européen adopte une résolution sur la traite d’êtres humains et les violations des droits de l’homme liées au recrutement de citoyens non russes

Le Parlement européen a adopté, jeudi, par 479 voix pour, 17 contre et 43 abstentions, sur 539 députés présents une résolution condamnant la traite et le recrutement coercitif de ressortissants étrangers.

Selon le texte, « la Russie recourt à des stratégies de recrutement trompeuses et à la coercition pour enrôler des milliers de ressortissants étrangers provenant de différents pays africains, ainsi que de Cuba et d’Asie centrale et du Sud, en vue de poursuivre sa guerre d’agression brutale, non provoquée, injustifiée et illégale contre l’Ukraine ».

Les eurodéputés évoquent des informations provenant de plusieurs pays africains faisant état de réseaux de recrutement visant systématiquement des personnes issues de zones défavorisées, notamment au moyen des réseaux sociaux, avec de fausses promesses d’emploi, d’éducation ou de citoyenneté.

Les recrues sont ensuite incitées à se rendre en Russie, où leurs documents d’identité sont confisqués, avant d’être enrôlées de force sous la contrainte ou sous la menace, selon la résolution. La Russie est accusée de recruter ces ressortissants africains en passant par des entreprises liées à l’Etat, des intermédiaires, des structures militaires et des responsables d’ambassade, selon le texte.

Les auteurs ajoutent que des centaines de femmes africaines ont également été trompées pour travailler dans des usines d’assemblage de drones en Russie, dans des conditions jugées dangereuses et exploitantes.

Moscou estime que la rencontre entre Zelensky et Macron prévue pour vendredi fait « entrave » à la paix

Le Kremlin a affirmé que la rencontre prévue vendredi à Paris entre le président français, Emmanuel Macron, et son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, illustrait la volonté de Kiev de faire obstacle à un règlement diplomatique du conflit en Ukraine.

« Dans ce cas précis, le régime de Kiev poursuit sa ligne cohérente pour entraver le processus de paix », a réagi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien à la presse. « Il procède ainsi, en essayant différentes approches. Dans ce cas précis, c’est en obtenant une réponse positive dans les capitales européennes », a-t-il ajouté.

« Les capitales européennes ne sont pas disposées à rechercher une solution pacifique en Ukraine », a-t-il aussi affirmé, selon des propos rapportés sur Telegram par l’agence de presse officielle russe TASS.

Le Kremlin qualifie d’« irresponsable » l’attaque de Kiev contre les installations pétrolières russes du sud de la Russie

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a qualifié d’« absolument irresponsables » les nouvelles attaques de Kiev contre la station de compression Rousskaïa, assurant les livraisons de gaz via le gazoduc TurkStream, rapporte sur Telegram l’agence de presse officielle russe TASS.

« Les informations faisant état de tentatives de frappes de drones contre la station de compression Rousskaïa, qui assure à terre le fonctionnement du gazoduc TurkStream, et contre la station de compression Beregovaïa, qui assure à terre le fonctionnement du gazoduc Blue Stream sont très préoccupantes », a déclaré Dmitri Peskov, selon des propos rapportés par le pool de journalistes russes accrédités au Kremlin. Il qualifie le gazoduc d’« installation internationale » qui « garantit la sécurité énergétique de la Turquie ».

Dans la nuit, le ministère de la défense russe dit avoir abattu 30 drones au-dessus du territoire du kraï de Krasnodar. Il précise avoir détruit dix drones ukrainiens dans l’espace aérien au-dessus de la station de compression Rousskaïa. « Aucun dommage n’a été causé », ajoute le ministère.

Un dépôt pétrolier a cependant pris feu à Tikhoretsk dans la nuit de mercredi à jeudi, après l’attaque de drones. Il s’agit du principal point de transit du pétrole de Sibérie occidentale, d’Azerbaïdjan et du Kazakhstan vers les ports du sud de la Russie, comme Novorossiïsk sur la mer Noire.

Les revenus pétroliers russes de février à leur plus bas niveau depuis l’invasion de l’Ukraine

Les revenus pétroliers de la Russie ont chuté en février à leur plus bas niveau depuis le début de l’invasion de l’Ukraine en 2022, sous l’effet des sanctions occidentales et des attaques ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques, selon le rapport mensuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

En février, la Russie a perçu 8,2 milliards d’euros de ses exportations de brut et de produits pétroliers, soit une baisse de 1,3 milliard d’euros par rapport à janvier. Les exportations totales de pétrole ont chuté de 850 000 barils par jour, pour s’établir à 6,6 millions de barils quotidiens.

L’agence estime par ailleurs dans son rapport que le conflit au Moyen-Orient pourrait soutenir la demande pour le pétrole russe. Comme l’explique l’étude réalisée par le Centre for Research on Energy and Clean Air (CREA) et publiée par l’ONG allemande Urgewald, la Russie profite en effet de la guerre au Moyen-Orient.

L’AIE a néanmoins maintenu inchangées ses prévisions pour la production de brut russe, qui devrait atteindre en moyenne 9,3 millions de barils par jour sur le reste de l’année 2026.

La Russie a lancé 94 drones contre l’Ukraine dans la nuit du mercredi à jeudi

La Russie a lancé 94 drones d’attaque contre l’Ukraine dans la nuit du 11 au 12 mars, dont plus de 60 de type Shahed, a annoncé l’armée de l’air ukrainienne, qui annonce en avoir abattu ou neutralisé 77. Les autorités ont signalé 16 impacts de drones sur 11 sites, ainsi que la chute de débris de drones abattus sur un autre site.

Le bilan établi par l’armée de l’air ukrainienne de l’attaque russe dans la nuit du 11 au 12 mars 2026. Le bilan établi par l’armée de l’air ukrainienne de l’attaque russe dans la nuit du 11 au 12 mars 2026.

Un cessez-le-feu ne sera possible que lorsque Poutine reconnaîtra qu’il « ne gagnera plus aucun territoire » en Ukraine, affirme Keith Kellogg

Dans un entretien accordé mercredi à la chaîne publique japonaise NHK, l’ancien envoyé spécial américain pour l’Ukraine Keith Kellogg estime qu’un cessez-le-feu ne sera possible que lorsque Poutine reconnaîtra qu’il « ne gagnera plus aucun territoire » en Ukraine et qu’il « n’a plus rien à gagner » dans ce conflit. Selon lui, un cessez-le-feu pourrait être instauré « dès aujourd’hui » si l’Ukraine et la Russie acceptaient de geler les combats le long de la ligne de front actuelle.

Keith Kellogg qui a participé aux discussions de paix entre Moscou et Kiev jusqu’en décembre, s’exprimait lors d’une visite au Tokyo Conference 2026 organisée par le groupe de réflexion japonais Genron NPO. Selon lui, c’est Vladimir Poutine – et non le président ukrainien Volodymyr Zelensky – qui refuse actuellement un cessez-le-feu.

Il a laissé entendre que Vladimir Poutine craignait de perdre la face s’il échouait à remplir ses objectifs de l’« opération militaire spéciale » et de finir comme « un autre Nicolas II », soulignant que le dernier tsar de Russie avait été abattu, en juillet 1918, après son abdication.

Keith Kellogg a également estimé que les sanctions commençaient à peser sur l’économie russe, ajoutant que la Russie a probablement subi entre 1,2 et 1,4 million de soldats tués ou blessés depuis le début de la guerre.

Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois

Ce message s’affichera sur l’autre appareil.

Ajouter un compte Découvrir l’offre Famille Découvrir les offres multicomptes
  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    En cliquant sur «  » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Vous ignorez qui est l’autre personne ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    Si vous utilisez ce compte à plusieurs, créez un compte pour votre proche (inclus dans votre abonnement). Puis connectez-vous chacun avec vos identifiants. Sinon, cliquez sur «  » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Vous ignorez qui d’autre utilise ces identifiants ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    Si vous êtes bénéficiaire de l’abonnement, connectez-vous avec vos identifiants. Si vous êtes 3 ou plus à utiliser l’abonnement, passez à l’offre Famille. Sinon, cliquez sur «  » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Vous ignorez qui d’autre utilise ces identifiants ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    Si vous êtes bénéficiaire de l’abonnement, connectez-vous avec vos identifiants. Sinon, cliquez sur «  » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Vous ignorez qui d’autre utilise ce compte ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    Si vous utilisez ce compte à plusieurs, passez à une offre multicomptes pour faire profiter vos proches de votre abonnement avec leur propre compte. Sinon, cliquez sur «  » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Vous ignorez qui d’autre utilise ce compte ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    En cliquant sur «  » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Vous ignorez qui est l’autre personne ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

Lecture restreinte

Votre abonnement n’autorise pas la lecture de cet article

Pour plus d’informations, merci de contacter notre service commercial.