L’offensive, survenue dans cette région centrale du pays, a également fait six blessés, a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi Andriy Raikovych, le chef de l’administration militaire de l’oblast.

Live animé par Julien Delfort et Olivier Touron (service Photo)

Sur le site d’un immeuble résidentiel touché par un missile russe, à Kiev, le 14 octobre 2026. - RAFAEL YAGHOBZADEH POUR « LE MONDE » Sur le site d’un immeuble résidentiel touché par un missile russe, à Kiev, le 14 octobre 2026. RAFAEL YAGHOBZADEH POUR « LE MONDE »

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Sergueï Lavrov et Wang Yi ont discuté de coopération, de l’Ukraine et de l’Iran

Les chefs ‌de la diplomatie russe et chinois ont discuté de l’état de la coopération bilatérale entre ​Moscou et Pékin, ‌ainsi que des crises en Ukraine et en Iran, a fait savoir mercredi le ministère des affaires étrangères russe ⁠dans un communiqué.

Sergueï Lavrov et Wang Yi se sont entretenus en ⁠marge ‌d’une conférence sur la sécurité en Asie,​organisée en Azerbaïdjan. Les ministres ont « salué les dynamiques de développement d’un ‌partenariat complet ‌et la coopération stratégique » ⁠ainsi que « les ‌agendas synchrones sur le ‌dialogue politique bilatéral », selon le ​communiqué.

Les discussions ont également porté sur « les relations ‌avec les Etats-Unis et la situation autour des crises ukrainienne et iranienne », était-il précisé. La Russie et la Chine ont appelé à la fin de la guerre en Iran, ​estimant que le conflit pourrait s’étendre et menacer la sécurité dans la région.

La Chine a confirmé son partenariat « sans limite » avec la Russie tout au long de la ‌guerre en ‌Ukraine, ⁠qui ​dure depuis quatre ans et demi, tout en ​appelant au recours à la diplomatie pour mettre fin au conflit.

Trois morts dans des frappes russes dans l’oblast de Kirovohrad, selon l’administration militaire régionale

Trois personnes ont été tuées dans des frappes russes à Kropyvnytskyi, dans l’oblast ukrainien de Kirovohrad, a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi Andriy Raikovych, chef de l’administration militaire régionale, sur Telegram. « Six personnes ont été blessées », a-t-il ajouté.

Enquête sur une possible attaque de drone contre un pétrolier en Roumanie

La Roumanie enquête sur une possible nouvelle attaque de drone contre un pétrolier au large de ses côtes de la mer Noire, a déclaré mercredi le ministre de la défense. Depuis la semaine dernière, des drones russes présumés ont frappé plusieurs navires au large du pays et de la Bulgarie voisine, dernier débordement en date de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

Des secouristes roumains se sont précipités pour porter assistance au Yara J, battant pavillon des Iles Comores, mercredi soir au large de Sulina, près de la frontière avec l’Ukraine, selon un communiqué. Le ministre de la défense, Radu Miruta, a affirmé que l’équipage du navire était parvenu à éteindre lui-même un incendie.

« Qu’il ait été frappé par un drone ou non, une enquête est en cours », a-t-il déclaré à la chaîne de télévision Digi24, expliquant que l’affaire était prise au sérieux « étant donné que de tels incidents se produisent dans les eaux territoriales roumaines ».

Selon le site VesselFinder, le Yara J est un pétrolier transportant des produits chimiques et pétroliers. Le navire, au mouillage depuis « plusieurs jours » au large de Sulina, est vide, a précisé M. Miruta.

Dans un communiqué publié plus tôt, le ministère de la défense a annoncé avoir fait décoller deux avions de chasse F-18 après avoir « détecté un ensemble de cibles aériennes au-dessus de la mer Noire ». Les vols non autorisés de drones se sont multipliés, ces derniers mois, dans les pays d’Europe de l’Est.

L’aérodrome militaire de Borissoglebsk aurait été frappé, un important incendie signalé

De fortes explosions et un important incendie ont été signalés mercredi 14 octobre au soir sur l’aérodrome militaire russe de Borissoglebsk, dans la région de Voronej, lors d’une alerte aux missiles, selon plusieurs canaux ukrainiens de surveillance. La base abrite notamment des avions de combat russes Su-34, Su-35 et Su-30SM, utilisés entre autres pour des frappes contre l’Ukraine à l’aide de bombes aériennes guidées (KAB).

Cet aérodrome a déjà été visé à plusieurs reprises par les forces ukrainiennes.

Des alertes aux missiles ont par ailleurs été signalées mercredi soir dans plusieurs régions russes, notamment à Rostov, Volgograd, Voronej, Samara et au Tatarstan. Des restrictions aériennes auraient été imposées dans les aéroports de Volgograd, Saratov et Penza.

La Slovaquie relance le dialogue avec Moscou tout en négociant avec Kiev

Le premier ministre slovaque, Robert Fico, annonce mercredi la reprise des discussions économiques avec la Russie, interrompues depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, tout en confirmant une nouvelle rencontre intergouvernementale avec Kiev.

Une commission économique mixte slovaquo-russe doit se réunir le 25 octobre, avant des discussions entre les gouvernements slovaque et ukrainien le 5 novembre à Lviv, rapporte le quotidien SME. Robert Fico justifie cette double démarche par une politique étrangère tournée « vers les quatre coins du monde ». Cette reprise du dialogue avec Moscou a été décidée lors d’une rencontre avec Vladimir Poutine en mai 2025

A Lviv, les échanges doivent notamment porter sur l’aide humanitaire et la reconstruction des postes-frontières. M. Fico précise également que Bratislava ne bloquera pas un éventuel nouveau prêt européen à l’Ukraine, mais refusera d’y participer financièrement.

La Slovaquie reste par ailleurs le seul pays de l’UE à ne pas avoir signé l’engagement international de Toronto en faveur du retour des enfants ukrainiens déportés en Russie. Bratislava affirme suivre cette initiative en qualité d’observateur.

Sur Le Monde aujourd’hui

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Starshield : Elon Musk renvoie au Pentagone et à Trump la responsabilité des restrictions imposées à l’Ukraine

Elon Musk affirme que les restrictions imposées à Starshield, la déclinaison militaire de Starlink développée par SpaceX pour les forces armées et les services de renseignement, relèvent exclusivement des autorités américaines. Selon le milliardaire, ce système est détenu et contrôlé par le gouvernement américain, contrairement au réseau commercial Starlink, exploité par SpaceX.

« Les systèmes Starshield appartiennent au gouvernement américain et sont sous son contrôle. Toute limitation de vitesse ou d’utilisation est décidée par l’armée américaine et, en dernier ressort, par le président des Etats-Unis », écrit le milliardaire sur X, en réponse à Mykhaïlo Fedorov, interlocuteur ukrainien de longue date de Musk.

Ce dernier venait d’annoncer le rétablissement progressif des connexions Starlink pour les appareils évoluant jusqu’à 160 km/h. « La suppression complète des limitations de vitesse de Starshield est désormais essentielle pour la défense de l’Ukraine », a-t-il souligné sur les réseaux sociaux, remerciant Musk et espérant pouvoir continuer à compter sur son soutien.

Le patron de SpaceX distingue toutefois Starshield de Starlink, service commercial contrôlé par son entreprise, dont l’utilisation est, selon lui, limitée aux activités civiles ou défensives. Il affirme que son emploi pour des opérations militaires offensives serait inapproprié pour une entreprise commerciale.

Le point sur la situation, mercredi 14 octobre, à 21 heures

  • Volodymyr Zelensky se dit « trahi » par Donald Trump. Le président ukrainien déplore que Kiev soit en train de perdre un « partenaire puissant », après l’accord sur le diesel russe conclu entre Washington et Moscou.
  • Starlink : de nouvelles restrictions perturbent les opérations militaires ukrainiennes. Le président Zelensky a dénoncé une « grave erreur » susceptible d’entraîner de nombreuses pertes humaines. Les connexions à Starlink se rétablissent progressivement pour les drones ukrainiens, a annoncé Mykhaïlo Fedorov mercredi soir.
  • Moscou accuse Kiev de violer la trêve énergétique. La Russie affirme que deux raffineries ont été attaquées mercredi. L’Ukraine dénonce une « fausse information », tandis qu’aucun dégât sur ces installations n’a été signalé par les autorités locales russes.
  • Londres réaffirme son soutien à Kiev. Recevant le président ukrainien, le premier ministre britannique promet que l’engagement de son pays « ne changera pas ». De son côté, l’UE envisage des capacités satellitaires supplémentaires dès 2027.
  • L’aide à Kiev contestée par l’extrême droite européenne. Marine Le Pen promet d’y mettre fin dans les six mois si elle est élue présidente. En Allemagne, l’AfD et la gauche radicale font adopter en Saxe-Anhalt un appel à cesser l’aide militaire et à lever les sanctions contre Moscou.
  • La Bulgarie soupçonne la Russie d’attaques contre des navires en mer Noire. Un cargo a coulé et 11 marins sont portés disparus. Sofia reconnaît toutefois ne pas disposer de preuves contre Moscou.

Nord Stream : l’Allemagne accuse officiellement l’Ukraine

Le procès de Serhi Kouznietsov, soupçonné d’avoir orchestré le sabotage des deux gazoducs en mer Baltique en 2022, s’est ouvert mercredi à Hambourg. L’ancien officier ukrainien est poursuivi pour « crime de guerre ».

Nord Stream : l’Allemagne accuse officiellement l’Ukraine

Par Elsa Conesa

Avant même le lever du jour, des militants ukrainiens se sont postés devant les portes encore closes du tribunal de Hambourg, un drapeau et quelques pancartes à la main. « Est-ce que c’est autorisé de porter une chemise comme ça dans la salle ? », demande timidement une dame en anglais, montrant sa blouse brodée traditionnelle ukrainienne sous sa doudoune. « C’est pour Serhi, pour qu’il se sente soutenu. Ce qu’il a fait, c’est pour la démocratie, c’est pour l’Europe », explique-t-elle.

Les connexions à Starlink se rétablissent progressivement pour les drones ukrainiens, selon Mykhaïlo Fedorov

Après avoir dénoncé des restrictions susceptibles d’entraîner de nombreuses pertes humaines, Kiev annonce une amélioration. Dans un message sur Telegram, Mykhaïlo Fedorov, ancien ministre ukrainien de la défense et interlocuteur privilégié d’Elon Musk depuis 2022 pour les questions liées à Starlink, annonce un rétablissement progressif du service pour les drones volant jusqu’à 160 km/h, permettant aux drones d’attaque et d’interception de reprendre leurs missions. « Il faut maintenant travailler à supprimer complètement les limitations de vitesse pour Starshield », insiste-t-il.

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Des élus républicains et démocrates s’opposent à toute restriction de l’aide américaine à Kiev

Un groupe bipartisan d’élus de la Chambre des représentants américaine a exprimé mercredi 14 octobre son inquiétude face aux informations faisant état de possibles restrictions du partage de renseignements américains avec l’Ukraine et de l’accès au réseau satellitaire Starlink.

« Nous sommes alarmés par les informations en provenance d’Ukraine selon lesquelles le soutien américain en matière de renseignement et de Starlink serait suspendu, laissant des civils innocents et des citoyens américains en Ukraine à la merci des attaques russes », déclare sur X le Congressional Ukraine Caucus, un groupe parlementaire bipartisan favorable au soutien à Kiev.

« Le Congrès a clairement affirmé à plusieurs reprises que les Etats-Unis devaient fournir des renseignements pour sauver des vies face aux frappes impitoyables de la Russie », poursuit le groupe, rappelant que les alliés de Washington financent l’accès de l’Ukraine à Starlink. « Les restrictions qui mettent les civils en danger sont inadmissibles et ne seront pas acceptées par le Congrès », préviennent les élus.

Cette prise de position survient alors que les forces ukrainiennes signalent des perturbations de leurs opérations de drones liées à de nouvelles restrictions de Starlink et Starshield, sur fond de pressions américaines pour faire cesser les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes.

Volodymyr Zelensky se dit « trahi » par Donald Trump et redoute de perdre le soutien américain

Nouvel épisode de tensions dans une relation qui alterne, depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, entre affrontements publics et rapprochements. Après avoir multiplié les efforts pour préserver le soutien de Washington, le président ukrainien Volodymyr Zelensky reconnaît mercredi se sentir « trahi » par son homologue américain, après l’annonce d’un accord avec Vladimir Poutine sur le diesel russe, et s’inquiète de voir l’Ukraine perdre l’un de ses principaux alliés.

Interrogé par le journaliste britannique Piers Morgan sur ce sentiment de trahison, M. Zelensky répond par l’affirmative, tout en soulignant que la survie de son pays prime sur ses émotions personnelles. « C’est regrettable, nous sommes en train de perdre un partenaire puissant », dit-il. A la question de savoir si Kiev est en train de perdre le soutien des Etats-Unis, il répond : « Oui, mais ce n’est pas de notre faute. »

« Nous ne pouvons pas être faibles, sinon nous ne survivrons pas. Nous ne vendons pas notre pays. Pour nous, ce n’est pas une affaire commerciale. C’est notre vie, notre pays, notre foyer, nos enfants », insiste-t-il.

Le président ukrainien reproche également à Donald Trump de prendre parti pour Moscou. « Nous acceptons qu’il se situe au milieu. Mais si vous êtes au milieu, vous devez y rester, pas vous retrouver du mauvais côté », poursuit-il, estimant que les conseillers du président américain l’orientent dans la mauvaise direction.

M. Zelensky dénonce aussi les nouvelles restrictions imposées au réseau Starlink, qui perturbent les opérations de drones ukrainiens. « C’est une grave erreur. Cette décision entraînera de nombreuses pertes humaines », prévient-il. « Si les attaques continuent et que Starlink ne fonctionne pas, cela ne nous aide pas », souligne-t-il, réclamant le rétablissement du service. « Ce serait honnête et juste, comme il sied à des partenaires », ajoute-t-il.

Dans un entretien au « Financial Times », Marine Le Pen promet de couper l’aide financière à l’Ukraine dans les six mois si elle est élue présidente

C’est une idée déjà défendue par le Rassemblement national (RN) et qui avait provoqué une vive polémique début septembre. Marine Le Pen affirme, mercredi, qu’elle mettrait fin à l’aide financière française à l’Ukraine dans les six mois suivant son accession à l’Elysée, estimant que la France n’en a plus les moyens, dans un entretien au Financial Times (FT). « La chose honnête à faire avec Zelensky, c’est de lui dire, de le prévenir : écoutez, nous ne pouvons pas faire davantage, nous ne pouvons pas assumer davantage », déclare-t-elle au quotidien financier britannique.

La patronne du Rassemblement national s’oppose également à l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne et remet en question les sanctions européennes contre Moscou. « Nous, Européens, avons engagé une guerre énergétique contre la Russie alors que nous n’avons pas d’énergie. Ce n’est pas très intelligent », estime-t-elle.

Interrogée sur le fait de savoir si la Russie constitue la principale menace pour la sécurité européenne, Marine Le Pen élude : « Vous savez, je ne suis pas dans la tête de M. Poutine. » En matière de politique étrangère, elle revendique une ligne d’« indépendance » et d’« équidistance », inspirée du non-alignement gaullien, rappelle le FT.

Début septembre, Louis Aliot, vice-président du Rassemblement national, avait appelé à « couper le robinet » des aides à Kiev, invoquant les difficultés budgétaires françaises. Edouard Philippe, également candidat à la présidentielle, avait répliqué : « Couper le robinet à l’Ukraine, c’est servir la Russie », accusant le RN de soutenir le régime de Vladimir Poutine.

Pour le Financial Times, l’élection d’une présidente nationaliste et eurosceptique constituerait un « saut dans l’inconnu » pour la France et un « séisme » pour l’Union européenne.

Moscou tire parti des pressions de Donald Trump sur Kiev et dénonce de nouvelles frappes ukrainiennes

La Russie semble bien décidée à tirer parti des pressions exercées par Donald Trump sur l’Ukraine. Alors que le président américain exige de Kiev l’arrêt des frappes contre les raffineries russes, Moscou l’accuse de nouvelles attaques contre deux installations pétrolières, sans apporter la moindre preuve et contredisant les autorités locales. « Selon les informations du ministère de l’énergie et des entreprises concernées, deux raffineries ont été attaquées aujourd’hui par le régime de Kiev », a déclaré le vice-premier ministre russe Alexandre Novak, cité par les agences TASS et Interfax. « Nous constatons que la partie ukrainienne ne fait aucun pas vers une trêve énergétique », a-t-il ajouté.

Pourtant, plusieurs éléments rapportés par les médias et les autorités russes ne corroborent pas, à ce stade, les affirmations de M. Novak. Dans la région de Saratov, le gouverneur Roman Boussarguine a fait état de la mort d’une femme et de dégâts sur des immeubles résidentiels à Balakovo, ville située à… plus de 150 kilomètres de la raffinerie de Saratov. Il n’a signalé aucun dommage sur des installations industrielles. La principale raffinerie de la région, située à Saratov, avait été frappée le 11 septembre et avait alors suspendu ses activités, selon Reuters.

Dans la région de Riazan, le gouverneur Pavel Malkov a annoncé mercredi matin que sept drones avaient été abattus, sans faire état de victimes ni de dégâts. Aucune frappe contre la raffinerie de Riazan n’a été signalée, d’autant que l’installation avait interrompu ses activités après une attaque le 6 septembre, rapportait Reuters.

Kiev a catégoriquement démenti ces accusations. « Il n’y a eu aucune attaque contre des raffineries. Les Russes ont diffusé une fausse information concernant deux installations prétendument frappées », a déclaré Dmytro Lytvyn, conseiller à la communication de la présidence ukrainienne, au média Ukrainska Pravda. Selon lui, les forces ukrainiennes ont en revanche frappé « avec succès » un centre de données de Sberbank.

Le Royaume-Uni réaffirme son soutien « indéfectible » à l’Ukraine

Le premier ministre britannique, Andy Burnham, aux côtés du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, devant le 10 Downing Street, à Londres, le 14 octobre 2026. Le premier ministre britannique, Andy Burnham, aux côtés du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, devant le 10 Downing Street, à Londres, le 14 octobre 2026.

Le premier ministre britannique, Andy Burnham, a assuré mercredi au président ukrainien, Volodymyr Zelensky, reçu à Downing Street, que le soutien de Londres à Kiev « ne changera[it] pas », malgré la poursuite des bombardements russes. « Vous avez vu la solidarité et le soutien dont vous bénéficiez ici, au Royaume-Uni. Nous sommes derrière vous et cela ne changera pas », a déclaré M. Burnham, évoquant les journées « sombres et difficiles » traversées par l’Ukraine, frappée par d’intenses bombardements au cours des dernières vingt-quatre heures.

Le premier ministre britannique a précisé que M. Zelensky était prêt à discuter du cessez-le-feu énergétique proposé par Donald Trump, tout en dénonçant la poursuite des attaques russes contre les infrastructures essentielles ukrainiennes. « Dans ces moments, le Royaume-Uni continuera de vous apporter tout le soutien possible », a-t-il assuré.

Remerciant Londres pour son aide, M. Zelensky a salué « l’un des partenaires les plus solides de notre histoire ».

Avant son entretien à Downing Street, le président ukrainien avait également été reçu par le roi Charles III au palais de Buckingham, qu’il a remercié pour son « soutien indéfectible » à l’Ukraine.

L’UE cherche une solution alternative à Starlink pour l’Ukraine dès 2027, avant sa propre constellation en 2029

La Commission européenne a annoncé, mercredi, travailler à l’intégration de capacités satellitaires commerciales dans son programme « Govsatcom » dès le début de 2027, notamment pour répondre aux besoins de l’Ukraine.

Opérationnel depuis janvier 2026, ce dispositif mutualise les capacités de satellites gouvernementaux pour fournir des communications sécurisées.

L’UE prévoit également la mise en service complète de sa propre constellation satellitaire, IRIS², en 2029. Bruxelles n’a toutefois pas précisé si les solutions intermédiaires pourraient remplacer les capacités de Starshield, la version militaire du réseau Starlink, utilisée par les forces ukrainiennes.

Avant les midterms, Trump « joue à la roulette russe » en misant sur Poutine, selon « Axios »

A trois semaines des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, Donald Trump multiplie les concessions à Vladimir Poutine, au risque de fragiliser les candidats républicains, analyse mercredi 14 octobre le média américain Axios.

Depuis son entretien avec le président russe, vendredi, Donald Trump a enchaîné les gestes favorables à Moscou : accord pour faciliter les importations de diesel russe, critiques contre Volodymyr Zelensky et les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes, annonce unilatérale d’un cessez-le-feu énergétique que Moscou n’a pas respecté, ou encore minimisation du soutien russe à l’Iran. Mardi, le président américain a défendu son accord sur le diesel, malgré les critiques de sénateurs républicains qui y voient une « trahison » et un « cadeau à notre adversaire ».

Ce rapprochement survient alors que 81 % des électeurs ayant voté Trump en 2024 avaient une opinion défavorable de Vladimir Poutine, rappelle Axios, citant un sondage YouGov en janvier.

Selon Axios, les bénéfices de ces concessions pour Moscou sont évidents, contrairement à ceux pour la sécurité américaine, les alliés européens ou les perspectives électorales républicaines. La Maison Blanche défend l’accord sur le diesel, assurant qu’il permettra de réduire les prix pour les consommateurs américains. Mais, rappelle Axios, la perte du contrôle du Congrès pourrait paralyser le programme de Donald Trump et exposer son administration à des enquêtes parlementaires.

L’Ukraine prise de court par des restrictions sur Starlink et un manque de renseignements, selon le « Financial Times »

L’armée ukrainienne a été prise de court mercredi par des restrictions sur le réseau satellitaire Starlink d’Elon Musk, qui ont perturbé ses opérations de drones sur le front, rapporte le Financial Times, qui cite plusieurs responsables ukrainiens.

Les terminaux ont subi des coupures de connexion à des vitesses supérieures à 160 kilomètres à l’heure, contraignant certaines unités à annuler des missions. Ces restrictions, imposées sans préavis selon Kiev, affectent également les drones intercepteurs utilisés contre les nouveaux drones à réaction russes.

Sur X, Christopher Miller, correspondant du Financial Times en Ukraine et auteur de l’article, précise que les restrictions apparues dans la nuit concernent Starshield, la version militaire du système, placée selon lui sous le contrôle du Pentagone, tandis que SpaceX, propriété d’Elon Musk, contrôle Starlink et peut en limiter l’utilisation.

Le journaliste souligne que ces restrictions pénalisent avant tout les capacités défensives ukrainiennes : Starlink n’est pas utilisé pour les frappes en profondeur sur le territoire russe, mais principalement contre les lanceurs, les installations logistiques et les zones de regroupement russes dans les territoires ukrainiens occupés, ainsi que pour guider les drones intercepteurs.

Ces perturbations surviennent alors que Donald Trump accentue la pression sur Kiev pour faire cesser ses frappes contre les raffineries russes, menaçant de suspendre le partage de renseignements américains. La Maison Blanche, SpaceX et Elon Musk n’ont pas répondu aux sollicitations du Financial Times.

Coca-Cola, McDonald’s… La Russie frappe les intérêts américains, Washington reste silencieux, selon CNN

Les frappes russes contre des installations d’entreprises américaines en Ukraine se sont multipliées ces derniers mois, touchant Coca-Cola, PepsiCo et des entrepôts utilisés par McDonald’s, rapporte CNN, mercredi.

« Il s’agit de frappes directes de drones et de missiles, et elles se répètent. C’est un message : les entreprises américaines sont prises pour cible. Nous ne voyons aucune réaction de la Maison Blanche », dénonce Andy Hunder, président de la Chambre de commerce américaine en Ukraine.

Une usine de Coca-Cola a été frappée le 3 septembre près de Kiev, puis un entrepôt utilisé par McDonald’s le 25 septembre. Plusieurs parlementaires démocrates ont appelé l’administration Trump à réagir.

CNN souligne le contraste avec les pressions exercées par Washington sur Kiev pour faire cesser ses frappes contre les installations pétrolières russes, accusées de contribuer à la hausse des prix des carburants aux Etats-Unis.

Interrogée par CNN, la Maison Blanche s’est bornée à rappeler la volonté de Donald Trump de mettre fin à la guerre. La Chambre de commerce américaine en Ukraine affirme être restée sans réponse après avoir sollicité une rencontre avec Steve Witkoff et Jared Kushner.

En Allemagne, l’extrême droite et la gauche radicale s’unissent contre l’aide à l’Ukraine

Le Parlement de Saxe-Anhalt, dans l’est de l’Allemagne, a adopté mercredi un texte réclamant la fin de l’aide à l’Ukraine et la normalisation des relations avec la Russie, grâce aux voix de l’extrême droite et de la gauche radicale.

« Le soutien financier à l’Ukraine dépassant le cadre de l’aide humanitaire doit être immédiatement arrêté », affirme le texte, qui réclame également la levée « immédiate » des sanctions contre la Russie. Selon ses auteurs, « le parti pris unilatéral de l’Occident » a prolongé les souffrances de la population ukrainienne et accru le risque d’une extension du conflit. Le document ne mentionne pas la responsabilité de Moscou dans l’invasion de l’Ukraine.

Il appelle le futur gouvernement régional, que l’AfD doit encore former, à saisir la Chambre haute du Parlement allemand, où siègent les représentants des Länder, pour réclamer un « cessez-le-feu immédiat » et des négociations de paix avec la Russie.

Après sa victoire écrasante aux élections régionales de septembre, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), formation prorusse et xénophobe, domine l’Assemblée, mais a besoin des cinq élus du BSW (gauche radicale) pour disposer de la majorité absolue. Sans être alliés, les deux partis se rejoignent dans leur opposition aux sanctions occidentales contre Moscou et à l’aide militaire à Kiev.

La Bulgarie ouvre une enquête sur le possible sabotage de onze antennes Starlink près de Sofia

Onze des dix-sept antennes Starlink installées sur un site sensible près de Sofia auraient été incendiées par deux hommes masqués, a dénoncé, mardi, Ivaylo Mirchev, coprésident du parti d’opposition Oui, Bulgarie !, évoquant une possible opération de sabotage russe.

Le premier ministre bulgare, Roumen Radev, a confirmé mercredi l’ouverture d’une enquête, menée avec l’appui de services de renseignement étrangers. « Encore un peu de patience, vous aurez des résultats », a-t-il déclaré devant le Parlement, refusant de dévoiler davantage d’informations pour ne pas compromettre les investigations. De son côté, le chef du renseignement intérieur bulgare (DANS), Plamen Tonchev, a averti que de nouvelles opérations de sabotage étaient possibles en Bulgarie.

Ces faits surviennent après un incendie similaire visant des installations Starlink en Pologne à la fin de septembre, attribué par Varsovie aux services russes. Aucun lien entre les deux affaires n’a toutefois été établi.