Un drone russe a visé « directement le bureau du chef du SBU », Oleksandr Poklad, dans le centre de Kiev, selon Volodymyr Zelensky. Neuf personnes ont été blessées, selon le maire de la capitale ukrainienne.

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Des pompiers interviennent au siège du service de sécurité d’Ukraine, à Kiev, le 4 septembre 2026. - GLEB GARANICH/REUTERS Des pompiers interviennent au siège du service de sécurité d’Ukraine, à Kiev, le 4 septembre 2026. GLEB GARANICH/REUTERS

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Steve Witkoff et Jared Kushner attendus dimanche à Kiev

Volodymyr Zelensky a confirmé vendredi que les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner se rendraient dans les prochains jours à Moscou, puis dimanche à Kiev.

L’Ukraine s’abstiendra de mener des frappes aériennes contre la Russie pendant leur déplacement à Moscou afin de garantir leur sécurité, a précisé M. Zelensky, demandant à la Russie de faire de même pendant la durée nécessaire aux négociations et aux déplacements des émissaires américains.

« Notre objectif est que cette visite et les négociations avec la partie américaine soient aussi constructives et substantielles que possible », a déclaré le président ukrainien, estimant qu’il fallait rechercher des « options réelles » pour mettre fin à la guerre. « Nous verrons quelles propositions Steve et Jared apporteront et ce qu’on leur répondra à Moscou », a-t-il ajouté.

L’Ukraine prépare une riposte à l’attaque russe contre le siège du SBU, annonce Volodymyr Zelensky

Le président ukrainien annonce dans un message sur les réseaux sociaux que la zone géographique d’une riposte à la frappe russe contre le bâtiment central des services de sécurité ukrainiens (SBU) à Kiev a été déterminée.

Il dit avoir reçu un rapport du chef du SBU, Oleksandr Pokladn qui était visé par l’attaque russe.

Selon M. Zelensky, le calendrier de ces opérations sera choisi afin d’obtenir « un résultat concret ».

Bonjour,

Selon l’enquête d’Ariane Chemin et Ivanne Trippenbach, il s’agit d’une convergence idéologique. Vincent Bolloré fréquente la propagandiste Xenia Fedorova depuis plusieurs années, la présente comme sa « protégée » et a personnellement soutenu sa carrière et la promotion de son livre.

Cette proximité s’accompagne d’une évolution de Vincent Bolloré vers une vision plus favorable à Vladimir Poutine : engagé dans la diffusion des idées de la « droite chrétienne identitaire », voit désormais en Vladimir Poutine « un des meilleurs remparts » dans sa « croisade contre la religion musulmane ». Elle exerce ainsi une influence croissante sur la ligne des médias du groupe, CNews, Europe 1 et le JDD.

La proposition du Rassemblement national de « couper le robinet » des aides à l’Ukraine déclenche une tempête politique

Le vice-président du Rassemblement national (RN) Louis Aliot a proposé jeudi de « couper le robinet » des aides à Kiev, estimant que la France n’avait plus les moyens de continuer à financer des armes pour l’Ukraine.

Edouard Philippe a répliqué vendredi que « couper le robinet à l’Ukraine, c’[était] servir la Russie », accusant le RN de « soutien au régime de Poutine » et estimant qu’affaiblir Kiev menaçait « la sécurité de l’Europe et de la France ».

Marine Le Pen a dénoncé en retour le bilan international « piteux » de l’ancien premier ministre, rappelant que Vladimir Poutine avait été reçu en France lorsqu’il était à Matignon. Elle a défendu son appel à une « grande conférence pour la paix » afin de parvenir à un règlement diplomatique.

Gabriel Attal a, de son côté, qualifié le RN de « parti de l’étranger », estimant que couper l’aide à l’Ukraine reviendrait à « laisser Vladimir Poutine gagner ».

Sur Le Monde aujourd’hui

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Moscou demande à l’OACI de condamner les mises en garde de Kiev sur l’espace aérien russe

La Russie a annoncé vendredi avoir saisi en urgence l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), accusant l’Ukraine de créer des « menaces directes » pour l’aviation civile.

Dans un communiqué, le ministère des affaires étrangères dit que Moscou a rejeté les avis aux navigants émis par l’Ukraine présentant l’espace aérien russe comme dangereux, les jugeant « sans valeur juridique », et demandé à l’OACI de condamner les actions ukrainiennes en la matière.

Cette démarche survient après que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a averti compagnies aériennes et assureurs que l’espace aérien russe devenait « totalement dangereux » en raison des opérations de drones ukrainiens.

Moscou a été impliqué à plusieurs reprises dans la destruction d’avions civils. En 2014, le vol MH17 de Malaysia Airlines avait été abattu au-dessus de l’est de l’Ukraine, faisant 298 morts. En 2025, le Conseil de l’OACI a estimé que la Russie avait manqué à ses obligations au regard du droit aérien international dans cette affaire. En décembre 2024, 38 personnes avaient été tuées à bord d’un avion d’Azerbaijan Airlines. En octobre 2025, Vladimir Poutine avait reconnu que la défense antiaérienne russe était responsable de la destruction de cet appareil d’Azerbaijan Airlines. Deux missiles russes tirés contre un drone ukrainien avaient explosé à proximité de l’appareil, qui s’était ensuite écrasé.

En 1983, un chasseur soviétique avait abattu le vol Korean Air Lines 007 après que le Boeing 747 eut dévié par erreur de sa route et pénétré dans l’espace aérien soviétique, tuant les 269 personnes à bord. L’enquête de l’OACI avait conclu que le Boeing coréen s’était écarté involontairement de sa route prévue – déviation qui n’était pas intentionnelle – et que la défense antiaérienne soviétique n’avait pas correctement identifié l’appareil ni respecté les procédures d’interception d’un avion civil.

Jean-Noël Barrot se dit « affligé » du retour de la propagandiste pro-Poutine Xenia Fedorova sur CNews et dans le « JDNews »

La chroniqueuse russe, expulsée de France cet été et dont la chaîne de Vincent Bolloré a annoncé le retour prochain à l’antenne, à distance, « n’est pas une journaliste mais une agente d’ingérence au service de la Russie », a fait valoir le ministre des affaires étrangères.

Neuf blessés dans une frappe de drone russe sur un bâtiment de la SBU à Kiev

Neuf personnes ont été blessées lors de l’attaque ayant touché un bâtiment des services de sécurité ukrainiens (SBU), a annoncé le maire de la capitale, Vitali Klitschko.

L’incendie qui s’est déclaré dans ce bâtiment non résidentiel a été maîtrisé, a précisé le maire, ajoutant que la dalle du plancher et un mur extérieur de l’édifice avaient été détruits.

Le SBU, outre ses activités de ​contre-espionnage et de lutte contre le terrorisme, est une courroie essentielle de la machine de guerre ukrainienne puisqu’il est engagé ‌dans des opérations spéciales de ‌longue portée ciblant l’appareil militaire de la Russie et ⁠ses ‌infrastructures énergétiques, ainsi que dans une campagne d’assassinats ciblés de responsables russes. On ignore à ce stade ‌si des membres du SBU figurent au nombre des blessés.

Un homme recherché après plusieurs sabotages électriques en Allemagne

La police allemande a perquisitionné, vendredi, le domicile d’un médecin de 48 ans, Daniel V., suspecté d’être l’auteur de plusieurs attaques récentes contre des postes de transformation dans l’ouest (Rheidt, Dormagen, Weisweiler) et l’est du pays (Jänschwalde, Brandebourg). Absent lors de l’intervention de la police, l’homme – qui se déplacerait en utilitaire jaune et rouge – est activement recherché, et la police de Cologne a lancé un appel à témoins.

Selon Bild et Focus, le suspect a envoyé au moins deux lettres de revendication aux médias, jugées authentiques par les enquêteurs. Il y affirme avoir agi seul en provoquant des courts-circuits à l’aide de pétards et de fils projetés sur les lignes. Il motive ses attaques par la lutte contre les énergies fossiles et l’opposition aux exportations d’armes vers Israël, tout en menaçant de récidiver.

Au cours des derniers mois, l’Allemagne a été confrontée à des attaques répétées contre ses infrastructures énergétiques, certaines ayant été revendiquées par des militants d’extrême gauche. Ces incidents répétés ont rappelé aux pays ⁠européens la vulnérabilité de leurs infrastructures critiques alors que la Russie s’est lancée selon eux ⁠dans une ‌guerre hybride visant à les décourager de ​continuer à soutenir l’Ukraine, illustrée par une attaque de drone déjouée en ‌août à l’aéroport ‌de Leipzig-Halle. Moscou rejette ces ⁠accusations.

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L’attaque russe contre le siège du SBU à Kiev est une « escalade majeure qui appelle une réponse ferme », selon le chef de la diplomatie ukrainienne

Le ministre des affaires étrangères ukrainien, Andrii Sybiha, a dénoncé, sur les réseaux sociaux, une « escalade majeure qui appelle une réponse ferme » survenue, selon lui, en pleine reprise des efforts en faveur de la paix. Il a appelé les partenaires de Kiev à condamner l’attaque et à accroître leur pression sur Moscou. M. Sybiha a également souligné que la frappe avait mis en danger la cathédrale Sainte-Sophie, située à proximité et inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, appelant l’organisation à réagir et à renforcer ses efforts pour protéger le patrimoine ukrainien menacé.

Un drone russe a frappé vendredi le siège des services de sécurité ukrainiens (SBU), dans le centre de Kiev, et visait directement le bureau de leur chef, Oleksandr Poklad. Le président ukrainien a demandé à M. Poklad de préparer contre la Russie une riposte « appropriée, tangible et, dans la mesure du possible, symétrique » à cette attaque, avec le soutien de l’armée ukrainienne.

La Russie avait proposé à une délégation ukrainienne de poursuivre les négociations à Moscou, révèle Kyrylo Boudanov au « New York Times »

Lors de négociations organisées en février à Genève, la délégation russe avait proposé aux négociateurs ukrainiens de poursuivre les discussions à Moscou, avec la possibilité d’une rencontre avec le président russe, Vladimir Poutine, a révélé Kyrylo Boudanov dans un entretien accordé au New York Times.

Une telle visite aurait été particulièrement risquée pour M. Boudanov, numéro deux du gouvernement ukrainien et ancien chef du renseignement militaire, recherché en Russie pour des accusations de terrorisme formulées lorsqu’il dirigeait ce service.

Malgré ce risque, M. Boudanov s’est dit prêt à envisager toutes les options pour parvenir à une paix négociée. « Je suis prêt à toute démarche qui permettra de mettre fin à la guerre », à condition que les termes d’un éventuel accord soient acceptables pour l’Ukraine, a-t-il déclaré.

Ce déplacement à Moscou ne s’est finalement jamais concrétisé. Les négociations se sont peu après enlisées.

Les émissaires de Donald Trump attendus à Moscou puis à Kiev, mais leur visite en Ukraine reste incertaine

Les émissaires du président américain, Steve Witkoff et Jared Kushner, se rendront ce week-end à Moscou puis à Kiev pour des discussions sur la fin de la guerre en Ukraine, ont indiqué des responsables américains au média Axios.

Les deux hommes doivent rencontrer, samedi, le président russe, Vladimir Poutine, au Kremlin, avant de s’entretenir, dimanche, à Kiev, avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Il s’agira de leur première visite dans la capitale ukrainienne depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.

Ce déplacement à Kiev reste toutefois incertain, selon le Kyiv Independent. Steve Witkoff aurait exprimé des inquiétudes concernant sa sécurité, conduisant à l’examen d’autres modalités de déplacement, a rapporté vendredi le média ukrainien, citant plusieurs sources proches du dossier. Une source proche de l’administration Trump lui a confirmé que la visite était prévue, tout en précisant qu’elle « pourrait encore être annulée ».

Selon le Kyiv Independent, les émissaires envisageaient de rejoindre Kiev par avion, alors que l’espace aérien de la capitale est fermé. M. Witkoff serait par ailleurs réticent à effectuer le trajet en train.

La Maison Blanche aurait demandé à Moscou de ne pas frapper Kiev pendant la présence des émissaires américains, mais la Russie n’aurait jusqu’ici pris aucun engagement en ce sens, selon une source citée par le média ukrainien. Le Kremlin a de son côté indiqué que Washington avait demandé à l’Ukraine de suspendre ses frappes sur Moscou pendant la visite des deux hommes en Russie.

Volodymyr Zelensky avait annoncé jeudi attendre les émissaires américains à Kiev « dans les prochains jours », jugeant « très important » que les Etats-Unis restent activement engagés dans les discussions.

Un drone russe frappe le siège du SBU, dans le centre de Kiev, annonce Volodymyr Zelensky

Un drone russe a frappé le bâtiment central du service de sécurité d’Ukraine (SBU), situé rue Volodymyrska, à Kiev, en face de la cathédrale Sainte-Sophie, annonce le président ukrainien.

Le drone visait « directement le bureau du chef du SBU » dans le bâtiment, selon la même source, qui précise que les services d’urgence se trouvent sur place et que les personnes touchées recevront l’assistance nécessaire.

Le chef du SBU, Oleksandr Poklad, a été chargé de préparer une riposte « appropriée, significative et, si possible, symétrique » à cette attaque, avec le soutien de l’armée ukrainienne.

L’agence de presse ukrainienne UNIAN a publié sur Telegram une vidéo montrant l’immeuble touché par le drone russe.

L’armée de l’air ukrainienne avait auparavant signalé plusieurs drones à réaction se dirigeant vers Kiev. Une série d’explosions a ensuite retenti dans la capitale, où la défense anti-aérienne était à l’œuvre, selon les autorités locales. Le maire, Vitali Klitschko, a également fait état d’un incendie dans le raïon Chevtchenkivsky, après la chute d’un drone sur le toit d’un bâtiment non résidentiel.

Un mort et 10 blessés dans une attaque au drone russe à Kherson, annonce l’administration militaire de la ville

Un homme de 47 ans a été tué, vendredi midi à Kherson (🚩), après qu’un bus a été touché par un drone russe dans le centre de la ville, a déclaré Oleksandr Prokudin, le chef de l’administration militaire de la région.

« Cinq autres personnes blessées ont également été transportées à l’hôpital. (…) Elles ont subi des blessures dues à l’explosion et de multiples blessures par des éclats », a-t-il précisé sur Telegram, en annonçant qu’une voiture avait aussi été touchée dans l’attaque.

Photo présentant le bus visé par une attaque à Kherson, le 4 septembre 2026, diffusée sur le compte Telegram d’Yaroslav Shanko, le chef de l’administration militaire de la ville. Photo présentant le bus visé par une attaque à Kherson, le 4 septembre 2026, diffusée sur le compte Telegram d’Yaroslav Shanko, le chef de l’administration militaire de la ville.

L’Ukraine revendique la fermeture de deux sites pétroliers ravitaillant l’armée russe

L’état-major général de l’armée ukrainienne a affirmé, vendredi, que deux sites de l’industrie pétrolière russe ont « cessé leurs activités », après avoir été endommagés par des frappes lancées ces derniers jours par l’Ukraine.

« Il a été confirmé que l’usine de raffinage de la société Lukoil (…) à Kstovo, dans l’oblast de Nijni Novgorod, en Russie, a cessé ses activités à la suite de dommages subis le 26 août 2026. (…) Il a également été confirmé [qu’un] complexe Novatek (…) à Slobodka, dans l’oblast de Leningrad, en Russie, a cessé ses activités [à la suite à des dommages subis le 1er septembre] », a écrit l’armée ukrainienne sur Telegram.

Sur ce deuxième site, l’état-major précise que « des pipelines », « une installation de traitement (…) de gaz » et « deux colonnes » ont été touchés, avant d’assurer que Lukoil et Novatek « sont impliquées dans l’approvisionnement des forces armées russes ».

Le point sur la situation, vendredi 4 septembre, à 14 heures

  • Deux policiers ont été tués et un troisième blessé au cours d’une attaque russe dans l’oblast de Dnipropetrovsk. Les autorités locales ont fait savoir que plusieurs communes de la région avaient été touchées par des drones et des missiles russes.
  • Un mort et cinq blessés, dont un enfant, dans une attaque de drones russes à Odessa. Des bâtiments résidentiels et des voitures ont été atteints, selon l’administration militaire régionale. La veille, 17 personnes avaient été blessées dans la ville.
  • Volodymyr Zelensky sanctionne les agents du renseignement ukrainiens qui ont causé une fusillade à Kiev. Le chef d’Etat ukrainien a annoncé que « deux individus impliqués » dans l’affrontement étaient visés par une enquête.
  • Le renseignement militaire ukrainien affirme avoir touché des lanceurs de missiles russes basés en Crimée. Des images de l’opération « HUR », qui s’est déroulée au mois d’août, ont été diffusées par l’armée ukrainienne.
  • Incertitudes autour de la visite des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, à Kiev et à Moscou. Si l’agence de presse russe TASS a déclaré que les envoyés de Donald Trump devaient « d’abord [se rendre] à Moscou, puis à Kiev », le média ukrainien The Kyiv Independent estime que ce voyage est « compromis ».

Incertitudes autour de la visite des émissaires américains à Kiev et à Moscou

Steve Witkoff et Jared Kushner, émissaires du président des Etats-Unis, Donald Trump, doivent « d’abord [se rendre] à Moscou, puis à Kiev », les 5 et 6 septembre, selon des informations publiées vendredi par l’agence de presse russe TASS.

Lundi, le chef d’Etat ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait confirmé échanger avec les diplomates américains, dont le déplacement en Russie et en Ukraine était annoncé comme en cours de préparation.

Or d’autres informations parues vendredi dans The Kyiv Independent estiment que ce voyage est « compromis », après que M. Witkoff, menacé par la Russie sur les conséquences d’un potentiel déplacement à Kiev, « a commencé à avoir peur ». La chose aurait « entraîné des discussions sur des plans alternatifs », toujours selon le média ukrainien.

La Maison Blanche, le Kremlin et Kiev n’ont pour le moment donné aucun détail sur ces informations.

L’OMS dénonce les attaques touchant ses entrepôts depuis plusieurs mois en Ukraine

Vendredi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a dénoncé les attaques touchant ses entrepôts en Ukraine, affirmant que trois d’entre eux avaient été frappés au cours des trois derniers mois.

« Dans la nuit du 3 au 4 septembre, une attaque aérienne dans l’oblast de Kiev a touché l’un des principaux entrepôts de l’OMS, où étaient stockés du matériel et des fournitures médicales humanitaires », a déclaré Christian Lindmeier, porte-parole de l’institution, lors d’un point de presse à Genève.

« L’accès au site reste restreint en raison d’une épaisse fumée et de préoccupations en matière de sécurité, tandis que l’évaluation des dégâts éventuels et des pertes de stocks est en cours », a-t-il ajouté, précisant qu’aucun membre du personnel de l’OMS n’avait été touché.

Selon l’institution internationale, une attaque avait détruit il y a deux semaines un entrepôt à Dnipro, entraînant la perte de la moitié des fournitures médicales destinées à quelque 225 000 personnes, tandis qu’un autre entrepôt de l’organisation dans la région de Kiev avait été endommagé en juillet.

« Ces attaques s’inscrivent dans un contexte plus large qui touche les opérations humanitaires dans tout le pays, a insisté M. Lindmeier. En 2026, au moins 20 attaques ont touché des entrepôts abritant des fournitures humanitaires, dont 15 contre des entrepôts contenant des fournitures humanitaires liées à la santé », a-t-il détaillé.

Des coupures de courant signalées dans quatre oblasts à la suite de frappes russes

De nouvelles coupures de courant ont été signalées vendredi matin dans les régions d’Odessa, de Kharkiv, de Tchernihiv et de Soumy à la suite de frappes russes, a annoncé Ukrenergo, l’opérateur public ukrainien de transport d’électricité.

« Partout où les conditions de sécurité le permettent, les travaux de réparation et de restauration sont en cours », a-t-il précisé.

La garde-frontière finlandaise annonce ouvrir une enquête après avoir découvert « un aéronef » sur ses côtes

Au travers d’un communiqué publié vendredi, les gardes-frontières finlandais ont déclaré avoir ouvert une enquête pour « violation de l’espace aérien », à la suite de la découverte d’un « aéronef sans équipage » dans l’archipel de Pellinki, situé dans le sud du pays.

« Sur la base d’un examen (…) préliminaire, il semblerait qu’il s’agisse d’un aéronef sans équipage de type Geoscan 701. Ce modèle d’appareil est utilisé aussi bien par des acteurs étatiques que civils, et il n’est pas possible, à ce stade, de confirmer la finalité de son utilisation, le pays qui l’utilise ou l’entité qui l’exploite », ont précisé les autorités.