Selon le porte-parole des rebelles houthistes au Yémen, l’opération a été menée en réponse à la violation de l’espace aérien yéménite par l’Arabie saoudite, dans les provinces de Saada et Hajjah.

Live animé par Ramzy Bensaadi (Service photo) et Louise Vallée

Des houthistes devant une affiche mettant en scène des missiles lancés par ces rebelles du Yémen, à Sanaa, le 31 juillet 2026. - KHALED ABDULLAH / REUTERS Des houthistes devant une affiche mettant en scène des missiles lancés par ces rebelles du Yémen, à Sanaa, le 31 juillet 2026. KHALED ABDULLAH / REUTERS

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Un accord pour rouvrir le détroit d’Ormuz pourrait être conclu d’ici mercredi, selon le ministre des finances américain

« Nous sommes en discussion avec les Iraniens, et je pense qu’il y a une chance que nous parvenions aujourd’hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation », a déclaré le ministre des finances américain, Scott Bessent, dans un entretien à la chaîne CNBC.

Le point sur la situation, mardi 4 août à 14 heures

  • « Les efforts se poursuivent avec toutes les parties » en vue d’une solution diplomatique au conflit irano-américain, a affirmé le porte-parole du ministère des affaires étrangères qatari, Majed Al-Ansari.
  • Le Liban a entamé une nouvelle session de pourparlers avec Israël à Rome sous parrainage américain, disant œuvrer pour des retraits successifs des forces israéliennes du sud du pays. Un accord-cadre signé à la fin de juin par les deux pays prévoit le déploiement de l’armée libanaise dans des « zones pilotes » évacuées par Israël.
  • Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a estimé que ces négociations directes entre le Liban et Israël n’entraîneront « que honte, humiliation et compromis successifs » aux Libanais.
  • Entre jeudi et dimanche, la Force intérimaire des Nations unies ​au Liban a recensé 125 violations de l’espace aérien libanais par Israël, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril.
  • « Une cible sensible appartenant à l’ennemi saoudien dans l’aéroport de Najran a été touchée par un drone », en réponse à la violation de l’espace aérien yéménite, a rapporté le porte-parole des rebelles houthistes du Yémen.
  • Une personne est portée disparue sur un cargo battant pavillon libérien frappé dans la nuit dans le détroit d’Ormuz, et un incendie est en cours à son bord, a annoncé la société de sécurité britannique Vanguard Tech.
  • Les cours du pétrole ont repris à la hausse : vers 11 h 25, heure de Paris, le prix du baril de brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, gagnait 2,67 % à 86,01 dollars. Son équivalent américain, le baril de west texas intermediate (WTI), montait de 2,29 % à 82,18 dollars.

Le Qatar appelle à « revenir à la situation normale dans le détroit d’Ormuz »

Le porte-parole du ministère des affaires étrangères qatari, Majed Al-Ansari, a fait valoir que son pays avait « une position très claire », appelant à « revenir à la situation normale dans le détroit d’Ormuz ». Selon lui, il n’y a pas de calendrier arrêté pour arriver à un accord américano-iranien, mais le ministère espère qu’il sera conclu « le plus vite possible ». M. Al-Ansari a aussi salué les efforts de médiation du Pakistan et d’Oman.

Un feu déclaré sur un navire touché dans le détroit d’Ormuz, un marin porté disparu

Une personne est portée disparue sur le cargo frappé dans la nuit dans le détroit d’Ormuz, et un incendie est en cours à son bord, a annoncé la société de sécurité britannique Vanguard Tech. Plus tôt dans la journée, l’agence maritime britannique UKMTO avait fait savoir que le navire avait été touché par un « projectile inconnu ». L’incident est survenu à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d’Al-Khasab, de même source.

Selon Vanguard Tech, le navire, le Minoan Pioneer, battait pavillon libérien et a été touché alors qu’il franchissait le détroit vers minuit (heure de Paris). « Le projectile a apparemment touché la salle des machines, et un feu s’est déclenché près de la zone d’habitation. L’équipage lutte contre le feu et a besoin d’assistance », et l’un de ses membres est porté disparu, a précisé la société, ajoutant qu’un ingénieur était porté disparu.

Le Qatar, pays médiateur, affirme que les efforts en vue d’une solution diplomatique au conflit irano-américain se poursuivent

« Nous pouvons confirmer que les efforts se poursuivent avec toutes les parties », a déclaré aux journalistes le porte-parole du ministère des affaires étrangères qatari, Majed Al-Ansari, bien que des discussions directes ne soient pas prévues entre les deux parties. Selon lui, les pourparlers sont axés sur un « règlement à court terme qui [les] aiderait à relancer les discussions et à revenir pleinement aux efforts de médiation ».

Sur Le Monde aujourd’hui

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Les houthistes affirment avoir ciblé un aéroport saoudien en réponse à une violation de leur espace aérien

« Une cible sensible appartenant à l’ennemi saoudien dans l’aéroport de Najran a été touchée par un drone », a rapporté le porte-parole des rebelles houthistes du Yémen, mardi. Selon lui, cette opération a été menée en réponse à la violation de l’espace aérien yéménite par l’Arabie saoudite, dans les provinces de Saada et Hajjah. « Toute violation de notre espace aérien ne restera pas sans réponse ni punition », a-t-il déclaré.

Les cours du pétrole remontent après une baisse importante lundi

Les cours du pétrole sont en hausse mardi : l’affirmation de Donald Trump selon laquelle les discussions en cours avec l’Iran représentent « la dernière chance » d’un bon accord a fait revenir le marché sur la baisse importante observée lundi.

Vers 11 h 25, heure de Paris, le prix du baril de brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, gagnait 2,67 % à 86,01 dollars. Son équivalent américain, le baril de west texas intermediate (WTI), pour livraison en septembre, montait de 2,29 % à 82,18 dollars.

Selon la Finul, Israël a violé l’espace aérien libanais 125 fois en quatre jours

Entre jeudi et dimanche, la Force intérimaire des Nations unies ​au Liban a recensé 125 violations de l’espace aérien libanais par Israël, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril. Au total, le temps de vol a été supérieur à quatre cent dix-huit heures. Des drones de reconnaissance et armés ont été observés à proximité ou au-dessus des positions des forces de maintien de la paix de l’ONU dans deux secteurs opérationnels.

« Les casques bleus font également état d’une intense activité militaire sur le terrain dans le sud du Liban, notamment d’importants travaux de génie civil et de mouvements de troupes », a rapporté un porte-parole de l’ONU.

Selon « Haaretz », l’armée israélienne a pris le contrôle de près de 600 kilomètres carrés dans le sud du Liban

L’armée israélienne « s’implante de plus en plus profondément dans le sud du Liban », rapporte Haaretz. Selon le quotidien israélien, qui se base sur une analyse d’images satellites récentes et s’est rendu sur le terrain, les forces de l’Etat hébreu ont pris le contrôle de près de 600 kilomètres carrés dans la région et « le terrain connaît un vaste essor de construction ». L’armée y a établi au moins sept nouvelles bases et aménagé de nombreux kilomètres de routes logistiques, rapporte encore Haaretz, alors que les négociations ont repris entre les deux pays à Rome.

Les travaux menés par l’armée vont « de la frontière israélienne jusqu’au cœur du sud du Liban », jusqu’à 12 kilomètres de la frontière, selon Haaretz, qui fait état de « transformations majeures sur le terrain » et rapporte que des engins de chantier D-9 y sont déployés.

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Les bénéfices de la compagnie pétrolière BP s’envolent au deuxième trimestre

La multinationale pétrolière britannique BP a vu son bénéfice net plus que doubler au deuxième trimestre, à 3,9 milliards de dollars, selon ses résultats publiés mardi. Comme les autres majors, le groupe a profité des prix élevés des hydrocarbures et de la volatilité des cours avec la guerre au Moyen-Orient.

Shell, compatriote et concurrent de BP, avait publié la semaine dernière un bénéfice multiplié par trois. Le groupe français TotalEnergies a doublé ses profits, tout comme l’américain ExxonMobil. L’autre géant étatsunien Chevron a même quintuplé son résultat sur un an.

Au total, les cinq grandes majors occidentales ont engrangé au cours du deuxième trimestre près de 47 milliards de dollars de bénéfices nets, relançant aussi les appels à taxer davantage les géants des hydrocarbures. L’ONG Oxfam a en particulier estimé la semaine dernière qu’un impôt sur les profits des plus grandes entreprises de combustibles fossiles pourrait rapporter jusqu’à 400 milliards de dollars à l’échelle mondiale dès la première année.

Les résultats de BP traduisent des prix de vente « plus élevés » pour le pétrole et le gaz, mais aussi « l’amélioration des marges de raffinage et de la performance des activités commerciales auprès des clients », a précisé le groupe britannique dans un communiqué mardi. Son chiffre d’affaires a augmenté de 47 % sur un an au deuxième trimestre, à 70,1 milliards de dollars. Son bénéfice sous-jacent (hors éléments exceptionnels), très scruté par les marchés, a lui aussi plus que doublé, à 5,7 milliards de dollars − mieux qu’attendu.

Bonjour Mila,

Le commandement central des Etats-Unis pour le Moyen-Orient (CentCom) a assuré lundi que « les forces américaines continuent à appliquer rigoureusement le blocus américain contre l’Iran », et affirmé avoir redirigé 44 navires commerciaux au 3 août, en avoir mis deux hors service et abordé deux autres. De son côté, Donald Trump a aussi avancé lundi que le détroit était « totalement contrôlé » par la marine américaine, et averti que le blocus américain des ports iraniens ne serait levé qu’en cas d’« accord » ou de « capitulation totale ».

Le Liban et Israël tiennent une septième session de négociations à Rome

Le Liban entame, mardi, une nouvelle session de pourparlers avec Israël à Rome sous parrainage américain, disant œuvrer pour des retraits successifs des forces israéliennes du sud du pays. Un accord-cadre signé à la fin de juin par les deux pays prévoit le déploiement de l’armée libanaise dans des « zones pilotes » évacuées par Israël − qui occupe toujours une partie du sud du pays − sous réserve d’un désarmement du Hezbollah.

Le ministre des affaires étrangères italien, Antonio Tajani, a exhorté, lundi, les deux parties « à poursuivre le travail dans un esprit constructif, en définissant des solutions communes » pour la mise en œuvre de l’accord-cadre, après des entretiens avec les chefs respectifs des délégations libanaise et israélienne, Simon Karam et Yechiel Leiter.

En vertu de l’accord-cadre, l’armée libanaise a entamé le 21 juillet son déploiement dans la localité méridionale de Zaoutar El-Gharbiyé, première « zone pilote », et autorisé les habitants à y retourner.

Le premier ministre libanais, Nawaf Salam, a fait état lundi d’efforts pour aboutir à « des retraits israéliens successifs du territoire libanais, jusqu’à un retrait total » lors d’une réunion du cabinet, a rapporté le ministre de l’information, Paul Morcos.

Le Hezbollah se dit ouvert à une rencontre avec le pouvoir syrien

« Il n’y a aucune objection à une rencontre publique entre le Hezbollah et les dirigeants syriens », a assuré le chef du Hezbollah lors d’une allocution télévisée, soulignant « l’importance de la coopération entre le Liban et la Syrie ». Il a dit vouloir que « la Syrie parvienne à tenir l’ennemi à distance et reste unie », et que les personnes déplacées puissent retourner chez elles « dans la dignité et le respect ».

« Une Syrie stable est un soutien pour le Liban, tout comme un Liban stable est un soutien pour la Syrie », a-t-il affirmé. Après les appels du président américain, son homologue syrien, Ahmed Al-Charaa, a écarté toute intention d’intervenir au Liban.

Le chef du Hezbollah estime que les négociations avec Israël n’engendrent « qu’humiliation, déception et concessions » pour le Liban

« Les négociations directes [avec Israël] n’ont mené à rien d’autre qu’humiliation, déception et concessions répétées pour le Liban », a déclaré le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, lors d’un discours lundi. S’il a reconnu qu’Israël avait obtenu « des succès sur le plan politique », il affirme que l’Etat hébreu « ne parviendra pas à obtenir des résultats sur le terrain » tant que la résistance libanaise s’y opposera.

Dans une adresse télévisée diffusée lors d’une cérémonie de son parti, Naïm Qassem a estimé que le président libanais, Joseph Aoun, « n’avait pas agi en tant qu’arbitre, ni comme fédérateur mais était devenu partial et diviseur, ce qui est incompatible avec son rôle et la force du Liban ».

En septembre 2024, au début des affrontements, « l’objectif de l’ennemi était de détruire complètement la résistance », notamment par l’assassinat de responsables comme l’ancien chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ainsi que par des frappes contre ses capacités militaires, a poursuivi M. Qassem. Selon lui, « ce qui a contenu la progression des agressions, c’est l’accord entre l’Iran et les Etats-Unis » dans lequel Téhéran « a posé le “cessez-le-feu” comme condition essentielle ».

Le géant pétrolier saoudien Aramco voit son bénéfice bondir de 44 % malgré la guerre

Le géant pétrolier saoudien Aramco a annoncé une hausse de 44 % de son bénéfice net au deuxième trimestre par rapport à la même période l’année dernière, porté par l’envolée des prix du brut sur fond de guerre au Moyen-Orient.

Aramco, fleuron de l’économie saoudienne qui figure parmi les entreprises les plus valorisées au monde, a expliqué dans un communiqué que son bénéfice net avait atteint 122,6 milliards de rials saoudiens (28,4 milliards d’euros) au deuxième trimestre 2026, contre 85 milliards de rials (19,7 milliards d’euros) sur la même période en 2025.

« Malgré les perturbations sans précédent de l’approvisionnement via le détroit d’Ormuz, nous avons continué à démontrer notre capacité à assurer la continuité de nos activités en nous appuyant sur la diversité de nos actifs et sur une planification menée depuis plusieurs décennies, notamment grâce à des infrastructures stratégiques telles que l’oléoduc est-ouest, nos capacités de stockage et nos terminaux d’exportation », a déclaré le dirigeant d’Aramco, Amin H. Nasser.

Les frappes des rebelles houthistes, alliés de l’Iran, contre l’Arabie saoudite en juillet n’ont pas eu « d’impact significatif » sur les capacités de production, a-t-il ajouté, lors d’une conférence de presse téléphonique avec des journalistes.

L’Iran et Oman seraient proches d’un accord dans le détroit d’Ormuz, selon le « New York Times »

Selon le New York Times, qui cite des responsables iraniens et américains au fait des négociations, l’Iran et Oman sont proches d’un accord pour permettre la reprise du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. D’après ces sources, les navires entrant dans le golfe Persique emprunteront un couloir longeant les côtes iraniennes, tandis que ceux qui en sortent passeront près d’Oman. Des responsables iraniens affirment qu’une « redevance de service » est prévue, mais un responsable américain conteste cette version et assure qu’il n’y aura « ni autorisation de l’Iran ni péages ».

Toujours selon le New York Times, un tel accord permettra de rouvrir cette voie maritime stratégique mais consacrera aussi le contrôle de fait exercé par l’Iran sur le détroit. Le quotidien rappelle que le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a récemment mis en garde contre un précédent remettant en cause « un principe fondamental : la liberté de navigation ».

Un cargo se trouvant dans le détroit d’Ormuz frappé par un « projectile inconnu »

Un « projectile inconnu » a frappé un cargo se trouvant dans le détroit d’Ormuz, a alerté l’agence maritime britannique UKMTO, dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d’éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n’a pas été précisé, a signalé à l’UKMTO avoir été « touché par un projectile inconnu », selon le communiqué de l’organisation.

Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise de Khasab, de même source.

Le Qatar, l’Egypte et la Turquie condamnent Israël pour ses « violations continues » à Gaza

Le Qatar, l’Egypte et la Turquie, médiateurs de la trêve à Gaza, ont condamné, lundi, Israël pour ses « violations continues » sur le territoire palestinien, alors qu’une vingtaine de personnes ont été tuées depuis dimanche dans de nouvelles frappes israéliennes, selon l’Agence France-Presse qui cite la défense civile de Gaza et une source sécuritaire.

Ces trois pays ont fermement condamné ce qu’ils ont qualifié de « violations israéliennes continues dans la bande de Gaza, notamment le ciblage d’établissements et d’infrastructures de santé, ainsi que les pertes en vies humaines parmi les civils, y compris les femmes et les enfants ».

Cette situation constitue « une violation flagrante du droit international et du droit international humanitaire », ont-ils ajouté dans une déclaration conjointe.

Donald Trump accuse les entreprises pétrolières de « faire trop d’argent »

Le président américain, Donald Trump, s’en est vivement pris aux grandes entreprises pétrolières américaines, qu’il a accusées de « faire trop d’argent » et auxquelles il a réclamé des baisses de prix. « Cela ne me plaît pas. Ils sont en train de faire trop d’argent. En profitant des pénuries, ils se font trop d’argent », a déclaré M. Trump de la Maison Blanche.

Assurant être « un ardent défenseur de la libre entreprise », le président américain a cité ExxonMobil et Chevron comme étant parmi ceux qui avaient le plus profité des conséquences de la guerre au Moyen-Orient. « Lorsque vous voyez qu’une entreprise a multiplié par douze fois ce qu’elle générait l’année précédente, elle se doit d’en redonner une partie au public », a-t-il insisté. Les géants pétroliers « ont tout intérêt à baisser les prix à la pompe », a-t-il aussi dit, ce qu’il avait déjà fait savoir un peu plus tôt aujourd’hui dans une publication sur son réseau, Truth Social.

Bonjour Juan,

Les prix du pétrole ont nettement reculé sous l’effet de l’annonce par Donald Trump d’une reprise des négociations avec l’Iran, une information néanmoins démentie par Téhéran.

« Le marché semble miser sur un accord-cadre similaire à celui conclu le 17 juin », qui ouvrirait la voie à une reprise des flux pétroliers au Moyen-Orient, commente un analyste de Mizuho Americas, auprès de l’Agence France-Presse (AFP). Après la signature, le flux du transport maritime dans la région avait alors connu une embellie. Jusqu’à la reprise des hostilités, en juillet, qui avait provoqué une rechute de la navigation dans le détroit d’Ormuz, essentiel pour le commerce mondial d’hydrocarbures.

Pour autant, « ce ne sont pas uniquement les nouveaux espoirs de négociations qui expliquent la baisse des cours », estime, de son côté, l’analyste en chef des matières premières de SEB, interrogé par l’AFP. « Le pétrole brut continue de circuler via le détroit d’Ormuz », souligne-t-il. Il met toutefois en garde contre un excès d’optimisme « mal placé ». Une éventuelle nouvelle vague d’attaques iraniennes « mettra fin à ce regain d’optimisme et à la baisse des prix du pétrole », estime-t-il.