Selon un responsable du ministère des affaires étrangères des rebelles yéménites, cité par l’agence de presse Saba, « les rumeurs selon lesquelles le Yémen aurait pris pour cible un navire dans le port de Damiette, en République arabe d’Egypte, sont sans fondement ». Les houthistes visent « uniquement le régime saoudien pour son blocus injuste et son agression continue contre le peuple yéménite », a-t-il encore ajouté.

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Un rebelle houthiste lors d’une manifestation en soutien à l’Iran, à Sanaa, le 6 avril 2026. - KHALED ABDULLAH/REUTERS Un rebelle houthiste lors d’une manifestation en soutien à l’Iran, à Sanaa, le 6 avril 2026. KHALED ABDULLAH/REUTERS

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Attaque à Damiette : l’Egypte n’a pas désigné de responsable

Aucune partie n’a revendiqué la frappe à Damiette, et l’Egypte n’a pour l’heure désigné aucun responsable.

Il s’agit de l’attaque la plus éloignée du Golfe et de la mer Rouge depuis le début de la guerre. En survenant en Méditerranée, elle matérialise une menace sur des voies de navigation jusqu’à présent considérées comme sûres.

Petit port stratégique, Damiette se trouve à plus de 1 300 kilomètres de l’Iran et à plus de 2 000 kilomètres du Yémen. La frappe a provoqué des incendies sur le navire de stockage et de regazéification Energos-Winter – propriété américaine – et le méthanier grec voisin GasLog-Salem.

Les houthistes affirment ne pas être derrière l’attaque de Damiette

Un responsable du ministère des affaires étrangères des houthistes a affirmé, jeudi, qu’ils n’étaient pas derrière l’attaque de drone de Damiette, dans le nord de l’Egypte, selon l’agence de presse Saba, affiliée à ces rebelles yéménites.

Cette source a déclaré que « les rumeurs selon lesquelles le Yémen aurait pris pour cible un navire dans le port de Damiette, en République arabe d’Egypte, sont sans fondement », ajoutant que les houthistes visent « uniquement le régime saoudien pour son blocus injuste et son agression continue contre le peuple yéménite », a rapporté Saba.

L’Arabie saoudite est passée de la retenue à la riposte face à l’Iran et ses alliés

Par Ghazal Golshiri

Après avoir longtemps rechigné à s’impliquer ouvertement dans le conflit qui oppose, depuis le 28 février, l’Iran et ses alliés aux Etats-Unis et à leurs partenaires, l’Arabie saoudite semble avoir tiré les leçons d’une nouvelle réalité : la guerre est loin d’être terminée. Elle pourrait s’installer dans la durée, ponctuée de brèves accalmies, au gré de reprises des négociations entre les belligérants, tout en prenant progressivement la forme d’un conflit d’usure. Avec, à chaque nouvelle escalade, le risque de voir les affrontements s’étendre à l’ensemble de la région.

Le point sur la situation, jeudi 30 juillet, à 14 heures

  • Une majorité d’Américains juge la guerre injustifiée, selon un sondage AP-NORC. Environ deux tiers des adultes américains jugent que le conflit déclenché le 28 février n’en valait pas la peine. Seules 28 % des personnes interrogées approuvent la gestion du dossier iranien par Donald Trump, contre 34 % le mois précédent.
  • L’armée américaine dit avoir terminé une « lourde » série de frappes contre l’Iran. Le CentCom a annoncé avoir « frappé des dizaines de cibles du corps des gardiens de la révolution islamique en Iran ».
  • Donald Trump s’impatiente face à l’enlisement du conflit, selon NBC News. Ses principaux conseillers restent profondément divisés sur les objectifs de la campagne militaire et la stratégie à adopter.
  • L’Iran revendique une frappe contre une base américaine en Jordanie et la destruction de trois F-35 en représailles à une attaque américaine contre l’île iranienne de Qechm. Les pasdarans ont annoncé jeudi que trois de leurs soldats avaient été tués lors de l’attaque américaine d’une province du nord-ouest de l’Iran.
  • Des négociations américano-iraniennes sont « en cours » concernant la désescalade et le détroit d’Ormuz, annonce le Pakistan, qui dit s’efforcer de ramener les Etats-Unis et l’Iran à la table des négociations.
  • Les stocks de missiles Patriot et Thaad américains mis à l’épreuve par le conflit avec l’Iran, selon le CSIS. Interrogé dimanche par The Wall Street Journal, Donald Trump a toutefois nié toute pénurie.

L’Iran revendique une frappe contre une base américaine en Jordanie et la destruction de trois F-35

Dans un communiqué relayé par les médias iraniens, les gardiens de la révolution iraniens affirment avoir mené une frappe de missiles balistiques contre la base aérienne d’Azraq, en Jordanie en représailles à une attaque américaine contre l’île iranienne de Qechm.

Selon le communiqué, la frappe iranienne a visé les aires de stationnement et les installations de maintenance des F-35 sur la base d’Azraq et aurait tué plusieurs officiers et techniciens ennemis.

Les gardiens de la révolution appellent la population jordanienne à poursuivre son opposition à la présence militaire américaine, estimant que les forces américaines devaient quitter les territoires qu’ils qualifient de « terres islamiques ».

Sur Le Monde aujourd’hui

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Les gardiens de la révolution annoncent trois morts dans leurs rangs après une attaque américaine

Les pasdarans ont annoncé jeudi que trois de leurs soldats avaient été tués lors de l’attaque américaine d’une province du nord-ouest de l’Iran. « Dans l’attaque brutale menée par le régime terroriste des Etats-Unis criminels le (jeudi) 30 juillet 2026, trois braves et dévoués membres (…) des gardiens de la révolution dans la province de Zandjan sont devenus des martyrs », a affirmé la branche régionale de l’armée idéologique de la République islamique, dans un communiqué cité par l’agence Tasnim.

La décision sur la suite du conflit appartient à Donald Trump, affirme Benyamin Nétanyahou

Dans un entretien accordé à la chaîne américaine ABC News, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a affirmé que la décision sur la manière de poursuivre le conflit avec l’Iran revenait au président américain, Donald Trump, tout en se disant sceptique quant aux chances d’un règlement diplomatique avec Téhéran.

Il a assuré que les Etats-Unis demeuraient le « partenaire principal » d’Israël et que Donald Trump était seul maître de la stratégie américaine. Il a démenti avoir cherché à convaincre le président américain de reprendre les frappes contre l’Iran lors de leur rencontre cette semaine à la Maison Blanche.

Selon le dirigeant israélien, les deux responsables ont examiné plusieurs options pour mettre fin au conflit, notamment la poursuite des négociations avec Téhéran, le maintien du blocus du détroit d’Ormuz ou une nouvelle offensive militaire, avant de laisser la décision finale à Donald Trump. Benyamin Nétanyahou a toutefois exprimé de sérieux doutes sur la volonté de l’Iran de parvenir à un accord, estimant que le régime pouvait chercher à gagner du temps malgré les pressions diplomatiques et économiques.

Le premier ministre israélien a également estimé que l’Iran était aujourd’hui plus affaibli que jamais, tout en reconnaissant que le régime n’était pas tombé après plusieurs mois de guerre. Il a réaffirmé que son objectif restait d’empêcher la République islamique d’acquérir l’arme nucléaire, un objectif qu’il affirme partager avec Donald Trump.

Concernant le détroit d’Ormuz, M. Nétanyahou a estimé que son importance stratégique devrait diminuer à terme grâce au développement de nouvelles voies d’acheminement de l’énergie vers la mer Rouge puis la Méditerranée. Il a enfin averti qu’Israël répondrait avec force à toute nouvelle attaque iranienne.

Une majorité d’Américains juge la guerre injustifiée, selon un sondage AP-NORC

Une majorité d’Américains estime que la guerre contre l’Iran ne valait pas la peine d’être menée et désapprouve la gestion du conflit par le président Donald Trump, selon un sondage Associated Press-NORC Center, illustrant le recul du soutien à une guerre qui dure bien au-delà des prévisions de la Maison Blanche.

Selon cette enquête réalisée du 23 au 27 juillet, environ deux tiers des adultes américains jugent que le conflit déclenché le 28 février n’en valait pas la peine. Cette opinion est majoritaire chez les démocrates et les indépendants, mais concerne également plus d’un tiers des électeurs républicains.

Seules 28 % des personnes interrogées approuvent la gestion du dossier iranien par Donald Trump, contre 34 % le mois précédent. Le soutien recule également parmi les républicains, même si une majorité d’entre eux continue d’approuver la politique du président sur ce dossier.

Le sondage met également en évidence une faible adhésion à la poursuite des opérations militaires. Environ deux Américains sur dix souhaitent que les frappes se poursuivent, tandis qu’une majorité privilégie soit une suspension des opérations afin de relancer les négociations, soit un arrêt des actions militaires. Les républicains restent les plus favorables à la poursuite de la guerre, en particulier les électeurs les plus conservateurs et ceux se réclamant du mouvement Make America Great Again (MAGA).

L’enquête montre par ailleurs que les priorités des Américains diffèrent de celles affichées par la Maison Blanche. Si près des deux tiers des personnes interrogées jugent très important d’empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire, une proportion encore plus élevée estime prioritaire de limiter la hausse des prix de l’énergie et de parvenir à un cessez-le-feu durable avec Téhéran.

Les conséquences économiques du conflit demeurent une préoccupation majeure. Près des trois quarts des Américains considèrent comme très important d’éviter une hausse des prix du pétrole et des carburants, tandis qu’environ quatre personnes sur dix disent que le coût de l’essence constitue actuellement une source importante de stress.

Le sondage a été réalisé auprès de 1 165 adultes américains. La marge d’erreur est de plus ou moins 3,7 points de pourcentage.

Donald Trump s’impatiente face à l’enlisement du conflit, selon NBC News

Le président américain est de plus en plus frustré par les difficultés à mettre fin au conflit avec l’Iran, tandis que ses principaux conseillers restent profondément divisés sur les objectifs de la campagne militaire et la stratégie à adopter, a rapporté la chaîne NBC News, citant des responsables américains et des proches du président.

Selon la chaîne, Donald Trump, qui présente publiquement l’offensive contre l’Iran comme un succès, aurait exprimé sa colère lors d’une réunion avec les principaux responsables de la sécurité nationale la semaine dernière, allant jusqu’à proférer des insultes face à l’absence de progrès. Un proche du président a dit à NBC News que celui-ci était « exaspéré » et ne s’attendait pas à ce que les négociations avec Téhéran soient aussi difficiles. « Il n’avait pas l’intention que cette guerre s’éternise », a-t-il ajouté.

Toujours selon NBC News, aucun consensus n’existe au sein de l’administration sur les objectifs de la campagne. Certains responsables privilégient le démantèlement du programme nucléaire iranien, d’autres la sécurisation du détroit d’Ormuz, tandis qu’un troisième courant souhaite concentrer les efforts sur la destruction des capacités balistiques et des drones de Téhéran.

« Après tout ce temps, il n’y a toujours pas d’unité », a déclaré un responsable cité par la chaîne. Un autre a estimé que les Etats-Unis risquaient de transformer une série de « victoires tactiques » en « défaite stratégique » faute d’orientations politiques claires, l’armée préparant une éventuelle nouvelle offensive sans directives précises sur les objectifs à atteindre.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a contesté cette version des faits, déclarant à NBC News : « C’est faux. Le président a une excellente équipe en qui il a toute confiance, et chacun dans l’équipe sait que c’est lui qui prend les décisions en dernier ressort. » Elle a ajouté : « Il ne va pas rester les bras croisés pendant qu’ils rompent le protocole d’accord, tuent nos soldats et tirent sur nos navires dans le détroit. Tant que ce comportement ne changera pas, le sien ne changera pas non plus… Il est prêt à en découdre pour continuer à punir l’Iran. »

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L’incendie dans le port de Damiette dû à une attaque de drone, selon les autorités égyptiennes

Le gouvernement égyptien a annoncé, jeudi, que l’incendie qui s’est déclaré la veille sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette avait été provoqué par une attaque de drone, sans préciser qui en était responsable.

La présidence du conseil des ministres a déclaré dans un communiqué qu’à l’issue des premières investigations sur l’incident, « il est apparu qu’il résultait d’une attaque de drone, sans qu’aucune partie n’en ait revendiqué la responsabilité ». Elle a ajouté que « les autorités compétentes poursuivent leur enquête afin d’établir les circonstances de l’incident et de prendre les mesures nécessaires pour préserver les intérêts de l’Egypte et sa sécurité nationale »

Des négociations américano-iraniennes sont « en cours » concernant la désescalade et le détroit d’Ormuz, annonce le Pakistan

Le Pakistan, pays médiateur entre les Etats-Unis et l’Iran, a annoncé, jeudi, que des négociations étaient en cours entre les deux pays engagés dans une reprise des hostilités au Moyen-Orient.

« Des négociations entre les parties sont en cours, en particulier concernant le détroit d’Ormuz et afin de parvenir à une désescalade », a déclaré à la presse le porte-parole de la diplomatie pakistanaise, Tahir Andrabi, à Islamabad.

Une frappe iranienne sur le bâtiment d’une entreprise chinoise fait un mort, selon les autorités koweïtiennes

Une frappe iranienne a visé un bâtiment appartenant à une entreprise chinoise dans le nord du Koweït, tuant un employé et causant d’importants dégâts matériels, a annoncé jeudi le ministère de la défense koweïtien dans un communiqué. Les autorités n’ont fourni aucun autre détail sur les circonstances de la frappe.

Selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, les Etats-Unis ont utilisé des bases au Koweït pour lancer des missiles contre l’Iran dans la nuit de mercredi à jeudi.

Les gardiens de la révolution affirment contrôler le détroit d’Ormuz et menacent les pays soutenant Washington

Les gardiens de la révolution iraniens ont affirmé, jeudi, exercer un « contrôle total » sur le détroit d’Ormuz et averti que cette voie maritime stratégique resterait fermée tant que les Etats-Unis poursuivraient, selon eux, leurs « menaces » et leurs interventions dans la région.

Dans un communiqué cité par les médias d’Etat iraniens, les pasdarans affirment que deux pétroliers ont tenté dans la nuit de quitter un couloir de navigation situé au sud du détroit d’Ormuz « sous l’incitation d’aéronefs américains ». Selon le texte, un important incendie s’est déclaré à bord de l’un des navires, conduisant les deux bâtiments à faire demi-tour.

Ils insistent sur le fait que « le détroit d’Ormuz est [leur] territoire » et que leur marine « en assure le contrôle », ajoutant qu’aucune puissance étrangère « venue de milliers de kilomètres » ne serait autorisée à s’y immiscer.

Les pasdarans ont également averti que les pays apportant leur soutien à « l’agresseur » s’exposeraient à une « réponse sévère » s’ils ne modifiaient pas leur attitude.

Le communiqué affirme enfin que le détroit d’Ormuz « ne pourra être rouvert » tant que perdureront les menaces et les interventions américaines dans la région, estimant que toute pression supplémentaire ne ferait qu’aggraver la situation.

Un méthanier qatari traverse le détroit d’Ormuz via un itinéraire validé par l’Iran

Un méthanier contrôlé par QatarEnergy a franchi le détroit d’Ormuz en empruntant un couloir de navigation approuvé par l’Iran, devenant le premier navire du groupe qatari à quitter cette voie maritime stratégique depuis l’attaque d’un tanker début juillet, selon les médias d’Etat iraniens.

Selon l’agence iranienne Fars, le méthanier Al-Areesh (IMO : 9325697) a traversé le détroit mercredi via un itinéraire désigné par les autorités iraniennes. Un autre navire, le Yongchun (IMO : 9689926), semble avoir traversé le détroit avec son transpondeur désactivé, selon les données de suivi des navires.

Quatorze navires marchands ont franchi le détroit d’Ormuz dans les deux sens mercredi, selon les données de la société d’études de marché Kpler, contre seulement dix la semaine dernière.

Le Pakistan dit s’efforcer de ramener Etats-Unis et Iran à la table des négociations

Le Pakistan, pays médiateur entre les Etats-Unis et l’Iran, a assuré jeudi faire tout son possible pour ramener les deux pays à la table des négociations, au titre du protocole d’accord signé en juin avec la médiation d’Islamabad pour mettre fin à la guerre.

« Nous faisons tout notre possible pour ramener toutes les parties au protocole d’accord d’Islamabad », a déclaré à la presse le porte-parole de la diplomatie pakistanaise, Tahir Andrabi. Le Pakistan encourage les deux pays à « respecter pleinement leurs engagements à mener des discussions techniques » en vertu de ce texte, a-t-il ajouté.

Le ministre de la défense saoudien plaide pour une désescalade avec l’Iran auprès de Trump

Le président américain, Donald Trump, a reçu mercredi à la Maison Blanche le prince Khaled Ben Salman, le ministre de la défense saoudien, pour un entretien consacré à la guerre avec l’Iran et à la situation régionale, rapporte le média américain Axios.

Selon Axios, le prince Khaled, frère et proche conseiller du prince héritier Mohammed Ben Salman (MBS), a transmis un message de ce dernier appelant à une désescalade avec l’Iran, malgré les frappes conjointes menées cette semaine par les États-Unis et l’Arabie saoudite contre des milices pro iraniennes en Irak.

D’après Axios, le prince Khaled Ben Salman avait auparavant rencontré le vice-président américain, J. D. Vance, à qui il a expliqué que les attaques de drones attribuées à des milices soutenues par l’Iran contre des infrastructures saoudiennes constituaient une « ligne rouge » ayant conduit Riyad à riposter.

L’agence Associated Press ajoute que le ministre saoudien a transmis à Donald Trump et au vice-président, J. D. Vance, l’analyse du prince héritier Mohammed Ben Salman, selon laquelle l’Iran a perdu une grande partie de son influence en Syrie et au Liban, mais continue de soutenir les rebelles houthistes au Yémen, ainsi que les milices pro iraniennes en Irak.

Selon Axios, le prince Khaled Ben Salman a également affirmé que Riyad privilégiait une désescalade avec Téhéran et estimait que le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, poussait, lui, à une escalade du conflit. Il a ajouté que l’Arabie saoudite poursuivait parallèlement des négociations avec les rebelles houthistes au Yémen et considérait pouvoir gérer cette menace sans intervention militaire supplémentaire des Etats-Unis.

Les stocks de missiles Patriot et Thaad américains mis à l’épreuve par le conflit avec l’Iran, selon le CSIS

Les stocks américains de missiles intercepteurs Patriot et Thaad ont été fortement réduits par les opérations menées contre l’Iran, ce qui pourrait compliquer une reprise des combats et contraindre les Etats-Unis à accepter davantage de risques dans leur défense antimissile, selon une analyse publiée mercredi par le Center for Strategic and International Studies (CSIS).

D’après ce groupe de réflexion, les forces américaines ont tiré un grand nombre de munitions de défense aérienne depuis le lancement de l’opération « Fureur épique ». Malgré une baisse du rythme des tirs iraniens depuis le cessez-le-feu, les réserves continuent de diminuer.

L’analyse estime que les stocks de missiles Patriot sont désormais inférieurs à 1 000 unités, tandis que ceux des systèmes Thaad s’élèveraient à environ 250 intercepteurs. Si les systèmes de défense ont affiché un taux d’interception élevé, certaines frappes iraniennes ont néanmoins causé des victimes et d’importants dégâts sur des bases militaires.

Selon le CSIS, les Etats-Unis disposent de peu d’alternatives aux Patriot et aux Thaad pour contrer les missiles balistiques, les bâtiments de la marine équipés de missiles Standard étant généralement trop éloignés des zones de combat.

Le groupe de réflexion estime également que l’épuisement des stocks pourrait affecter, à moyen terme, la capacité des Etats-Unis à faire face à un éventuel conflit avec la Chine dans le Pacifique occidental. Il souligne que les importantes demandes de crédits formulées par l’administration Trump pour les munitions dans le budget de la défense pour l’exercice 2027 traduisent cette préoccupation.

Interrogé dimanche par The Wall Street Journal, Donald Trump, a toutefois nié toute pénurie. « Nous avons bien plus de munitions que n’importe quel autre pays au monde, et bien davantage que nécessaire », a-t-il affirmé. Le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, aurait pourtant averti la Maison Blanche de la diminution des réserves de missiles Patriot et d’autres intercepteurs de défense aérienne. Selon lui, ces stocks limités n’empêcheraient pas une reprise des combats majeurs contre l’Iran, mais en augmenteraient les risques.

Un incendie perturbe le terminal GNL de Damiette, en Egypte, après une attaque présumée de drone

Un navire flottant de stockage et de regazéification de gaz naturel liquéfié (GNL), propriété d’une société américaine, a été touché mercredi par au moins un drone alors qu’il était amarré au port égyptien de Damiette, sur la Méditerranée, selon la société britannique de sécurité maritime et de gestion des risques Ambrey.

Le ministère égyptien du pétrole a confirmé qu’un incendie s’était déclaré sur le terminal, sans évoquer une attaque de drone. Deux sources sécuritaires égyptiennes ont toutefois indiqué que des méthaniers de stockage avaient probablement été visés par des drones.

Selon Ambrey et le site Marine Traffic, le navire concerné est l’Energos Winter (IMO : 9256614), une unité flottante de stockage et de regazéification (FSRU) exploitée par une société américaine et battant pavillon des îles Marshall. Marine Traffic a ajouté qu’un second méthanier, le Gaslog Salem (IMO : 9638915), a également été impliqué dans l’incendie.

Les équipages ont été évacués sans faire de victimes, les deux navires ont été déplacés au large et l’incendie a été maîtrisé. Un troisième méthanier attendu au terminal a également quitté la zone.

Le président américain, Donald Trump, a déclaré avoir été informé de l’incident, estimant qu’il s’inscrivait dans une série d’attaques similaires observées récemment dans la région, sans accuser directement l’Iran.

Les défenses anti-aériennes jordaniennes abattent cinq missiles lancés d’Iran

La Jordanie annonce avoir intercepté et détruit cinq missiles tirés depuis l’Iran qui visaient le territoire du royaume à l’aube de jeudi, a annoncé le porte-parole des forces armées jordaniennes, cité par Petra, l’agence de presse officielle jordanienne. L’opération n’a fait aucune victime. Il a ajouté que les forces armées jordaniennes poursuivaient leur mission de protection de l’espace aérien, de la sécurité et de la souveraineté du royaume.

Un média iranien annonce trois morts à Qeshm dans des frappes américaines

L’agence iranienne Fars a annoncé jeudi que trois personnes d’une même famille avaient été tuées et deux autres blessées dans des frappes américaines sur l’île de Qeshm, dans le sud du pays.

« Une attaque américaine contre une maison d’habitation dans le quartier de Chah Tangu, à Qeshm, a tué trois membres d’une même famille : le père, la mère et leur enfant de 2 ans », a écrit Fars sur Telegram, en citant l’université des sciences médicales de Hormozgan. « Deux autres enfants, âgés de 7 et 9 ans, ont été blessés lors de l’attaque et transférés à l’hôpital », a-t-elle ajouté.