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Paris a pour sa part envoyé le porte-avions « Charles-de-Gaulle » – et ses Rafale embarqués – en direction du golfe d’Aden.
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L’UE réclame un accès humanitaire urgent au sud, entravé par les frappes israéliennes et les combats avec le Hezbollah
Lors d’une visite à Beyrouth, samedi, Hadja Lahbib, la responsable de l’UE pour les situations de crise humanitaire, a réclamé un meilleur accès humanitaire dans le sud du Liban.
« L’aide humanitaire est prête, mais trop souvent elle ne peut atteindre ceux qui en ont le plus besoin », a déclaré Mme Lahbib lors d’une conférence de presse, au deuxième jour de sa visite au Liban. « Au sud du fleuve Litani, l’accès reste fortement limité en raison des ordres d’évacuation et des activités militaires israéliennes. Cela concerne notamment 55 villages situés en dessous de la soi-disant ligne jaune », a affirmé Mme Lahbib, en référence à la ligne qui délimite la « zone de sécurité » établie par Israël.
Elle a souligné que des infrastructures clés, notamment des ponts sur le Litani, avaient été détruites, « ce qui implique des trajets plus longs et des personnes qui attendent des jours et des jours pour recevoir de l’aide ». « Nous avons besoin d’un accès humanitaire dans le plein respect du droit international humanitaire. L’aide ne peut pas sauver des vies si elle n’atteint pas les populations », a-t-elle ajouté.
Selon la responsable, l’Union européenne a annoncé, depuis le début de la guerre le 2 mars, environ 100 millions d’euros d’aide humanitaire pour le Liban.
Les opérations israéliennes au Liban ont fait 2 750 morts depuis, selon le dernier bilan officiel, et plus d’un million de déplacés. « Des hôpitaux et des ambulances ciblés, et des journalistes attaqués simplement pour avoir fait leur travail - rien ne peut justifier cela. Le droit international humanitaire doit être respecté », a encore lancé Mme Lahbib.
Sept morts dans une frappe israélienne vendredi, dans le sud du Liban
Selon le ministère de la santé libanais, une frappe israélienne dans le sud du pays a fait au moins sept morts, vendredi, lors d’une attaque survenue pendant le cessez-le-feu. Dans un communiqué, le ministère a déclaré que « le raid de l’ennemi israélien contre la ville de Saksakiyé, dans le district de Saïda, a fait un bilan initial de sept martyrs, dont une fillette, et 15 blessés, dont trois enfants ».
Marée noire au large de l’île de Kharg : la nappe de pétrole se réduit, selon le CEOBS
La nappe de pétrole apparue il y a quelques jours au large de l’île iranienne de Kharg, faisant craindre une marée noire, s’est « fortement réduite », a constaté samedi l’Observatoire des conflits et de l’environnement (CEOBS), une organisation non gouvernementale basée au Royaume-Uni, se basant sur l’analyse d’images satellitaires.
Ces derniers jours, des images satellites semblaient montrer une marée noire en expansion, dont on ignorait la cause, au large de l’île, principal terminal pétrolier iranien, par lequel transite en temps normal 90 % du brut de la République islamique. Les images du satellite Copernicus de samedi semblent montrer que la nappe s’est « fortement réduite » par rapport aux premiers clichés pris mercredi, a affirmé le CEOBS.
« La cause et l’origine de la nappe demeurent inconnues et ne peuvent pas être déterminées de manière concluante à partir des seules images disponibles », a ajouté le CEOBS, alors que des médias américains ont évoqué la possibilité de fuites dans les infrastructures pétrolières iraniennes.
« Bien que les infrastructures offshore de la région puissent constituer une source potentielle, nous ne sommes pas en mesure d’identifier un point d’origine définitif ni d’attribuer la marée noire à une cause spécifique à ce stade », a déclaré Leon Moreland, du Ceobs.
Certains médias, dont la chaîne américaine Fox News, ont suggéré que les capacités de stockage pétrolier de l’Iran pourraient être sous pression, le blocus naval américain perturbant la capacité du pays à exporter ou stocker du brut.
Moussa Ahmadi, président de la commission de l’énergie du Parlement iranien, a déclaré samedi à l’agence de presse Isna qu’il n’y avait « jusqu’à présent aucun rapport officiel confirmant » qu’une installation pétrolière iranienne fuyait en raison de capacités de stockage saturées. « La production dans les différents champs pétrolifères du pays se poursuit sans relâche et sans le moindre problème », a-t-il assuré.
Auparavant, Jafar Pourkabgani, député représentant la ville côtière de Bouchehr, avait assuré que « les taches observées » autour de l’île de Kharg « sont liées aux rejets de pétrole et d’eaux de ballast des pétroliers, qui ont été déversés en mer par un pétrolier européen au détriment de l’environnement », selon la télévision d’Etat.
La mer Caspienne, nouvelle route des drones entre Moscou et Téhéran, selon le « New York Times »
Selon le New York Times, la mer Caspienne est devenue une voie clé des échanges militaires entre la Russie et l’Iran, notamment pour les drones Shahed et leurs composants.
Le journal décrit un trafic maritime accru entre le port russe d’Olya, dans l’oblast d’Astrakhan, et iranien de Bandar Anzali, utilisé pour transporter des drones, des pièces détachées et d’autres équipements militaires hors de portée des sanctions et de la surveillance occidentale.
L’article souligne que cette coopération autour des drones s’est intensifiée depuis que la Russie utilise massivement les Shahed en Ukraine, tandis que l’Iran cherche à préserver ses capacités militaires face aux pressions américaines et israéliennes.
Le New York Times ajoute que la géographie fermée de la mer Caspienne – accessible uniquement aux cinq États riverains – offre à Moscou et Téhéran une route logistique difficilement accessible aux puissances occidentales.
Bonjour
selon l’organisation Adalah de défense des droits, qui les représente, Israël doit libérer samedi deux militants, l’Espagnol Saif Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila, arrêtés à bord de la « flottille pour Gaza », qui seront remis aux autorités de l’immigration en vue de leur expulsion. Ils « seront remis plus tard dans la journée aux autorités israéliennes de l’immigration et maintenus en détention dans l’attente de leur expulsion », a-t-elle ajouté.
L’Espagnol Saif Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila avaient été conduits en Israël pour interrogatoire la semaine dernière après l’interception par la marine israélienne de leur flottille dans les eaux internationales au large de la Grèce. Adalah a indiqué qu’il suivrait de près l’évolution de la situation pour s’assurer que « la libération de détention ait bien lieu, suivie de l’expulsion d’Israël dans les prochains jours ».
Mardi, un tribunal israélien avait prolongé leur détention des deux hommes jusqu’à dimanche pour permettre à la police de disposer de plus de temps pour les interroger, selon leurs avocats.
Sur Le Monde aujourd’hui
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Le Hezbollah frappe le nord d’Israël avec un drone après une violation du cessez-le-feu
Le Hezbollah a déclaré samedi avoir visé le nord d’Israël avec un drone en réponse aux attaques israéliennes contre le Liban, qui se poursuivent malgré une trêve.
L’organisation pro-iranienne a affirmé avoir « ciblé un rassemblement de soldats de l’armée ennemie israélienne près de Misgav Am », après une « violation du cessez-le-feu par l’ennemi israélien ».
En Iran, les vies brisées de Manije, Mohammad-Reza et Soroush, morts dans les bombardements
Avant que les bombardements israélo-américains ne débutent, ils vivaient leur vie de retraités ou d’artiste, à différents endroits de Téhéran. Jusqu’à ce qu’ils rencontrent la mort, chez eux. Rongés par l’incertitude, leurs proches à l’étranger et dans le pays racontent leurs derniers échanges avant que le destin ne bascule.
Nouvelle frappe israélienne au sud de Beyrouth, selon un média d’Etat libanais
L’Agence nationale d’information (ANI, média officiel libanais, fait état d’une nouvelle frappe israélienne au sud de Beyrouth samedi, quelques instants après avoir signalé deux frappes sur l’autoroute reliant la capitale au sud du pays.
L’ANI signale que la frappe avait touché le district du Chouf, à environ 20 kilomètres au sud de Beyrouth et non loin du lieu de la précédente frappe sur l’autoroute de Saadiyat.
Ces deux zones sont situées en dehors des bastions traditionnels du Hezbollah pro-iranien toujours en conflit avec Israël malgré un cessez-le-feu.
Washington sanctionne trois entreprises chinoises accusées de fournir des images satellites à l’Iran
A quelques jours d’une visite du président Donald Trump à Pékin pour rencontrer son homologue Xi Jinping, le département d’Etat annonce des sanctions contre trois entreprises chinoises accusées d’avoir fourni des images satellites ayant permis à l’Iran de mener des frappes contre les forces américaines au Moyen-Orient.
Les entreprises visées sont Meentropy Technology (Hangzhou), également connue sous le nom de MizarVision, The Earth Eye et Chang Guang Satellite Technology. Cette dernière avait déjà été sanctionnée en 2023 pour avoir prétendument fourni des images satellites au groupe paramilitaire russe Wagner.
Selon le département d’État américain, ces mesures visent à « tenir les entités chinoises responsables de leur soutien à l’Iran », a déclaré le secrétaire d’État Marco Rubio.
Depuis le lancement des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran fin février, les images satellites chinoises de la zone de conflit se sont multipliées, alimentant les inquiétudes de responsables américains qui craignent qu’elles ne servent d’appui tactique à Téhéran et à d’autres adversaires des États-Unis.
Le département d’État a également sanctionné la branche export du ministère de la défense et de la logistique des forces armées iraniennes.
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Israël frappe au sud de Beyrouth malgré le cessez-le-feu avec le Hezbollah, selon l’agence Ani
L’armée israélienne a mené samedi deux frappes au sud de Beyrouth, a rapporté l’agence libanaise de presse ANI, en dépit du cessez-le-feu en vigueur entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, que les deux parties s’accusent mutuellement de violer. « L’ennemi israélien a lancé deux frappes sur l’autoroute de Saadiyat », un lieu situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Beyrouth, en dehors des bastions traditionnels du Hezbollah, a précisé l’ANI.
Un correspondant de l’Agence France-Presse (AFP) a vu deux voitures touchées et des secouristes intervenir sur cet axe routier qui relie Beyrouth au sud du pays.
Le Royaume-Uni envoie le HMS « Dragon » au Moyen-Orient pour sécuriser le détroit d’Ormuz avec la France
Le Royaume-Uni a annoncé samedi l’envoi du destroyer HMS Dragon, actuellement en Méditerranée, en prévision du déploiement d’une future mission internationale de sécurisation du transport maritime dans le détroit d’Ormuz.
« Ce prépositionnement du HMS Dragon s’inscrit dans une planification rigoureuse visant à garantir que le Royaume-Uni soit prêt, au sein d’une coalition multinationale dirigée conjointement par le Royaume-Uni et la France, à sécuriser le détroit, lorsque les conditions le permettront », a déclaré le ministère de la défense britannique.
Mi-avril, plusieurs pays non directement impliqués dans le conflit déclenché le 28 février par les frappes américano-israéliennes sur l’Iran, se sont dits prêts à mettre en place une « mission neutre » afin de sécuriser le détroit. L’objectif est « d’accompagner et sécuriser les navires marchands qui transiteront dans le Golfe », avait déclaré le président français Emmanuel Macron. Le premier ministre britannique Keir Starmer avait parlé d’une force « pacifique et défensive ». Cette mission a vocation à être complémentaire de celle promue par les Etats-Unis, a précisé le 1er mai le ministre des affaires étrangères français Jean-Noël Barrot, alors que les Etats-Unis ont demandé aux Européens de leur venir en aide pour sécuriser le passage dans le détroit.
Début avril, Donald Trump avait critiqué les porte-avions britanniques tandis que Downing Street rejetait les affirmations selon lesquelles Londres aurait proposé de les déployer au Moyen-Orient. « Les Britanniques ont dit : “nous enverrons nos porte-avions”, qui ne sont d’ailleurs pas les meilleurs porte-avions », a déclaré M. Trump. « Ce sont des jouets comparés à ce que nous avons », a-t-il ajouté. Downing Street a rejeté les affirmations selon lesquelles le Royaume-Uni aurait proposé de déployer des porte-avions dans la région.
Un responsable iranien détaille les blessures de Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême
L’Iran a pour la première fois rendu publics les détails des blessures que Mojtaba Khamenei, désormais Guide suprême du pays, a subies lors des frappes aériennes qui ont tué son père au début du conflit.
Mojtaba Khamenei a été légèrement blessé lors de l’attaque visant la résidence du Guide, souffrant notamment de blessures à la rotule et au dos après avoir été projeté au sol par une onde de choc. « Les blessures au dos se sont améliorées et la rotule guérira bientôt », a déclaré vendredi Seyyed Mazaher Hosseini, directeur général du protocole du bureau du Guide, assurant que M. Khamenei était « en parfaite santé ». Il a également rejeté les informations faisant état d’une blessure au front, affirmant qu’il ne s’agissait que « d’une petite fissure derrière l’oreille », invisible sous le turban et déjà soignée. « Il vous parlera au moment opportun », a-t-il ajouté.
Mojtaba Khamenei, bien qu’invisible depuis les frappes de février, joue un rôle « critique » dans l’élaboration de la stratégie de guerre et des pourparlers avec Washington, selon une évaluation des services de renseignement américains rapportée vendredi par CNN. Pour échapper à la surveillance et aux tentatives d’élimination, il aurait banni tout appareil électronique et ne communiquerait que par messagers humains de confiance ou lors de rencontres physiques. Cet isolement volontaire rend la confirmation de sa localisation et de son état de santé réel extrêmement difficile pour la CIA.
Le point sur la situation samedi 9 mai à 14 heures
- L’Iran met en doute le « sérieux » des Etats-Unis, sa réponse à un nouveau plan américain en suspens. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a fait part de ce scepticisme lors d’un entretien téléphonique avec son homologue turc, Hakan Fidan, au lendemain de nouveaux accrochages dans les eaux stratégiques du Golfe.
- Au moins quatre morts au Liban après des frappes israéliennes. L’armée israélienne appelle à l’évacuation de plusieurs villages dans le sud du Liban.
- L’armée israélienne dit avoir frappé plus de 85 cibles du Hezbollah au Liban au cours des dernières vingt-quatre heures.
- Six personnes portées disparues après des frappes américaines près d’Ormuz, selon la BBC en farsi. Téhéran dément.
- Le Qatar exhorte les Etats-Unis à répondre à la crise avec l’Iran par « des moyens pacifiques et le dialogue ». Le cheikh Mohammed Ben Abderrahmane Al Thani a discuté avec M. Vance des efforts de médiation du Pakistan pour parvenir à un accord entre Washington et Téhéran.
- Série d’arrestations au Bahreïn pour liens présumés avec les gardiens de la révolution.
- La marée noire repérée au large de l’île de Kharg risque de ne pas être traitée « de manière appropriée », remarque l’observatoire CEOBS (Conflict and Environment Observatory) basé au Royaume-Uni.
L’Iran met en doute le « sérieux » des Etats-Unis, sa réponse à un nouveau plan américain en suspens
L’Iran a mis en doute samedi 9 mai le sérieux de la diplomatie américaine dans les tractations en cours pour une issue au conflit au Moyen-Orient, sans toutefois communiquer sur sa réponse à la dernière proposition de Washington.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a fait part de ce scepticisme lors d’un entretien téléphonique avec son homologue turc, Hakan Fidan, au lendemain de nouveaux accrochages dans les eaux stratégiques du Golfe. « L’escalade récente des tensions par les forces américaines et leurs multiples violations du cessez-le-feu renforcent les soupçons sur la motivation et le sérieux de la partie américaine sur la voie de la diplomatie », a affirmé M. Araghtchi, cité par l’agence iranienne ISNA.
A Washington, le président Donald Trump avait, pour sa part, déclaré vendredi attendre dans la soirée une réponse des Iraniens à une proposition visant à mettre durablement fin aux hostilités. « Je devrais recevoir une lettre ce soir, donc on verra bien comment ça se passe », avait-il assuré à des journalistes. Le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, Esmaeil Baghaei, cité par la télévision d’Etat, avait précisé que l’Iran étudiait toujours la proposition américaine.
Six personnes portées disparues après des frappes américaines près d’Ormuz, selon la BBC en farsi ; l’Iran dément
Selon la BBC en farsi, six personnes sont portées disparues à la suite d’une attaque américaine contre des navires iraniens près du port de Khasab en Oman. Dans des propos attribués à Fouad Moradzadeh, gouverneur de Bandar Lengeh : « six bateaux appartenant aux habitants de Bandar Maalem, une subdivision du district central du comté de Bandar Lengeh, ont été ciblés [jeudi], avec un total de 20 personnes à bord. »
Dans une déclaration à l’agence Tasnim, il a par la suite apporté un démenti : « Ce qui a été publié en mon nom dans certains médias est faux. Aucune information officielle et confirmée concernant d’une telle attaque n’a été communiquée par les autorités compétentes. »
L’armée américaine a déclaré, vendredi, avoir ouvert le feu sur deux pétroliers battant pavillon iranien qui tentaient de contourner le blocus américain en vigueur, les neutralisant alors qu’ils essayaient d’entrer dans un port iranien dans le golfe d’Oman, a annoncé le commandement central des Etats-Unis (CENTCOM). « Un F/A-18 Super Hornet de l’US Navy provenant de l’USS George H.W. Bush (CVN 77) a immobilisé les deux pétroliers après avoir tiré des munitions de précision dans leurs cheminées, empêchant ainsi les navires non conformes d’entrer en Iran », précise le communiqué publié sur X. Les pétroliers immobilisés sont le M/T Sea Star III et le M/T Sevda.
Série d’arrestations au Bahreïn pour liens présumés avec les gardiens de la révolution
Le ministère de l’intérieur du Bahreïn a annoncé, samedi, le démantèlement d’une organisation accusée de liens avec les gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, et l’arrestation de 41 de ses membres présumés.
Les autorités ont « procédé à des arrestations visant certaines des figures chiites les plus importantes du pays », avait alerté plus tôt sur X Sayed Ahmed Alwadaei, de l’ONG bahreïnie basée à Londres Bahrain Institute for Rights and Democracy (BIRD). Il s’agit d’une opération « sans précédent qui ne s’était pas produite à une telle échelle, même au plus fort de la répression en 2011 », a affirmé le militant des droits humains.
En 2011, dans le cadre du « printemps arabe », Bahreïn avait été secoué par un vaste mouvement de contestation. La famille régnante avait accusé Téhéran d’avoir formé et soutenu les manifestants dans le but de la renverser, ce que la République islamique avait nié.
Depuis le 28 février, Bahreïn a été visé par des centaines de missiles et de drones tirés par l’Iran, son grand voisin chiite, en représailles à l’offensive américano-israélienne lancée contre Téhéran. Le pays accueille le siège de la cinquième flotte de la marine américaine.
Le conflit a ravivé les tensions dans ce petit royaume du Golfe, dirigé par une dynastie sunnite alors qu’une large partie de la population est chiite et dénonce de longue date une marginalisation.
Des dizaines de personnes y ont été arrêtées pour avoir exprimé leur soutien à Téhéran, selon Human Rights Watch. Certaines ont été condamnées pour trahison, tandis que 69 personnes ont été déchues de leur nationalité. Jeudi, trois députés à Bahreïn ont été privés de leur siège pour avoir contesté un décret royal sur les affaires liées à la nationalité.
Au moins quatre morts au Liban après des frappes israéliennes
Trois personnes à bord d’un véhicule ont été tuées dans une attaque israélienne sur la route reliant Borj Rahal (📍) et Abbasiyeh (📍), près de Tyr, dans le sud du Liban, a rapporté l’Agence nationale de l’information (NNA).
Par ailleurs, un homme a été visé par un drone israélien et tué à bord d’une moto sur la route à Nabatiyé (📍), selon l’agence libanaise. Sa fille de 12 ans a été gravement blessée, a-t-elle ajouté.
L’armée israélienne appelle à l’évacuation de plusieurs villages dans le sud du Liban
L’armée israélienne a de nouveau appelé les habitants de plusieurs villages du sud du Liban à évacuer immédiatement, avant des attaques prévues contre le Hezbollah pro-iranien, malgré la trêve en cours au Liban.
« A la lumière de la violation de l’accord de cessez-le-feu par l’organisation terroriste Hezbollah », l’armée est « contrainte d’agir contre elle avec fermeté », a déclaré sur Telegram le porte-parole arabophone de l’armée, Avichay Adraee, énumérant neuf localités à évacuer « immédiatement », et à en rester éloignés « d’au moins 1 000 mètres, dans des zones dégagées ».
L’armée israélienne dit avoir frappé plus de 85 cibles du Hezbollah au Liban
« Plus de 85 sites d’infrastructure de l’organisation terroriste Hezbollah » ont été frappés au Liban au cours des dernières vingt-quatre heures par l’armée israélienne, a-t-elle annoncé. « Parmi les cibles visées figuraient des dépôts d’armes, des lanceurs ainsi que des structures utilisées par l’organisation terroriste Hezbollah pour mener des activités terroristes contre les civils et les soldats israéliens », a-t-elle affirmé sur Telegram.
Des frappes ont notamment eu lieu dans la vallée de la Bekaa, dans l’ouest du Liban, où l’armée israélienne affirme avoir attaqué un site souterrain utilisé, selon elle, par le mouvement chiite « pour produire des armes destinées à nuire aux soldats de l’armée israélienne et aux civils israéliens ». Dans le sud du Liban, l’armée israélienne a revendiqué des frappes visant des membres du Hezbollah.
Enfin, l’armée israélienne a accusé le Hezbollah d’avoir lancé plusieurs roquettes contre ses soldats opérant dans le sud du Liban, sans faire de blessé.
Le Qatar exhorte les Etats-Unis à répondre à la crise avec l’Iran par « des moyens pacifiques et le dialogue »
Le premier ministre du Qatar a plaidé, vendredi, pour des négociations avec l’Iran en s’entretenant à Washington avec le vice-président américain, J. D. Vance.
Le cheikh Mohammed Ben Abderrahmane Al Thani a discuté avec M. Vance des efforts de médiation du Pakistan pour parvenir à un accord entre Washington et Téhéran. Le premier ministre du Qatar a jugé « impératif de s’engager sur les efforts de médiation en cours et de répondre aux causes profondes de la crise par des moyens pacifiques et le dialogue, afin de parvenir à un accord global permettant d’assurer une paix durable dans la région », a fait savoir son ministère des affaires étrangères.
Après un cessez-le-feu conclu le 8 avril, M. Vance s’était rendu à Islamabad pour tenter en vain de conclure un accord de paix avec des négociateurs iraniens.
Le Qatar a souvent servi d’intermédiaire aux Etats-Unis au Moyen-Orient, notamment avec le Hamas lorsqu’il s’est agi de négocier un cessez-le-feu avec Israël à Gaza. Depuis le début de la guerre avec l’Iran le 28 février, cet allié des Etats-Unis a été la cible de tirs iraniens.
Selon une source proche des discussions, l’entretien du chef du gouvernement du Qatar avec J. D. Vance devait porter aussi sur le marché du gaz naturel liquéfié (GNL), dont Doha est un grand producteur. Ses exportations sont actuellement à l’arrêt du fait du blocage du détroit d’Ormuz.


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