Les bombardements ont repris durant la nuit dans le Golfe, alors qu’a lieu un sommet de l’OTAN en Turquie. « C’est simplement une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs », a déclaré Donald Trump. De son côté, le président iranien a comparé la politique étrangère des Etats-Unis à sa conduite en tant qu’hôte de la Coupe du monde de football.

Live animé par Louise Vallée et Lily Martens

Le président iranien Masoud Pezeshkian (au centre), lors des funérailles de l’Ayatollah Ali Khamenei, à Najaf (Irak), le 7 juillet 2026. - IRAN'S PRESIDENTIAL WEBSITE/REUTERS Le président iranien Masoud Pezeshkian (au centre), lors des funérailles de l’Ayatollah Ali Khamenei, à Najaf (Irak), le 7 juillet 2026. IRAN'S PRESIDENTIAL WEBSITE/REUTERS

Posez votre question à la rédaction :

Réagissez

Ecrivez votre message ici

Plusieurs lignes électriques endommagées lors de l’activation des défenses antiaériennes au Koweït

Plusieurs lignes électriques aériennes ont été endommagées au Koweït par des éclats d’obus résultant des opérations de défense aérienne menées lors des attaques iraniennes, a annoncé le ministère de l’électricité, l’eau et l’énergie renouvelable sur X. Ces dégâts n’ont toutefois pas entraîné de coupure d’électricité ni de distribution d’eau, précise le ministère.

Les membres d’équipage du porte-avions USS « Abraham-Lincoln » se disent prêts à reprendre le combat si nécessaire

Plusieurs membres d’équipage à bord du porte-avions américain USS Abraham-Lincoln ont déclaré à CNN qu’ils restaient de marbre face aux propos du président Donald Trump, selon lesquel le protocole d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran « est terminé ».

Un membre d’équipage a déclaré à une journaliste de la chaîne américaine, qui couvre l’actualité de ce porte-avions, actuellement en mer d’Oman, qu’ils étaient « insensibles » aux derniers rebondissements, précisant que l’équipage était déjà en état d’alerte vingt-quatre heures sur vingt-quatre, prêt à repartir au combat si nécessaire. La fin potentielle du protocole d’accord pourrait prolonger le déploiement du porte-avions, a fait valoir un autre membre de l’équipage.

Le 17 juin, après cent dix jours de guerre, Washington et Téhéran ont signé un protocole d’accord pour mettre fin au conflit qui les oppose. Ce document devrait être suivi de négociations sur les sujets qu’il ne règle pas. Alors que Donald Trump a estimé que celui-ci était « terminé », retrouvez le texte dans son intégralité, avec des éléments d’explication du Monde.

L’accord entre les Etats-Unis et l’Iran, un protocole fragile, décrypté et commenté point par point

Par Service International, Manon Romain

Après environ cent dix jours de guerre, interrompus par un précaire cessez-le-feu, les Etats-Unis et l’Iran ont annoncé, dimanche 14 juin, la conclusion d’un protocole d’accord censé mettre un terme au conflit. Signé trois jours plus tard, le 17 juin, par Donald Trump au château de Versailles, et par le président iranien, Massoud Pezeshkian, à Téhéran, le texte officiel, dont Le Monde a eu copie, se résume à 14 points dans lesquels s’illustre le triomphe de l’Iran. La République islamique, bien qu’affaiblie militairement, ne renonce à rien.

Une reprise des bombardements pendant les funérailles du Guide suprême, Ali Khamenei, en Iran

Cette reprise des hostilités survient alors que se poursuit l’hommage public au Guide suprême iranien, Ali Khamenei, qui a commencé samedi 4 juillet à Téhéran et doit se dérouler sur six jours. Les autorités iraniennes ont affirmé attendre entre 15 millions et 20 millions de participants rien qu’à Téhéran pour ces funérailles, qui s’annoncent comme les plus grandes de l’histoire en Iran. L’événement se voulait une démonstration de force, en pleines négociations diplomatiques entre les Etats-Unis et l’Iran, après leur signature en juin d’un accord-cadre pour mettre fin au conflit.

La Chine avertit qu’une « reprise des hostilités » n’est « dans l’intérêt » de personne

« La reprise des hostilités n’est dans l’intérêt d’aucune des parties. Les moyens militaires ne sauraient résoudre les problèmes fondamentaux. Nous appelons les Etats-Unis et l’Iran à mettre en œuvre le mémorandum d’accord déjà signé, à résoudre leurs différends par le dialogue et la négociation, et à éviter de recourir à la force », a déclaré lors d’un point presse une porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois.

Sur Le Monde aujourd’hui

Découvrez les articles les plus lus par nos abonnés

Le médiateur qatari appelle à la désescalade après les attaques iraniennes dans le Golfe

Le Qatar, l’un des pays médiateurs dans les pourparlers entre l’Iran et les Etats-Unis, a condamné les frappes iraniennes au Koweït et à Bahreïn. Dans un communiqué, le ministère des affaires étrangères qatari a insisté sur « la nécessité de préserver la région des répercussions de ces attaques injustifiées, de poursuivre la voie du dialogue et de la diplomatie, de réduire les tensions et de capitaliser sur les acquis réalisés dans le cadre du protocole d’accord » irano-américain du 17 juin.

L’UE déplore que les nouvelles frappes de la nuit « compliquent encore davantage » les négociations pour mettre fin à la guerre

Les nouvelles frappes des Etats-Unis et de l’Iran « compliquent encore davantage » des négociations « déjà tendues » pour mettre fin à la guerre, a déploré la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne (UE), Kaja Kallas. Dans une publication sur X, elle a qualifié « d’inacceptables » les attaques de l’Iran à Bahreïn et au Koweït. Elle a assuré que les chefs de la diplomatie des 27 pays de l’UE échangeraient lundi avec leurs homologues du Golfe sur la façon de « préserver la liberté de navigation » dans le détroit d’Ormuz et en mer Rouge.

Donald Trump se dit « très en colère » contre l’OTAN, qui n’a, selon lui, « pas voulu [l’] aider » face à l’Iran

Le président américain s’est dit « très en colère » contre l’OTAN, lors d’un échange avec les journalistes à Ankara en présence du secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte. « Je ne suis pas content de l’OTAN, parce qu’ils n’ont pas voulu nous aider face au principal Etat qui soutient le terrorisme, à savoir l’Iran », a-t-il précisé.

Depuis que les Etats-Unis et Israël ont lancé une guerre contre Téhéran, à la fin de février, Donald Trump a multiplié les critiques contre ses alliés occidentaux, qui ont pris leurs distances avec ce conflit.

Le secrétaire général de l’OTAN affirme que les bombardements américains étaient « absolument nécessaires »

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a estimé mercredi à Ankara que les nouvelles opérations militaires américaines contre l’Iran étaient « absolument nécessaires ». « Je pense qu’il est totalement crucial que les Etats-Unis réagissent avec fermeté », a-t-il déclaré.

M. Rutte a également dit s’attendre de la part des alliés de l’OTAN qu’ils réaffirment « que l’Iran ne doit absolument jamais mettre la main sur une capacité nucléaire ». Selon des diplomates de l’Alliance à l’Agence France-Presse, cette affirmation correspond au contenu de la déclaration finale du sommet de l’OTAN, qui doit être adopté jeudi au deuxième et dernier jour de ce sommet.

« Le principe de la liberté de navigation doit être respecté, de sorte que le détroit d’Ormuz soit de nouveau entièrement ouvert », a ajouté M. Rutte.

Le président iranien accuse les Etats-Unis de « contourner les règles, d’intimider les rivaux, de semer des obstacles et de tricher »

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a comparé sur le réseau social X la politique étrangère des Etats-Unis à sa conduite en tant qu’hôte de la Coupe du monde : « Contourner les règles, intimider les rivaux, semer des obstacles et tricher ». « Voilà leur stratégie MAGA. L’Iran rejette ce genre de manœuvres. Nous défendons fermement nos droits », écrit-il.

Environ 6 000 marins sont bloqués dans le Golfe, selon l’Organisation maritime internationale

L’Organisation maritime internationale (OMI), agence de l’ONU chargée de la sécurité en mer, a évalué mercredi à environ 6 000 le nombre de marins toujours bloqués dans le Golfe, dans un message condamnant la reprise des hostilités dans la région.

« Ces attaques ne font qu’exacerber la peur, l’incertitude et la détresse psychologique que subissent déjà les quelque 6 000 marins qui restent bloqués à bord de navires incapables de quitter le Golfe en toute sécurité », a déclaré Arsenio Dominguez, secrétaire général de l’OMI, dans un communiqué, exhortant les différents acteurs à éviter de faire « transiter leurs navires par ce détroit ».

Le pétrole bondit après les déclarations de Donald Trump

Les cours du pétrole ont bondi mercredi après les propos du président américain quant à une fin du cessez-le-feu en vigueur avec l’Iran. Vers 11 h 15 (heure de Paris), le prix du baril de brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s’envolait de 6,45 % à 78,94 dollars. Son équivalent américain, le baril de west texas intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49 % à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Ce qu’il faut savoir, mercredi 8 juillet à la mi-journée

  • Le président américain, Donald Trump, a annoncé, mercredi 8 juillet, que le protocole d’accord signé avec l’Iran était « terminé », après la reprise des bombardements dans le Golfe, en marge du sommet de l’OTAN à Ankara, en Turquie. « C’est simplement une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs », a-t-il ajouté.
  • Les Etats-Unis ont annoncé, mardi, avoir bombardé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, dont « des systèmes iraniens de défense anti-aérienne, des réseaux de commandement et de surveillance, des sites de radars côtiers, des capacités de missiles antinavires et plus de 60 petites embarcations ».
  • Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. La navigation avait repris dans le détroit d’Ormuz à la suite de la signature du protocole d’accord, malgré quelques incidents.
  • L’armée iranienne a revendiqué mercredi matin des frappes contre Bahreïn, pays du Golfe qui abrite une base américaine « en représailles à l’agression de l’ennemi américain » contre l’Iran « et à la violation de l’accord ».
  • Les médias iraniens ont rapporté que plusieurs explosions avaient visé les ports de Sirik et Bandar-e Abbas, dans le sud de l’Iran, ainsi que l’île de Qechm, sans fournir davantage de détails. De nouvelles explosions ont été signalées mercredi matin dans des bases près de la ville portuaire de Bouchehr, rapportent les agences iraniennes.
  • Les deux camps s’accusent de violer leur protocole d’accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l’offensive américano-israélienne contre la République islamique.
  • Un membre des gardiens de la révolution islamique « a été touché par des éclats d’obus et est tombé en martyr alors qu’il affrontait des drones ennemis » à Mahshahr, ville portuaire située non loin de l’Irak, rapporte l’agence IRNA, citant un communiqué de l’armée idéologique de la République islamique d’Iran.
  • L’état-major iranien a aussi averti que tout site offrant un « soutien » aux Etats-Unis leur permettant de « violer la souveraineté et le territoire de l’Iran » serait considéré comme une « cible légitime des forces armées ».

Bonjour et bienvenue dans ce direct

Bonjour à toutes et à tous, ce direct sera consacré au suivi en direct de la situation au Moyen-Orient, après les frappes américaines contre plus de 80 cibles en Iran dans la nuit, en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Les attaques des Etats-Unis ont déclenché des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.