Les rebelles du Yémen, alliés de Téhéran, ont attaqué samedi des sites pétroliers dans l’Arabie saoudite voisine en riposte à des frappes de Riyad, marquant une intensification des hostilités sur ce nouveau front de la guerre au Moyen-Orient.

Live animé par Allison Ferrera (service photo) et Oscar Korbosli

Un rebelle houthiste lors d’une manifestation en soutien à l’Iran, à Sanaa (Yémen), le 6 avril 2026. - KHALED ABDULLAH/REUTERS Un rebelle houthiste lors d’une manifestation en soutien à l’Iran, à Sanaa (Yémen), le 6 avril 2026. KHALED ABDULLAH/REUTERS

Posez votre question à la rédaction :

Réagissez

Ecrivez votre message ici

L’Iran affirme avoir vendu 18 milliards de dollars de pétrole en cinq mois de guerre

L’Iran a vendu pour 11,5 milliards de dollars (10 milliards d’euros) de pétrole entre le 28 février, date du début de la guerre, et le 8 avril, lorsqu’un cessez-le-feu a été conclu, a affirmé le ministère du pétrole iranien dans un communiqué.

Entre le 8 avril et le 7 juillet, date à laquelle les hostilités ont repris, 6,5 milliards de dollars (5,7 milliards d’euros) de pétrole ont été vendus, a ajouté la même source. « Cela représente plus de 60 % des recettes pétrolières prévues dans le budget de l’année, en pleine crise », a-t-il précisé.

Durant le précédent blocus américain, d’avril à juin, le négociateur en chef iranien et président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait pourtant affirmé que l’Iran n’avait pas pu exporter « un seul baril de pétrole ».

Le porte-parole de la diplomatie iranienne estime qu’il faut « mettre fin aux souffrances du peuple yéménite »

Le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, Esmaeil Baghaei, a estimé que le « retour au dialogue et à l’application de la feuille de route convenue est la seule façon de mettre fin aux souffrances du peuple yéménite et de maintenir la sécurité et la stabilité dans la région ».

Plus tôt, le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, a dit qu’il n’existait « pas de solution militaire » aux affrontements entre les rebelles houthistes, du Yémen, soutenus par Téhéran, et l’Arabie saoudite.

Bonsoir Marius,

L’Iran a connu une accalmie après des bombardements américains sans précédent depuis le cessez-le-feu d’avril.

Les houthistes, du Yémen, alliés de Téhéran, ont, de leur côté, revendiqué des attaques aux missiles et aux drones sur des sites pétroliers de Saudi Aramco en Arabie saoudite, au bord de la mer Rouge – à Jizan, près de la frontière yéméno-saoudienne, et à Yanbou, plus au nord sur la côte.

Donald Trump a dit laisser la voie diplomatique ouverte et « parler » avec les dirigeants iraniens, tout en n’excluant pas d’infliger à la République islamique « un niveau bien pire » de frappes. Vendredi, des médias américains évoquaient des discussions au sujet d’une possible opération militaire à grande échelle.

Le point sur la situation, samedi 25 juillet à 18 heures

  • Les rebelles houthistes, du Yémen, ont revendiqué samedi une attaque de missile dans le sud-ouest de l’Arabie saoudite, après des frappes de Riyad contre une ville portuaire sous leur contrôle.
  • Le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, a estimé qu’il n’existait « pas de solution militaire » aux affrontements entre les rebelles houthistes et l’Arabie saoudite. Il a affirmé que les incidents survenus dans la zone du détroit de Bab Al-Mandab, qui relie la mer Rouge au golfe d’Aden, étaient « enracinés dans d’anciens différends et problèmes entre le Yémen, l’Arabie saoudite et les pays de la région ».
  • Un incident impliquant un pétrolier a été signalé près du détroit d’Ormuz, selon l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO ; Téhéran dit avoir stoppé quatre navires tentant de franchir cette voie maritime stratégique.
  • L’armée américaine a annoncé vendredi avoir neutralisé un pétrolier qui cherchait à contourner son blocus des ports iraniens en tirant sur sa salle des machines, et affirmé que le navire ne fait plus route vers l’Iran.
  • Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a déclaré vendredi qu’il envisageait des bombardements encore plus importants sur l’Iran. Téhéran a le choix entre conclure un accord avec Washington ou faire face à « un niveau bien pire » de bombardements, a tonné le dirigeant américain devant la presse à la Maison Blanche.

Les forces aériennes grecques annoncent avoir abattu deux missiles et un drone en provenance du Yémen

Les forces aériennes grecques, qui dirigent un système de défense pour l’Arabie saoudite, ont annoncé avoir abattu deux missiles et un drone en provenance du Yémen et se dirigeant vers Yanbou. Les rebelles houthistes, du Yémen, alliés de Téhéran, ont attaqué samedi des sites pétroliers dans l’Arabie saoudite voisine en riposte à des frappes de Riyad.

Les hostilités ont repris le 13 juillet après quatre ans de trêve entre les houthistes et l’Arabie saoudite, qui avait soutenu militairement à partir de 2015 le gouvernement yéménite contre les rebelles.

Sur Le Monde aujourd’hui

Découvrez les articles les plus lus par nos abonnés

Bonjour GRJ,

Les houthistes se procurent leurs armes par plusieurs canaux, mais ils bénéficient d’un soutien croissant de l’Iran, notamment en matière d’armements. Ce soutien leur a permis de développer un arsenal composé de missiles et de drones armés, avec lesquels ils sont désormais capables de frapper bien au-delà des frontières du Yémen, en ciblant notamment l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Israël et les navires en mer Rouge.

Pour approfondir, nous vous conseillons la lecture de cet article :

L’Iran dit avoir stoppé quatre navires qui tentaient de franchir le détroit d’Ormuz

Les gardiens de la révolution iraniens ont affirmé avoir « stoppé dans les dernières vingt-quatre heures » quatre navires qui tentaient de franchir le détroit d’Ormuz « après des tirs de semonce » – généralement effectués à l’aide de missiles.

Un peu plus tôt, l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO avait, elle, reçu un rapport faisant état d’un « incident impliquant un pétrolier et des forces militaires » dans le golfe d’Oman.

L’Iran a régulièrement empêché des navires d’emprunter ce stratégique détroit depuis que le protocole d’accord américano-iranien qui avait permis sa réouverture mi-juillet a été rompu.

Les dernières frappes des houthistes ont visé des installations pétrolières saoudiennes sur la mer Rouge

Les frappes des houthistes sur l’Arabie saoudite, samedi matin, ont visé des installations pétrolières sur la mer Rouge, a déclaré, samedi, le porte-parole militaire du mouvement rebelle, Yahya Saree.

Dans une déclaration vidéo, il a assuré que des sites du géant saoudien pétrolier Saudi Aramco à Jizan et à Yanbou avaient été visés « par des drones et des missiles », et menacé « d’escalade (…) dans les prochains heures et jours ».

1 compte dès 12,99 €/mois

Sans engagement

  • Tous nos articles, vidéos, podcasts et newsletters
  • L’application La Matinale du Monde, dès 7 heures, la sélection d’articles par la rédaction
  • Le quotidien en version numérique dès 13 heures
Ou faire un don

L’Iran estime qu’il n’y a « pas de solution militaire » au conflit des houthistes, du Yémen, et de l’Arabie saoudite

Le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, a estimé qu’il n’existait « pas de solution militaire » aux affrontements entre les rebelles houthistes, du Yémen, soutenus par Téhéran, et l’Arabie saoudite.

Dans une interview publiée samedi par le quotidien d’Etat Iran Daily, M. Araghtchi a par ailleurs appelé au « dialogue » entre les belligérants, alors qu’une guerre oppose depuis des mois son pays aux Etats-Unis et s’est étendue dans la région.

Un incident impliquant un pétrolier a eu lieu dans le golfe d’Oman, selon l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO

L’agence de sécurité maritime britannique UKMTO a reçu un rapport faisant état d’un « incident impliquant un pétrolier et des forces militaires » dans le golfe d’Oman, a-t-elle annoncé sur le réseau social X, sans fournir plus de précisions.

L’agence a conseillé aux navires présents dans la zone de consulter les dernières informations relatives à la sécurité maritime et de rester vigilants face à ce qu’elle a qualifié d’« environnement opérationnel en constante évolution ». Les autorités mènent actuellement une enquête sur cette situation, a précisé l’UKMTO.

Deux jours après l’attaque de deux pétroliers en mer Rouge par les rebelles yéménites soutenus par l’Iran, Riyad a répliqué, vendredi soir, en frappant des installations militaires houthistes à Hodeïda, sur la côte ouest du Yémen.

L’Arabie saoudite et les houthistes au seuil d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient

Par Hélène Sallon

L’engrenage est enclenché entre l’Arabie saoudite et les houthistes. Samedi 25 juillet à l’aube, les rebelles yéménites soutenus par l’Iran ont revendiqué une attaque de missile contre la cité portuaire de Jizan, dans le sud-ouest du royaume, où l’agence de défense civile saoudienne a émis une brève alerte pour un « potentiel danger ». Le « ministère » houthiste des affaires étrangères avait, quelques heures plus tôt, promis « l’escalade en réponse à l’escalade », après des frappes de l’aviation saoudienne contre des installations militaires houthistes à Hodeïda, le port qu’ils contrôlent sur la côte ouest du Yémen. « Le régime saoudien a commis une grave erreur qui lui coûtera cher », a-t-il ajouté, dans un communiqué.

Les houthistes revendiquent une attaque de missile contre l’Arabie saoudite

Les rebelles houthistes du Yémen ont revendiqué, samedi, une attaque de missile contre la ville de Jizan, dans le sud-ouest de l’Arabie saoudite, selon leur site d’information, après des frappes de Riyad contre un port sous leur contrôle. L’agence de défense civile saoudienne avait auparavant déclenché une brève alerte de sécurité dans cette ville, sans plus de précisions.

L’armée américaine dit avoir tiré sur un pétrolier qui cherchait à éviter son blocus des ports iraniens

L’armée américaine a affirmé, vendredi, avoir neutralisé un pétrolier qui cherchait à contourner son blocus des ports iraniens en tirant sur sa salle des machines.

« Nous avons neutralisé le pétrolier après que son équipage a tenté de forcer le blocus à au moins quatre reprises. L’équipage a été averti plusieurs fois, n’a pas obtempéré, et les forces américaines sur zone ont neutralisé le navire après avoir tiré sur sa salle des machines. Le navire ne se dirige plus vers l’Iran », a déclaré dans un communiqué Tim Hawkins, le porte-parole du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (CentCom).

La coalition menée par l’Arabie saoudite confirme avoir répondu aux attaques houthistes en mer Rouge

La coalition dirigée par l’Arabie saoudite a confirmé avoir visé des sites militaires houthistes qui menaçaient la navigation en mer Rouge après que les rebelles ont pris pour cible des navires dans cette zone, a déclaré vendredi le porte-parole de l’organisme après des frappes dans le port yéménite de Hodeïda, contrôlé par les houthistes.

La coalition avait « apporté une réponse décisive et vigoureuse » contre des sites militaires houthistes car « les forces militaires terroristes houthistes (…) ont ciblé des navires commerciaux en mer Rouge », a déclaré le porte-parole, Turki Al-Maliki, dans un communiqué publié sur X, ajoutant que « la réponse militaire [était] désormais terminée ».

Sirènes d’alerte à Bahreïn

Des sirènes d’alerte ont été activées, dans la nuit de vendredi à samedi, à Bahreïn, royaume du Golfe régulièrement visé par l’Iran ces derniers jours, a annoncé le ministère de l’intérieur du pays. « La sirène a retenti. Les citoyens et les résidents sont invités à rester calmes et à se rendre au lieu sûr le plus proche », a écrit le ministère dans un communiqué publié sur X.

La coalition menée par l’Arabie saoudite a visé des sites militaires houthistes au Yémen qui menacaient la navigation

La coalition menée par l’Arabie saoudite a ciblé, au Yémen, des sites militaires houthistes et détruit des objectifs menaçant la navigation en mer Rouge, a annoncé la chaîne saoudienne Al-Arabiya.

« Des sites militaires houthistes ont été ciblés dans le gouvernorat de Hodeïda. (…) Les cibles détruites étaient liées à la menace pesant sur les navires commerciaux en mer Rouge », a rapporté la chaîne dans des publications sur X. Le port de Hodeïda, dans l’ouest du Yémen, n’a pas été visé et reste ouvert à la navigation, a-t-elle précisé.

Une menace iranienne a poussé Trump à changer d’Air Force One en Turquie, selon le « New York Times »

Donald Trump a changé d’avion à son départ de Turquie en raison d’une menace jugée crédible de groupes alliés à l’Iran contre le président américain et Air Force One, rapporte vendredi le New York Times.

M. Trump était arrivé au sommet de l’OTAN à Ankara à bord du Boeing 747-8 offert par le Qatar. Cet appareil ne disposerait pas encore des capacités défensives avancées équipant les anciens avions présidentiels, selon le quotidien.

Après avoir détecté la menace, les services de sécurité chargés de la protection du président lui ont recommandé de repartir à bord de l’ancien Air Force One. Les renseignements recueillis ne désignaient toutefois pas spécifiquement l’avion qatari, mais tout appareil transportant Donald Trump.

La Maison Blanche n’a pas commenté ces informations. Le nouvel avion doit être retiré temporairement du service à l’automne pour recevoir des équipements supplémentaires. L’exécutif américain assure qu’il est actuellement « parfaitement sûr » pour les déplacements présidentiels.

Un navire saoudien légèrement endommagé par une attaque en mer Rouge

Le Masa (IMO : 9688336), un navire-citerne transportant des produits pétroliers et chimiques battant pavillon saoudien, a été pris pour cible vendredi alors qu’il naviguait en mer Rouge, a annoncé l’Autorité générale des transports saoudienne.

L’attaque a légèrement endommagé la coque du bâtiment, qui a pu poursuivre sa route après vérification de son état et de la sécurité de son équipage, selon un responsable de l’autorité cité par l’agence officielle. La poursuite de telles attaques constitue une violation des lois et des normes internationales garantissant la sécurité des navires commerciaux et de leurs équipages, a ajouté ce responsable.