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Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue pakistanais, Ishaq Dar, le ministre des affaires étrangères chinois, Wang Yi, a également appelé Islamabad « à contribuer à traiter de manière appropriée les questions liées à l’ouverture du détroit d’Ormuz ».
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Donald Trump en visite en Chine, reçu par un Xi Jinping en position de force
Par Harold Thibault, Piotr Smolar
Donald Trump succède à Donald Trump. Dernier président américain à s’être rendu en visite officielle en Chine, en 2017, le magnat s’apprête à renouveler cette expérience du 13 au 15 mai, à un moment où la crédibilité des Etats-Unis sur la scène internationale est entamée. La crise énergétique et commerciale d’ampleur mondiale provoquée par la guerre en Iran avait entraîné un report initial de la visite prévue fin mars, à la surprise de Pékin, qui n’aime guère les perturbations protocolaires. La Chine s’était accommodée de ne pas devoir le recevoir au milieu d’un conflit qu’elle dénonce.
La Chine exhorte le Pakistan à « intensifier ses efforts de médiation » entre l’Iran et les Etats-Unis
Le ministre des affaires étrangères chinois, Wang Yi, a appelé le Pakistan à « intensifier ses efforts de médiation » entre Téhéran et Washington, a rapporté l’agence d’Etat Chine Nouvelle. Le ministre chinois s’est entretenu mardi par téléphone avec son homologue pakistanais, Ishaq Dar, a précisé le média officiel chinois mercredi matin.
Wang Yi a également appelé Islamabad « à contribuer à traiter de manière appropriée les questions liées à l’ouverture du détroit d’Ormuz », dit Chine Nouvelle. « La Chine continuera de soutenir les efforts de médiation du Pakistan et apportera sa propre contribution à cette fin », a également déclaré Wang Yi selon l’agence d’Etat
« Les deux parties ont souligné l’importance de maintenir un cessez-le-feu durable et d’assurer une circulation normale à travers le détroit d’Ormuz », a fait savoir, de son côté, le ministère des affaires étrangères pakistanais dans un communiqué.
Le président américain, Donald Trump, est attendu mercredi soir en Chine, partenaire stratégique et économique primordiale de l’Iran.
L’Australie est prête à se joindre à la mission « strictement défensive » proposée par la France et le Royaume-Uni pour sécuriser le détroit d’Ormuz
L’Australie se porte volontaire pour la mission « neutre et pacifique » proposée par la France et le Royaume-Uni afin de sécuriser le détroit d’Ormuz, a affirmé, mercredi, le ministre de la défense Richard Marles.
« L’Australie est prête à soutenir une mission militaire multinationale indépendante et strictement défensive, dirigée par le Royaume-Uni et la France, dès qu’elle sera mise en place », a déclaré M. Marles dans un communiqué.
Canberra mettra à disposition de cette mission un avion de surveillance Wedgetail E-7A, déjà déployé dans la région pour protéger les Emirats arabes unis des attaques de drones iraniens, a précisé M. Marles, à l’issue d’une visioconférence sur le sujet avec ses homologues d’une quarantaine de pays.
Cette mission militaire multinationale aura pour objectif de compléter les efforts diplomatiques et les mesures de désescalade, tout en « démontrant un engagement concret en faveur de la sécurité du commerce international », a ajouté le ministre australien.
Emmanuel Macron a annoncé une prochaine « initiative aux Nations unies » afin de proposer un « cadre » à cette future mission, censée démarrer lorsque l’Iran et les Etats-Unis accepteront de lever leur blocus respectif, et en concertation avec ces deux pays.
Téhéran aurait récupéré d’importantes capacités sur ses missiles, selon le « New York Times »
Selon des responsables du renseignement américains cités anonymement par le New York Times, l’Iran a conservé d’importantes capacités en matière de missiles, malgré les affirmations de Donald Trump selon lequel les forces armées iraniennes auraient été totalement décimées par les frappes américano-israéliennes lancées à partir du 28 février.
L’Iran aurait notamment de nouveau rendu opérationnels 30 de ses 33 sites de lancement de missiles le long du détroit d’Ormuz, selon ces responsables. Et environ 90 % des sites de missiles souterrains iraniens seraient « partiellement ou pleinement opérationnels ».
Les frappes sur le sud du Liban ont fait 13 morts, selon le ministère de la santé
Le ministère de la santé a annoncé, mardi, dans un communiqué la mort de 13 personnes dans des frappes israéliennes ayant visé trois localités dans le sud du Liban.
« Une frappe sur la ville de Nabatiyé a fait cinq [morts] dont deux secouristes de la défense civile et deux blessés », une autre dans la localité de Jebchit a fait quatre morts « dont un soldat et un ressortissant syrien » et 12 blessés, rapporte le ministère. Une troisième frappe à Bint Jbeil a tué « quatre citoyens dont un enfant » et blessé deux autres, selon la même source.
Sur Le Monde aujourd’hui
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Au moins deux morts dans le sud du Liban à la suite d’un raid israélien
Deux personnes ont été tuées lors d’un raid israélien contre une habitation de la localité de Deir ez-Zahrani (📍), dans le district de Nabatiyé, dans le sud du Liban, a rapporté l’Agence nationale de l’information (NNA).
La France va prendre « une initiative » à l’ONU sur sa position de mission neutre dans le détroit d’Ormuz, dit Emmanuel Macron
La France va « prendre une initiative aux Nations unies » pour proposer un « cadre » en vue d’une mission « totalement neutre et pacifique » pour une future sécurisation du détroit d’Ormuz, a annoncé Emmanuel Macron dans un entretien avec TV5, France 24 et Radio France internationale.
« On doit obtenir la réouverture sans conditions, sans péage d’Ormuz. En démantelant tous les blocus et, vraiment, en ayant ce dialogue d’exigence à l’égard de l’Iran », a-t-il dit de Nairobi, à la fin d’un sommet franco-africain. Il a déploré « une escalade dans les déclarations » côtés américain et iranien.
« La réouverture d’Ormuz est la priorité absolue », a insisté le président de la République, elle doit survenir « avant de traiter les autres sujets par une négociation ». Parallèlement, Emmanuel Macron estime qu’il faut reprendre le dialogue « sur la question nucléaire et balistique entre l’Iran et les Etats-Unis », mais aussi avec les Européens.
En outre, le chef de l’Etat a plaidé pour un « cessez-le-feu pleinement respecté » dans la région, jugeant « inacceptable » qu’il ne le soit pas au Liban.
L’Iran rejette les accusations du Koweït qui affirme avoir déjoué une tentative d’« infiltration » de gardiens de la révolution
L’Iran « condamne les actions politiques et médiatiques inappropriées du Koweït », a déclaré son ministère des affaires étrangères, tandis que l’émirat avait annoncé que quatre personnes arrêtées au début de mai alors qu’elles tentaient de pénétrer dans le pays par voie maritime avaient « avoué » appartenir aux gardiens de la révolution iraniens.
Les quatre hommes « accomplissaient leurs fonctions à bord du navire Meroj-Keshtezri-Darya et sont entrés dans les eaux koweïtiennes à la suite d’une défaillance de leur système de navigation », a affirmé la diplomatie iranienne dans un communiqué relayé par l’agence de presse ISNA, appelant à leur libération rapide.
Le point sur la situation, mardi 12 mai à 21 heures
- La réponse de l’Iran aux dernières offres des Etats-Unis pour mettre fin au conflit est à prendre ou à laisser, a déclaré, mardi, Mohammad Bagher Ghalibaf, principal négociateur iranien. Donald Trump avait affirmé, la veille, qu’elle était bonne « à mettre à la poubelle ».
- Dans le sud du Liban, les bombardements israéliens, qui se poursuivent malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril, ont fait au moins cinq morts cet après-midi, dont deux membres du personnel de la défense civile et un soldat, selon l’Agence nationale de l’information (NNA) et l’armée libanaise. D’après le ministère de la santé, 380 personnes ont été tuées depuis le 17 avril.
- Les forces israéliennes ont fait état de nouveaux raids de drones en provenance du Liban et disent en avoir intercepté « un certain nombre », mais plusieurs ont, selon elles, explosé sur le territoire de l’Etat hébreu, près de la frontière, sans faire de blessé.
- Elles ont, par ailleurs, annoncé avoir mené la semaine dernière une « opération spéciale » de plusieurs jours contre les positions du Hezbollah le long du Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière pour « éliminer des infrastructures terroristes » et « établir un contrôle opérationnel de la région ».
- Jules Hurst, contrôleur financier du Pentagone, a estimé, mardi, le coût des opérations militaires américaines en Iran à 29 milliards de dollars (24,7 milliards d’euros), lors d’une audition devant la commission des crédits de la Chambre des représentants. Lors d’une autre audition, le 30 avril, il avait avancé le chiffre contesté de 25 milliards de dollars (21 milliards d’euros).
- L’inflation s’est une nouvelle fois fortement accélérée aux Etats-Unis, à 3,8 % sur un an en avril, reflétant notamment l’envolée des prix à la pompe due à la guerre au Moyen-Orient, selon des données officielles publiées mardi. Il s’agit du rythme le plus élevé depuis mai 2023. En comparaison, l’indice des prix à la consommation a progressé de 3,3 % en mars et de 2,4 % en février.
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Nouveaux tirs de roquettes en direction des forces israéliennes présentes au Liban, selon leur état-major
L’armée israélienne a rapporté de nouveaux tirs de roquettes du Hezbollah en direction de ses troupes déployées dans le sud du Liban. « L’aviation a intercepté une partie des roquettes et d’autres sont tombées dans des zones dégagées », écrit-elle sur Telegram.
Londres propose d’envoyer des dragueurs de mines autonomes dans le détroit d’Ormuz, lorsque le conflit sera terminé
Le Royaume-Uni est prêt à mobiliser le destroyer HMS Dragon, des avions de combat Typhoon et des dragueurs de mines autonomes dans le cadre de la mission internationale proposée par Londres et Paris pour sécuriser le détroit d’Ormuz, une fois la paix revenue, annonce le ministère de la défense britannique, sur X.
Les ministres de la défense des Etats prêts à y participer étaient réunis mardi en visioconférence. Le Royaume-Uni avait déjà annoncé dimanche l’envoi au Moyen-Orient du HMS Dragon, qui se trouvait alors en Méditerranée orientale. La France y a, quant à elle, dépêché le porte-avions Charles-de-Gaulle.
Un soldat libanais tué dans le Sud
L’armée libanaise annonce la mort d’un de ses hommes, tué mardi dans un bombardement israélien à Jebchit. Le sergent-chef Mohamad Ali Obeid était âgé de 45 ans et père de trois enfants, précise-t-elle sur X.
Bonjour T ô courant,
Il est difficile de répondre précisément à cette question. L’Agence internationale de l’énergie atomique ne définit pas la quantité nécessaire ou minimale, mais parle de « quantité significative pour laquelle on ne peut pas exclure la possibilité de la fabrication d’un dispositif nucléaire explosif » et fixe ce seuil à 25 kilos d’uranium hautement enrichi. Comme cette norme est fixée pour l’isotope 235 pur, il faut la multiplier par le taux d’enrichissement. A un taux de 60 %, il y en a 264 kilos dans la masse totale, 440 kilos, que possède l’Iran. En appliquant la norme de 25 kilos, cette masse permettrait de faire 10 bombes.
L’UE pourrait étendre sa mission navale en mer Rouge au détroit d’Ormuz
La mission européenne « Aspides », en mer Rouge, « fournit déjà une contribution essentielle à la protection des navires en mer Rouge, mais ses activités pourraient être étendues au détroit » d’Ormuz, lorsque la guerre sera terminée, a déclaré à la presse la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne (UE), Kaja Kallas.
Plusieurs Etats membres se sont dits prêts à contribuer au renforcement de la mission, a-t-elle ajouté, à l’issue d’une réunion des ministres de la défense de l’UE.
La mission « Aspides », qui comprend trois bâtiments, a été lancée en 2024 pour protéger les navires commerciaux des attaques des rebelles yéménites houthistes.
Après le lancement de l’offensive israélo-américaine en Iran, la France et le Royaume-Uni ont entrepris de former une coalition de volontaires pour assurer la sécurité dans le détroit, une fois la paix revenue. L’idée est de permettre une coordination entre la mission « Aspides » et celle que la coalition mettra en œuvre, a-t-on expliqué de source diplomatique européenne.
En mars, les ministres des affaires étrangères de l’UE avaient clairement exprimé leur refus de changer le mandat de la mission « Aspides » tant que la guerre durerait. « Personne ne veut participer activement à cette guerre », avait alors déclaré Mme Kallas.
De nouveaux raids de drones du Hezbollah dans le nord d’Israël
Les forces israéliennes font état de nouveaux raids de drones en provenance du Liban et disent en avoir intercepté « un certain nombre », mais plusieurs ont, selon elles, explosé sur le territoire de l’Etat hébreu, près de la frontière, sans faire de blessé.
Bonjour,
Près de la moitié de l’uranium iranien enrichi à 60 %, un niveau qui permet d’atteindre rapidement les 90 % nécessaires à usage militaire, était stockée dans un complexe de tunnels à Ispahan et s’y trouverait probablement encore, a déclaré en mars le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, à BFM-TV et France 24. Il l’a répété le 29 avril dans un entretien accordé à l’agence Associated Press.
Le complexe souterrain est, selon lui, la seule installation qui ne semble pas avoir été gravement endommagée par les bombardements israéliens et américains des sites nucléaires iraniens, lors de la guerre dite « des douze jours », en juin.
Des diplomates affirment depuis longtemps que le site d’Ispahan sert à stocker de l’uranium enrichi à 60 %. L’AIEA l’a confirmé dans un rapport adressé en février à ses Etats membres, sans préciser les quantités présentes.
L’agence estime qu’au moment des premiers bombardements de juin l’Iran possédait 440,9 kilos d’uranium enrichi à 60 %. Selon ses critères, un enrichissement supplémentaire permettrait d’obtenir la matière fissile nécessaire à la fabrication d’une dizaine d’armes nucléaires.
L’armée israélienne dit avoir été la cible de drones du Hezbollah dans le sud du Liban
Le Hezbollah a lancé « plusieurs drones explosifs et des cibles aériennes suspectes » en direction de la zone du sud du Liban où les forces israéliennes sont présentes, a annoncé un porte-parole de ces dernières.
« L’armée de l’air a intercepté l’un des drones et un autre a explosé sur le territoire de l’Etat d’Israël, près de la frontière avec le Liban. Il n’y a pas de victimes », dit ce porte-parole dans un communiqué diffusé sur Telegram.
Les sirènes d’alarme avaient auparavant retenti à plusieurs reprises dans le nord d’Israël, à la frontière libanaise, en raison de la détection de drones.
Une opération israélienne menée la semaine dernière pour « prendre le contrôle opérationnel » d’une zone proche du fleuve Litani
L’armée israélienne a annoncé, dans la matinée, avoir mené la semaine dernière une « opération spéciale » de plusieurs jours contre les positions du Hezbollah le long du Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière, au cours de laquelle des « combats rapprochés » ont eu lieu.
L’opération avait pour but « d’éliminer des infrastructures terroristes » et « d’établir un contrôle opérationnel de la région », précise-t-elle dans un communiqué. Les forces israéliennes ont déjà établi ce qu’elles nomment « une zone de défense avancée », plus au sud, à quelques kilomètres de la frontière, après l’entrée en vigueur de la trêve au Liban, le 17 avril. Selon les termes de l’accord de cessez-le-feu, Israël se réserve « le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense ».
D’après le quotidien Haaretz, les soldats ont franchi le fleuve dans le cadre de cette opération.
« Au cours de l’attaque, nous avons pris le contrôle d’objectifs stratégiques, ce qui nous a permis de mettre au jour des infrastructures ennemies, des lance-roquettes et des installations souterraines », dit un officier cité dans le communiqué, parlant de combats « au corps à corps ». En outre, l’armée dit avoir localisé et démantelé « un important réseau souterrain » utilisé par le Hezbollah.
Le Pentagone revoit son évaluation du coût de la guerre à la hausse
Jules Hurst, contrôleur financier du Pentagone, a estimé, mardi, le coût des opérations militaires américaines en Iran à 29 milliards de dollars (24,7 milliards d’euros), lors d’une audition devant la commission des crédits de la Chambre des représentants. Lors d’une autre audition, le 30 avril, il avait avancé le chiffre contesté de 25 milliards de dollars (21 milliards d’euros).
« L’équipe de l’état-major interarmées et celle du contrôleur examinent en permanence cette estimation et nous estimons désormais qu’il est plus proche de 29 milliards. Cela s’explique par la mise à jour des coûts de réparation et de remplacement du matériel, ainsi que par les frais opérationnels généraux liés au maintien des effectifs sur le théâtre des opérations », a-t-il expliqué, selon CNN.
D’après des sources officielles citées par la chaîne et par CBS, le coût réel de la guerre pourrait s’élever à 40 milliards de dollars, voire 50 milliards (34 milliards à 42 milliards d’euros).
Rosa DeLauro, représentante démocrate du Connecticut qui siège à la commission des crédits, a déploré, mardi, « un manque constant de transparence depuis le début de cette guerre ».
Le secrétaire à la défense, Pete Hegseth, est également entendu à propos de la demande sans précédent de l’administration, qui souhaite porter les crédits de défense à 1 500 milliards de dollars pour l’exercice 2027.


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