Ces menaces surviennent après des attaques, vendredi, de l’armée américaine contre deux pétroliers iraniens dans le golfe d’Oman. Par ailleurs, les autorités libanaises ont annoncé, samedi, la mort de neuf personnes, dont une fillette, à cause de bombardements israéliens dans le sud du pays.

Cette photo fournie par la marine américaine et publiée le 8 mai 2026 montre le destroyer USS « Rafael-Peralta » mettant en place un blocus maritime contre le pétrolier battant pavillon iranien « Herby » alors que ce dernier tentait de se diriger vers un port iranien, le 24 avril 2026. - - / AFP Cette photo fournie par la marine américaine et publiée le 8 mai 2026 montre le destroyer USS « Rafael-Peralta » mettant en place un blocus maritime contre le pétrolier battant pavillon iranien « Herby » alors que ce dernier tentait de se diriger vers un port iranien, le 24 avril 2026. - / AFP

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Un incendie à bord d’un navire au large du Qatar à la suite d’un tir de projectile non identifié

Un vraquier a pris feu, dimanche, après avoir été touché par un projectile non identifié au large des côtes du Qatar, dans le golfe Persique, a annoncé l’armée britannique, citée par l’agence de presse AP.

« Un petit incendie s’est déclaré mais a été éteint. Aucune victime n’est à déplorer », a rapporté l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Israël expulse deux militants de la flottille pour Gaza

Les autorités israéliennes ont expulsé deux militants, espagnol et brésilien, qu’elles avaient arrêtés à bord de la flottille pour Gaza, a annoncé le ministère des affaires étrangères.

« Au terme de l’enquête, les deux provocateurs professionnels, Saif Abu Keshek et Thiago Avila, membres de la flottille de provocation, ont été expulsés aujourd’hui d’Israël », a rapporté le ministère israélien sur X, sans préciser vers quel pays les deux hommes ont été expulsés.

L’Espagnol Saif Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila avaient été conduits en Israël pour interrogatoire après l’interception par la marine israélienne de leur bateau dans les eaux internationales, au large de la Grèce, le 30 avril. Quelque 175 autres militants de nombreuses nationalités de la flottille Global Sumud ont, eux, tous été rapidement relâchés en Grèce.

L’Espagne – qui entretient des relations exécrables avec Israël – ainsi que le Brésil et l’ONU avaient appelé à la libération rapide des deux militants.

Le bilan des frappes israéliennes dans le sud du Liban passe à neuf morts

Le ministère de la santé libanais a annoncé la mort d’une neuvième personne dans les frappes israéliennes de samedi. Cette personne est morte dans une attaque sur la ville de Bedias, dans le sud du pays, qui a également fait 13 blessés dont six enfants et deux femmes.

En dépit du cessez-le-feu, les forces israéliennes et le Hezbollah échangent quotidiennement des tirs, principalement dans le sud du Liban, où Israël contrôle une bande d’environ 10 km de profondeur en territoire libanais.

En réponse à « une violation du cessez-le-feu » par Israël, le Hezbollah a dit avoir attaqué deux fois le nord d’Israël avec des drones, visant des rassemblements de soldats. Dans un communiqué, l’armée israélienne a fait état de « plusieurs » drones explosifs envoyés par le Hezbollah et tombés en territoire israélien, précisant faisant état de trois réservistes blessés, dont un grièvement, lors d’une des attaques.

Compte tenu « de la violation de l’accord de cessez-le-feu » par le Hezbollah, l’armée israélienne est « contrainte d’agir avec fermeté », avait déclaré sur X un porte-parole militaire arabophone, Avichay Adraee.

Un député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a mis en garde contre « une nouvelle phase, durant laquelle la résistance [le Hezbollah] n’acceptera pas un retour à la situation d’avant le 2 mars ». Le nouveau conflit au Liban a débuté à cette date, quand le Hezbollah a tiré sur Israël en soutien à l’Iran attaqué par les Etats-Unis et leur allié israélien.

Une rencontre entre le chef de la diplomatie américaine et le premier ministre du Qatar a permis d’échanger sur les « menaces » et la sécurité au Moyen-Orient

Lors d’une rencontre entre le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, et le premier ministre du Qatar, Mohammed Ben Abderrahmane Al Thani, les deux hommes ont évoqué « le soutien américain à la défense du Qatar et l’importance d’une étroite coordination afin de repousser les menaces et de promouvoir la stabilité et la sécurité au Moyen-Orient », a fait savoir la diplomatie américaine, dans un communiqué qui ne mentionne pas nommément la guerre avec l’Iran.

Le premier ministre du Qatar, qui est également ministre des affaires étrangères du petit Etat du Golfe, s’était entretenu vendredi à Washington avec le vice-président, J. D. Vance.

Cet Etat du Golfe a souvent servi d’intermédiaire aux Etats-Unis au Moyen-Orient, notamment avec le Hamas lorsqu’il s’est agi de négocier un cessez-le-feu avec Israël à Gaza. Depuis le début de la guerre avec l’Iran le 28 février, cet allié des Etats-Unis a été la cible de tirs iraniens.

L’Iran menace des sites américains en cas d’attaque contre ses pétroliers, selon des médias iraniens

« Toute attaque contre des pétroliers et navires commerciaux iraniens entraînera une lourde riposte contre l’un des centres américains dans la région ainsi que contre les navires ennemis », a fait savoir le commandant de la marine des gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique, selon la télévision publique IRIB et l’agence ISNA.

Ces menaces surviennent au lendemain d’attaques de l’armée américaine contre deux pétroliers iraniens dans le Golfe d’Oman.

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Le point sur la situation, samedi 9 mai à 22 heures

  • Le Royaume-Uni annonce l’envoi du destroyer HMS Dragon au Moyen-Orient pour préparer une future mission franco-britannique de sécurisation du détroit d’Ormuz.
  • L’Iran a révélé pour la première fois les blessures du nouveau Guide suprême, Mojtaba Khamenei, touché lors des frappes ayant tué son père, et serait blessé « à la rotule et au dos ».
  • Washington sanctionne trois entreprises chinoises accusées d’avoir fourni des images satellites à l’Iran pour cibler des forces américaines, à quelques jours de la visite de Donald Trump à Pékin.
  • La nappe de pétrole au large de l’île iranienne de Kharg s’est « fortement réduite », selon des images satellites, mais son origine reste inconnue. Apparue il y a quelques jours, elle fait craindre une marée noire.
  • L’UE réclame un accès humanitaire urgent au sud du Liban. Des ponts détruits bloquent l’aide pour 55 villages, malgré 100 millions d’euros engagés depuis le début de la guerre.
  • Huit personnes, dont une fillette, sont mortes samedi dans des frappes israéliennes au sud du Liban, dont un ressortissant syrien tué par un drone qui a frappé trois fois de suite.

Israël aurait installé une base secrète en Irak pour frapper l’Iran, selon le « Wall Street Journal »

Israël a installé une base militaire secrète dans le désert irakien afin de soutenir sa campagne aérienne contre l’Iran, avec l’accord des États-Unis, rapporte le Wall Street Journal, samedi, citant plusieurs sources dont des responsables américains.

Cette installation, mise en place peu avant le début de la guerre, servait de centre logistique pour l’armée de l’air israélienne et abritait des forces spéciales ainsi que des équipes de recherche et de secours destinées à intervenir en cas de crash d’avions israéliens, selon ces sources.

Toujours selon le journal, la base a failli être découverte début mars après qu’un berger eut signalé des activités militaires inhabituelles, notamment des vols d’hélicoptères. Des troupes irakiennes envoyées sur place auraient alors été prises pour cible par des frappes israéliennes visant à protéger l’installation.

Les autorités irakiennes avaient à l’époque dénoncé une attaque ayant tué un soldat irakien et blessé deux autres. Bagdad avait ensuite saisi l’ONU en attribuant l’opération à des « forces étrangères » et aux États-Unis, bien qu’une source citée par le journal affirme que Washington n’était pas impliqué dans l’attaque.

Le Wall Street Journal affirme également que cette base a permis à Israël de rapprocher ses moyens militaires du théâtre d’opérations iranien pendant une campagne aérienne ayant duré cinq semaines et impliqué des milliers de frappes contre des cibles en Iran.

Des responsables israéliens ont fait allusion à des opérations secrètes : au début du mois de mars, le chef de l’armée de l’air israélienne, Tomer Bar – dont le mandant s’est terminé à la tête de l’aviation au début du mois –, a envoyé un message à ses troupes, affirmant que « Ces jours-ci, des combattants d’unités spéciales de l’armée de l’air mènent des missions spéciales qui pourraient enflammer l’imagination ».

Le Liban fait état de huit morts dans des frappes israéliennes dans le sud du pays

Les autorités libanaises ont annoncé samedi la mort de huit personnes, dont une fillette, dans de nouvelles frappes israéliennes sur le sud du Liban. Plus tôt, l’armée israélienne avait appelé neuf localités du sud à évacuer en prévision de frappes, malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril, qu’Israël et le Hezbollah pro-iranien s’accusent de violer.

Selon l’agence de presse officielle libanaise ANI, des avions de guerre israéliens ont frappé plusieurs zones mentionnées dans l’avertissement, dont la ville de Zrariyé. Mais des bombardements aériens et des tirs d’artillerie ont aussi, selon elle, touché des secteurs du sud hors ordre d’évacuation.

A Saksakiyé, le ministère de la santé a fait état de sept morts, dont une fillette, et de 15 blessés, dont trois enfants. L’armée israélienne dit y avoir visé des « terroristes du Hezbollah » et avoir « pris, avant la frappe, des mesures pour minimiser autant que possible le tort causé aux civils ».

A Nabatiyé, hors des zones d’évacuation, un drone israélien a attaqué une moto. Le « ressortissant syrien et sa fille de 12 ans » visés ont « réussi à s’éloigner du lieu de la première frappe », mais « le drone a attaqué une deuxième fois » tuant le père, puis une troisième, ciblant la fillette, qui subit actuellement une intervention chirurgicale, a précisé le ministère libanais.

L’UE réclame un accès humanitaire urgent au sud, entravé par les frappes israéliennes et les combats avec le Hezbollah

Lors d’une visite à Beyrouth, samedi, Hadja Lahbib, la responsable de l’UE pour les situations de crise humanitaire, a réclamé un meilleur accès humanitaire dans le sud du Liban.

« L’aide humanitaire est prête, mais trop souvent elle ne peut atteindre ceux qui en ont le plus besoin », a déclaré Mme Lahbib lors d’une conférence de presse, au deuxième jour de sa visite au Liban. « Au sud du fleuve Litani, l’accès reste fortement limité en raison des ordres d’évacuation et des activités militaires israéliennes. Cela concerne notamment 55 villages situés en dessous de la soi-disant ligne jaune », a affirmé Mme Lahbib, en référence à la ligne qui délimite la « zone de sécurité » établie par Israël.

Elle a souligné que des infrastructures clés, notamment des ponts sur le Litani, avaient été détruites, « ce qui implique des trajets plus longs et des personnes qui attendent des jours et des jours pour recevoir de l’aide ». « Nous avons besoin d’un accès humanitaire dans le plein respect du droit international humanitaire. L’aide ne peut pas sauver des vies si elle n’atteint pas les populations », a-t-elle ajouté.

Selon la responsable, l’Union européenne a annoncé, depuis le début de la guerre le 2 mars, environ 100 millions d’euros d’aide humanitaire pour le Liban.

Les opérations israéliennes au Liban ont fait 2 750 morts depuis, selon le dernier bilan officiel, et plus d’un million de déplacés. « Des hôpitaux et des ambulances ciblés, et des journalistes attaqués simplement pour avoir fait leur travail - rien ne peut justifier cela. Le droit international humanitaire doit être respecté », a encore lancé Mme Lahbib.

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Sept morts dans une frappe israélienne vendredi, dans le sud du Liban

Selon le ministère de la santé libanais, une frappe israélienne dans le sud du pays a fait au moins sept morts, vendredi, lors d’une attaque survenue pendant le cessez-le-feu. Dans un communiqué, le ministère a déclaré que « le raid de l’ennemi israélien contre la ville de Saksakiyé, dans le district de Saïda, a fait un bilan initial de sept martyrs, dont une fillette, et 15 blessés, dont trois enfants ».

Marée noire au large de l’île de Kharg : la nappe de pétrole se réduit, selon le Ceobs

La nappe de pétrole apparue il y a quelques jours au large de l’île iranienne de Kharg, faisant craindre une marée noire, s’est « fortement réduite », a constaté samedi l’Observatoire des conflits et de l’environnement (Ceobs), une organisation non gouvernementale basée au Royaume-Uni, se basant sur l’analyse d’images satellitaires.

Ces derniers jours, des images satellites semblaient montrer une marée noire en expansion, dont on ignorait la cause, au large de l’île, principal terminal pétrolier iranien, par lequel transite en temps normal 90 % du brut de la République islamique. Les images du satellite Copernicus de samedi semblent montrer que la nappe s’est « fortement réduite » par rapport aux premiers clichés pris mercredi, a affirmé le Ceobs.

« La cause et l’origine de la nappe demeurent inconnues et ne peuvent pas être déterminées de manière concluante à partir des seules images disponibles », a ajouté le Ceobs, alors que des médias américains ont évoqué la possibilité de fuites dans les infrastructures pétrolières iraniennes.

« Bien que les infrastructures offshore de la région puissent constituer une source potentielle, nous ne sommes pas en mesure d’identifier un point d’origine définitif ni d’attribuer la marée noire à une cause spécifique à ce stade », a déclaré Leon Moreland, du Ceobs.

Certains médias, dont la chaîne américaine Fox News, ont suggéré que les capacités de stockage pétrolier de l’Iran pourraient être sous pression, le blocus naval américain perturbant la capacité du pays à exporter ou stocker du brut.

Moussa Ahmadi, président de la commission de l’énergie du Parlement iranien, a déclaré samedi à l’agence de presse Isna qu’il n’y avait « jusqu’à présent aucun rapport officiel confirmant » qu’une installation pétrolière iranienne fuyait en raison de capacités de stockage saturées. « La production dans les différents champs pétrolifères du pays se poursuit sans relâche et sans le moindre problème », a-t-il assuré.

Auparavant, Jafar Pourkabgani, député représentant la ville côtière de Bouchehr, avait assuré que « les taches observées » autour de l’île de Kharg « sont liées aux rejets de pétrole et d’eaux de ballast des pétroliers, qui ont été déversés en mer par un pétrolier européen au détriment de l’environnement », selon la télévision d’Etat.

La mer Caspienne, nouvelle route des drones entre Moscou et Téhéran, selon le « New York Times »

Selon le New York Times, la mer Caspienne est devenue une voie clé des échanges militaires entre la Russie et l’Iran, notamment pour les drones Shahed et leurs composants.

Le journal décrit un trafic maritime accru entre le port russe d’Olya, dans l’oblast d’Astrakhan, et iranien de Bandar Anzali, utilisé pour transporter des drones, des pièces détachées et d’autres équipements militaires hors de portée des sanctions et de la surveillance occidentale.

L’article souligne que cette coopération autour des drones s’est intensifiée depuis que la Russie utilise massivement les Shahed en Ukraine, tandis que l’Iran cherche à préserver ses capacités militaires face aux pressions américaines et israéliennes.

Le New York Times ajoute que la géographie fermée de la mer Caspienne – accessible uniquement aux cinq États riverains – offre à Moscou et Téhéran une route logistique difficilement accessible aux puissances occidentales.

Bonjour
selon l’organisation Adalah de défense des droits, qui les représente, Israël doit libérer samedi deux militants, l’Espagnol Saif Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila, arrêtés à bord de la « flottille pour Gaza », qui seront remis aux autorités de l’immigration en vue de leur expulsion. Ils « seront remis plus tard dans la journée aux autorités israéliennes de l’immigration et maintenus en détention dans l’attente de leur expulsion », a-t-elle ajouté.

L’Espagnol Saif Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila avaient été conduits en Israël pour interrogatoire la semaine dernière après l’interception par la marine israélienne de leur flottille dans les eaux internationales au large de la Grèce. Adalah a indiqué qu’il suivrait de près l’évolution de la situation pour s’assurer que « la libération de détention ait bien lieu, suivie de l’expulsion d’Israël dans les prochains jours ».

Mardi, un tribunal israélien avait prolongé leur détention des deux hommes jusqu’à dimanche pour permettre à la police de disposer de plus de temps pour les interroger, selon leurs avocats.

Le Hezbollah frappe le nord d’Israël avec un drone après une violation du cessez-le-feu

Le Hezbollah a déclaré samedi avoir visé le nord d’Israël avec un drone en réponse aux attaques israéliennes contre le Liban, qui se poursuivent malgré une trêve.

L’organisation pro-iranienne a affirmé avoir « ciblé un rassemblement de soldats de l’armée ennemie israélienne près de Misgav Am », après une « violation du cessez-le-feu par l’ennemi israélien ».

En Iran, les vies brisées de Manije, Mohammad-Reza et Soroush, morts dans les bombardements

Avant que les bombardements israélo-américains ne débutent, ils vivaient leur vie de retraités ou d’artiste, à différents endroits de Téhéran. Jusqu’à ce qu’ils rencontrent la mort, chez eux. Rongés par l’incertitude, leurs proches à l’étranger et dans le pays racontent leurs derniers échanges avant que le destin ne bascule.

Nouvelle frappe israélienne au sud de Beyrouth, selon un média d’Etat libanais

L’Agence nationale d’information (ANI, média officiel libanais, fait état d’une nouvelle frappe israélienne au sud de Beyrouth samedi, quelques instants après avoir signalé deux frappes sur l’autoroute reliant la capitale au sud du pays.

L’ANI signale que la frappe avait touché le district du Chouf, à environ 20 kilomètres au sud de Beyrouth et non loin du lieu de la précédente frappe sur l’autoroute de Saadiyat.

Ces deux zones sont situées en dehors des bastions traditionnels du Hezbollah pro-iranien toujours en conflit avec Israël malgré un cessez-le-feu.

Washington sanctionne trois entreprises chinoises accusées de fournir des images satellites à l’Iran

A quelques jours d’une visite du président Donald Trump à Pékin pour rencontrer son homologue Xi Jinping, le département d’Etat annonce des sanctions contre trois entreprises chinoises accusées d’avoir fourni des images satellites ayant permis à l’Iran de mener des frappes contre les forces américaines au Moyen-Orient.

Les entreprises visées sont Meentropy Technology (Hangzhou), également connue sous le nom de MizarVision, The Earth Eye et Chang Guang Satellite Technology. Cette dernière avait déjà été sanctionnée en 2023 pour avoir prétendument fourni des images satellites au groupe paramilitaire russe Wagner.

Selon le département d’État américain, ces mesures visent à « tenir les entités chinoises responsables de leur soutien à l’Iran », a déclaré le secrétaire d’État Marco Rubio.

Depuis le lancement des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran fin février, les images satellites chinoises de la zone de conflit se sont multipliées, alimentant les inquiétudes de responsables américains qui craignent qu’elles ne servent d’appui tactique à Téhéran et à d’autres adversaires des États-Unis.

Le département d’État a également sanctionné la branche export du ministère de la défense et de la logistique des forces armées iraniennes.

Israël frappe au sud de Beyrouth malgré le cessez-le-feu avec le Hezbollah, selon l’agence Ani

L’armée israélienne a mené samedi deux frappes au sud de Beyrouth, a rapporté l’agence libanaise de presse ANI, en dépit du cessez-le-feu en vigueur entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, que les deux parties s’accusent mutuellement de violer. « L’ennemi israélien a lancé deux frappes sur l’autoroute de Saadiyat », un lieu situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Beyrouth, en dehors des bastions traditionnels du Hezbollah, a précisé l’ANI.

Un correspondant de l’Agence France-Presse (AFP) a vu deux voitures touchées et des secouristes intervenir sur cet axe routier qui relie Beyrouth au sud du pays.

Le Royaume-Uni envoie le HMS « Dragon » au Moyen-Orient pour sécuriser le détroit d’Ormuz avec la France

Le Royaume-Uni a annoncé samedi l’envoi du destroyer HMS Dragon, actuellement en Méditerranée, en prévision du déploiement d’une future mission internationale de sécurisation du transport maritime dans le détroit d’Ormuz.

« Ce prépositionnement du HMS Dragon s’inscrit dans une planification rigoureuse visant à garantir que le Royaume-Uni soit prêt, au sein d’une coalition multinationale dirigée conjointement par le Royaume-Uni et la France, à sécuriser le détroit, lorsque les conditions le permettront », a déclaré le ministère de la défense britannique.

A la mi-avril, plusieurs pays non directement impliqués dans le conflit déclenché le 28 février par les frappes américano-israéliennes sur l’Iran, se sont dits prêts à mettre en place une « mission neutre » afin de sécuriser le détroit. L’objectif est d’« accompagner et sécuriser les navires marchands qui transiteront dans le Golfe », avait déclaré le président français, Emmanuel Macron. Le premier ministre britannique, Keir Starmer, avait parlé d’une force « pacifique et défensive ». Cette mission a vocation à être complémentaire de celle promue par les Etats-Unis, a précisé le 1er mai le ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, alors que les Etats-Unis ont demandé aux Européens de leur venir en aide pour sécuriser le passage dans le détroit.

Au début d’avril, Donald Trump avait critiqué les porte-avions britanniques. « Les Britanniques ont dit : “nous enverrons nos porte-avions”, qui ne sont d’ailleurs pas les meilleurs porte-avions », a déclaré M. Trump. « Ce sont des jouets comparés à ce que nous avons », a-t-il ajouté. Downing Street a rejeté les affirmations selon lesquelles Londres aurait proposé de déployer des porte-avions au Moyen-Orient.

Un responsable iranien détaille les blessures de Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême

L’Iran a pour la première fois rendu publics les détails des blessures que Mojtaba Khamenei, désormais Guide suprême du pays, a subies lors des frappes aériennes qui ont tué son père au début du conflit.

Mojtaba Khamenei a été légèrement blessé lors de l’attaque visant la résidence du Guide suprême, à la rotule et au dos, après avoir été projeté au sol par une onde de choc. « Les blessures au dos se sont améliorées et la rotule guérira bientôt », a déclaré vendredi Seyyed Mazaher Hosseini, directeur général du protocole du bureau du Guide suprême, en assurant que M. Khamenei était « en parfaite santé ». Il a également rejeté les informations faisant état d’une blessure au front, affirmant qu’il ne s’agissait que « d’une petite fissure derrière l’oreille », invisible sous le turban et déjà soignée. « Il vous parlera au moment opportun », a-t-il ajouté.

Mojtaba Khamenei, bien qu’invisible depuis les frappes de février, joue un rôle « critique » dans l’élaboration de la stratégie de guerre et des pourparlers avec Washington, selon une évaluation des services de renseignement américains rapportée vendredi par CNN. Pour échapper à la surveillance et aux tentatives d’élimination, il aurait banni tout appareil électronique et ne communiquerait que par messagers humains de confiance ou lors de rencontres physiques. Cet isolement volontaire rend la confirmation de sa localisation et de son état de santé réel extrêmement difficile pour la CIA.