Lors d’un échange avec la presse dans le bureau Ovale, le président américain a assuré que ces pourparlers se déroulaient « à la demande » de Téhéran. L’Iran avait déclaré, plus tôt dans la journée, ne pas négocier « avec les Etats-Unis en ce moment ».

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Le président américain, Donald Trump, débarque d’Air Force One sur une base du Maryland, près de Washington, le 2 août 2026. - JACQUELYN MARTIN / AP PHOTO/JACQUELYN MARTIN Le président américain, Donald Trump, débarque d’Air Force One sur une base du Maryland, près de Washington, le 2 août 2026. JACQUELYN MARTIN / AP PHOTO/JACQUELYN MARTIN

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Un cargo se trouvant dans le détroit d’Ormuz frappé par un « projectile inconnu »

Un « projectile inconnu » a frappé un cargo se trouvant dans le détroit d’Ormuz, a alerté l’agence maritime britannique UKMTO, dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d’éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n’a pas été précisé, a signalé à l’UKMTO avoir été « touché par un projectile inconnu », selon le communiqué de l’organisation.

Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d’Al Khasab, de même source.

Le Qatar, l’Egypte et la Turquie condamnent Israël pour ses « violations continues » à Gaza

Le Qatar, l’Egypte et la Turquie, médiateurs de la trêve à Gaza, ont condamné lundi Israël pour ses « violations continues » sur le territoire palestinien, alors qu’une vingtaine de personnes ont été tuées depuis dimanche dans de nouvelles frappes israéliennes, selon l’Agence France-Presse qui cite la défense civile de Gaza et une source sécuritaire.

Ces trois pays ont fermement condamné ce qu’ils ont qualifié de « violations israéliennes continues dans la bande de Gaza, notamment le ciblage d’établissements et d’infrastructures de santé, ainsi que les pertes en vies humaines parmi les civils, y compris les femmes et les enfants ».

Cette situation constitue « une violation flagrante du droit international et du droit international humanitaire », ont-ils ajouté dans une déclaration conjointe.

Donald Trump accuse les entreprises pétrolières de « faire trop d’argent »

Le président américain, Donald Trump, s’en est vivement pris aux grandes entreprises pétrolières américaines, qu’il a accusées de « faire trop d’argent » et auxquelles il a réclamé des baisses de prix. « Cela ne me plaît pas. Ils sont en train de faire trop d’argent. En profitant des pénuries, ils se font trop d’argent », a déclaré M. Trump de la Maison Blanche.

Assurant être « un ardent défenseur de la libre entreprise », le président américain a cité ExxonMobil et Chevron comme étant parmi ceux qui avaient le plus profité des conséquences de la guerre au Moyen-Orient. « Lorsque vous voyez qu’une entreprise a multiplié par douze fois ce qu’elle générait l’année précédente, elle se doit d’en redonner une partie au public », a-t-il insisté. Les géants pétroliers « ont tout intérêt à baisser les prix à la pompe », a-t-il aussi dit, ce qu’il avait déjà fait savoir un peu plus tôt aujourd’hui dans une publication sur son réseau, Truth Social.

Bonjour Juan,

Les prix du pétrole ont nettement reculé sous l’effet de l’annonce par Donald Trump d’une reprise des négociations avec l’Iran, une information néanmoins démentie par Téhéran.

« Le marché semble miser sur un accord-cadre similaire à celui conclu le 17 juin », qui ouvrirait la voie à une reprise des flux pétroliers au Moyen-Orient, commente un analyste de Mizuho Americas, auprès de l’Agence France-Presse (AFP). Après la signature, le flux du transport maritime dans la région avait alors connu une embellie. Jusqu’à la reprise des hostilités, en juillet, qui avait provoqué une rechute de la navigation dans le détroit d’Ormuz, essentiel pour le commerce mondial d’hydrocarbures.

Pour autant, « ce ne sont pas uniquement les nouveaux espoirs de négociations qui expliquent la baisse des cours », estime, de son côté, l’analyste en chef des matières premières de SEB, interrogé par l’AFP. « Le pétrole brut continue de circuler via le détroit d’Ormuz », souligne-t-il. Il met toutefois en garde contre un excès d’optimisme « mal placé ». Une éventuelle nouvelle vague d’attaques iraniennes « mettra fin à ce regain d’optimisme et à la baisse des prix du pétrole », estime-t-il.

Le point sur la situation, lundi 3 août à 21 heures

  • Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis discutaient « en ce moment même » avec l’Iran. Le président américain a assuré que ces pourparlers se déroulaient « à la demande » de Téhéran et qu’ils portent en particulier sur une réouverture du détroit d’Ormuz, possible, selon lui, « dès demain ».
  • Ce matin, l’Iran avait affirmé ne pas négocier avec les Etats-Unis en ce moment. « Nous négocions avec Oman pour sécuriser un passage dans le détroit d’Ormuz », a affirmé le porte-parole de la diplomatie iranienne. Selon Téhéran, les discussions avec le sultanat d’Oman progressaient au sujet de la sécurisation du trafic maritime dans le détroit.
  • Donald Trump a également averti que le blocus naval contre l’Iran ne serait levé qu’en cas d’« accord » ou de « capitulation totale ».
  • Six pétroliers géants battant pavillon saoudien ont changé de cap ces derniers jours dans le golfe d’Aden pour rejoindre l’Afrique australe, après des menaces des rebelles houthistes du Yémen de cibler le transport maritime saoudien.
  • Le ministre des affaires étrangères pakistanais s’est entretenu avec son homologue iranien et l’a invité « à se rendre au Pakistan dès que possible ».
  • Dans le sud du Liban, l’Agence nationale de l’information rapporte que l’armée israélienne aurait largué des bombes au phosphore sur la localité de Yaroun et la ville de Bint Jbeil, provoquant des incendies dans des oliveraies et des pinèdes. Selon le quotidien libanais L’Orient-Le Jour, plus de 120 hectares ont été ravagés à Yaroun.

Sur Le Monde aujourd’hui

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Donald Trump affirme que des discussions ont lieu « en ce moment même » avec l’Iran

Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis discutaient « en ce moment même » avec l’Iran, qui a démenti il y a quelques heures la tenue de discussions.

Le président américain, pendant un échange avec des journalistes dans le bureau Ovale, a assuré que ces pourparlers se déroulaient « à la demande » de Téhéran et avec le « soutien » de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis ainsi que du Qatar. « C’est la dernière chance qu’ont les Iraniens de signer un bon document », a-t-il déclaré. Selon Donald Trump, ces discussions portent en particulier sur une réouverture, possible selon lui « dès demain », du détroit d’Ormuz.

Donald Trump a également affirmé qu’il comptait empêcher les Iraniens d’installer un péage dans le détroit d’Ormuz, rapportent le Guardian et Al-Jazira : « Cela doit être [gratuit], je ne vais pas les laisser faire payer. Si quelqu’un doit faire payer, ce sera nous ; c’est nous qui… avons le contrôle total. Nous avons ce qu’on appelle un blocus… Non, non, il n’y aura pas de paiement. Il n’est absolument pas question de faire payer. »

Le trafic est resté limité dans le détroit d’Ormuz, dimanche, selon Kpler

Trente navires transportant des matières premières ont emprunté, dimanche, le détroit de Bab Al-Mandab, tandis que le trafic est resté limité dans le détroit d’Ormuz, avec seulement neuf navires en transit, selon des données de la société d’analyse maritime Kpler communiquées sur le réseau social X. Sur ces neuf navires, deux sont sous sanction et deux sont membres d’une flotte fantôme, complète Kpler.

L’Iran, qui souhaite conserver le contrôle de ce passage maritime stratégique, a déclaré être proche d’un accord avec Oman en vue de rouvrir cette voie cruciale pour le commerce mondial d’hydrocarbures. Pour l’heure, le sultanat omanais, qui avait déclenché la colère de Téhéran en juin en ouvrant une route alternative dans le détroit, n’a pas fait de déclaration. De son côté, Donald Trump a affirmé, en fin d’après-midi, que le détroit « est déjà entièrement contrôlé par la marine américaine ».

Donald Trump exhorte les compagnies pétrolières à baisser les prix de l’essence

Le président américain a ‌de nouveau appelé les compagnies pétrolières à baisser les prix de l’essence pour les consommateurs américains. Il a également reproché au PDG de Chevron, Mike Wirth, de ne pas avoir ​salué les efforts de son administration pour ‌aider le secteur pétrolier.

« La seule chose qu’il a commodément oublié de mentionner, c’est que sans le génie, la clairvoyance, la force et la stabilité de l’Administration TRUMP, ⁠l’industrie pétrolière, ‌et notre pays lui-même, seraient MORTS ! », a écrit Donald Trump sur Truth Social. « A titre d’exemple, ils ont expulsé Mike et Chevron du Venezuela, mais maintenant, ils sont de ‌retour, bien plus grands et plus ‌forts que jamais, et s’attendent à faire ⁠fortune ! » « Cela vaut ‌également pour les autres compagnies pétrolières… et faites BAISSER vos prix de ‌détail à la consommation !, MAINTENANT ! », ​poursuit le président américain.

La hausse des prix de l’essence et les inquiétudes liées au coût ‌de la vie constituent un risque politique pour le parti républicain et Donald Trump à l’approche des élections de mi-mandat, en novembre. Les résultats publiés la semaine dernière par Exxon Mobil, Chevron, Valero Energy et Marathon Petroleum ont mis en évidence le bénéfice tiré par les compagnies pétrolières américaines de la hausse des prix du brut et des marges de raffinage après ‌le conflit avec l’Iran.

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Le ministre des affaires étrangères pakistanais invite son homologue iranien à se rendre au Pakistan dès que possible

Le ministre des affaires étrangères pakistanais, Ishaq Dar, s’est entretenu un peu plus tôt, aujourd’hui, avec le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi. Selon le ministère pakistanais, qui a publié un court communiqué sur le réseau social X, les deux hommes « ont échangé leurs points de vue sur les développements régionaux et internationaux ». Ishaq Dar a également « invité le ministre Araghtchi à se rendre au Pakistan dès que possible », sans cependant donner plus de détails.

Plus tôt, le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, Esmaeil Baghaei, avait pourtant annoncé qu’Abbas Araghtchi partait aujourd’hui en pèlerinage de l’Arbaïn, l’une des plus importantes commémorations chiites au monde, qui rassemble chaque année des centaines de milliers de fidèles. Un déplacement « personnel », selon les mots du porte-parole.

Donald Trump dit que l’Iran a le choix entre un « accord » ou une « capitulation totale »

Donald Trump a affirmé, lundi dans un post sur Truth Social, que « rien ne rentre en Iran », sans un aval américain, en raison du blocus mis en place, et que « rien ne rentrera sans un accord ou une capitulation totale ».

Le président américain s’en est pris au leadership iranien qu’il qualifie d’une « duplicité incroyable ». « Ils demandent une rencontre – certains diraient qu’ils “supplient” pour l’obtenir ; les pourparlers commencent, d’autres sont prévus dans un avenir immédiat, et pourtant ils affirment, ouvertement et fièrement, qu’ils ne mènent aucune discussion, qu’il n’est question de rien, et qu’ils traitent uniquement avec “Oman” », écrit Donald Trump. Cette sortie survient quelques heures après que l’Iran a affirmé ne pas négocier « avec les Etats-Unis en ce moment », alors que les négociations entre les deux pays restent au point mort.

Alors que les Iraniens avaient également déclaré être en train de négocier « avec Oman pour sécuriser un passage dans le détroit d’Ormuz », le président américain affirme, de son côté, que le détroit d’Ormuz « est déjà entièrement contrôlé par la marine américaine ».

Il conclut son message en revenant au nucléaire qu’il considère comme la source de tous les maux : « Que l’Iran veuille l’admettre ou non, nous parlons en réalité de résoudre un problème qu’il a lui-même engendré au fil des décennies. C’est très simple : L’IRAN N’AURA JAMAIS L’ARME NUCLÉAIRE ! »

L’armée américaine affirme avoir aidé plus de 1 000 navires à traverser le détroit d’Ormuz depuis le mois de mai

Plus de 1 000 navires ont pu traverser le détroit d’Ormuz grâce à l’aide de l’armée américaine, a assuré le commandement de l’armée américaine au Moyen-Orient (CentCom), à Al-Jazira, sans cependant donner plus de détails.

Ce chiffre avait déjà été donné il y a quelques jours, sur le réseau social X, par le CentCom, qui affirmait également qu’environ 500 millions de barils de pétrole brut avaient pu passer dans cette voie maritime stratégique.

Plus tôt, aujourd’hui, le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien a affirmé que Téhéran ne menait « actuellement » aucune négociation avec Washington, les seules discussions en cours portant sur Oman, au sujet de la sécurisation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. « Nous ne négocions pas avec les Etats-Unis en ce moment. Nous négocions avec Oman pour sécuriser un passage dans le détroit d’Ormuz », a-t-il affirmé.

Six pétroliers saoudiens contournent le détroit de Bab Al-Mandab face aux menaces houthistes

Six pétroliers géants battant pavillon saoudien ont changé de cap ces derniers jours dans le golfe d’Aden pour rejoindre l’Afrique australe, après des menaces des rebelles houthistes yéménites de cibler le transport maritime saoudien, selon des données de suivi consultées lundi par Reuters.

Les navires, vides de cargaison, naviguaient en formation vers le cap de Bonne-Espérance plutôt que d’emprunter le détroit de Bab Al-Mandab, qui sépare la péninsule Arabique de l’Afrique.

Les houthistes, alignés sur l’Iran, avaient déclaré le 20 juillet un blocus maritime contre l’Arabie saoudite, ouvrant un nouveau front dans la guerre avec l’Iran. Leurs attaques récentes contre des navires saoudiens ont conduit le marché londonien de l’assurance maritime à élargir sa zone « à haut risque » en mer Rouge la semaine dernière.

Les chenaux du détroit d’Ormuz, au cœur des négociations entre l’Iran et Oman

Les côtes iraniennes et omanaises donnent toutes deux sur le stratégique détroit d’Ormuz, devenu l’un des principaux enjeux de la guerre au Moyen-Orient depuis que Téhéran a décidé de verrouiller le passage, en représailles à l’offensive américano-israélienne fin février.

L’Iran, qui souhaite conserver le contrôle de ce passage maritime stratégique, a déclaré être proche d’un accord avec Oman pour rouvrir cette voie cruciale pour le commerce mondial d’hydrocarbures. Pour l’heure, le sultanat omanais, qui avait déclenché la colère de Téhéran en juin en ouvrant une route alternative dans le détroit, n’a pas fait de déclaration.

Le point de la situation, lundi 3 août, en début d’après-midi

  • Les négociations entre les Etats-Unis et l’Iran restent au point mort. Alors que Donald Trump avait annoncé dimanche un nouveau round de discussions visant la réouverture du détroit d’Ormuz et la dénucléarisation de l’Iran, la diplomatie iranienne a démenti lundi au matin tout rapprochement avec Washington.
  • « Nous ne négocions pas avec les Etats-Unis en ce moment. Nous négocions avec Oman pour sécuriser un passage dans le détroit d’Ormuz », a affirmé le porte-parole de la diplomatie iranienne. Selon Téhéran, les discussions avec le sultanat d’Oman progressent au sujet de la sécurisation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
  • Au lieu de rencontrer son homologue américain, le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, serait parti effectuer le pèlerinage de l’Arbaïn, l’une des plus importantes commémorations chiites au monde, selon son porte-parole.
  • Dans le sud du Liban, l’Agence nationale de l’information rapporte que l’armée israélienne aurait largué des bombes au phosphore sur la localité de Yaroun et la ville de Bint Jbeil, provoquant des incendies dans des oliveraies et des pinèdes. Selon le quotidien libanais L’Orient-Le Jour, plus de 120 hectares ont été ravagés à Yaroun.

Des bombes au phosphore israéliennes visent des villages du sud du LIban, selon l’Agence nationale de l’information libanaise

L’Agence nationale de l’information (NNA) libanaise rapporte lundi que l’armée israélienne a largué pendant la nuit des bombes au phosphore sur la localité de Yaroun (📍) et la ville de Bint Jbeil (📍), provoquant des incendies dans des oliveraies et des pinèdes. Selon le quotidien libanais L’Orient-Le Jour, plus de 120 hectares ont été ravagés à Yaroun.

L’armée israélienne n’a pas encore confirmé ni infirmé avoir frappé ces deux localités, ni répondu aux accusations d’utilisation de bombes au phosphore.

Dans un communiqué cité par L’Orient-Le Jour, la municipalité de Yaroun a mis directement en cause l’armée israélienne, affirmant transmettre des photographies des dégâts aux Nations unies ainsi qu’aux pays qui, selon elle, « prétendent être attachés à la liberté et à la démocratie tout en soutenant [Israël] ».

Ce n’est pas la première fois qu’Israël est accusé d’utiliser du phosphore blanc dans le sud du Liban contre des zones habitées : au début de mars, l’ONG Human Rights Watch avait dénoncé l’utilisation illégale de munitions au phosphore blanc lors d’un tir d’artillerie sur la localité de Yohmor, quelques jours après le déclenchement de l’offensive israélienne contre le Hezbollah. Le droit international humanitaire encadre strictement l’utilisation du phosphore blanc en raison de ses propriétés incendiaires.

« L’incertitude est presque pire que la guerre » : à Dubaï, le cœur financier du Moyen-Orient, la crainte d’un conflit qui s’enlise

Par Lucie Robequain

Les embouteillages ont repris à Dubaï, et tout le monde s’en réjouit. Le métro est bondé aux heures de pointe. Impossible de se garer dans le centre financier : des Arabes en gandoura – la tunique traditionnelle – s’affairent aux côtés de sikhs coiffés d’un turban et d’Européens cravatés, dans un cosmopolitisme plus frappant qu’à Singapour ou à New York. Des alertes stridentes sonnent parfois sur les téléphones, comme ce vendredi 26 juin, pour prévenir d’une « menace de missile » et inviter chacun à se mettre à l’abri. « Les banquiers pensaient vivre en Suisse, ils se retrouvent à Tel-Aviv ! », résume un financier qui, comme la plupart des personnes interrogées par Le Monde, doit garder l’anonymat sous peine de sanction de la part du régime.

Bonjour bis repeatita et Marokanar,

En effet, le feuilleton commence à prendre des allures de jour sans fin. Au début de juin, le média américain CNN avait recensé, de manière non exhaustive, au moins 38 occasions depuis la fin de mars où Donald Trump avait affirmé qu’un accord avec l’Iran était imminent. Depuis, un protocole d’accord a bien été signé à la mi-juin entre les deux pays, puis mis en péril à plusieurs reprises par des échanges de frappes aériennes entre les deux belligérants. Le président américain a même jugé cet accord caduc, au début de juillet, lors d’un sommet de l’OTAN, annonçant : « Pour moi, il est fini. »

Pour être honnête, il est difficile de dire avec certitude combien de fois des annonces contradictoires entre les diplomaties de Washington et de Téhéran se sont produites depuis la recrudescence des tensions, en février. Deux choses sont toutefois certaines : le protocole d’accord signé le 17 juin est très fragile et les revirements du président américain n’ont pas réussi à infléchir la position de l’Iran.

L’Iran accuse à nouveau les Etats-Unis d’avoir violé l’accord de fin de guerre signé en juin

Le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien a de nouveau accusé les Etats-Unis d’avoir violé le protocole d’accord sur la fin de la guerre, signé en juin. Selon lui, les articles 4 et 5 de ce texte (que vous pouvez retrouver ici) prévoyaient que Téhéran disposait de trente jours pour ramener le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz à son niveau d’avant-guerre.

« L’Iran s’acquittait sérieusement de cette tâche », a-t-il affirmé, mais Washington n’a « même pas laissé s’écouler ces trente jours », lançant de vastes attaques, ce qui, selon Esmaeil Baghaei, a violé l’ensemble des engagements américains et rétabli le blocus naval.

Le ministre des affaires étrangères iranien part en pèlerinage, pas en négociations, selon son porte-parole

Interrogé sur les allégations d’une négociation entre l’Iran et les Etats-Unis prévue lundi, le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, Esmaeil Baghaei, a répondu que le ministre des affaires étrangères, Abbas Araghtchi, partait le jour même en pèlerinage de l’Arbaïn, l’une des plus importantes commémorations chiites au monde, qui rassemble chaque année des centaines de milliers de fidèles. Ce déplacement est « personnel », selon les mots du porte-parole.

« Tous les négociateurs iraniens se trouvent en Iran », a également déclaré le porte-parole de la diplomatie de la République islamique.