Donald Trump a menacé samedi huit pays, dont la France, de droits de douane de 10 % sur toutes les marchandises expédiées aux Etats-Unis à compter du 1ᵉʳ février 2026, tant que ces pays s’opposent à l’annexion du territoire autonome danois par les Etats-Unis.

Live animé par Allison Ferrera (service photo) et Louise Vallée

Emmanuel Macron et Donald Trump, lors de la 80e assemblée générale des Nations Unies, à New York, le 23 septembre 2025. - ALEXANDER DRAGO/REUTERS Emmanuel Macron et Donald Trump, lors de la 80e assemblée générale des Nations Unies, à New York, le 23 septembre 2025. ALEXANDER DRAGO/REUTERS

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« C’est du chantage » : plusieurs ministres européens s’irritent après la menace de Donald Trump de surtaxes douanières

« C’est du chantage. Ce qu’il [Donal Trump] fait en ce moment est du chantage », a asséné David van Weel, le ministre des affaires étrangères néerlandais, dans l’émission télévisée WNL Op Zondag, tandis que son homologue irlandaise Helen McEntee a évoqué des menaces « totalement inacceptables et profondément regrettables ».

« Compte tenu du contexte, nous estimons que cette polémique sur les tarifs douaniers est une erreur. Nous pensons qu’elle est profondément inutile et contre-productive », a déclaré de son côté la ministre britannique de la culture, Lisa Nandy, à la BBC.

Comme leurs ministres, les chefs de gouvernement et d’Etat de plusieurs pays européens avaient déjà vivement critiqué les menaces proférées par Donald Trump d’imposer des droits de douane supplémentaires aux pays européens tant qu’ils s’opposeront à son annexion du Groenland. « L’Europe restera unie, coordonnée et déterminée à défendre sa souveraineté », ont affirmé samedi dans une déclaration commune le président du Conseil européen, Antonio Costa, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

A quoi correspond l’instrument anticoercition de l’Union européenne ?

Emmanuel Macron a annoncé dimanche qu’il demanderait « l’activation de l’instrument anticoercition » de l’Union européenne en cas de nouveaux droits de douane américains. Mais à quoi ce mécanisme correspond-il ?

Adopté en octobre 2023 au Parlement européen, cet outil juridique permet à l’Union européenne (UE) de se défendre contre des pressions économiques jugées illégitimes. Lorsqu’un pays tiers tente d’influencer une décision européenne par le biais de mesures économiques hostiles – avec des surtaxes douanières, comme le font les Etats-Unis actuellement ou des restrictions à l’investissement, des intimidations commerciales – l’UE a les moyens de riposter. Ou au moins de dissuader en agitant ce mécanisme comme une menace puissante pour exister dans la négociation.

Dans ce contexte, la législation prévoit une procédure très séquencée qui doit donner toutes ses chances à la négociation – avec le pays tiers, mais aussi avec ses partenaires internationaux, et les Etats membres européens – et permettre de désamorcer la crise.

Si, malgré tout, la Commission européenne et le pays tiers ne parvenaient pas à s’entendre, alors, « en dernier recours », des sanctions pourraient être prises. Mais elles devraient être « proportionnées » – et ne pas dépasser les dommages subis par le pays victime de « coercition économique » – et « dans l’intérêt de l’UE ».

Ce dispositif offre ainsi une marge de manœuvre bien plus large que les seules taxes douanières et permet de cibler les produits importés, mais aussi les services, les investissements, l’accès aux marchés publics. Il ouvre la porte à des mesures, telles que l’exclusion d’entreprises étrangères des appels d’offres européens ou la suspension partielle de la protection des droits de propriété intellectuelle.

La ministre déléguée aux armées française estime que les menaces de Donald Trump constituent une forme de « guerre économique »

Les menaces de Donald Trump d’imposer de nouveaux droits de douane aux pays s’opposant à une annexion du Groenland par les Etats-Unis constituent « une forme de guerre économique », a dénoncé la ministre déléguée aux armées française, Alice Rufo.

« On entre dans un domaine qui relève de la coercition de la part des Etats-Unis, c’est-à-dire au fond la volonté d’imposer une politique par de la rétorsion économique très violente…), c’est une forme de guerre économique », a déploré la ministre sur la chaîne France 3.

Pour Alice Rufo, « c’est un peu absurde », car « c’est une manière de punir des alliés qui veulent au fond faire ce que les Etats-Unis veulent, c’est-à-dire plus s’engager dans l’Arctique ».

Samedi, le président américain a menacé plusieurs pays européens ayant envoyé des militaires au Groenland de nouveaux droits de douane si le territoire n’est pas « intégralement vendu » aux Etats-Unis. Selon la ministre française, il s’agit d’« une mission de reconnaissance en vue d’un exercice qui est fait avec le Danemark comme nation-cadre. Nous, on remet les choses à leur place ». « Un pays nous appelle pour dire on veut faire un exercice pour démontrer qu’on défend notre souveraineté sur ce territoire, on répond présents », a-t-elle justifié.

La France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège, rejointes par les Pays-Bas, la Finlande, la Slovénie et le Royaume-Uni, ont dépêché cette semaine des personnels pour préparer l’exercice danois « Arctic Endurance » organisé avec des alliés de l’OTAN.

Face aux menaces du président américain, « l’Europe n’est pas désarmée (…) ni diplomatiquement, ni économiquement, ni commercialement », selon Alice Rufo. « On a des armes, on a des instruments. Il faudra voir comment on les utilise, mais ça doit se faire de manière unie et cohérente. » « On va construire cette réponse. Il faut revenir à des bases raisonnables », a-t-elle affirmé alors qu’une réunion d’urgence des ambassadeurs des pays de l’UE est prévue dimanche après-midi à Bruxelles.

Giorgia Meloni estime qu’imposer de nouvelles sanctions douanières aux Européens serait « une erreur »

La première ministre italienne, Giorgia Meloni, à Rome, le 9 janvier 2026. La première ministre italienne, Giorgia Meloni, à Rome, le 9 janvier 2026.

La première ministre italienne, Giorgia Meloni, a qualifié dimanche d’« erreur » la menace de surtaxes douanières brandie par Donald Trump contre plusieurs pays européens s’opposant à ses velléités de s’emparer du Groenland, ajoutant qu’elle lui avait fait part de son point de vue.

« Je pense qu’imposer de nouvelles sanctions aujourd’hui serait une erreur », a déclaré la dirigeante venue de la matrice néofasciste aux journalistes lors d’un déplacément en Corée du sud ajoutant : « J’ai parlé à Donald Trump il y a quelques heures et je lui ai dit ce que je pense. »

Depuis Séoul, Mme Meloni, considérée comme une alliée en Europe de M. Trump, a ajouté qu’il y avait « un problème de compréhension et de communication » entre l’Europe et les États-Unis concernant le Groenland. Selon elle, il appartient à l’OTAN de jouer un rôle actif dans cette crise grandissante.

« L’OTAN est l’instance où nous devons nous efforcer d’organiser ensemble des moyens de dissuasion contre toute ingérence hostile sur un territoire clairement stratégique, et je pense que le fait que l’OTAN ait commencé à travailler sur ce sujet est une bonne initiative », a-t-elle dit à la presse.

Emmanuel Macron demandera « l’activation de l’instrument anticoercition » de l’UE en cas de nouveaux droits de douane américains, affirme son entourage

Le président français, Emmanuel Macron, qui sera « toute la journée en contact avec ses homologues européens », va demander « l’activation de l’instrument anticoercition » de l’Union européenne (UE) si les menaces de surtaxes douanières brandies par Donald Trump sont mises à exécution, a fait savoir dimanche son entourage, cité par l’Agence France-Presse (AFP).

Cet outil, dont la mise en œuvre requiert la majorité qualifiée des pays de l’UE, permet, entre autres, le gel de l’accès aux marchés publics européens ou le blocage de certains investissements.

Par ailleurs, les menaces commerciales américaines « posent la question de la validité de l’accord » sur les tarifs douaniers conclu entre l’Union européenne et les Etats-Unis en juillet, a relevé un proche du président français.

Sur Le Monde aujourd’hui

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Le lobby européen des entreprises de machines-outils et des équipementiers appelle la Commission européenne à utiliser son outil anticoercition

Le VDMA, lobby européen des entreprises de machines-outils et des équipementiers, a appelé la Commission européenne à envisager d’utiliser son « instrument anticoercition » contre ‍la menace de Donald Trump ​d’imposer de nouveaux droits de douane contre plusieurs pays européens tant qu’ils s’opposeront à son annexion du Groenland.

Cet instrument permet à l’Union ⁠européenne (UE) de conduire des représailles contre des pays tiers qui utilisent la pression économique sur des membres ​de l’UE pour influer sur leurs politiques. Outil ‍de dissuasion, il peut être utilisé en dernier recours pour lancer des ​contre-mesures, notamment un ‍large éventail de restrictions liées au commerce, aux ​investissements et au financement.

« Si l’UE cède sur ce point, elle ne fera qu’encourager le président américain à formuler une nouvelle exigence absurde et à menacer d’imposer de nouveaux droits de douane », a écrit Bertram Kawlath, son président, dans un communiqué publié dimanche.

La Slovénie décide d’envoyer deux officiers des forces armées au Groenland pour participer à l’exercice européen

Dans un communiqué de presse, le ministère de la défense slovène, a annoncé l’envoi de deux officiers des forces armées dans le territoire autonome danois pour participer à la planification et à la mise en œuvre de l’exercice militaire international, dirigé par le Royaume du Danemark dans le but de renforcer la sécurité régionale.

« Le ministère de la défense suivra les procédures appropriées pour participer à la planification et à la mise en œuvre de l’exercice », détaille le texte.

Menace de surtaxes douanières : Donald Trump a « beaucoup à y perdre aussi », dit Annie Genevard

Le président américain, qui menace des pays européens, dont la France, de surtaxes douanières face à leur opposition à ses velléités d’annexer le Groenland, « a beaucoup à y perdre aussi », a jugé dimanche la ministre de l’agriculture française, Annie Genevard.

« Dans cette escalade des droits de douane, il a beaucoup à y perdre aussi, y compris ses propres agriculteurs, y compris ses propres industriels », a-t-elle déclaré au « Grand Rendez-vous » Europe 1-Les Echos-CNews, ajoutant qu’une prise de contrôle américaine de l’immense territoire autonome danois est « inacceptable et inimaginable ».

« Cette menace, on verra s’il la met en application », a déclaré Mme Genevard. « L’Union européenne a une force de frappe possible » d’un point de vue commercial, a jugé la ministre, ajoutant que « c’est une réponse qu’il faut manier avec précaution, parce que cette escalade peut être mortifère, mais elle peut être mortifère également pour les Etats-Unis ».

« Il est clair que les Européens ne laisseront pas faire les Etats-Unis », a-t-elle dit, estimant qu’une prise de contrôle américaine de l’immense territoire autonome danois est « inacceptable et inimaginable ».

Le ministre des affaires étrangères danois entame une tournée en Norvège, au Royaule-Uni et en Suède

Le ministre des affaires étrangères danois, Lars Lokke Rasmussen, et la ministre des affaires étrangères du Groenland, Vivian Motzfeldt, lors d’une conférence de presse à l’ambassade du Danemark à Washington, le 14 janvier 2026. Le ministre des affaires étrangères danois, Lars Lokke Rasmussen, et la ministre des affaires étrangères du Groenland, Vivian Motzfeldt, lors d’une conférence de presse à l’ambassade du Danemark à Washington, le 14 janvier 2026.

Le ministre des affaires étrangères danois, Lars Lokke Rasmussen, se rendra dans trois capitales européennes au cours des cinq prochains jours, ont annoncé ses services dimanche matin dans un communiqué. Il sera à Oslo dimanche, à Londres lundi et à Stockholm jeudi, a détaillé la même source.

« Dans un monde turbulent et imprévisible, le Danemark a besoin d’amis et d’alliés proches », a expliqué le ministre, cité dans le communiqué, ajoutant qu’il profiterait de ses visites dans les trois pays pour les « remercier [de leur] soutien indéfectible ». « Nos pays partagent la conviction que le rôle de l’OTAN dans l’Arctique doit être renforcé, et je me réjouis d’en discuter prochainement », a-t-il ajouté.

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« Trump, pas touche au Groenland ! » : de Nuuk à Copenhague, des milliers de manifestants pacifiques mais déterminés

Par Anne-Françoise Hivert, Isabelle Mandraud

Très inhabituelle en cette saison, la petite pluie fine qui s’est abattue sur Nuuk, la capitale du Groenland, n’a pas découragé ses habitants de manifester contre Donald Trump et sa volonté affichée de prendre le contrôle du territoire autonome sous souveraineté danoise. Pacifiques mais déterminés, ils étaient très nombreux, samedi 17 janvier, à s’être rassemblés pour dire « non » au projet trumpien. « La moitié de la ville est là », assurait en regardant la foule la militante pour les droits des peuples autochtones inuits Najannguaq Hegelund. Au même moment au Danemark, des milliers de personnes réunies à Copenhague – 15 000 selon les organisateurs – et dans plusieurs autres grandes villes, à Aalborg, Aarhus et Odense, scandaient le même slogan : « Le Groenland n’est pas à vendre ». Et plus encore : « Trump, pas touche au Groenland ! »

Bonjour à toutes et tous,

Nous reprenons ce live consacré au suivi de la situation au Groenland, territoire autonome danois que Donald Trump veut annexer.

Depuis le dernier point sur la situation publié ici, samedi soir, nous avons notamment publié cet article dont nous vous recommandons la lecture :

Bonsoir,

La délégation bipartisane du Congrès américain en déplacement au Danemark est menée par le sénateur démocrate Chris Coons qui a salué samedi, devant la presse, « 225 années » d’alliance avec le Royaume du Danemark.

Outre Chris Coons, la délégation américaine est composée des sénateurs Dick Durbin, Peter Welch et Jeanne Shaheen du Parti démocrate, ainsi que Thom Tillis et Lisa Murkowski du Parti républicain. La Chambre des représentants est, elle, représentée par les démocrates Steny Hoyer, Gregory Meeks, Madeleine Dean, Sara Jacobs et Sarah McBride.

Au deuxième et dernier jour d’une visite où ces élus américains ont rencontré la première ministre danoise, le chef du gouvernement groenlandais, des chefs d’entreprise et des représentants au Parlement danois, M. Coons a assuré qu’il n’existait « pas de menaces immédiates pesant sur le Groenland ».

Cette visite survient à peine quelques jours après une réunion à Washington où les autorités danoises ont constaté l’impossibilité de s’entendre avec les dirigeants américains sur l’avenir du territoire autonome.

Une ministre du Groenland espère voir « la diplomatie et les alliances » s’imposer

Une des ministres les plus en vue du gouvernement groenlandais, Naaja Nathanielsen, a salué la réaction des pays européens concernés par les nouvelles menaces douanières de Donald Trump en lien avec la question de l’avenir de l’île.

« Je suis stupéfaite de voir les premières réactions des pays visés, a ainsi réagi la ministre des ressources minérales dans un message publié sur LinkedIn. Je suis reconnaissante et remplie d’espoir que la diplomatie et les alliances prévaudront. »

Naaja Nathanielsen, ministre de l'industrie du Groenland, lors d'une conférence de presse au Parlement de Londres, le 13 janvier 2026. Naaja Nathanielsen, ministre de l'industrie du Groenland, lors d'une conférence de presse au Parlement de Londres, le 13 janvier 2026.

Le président finlandais appelle à privilégier « le dialogue et des règles communes »

« La Finlande part du principe que les questions entre alliés doivent être résolues par le dialogue et des règles communes, et non en exerçant des pressions », a réagi le président finlandais, Alexander Stubb, rappelant que « le renforcement de la sécurité arctique en collaboration avec ses alliés est important pour la Finlande », mais aussi l’objectif des actions menées dans le territoire autonome par le Danemark et ses alliés.

« Les pays européens sont unis. Nous soulignons les principes d’intégrité territoriale et de souveraineté », a insisté le dirigeant finlandais sur X, tout en précisant que « le dialogue avec les Etats-Unis se poursuit ». « Les droits de douane nuiraient aux relations transatlantiques et pourraient entraîner une spirale néfaste », conclut-il.

Emmanuel Macron,  Alexander Stubb et Keir Starmer, après le sommet de la coalition des volontaires, à l’Elysée, à Paris, le 6 janvier 2026. Emmanuel Macron, Alexander Stubb et Keir Starmer, après le sommet de la coalition des volontaires, à l’Elysée, à Paris, le 6 janvier 2026.

La délégation américaine en visite à Copenhague appelle à « renoncer aux menaces et à privilégier la diplomatie »

Les sénateurs de la délégation bipartisane américaine en visite à Copenhague ont dénoncé, samedi, les menaces de droits de douane prononcées par Donald Trump, exhortant l’administration « à renoncer aux menaces et à privilégier la diplomatie ».

« Il n’y a ni besoin ni envie de procéder à une acquisition coûteuse ou à une prise de contrôle militaire hostile du Groenland alors que nos alliés danois et groenlandais sont désireux de travailler avec nous sur la sécurité de l’Arctique, les minéraux critiques et d’autres priorités dans le cadre de traités de longue date », écrivent-ils dans un communiqué.

« Poursuivre dans cette voie est mauvais pour l’Amérique, mauvais pour les entreprises américaines et mauvais pour les alliés de l’Amérique. Ce genre de rhétorique aide également des adversaires comme [Vladimir] Poutine et Xi [Jinping], qui souhaitent voir l’OTAN divisée », ajoutent-ils. « Nos alliés méritent mieux, tout comme le peuple américain, qui a clairement exprimé son opposition à cette politique erronée. »

L’UE prévient que les droits de douane « compromettraient les relations transatlantiques et risqueraient d’entraîner une dangereuse spirale vers le bas »

Le président du Conseil européen, Antonio Costa, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ont rappelé samedi que « l’intégrité territoriale et la souveraineté sont des principes fondamentaux du droit international » et essentiels pour l’Europe.

« Des droits de douane affaibliraient les relations transatlantiques et représenteraient un risque de spirale dangereuse vers le bas », ont-ils écrit dans un communiqué commun. « L’Europe restera unie, coordonnée et déterminée à défendre sa souveraineté », ont-ils ajouté.

« L’UE est pleinement solidaire du Danemark et du peuple groenlandais. Le dialogue reste essentiel, et nous sommes déterminés à poursuivre le processus engagé la semaine dernière entre le royaume du Danemark et les Etats-Unis », précisent-ils.

Une réunion extraordinaire des ambassadeurs des vingt-sept pays de l’UE à Bruxelles aura lieu dimanche après-midi.

Keir Starmer qualifie de « totalement déplacées » les menaces tarifaires contre les pays européens et promet d’aborder la question directement avec Washington

« Notre position sur le Groenland est très claire : il fait partie du royaume du Danemark et son avenir relève des Groenlandais et des Danois », a déclaré le premier ministre britannique dans un communiqué. « La sécurité dans l’Arctique est importante pour l’ensemble de l’OTAN et [les] alliés devraient tous redoubler d’efforts pour faire face à la menace que représente la Russie dans différentes parties de l’Arctique », ajoute-t-il.

Dans ce contexte, « il est totalement déplacé d’imposer des droits de douane à des alliés qui œuvrent pour la sécurité collective des membres de l’OTAN », estime Keir Starmer. « Nous allons bien sûr aborder cette question directement avec l’administration américaine », assure-t-il.

Le Danemark se dit « surpris » par l’annonce de menaces tarifaires de Donald Trump

Le ministre des affaires étrangères danois, Lars Lokke Rasmussen, s’est dit, samedi, « surpris » de la menace brandie par le président américain, Donald Trump, contre huit pays européens d’augmenter les droits de douane si le Groenland n’est pas « intégralement vendu » aux Etats-Unis. « L’objectif du renforcement de la présence militaire au Groenland, auquel le président fait référence, est précisément d’accroître la sécurité dans l’Arctique », a-t-il répliqué dans un message à l’Agence France-Presse.

M. Rasmussen a rencontré mercredi, avec la cheffe de la diplomatie groenlandaise, le vice-président américain, J. D. Vance, et le secrétaire d’Etat, Marco Rubio.

Les pays européens décideront « ensemble » et « en temps voulu des mesures appropriées à prendre », assure l’Allemagne

Le gouvernement fédéral allemand a dit avoir « pris note des déclarations du président américain » sur de nouveaux droits de douane pour huit pays européens, et a assuré être « en étroite concertation avec ses partenaires ». « Ensemble, nous déciderons en temps voulu des mesures appropriées à prendre », a-t-il ajouté.

« Les menaces tarifaires sont inacceptables », affirme Emmanuel Macron, qui promet une réponse « unie » des pays européens

« La France est attachée à la souveraineté et à l’indépendance des nations, en Europe comme ailleurs. Cela préside à nos choix », a rappelé le président français après la menace de Donald Trump d’imposer de nouveaux droits de douane à plusieurs pays européens, dont la France, tant qu’ils s’opposeront à l’annexion du Groenland par les Etats-Unis.

« Les menaces tarifaires sont inacceptables et n’ont pas leur place dans ce contexte. Les Européens y répondront de façon unie et coordonnée si elles étaient confirmées », a-t-il ajouté, assurant qu’ils « sauron[t] faire respecter la souveraineté européenne ».

Le chef de l’Etat a dit « assum[er] » de s’être joint à l’exercice décidé par le Danemark au Groenland, assurant qu’« il en va de la sécurité en Arctique et aux confins de notre Europe ». « Aucune intimidation ni menace ne saurait nous influencer, ni en Ukraine, ni au Groenland, ni ailleurs dans le monde lorsque nous sommes confrontés à de telles situations », a-t-il martelé.

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