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08:54
«Il faut défendre la souveraineté nationale du Danemark», appelle Jean-Philippe Tanguy
Alors qu’une mission militaire européenne, comprenant des soldats français, démarre jeudi, Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, a estimé «évident qu’il faut défendre la souveraineté nationale du Danemark, un de nos plus anciens alliés». «Et aussi (...) la souveraineté du peuple groenlandais puisqu’on a bien vu que les décisions des représentants des Groenlandais eux-mêmes, c’était de rester dans leur unité, leur union avec le Danemark», a-t-il complété sur le plateau de TF1.
Interrogé sur la pression mise sur l’Europe par Donald Trump qui souhaite s’emparer du Groenland «pour des raisons de sécurité nationale», Jean-Philippe Tanguy a rétorqué qu’«il fallait le prendre au sérieux au lieu de se moquer de lui, de ricaner, et se préparer à ce que la France doive défendre ses propres principes, ses propres intérêts».

08:03
«Une quinzaine de soldats» français déjà présente à Nuuk au Groenland, selon l’ambassadeur pour les pôles et les océans
Invité au micro de Franceinfo, l’ambassadeur pour les pôles et les océans, Olivier Poivre d’Arvor, a affirmé qu’une «quinzaine de soldats» français, «spécialistes de haute montagne», des chasseurs alpins, est déjà déployée à Nuuk au Groenland. Cette présence militaire française s’inscrit dans le cadre de l’opération «Arctic Endurance», une mission militaire européenne lancée par plusieurs pays de l’Otan dont la Suède, l’Allemagne et la Norvège.
L’envoi de soldats européens face à une menace américaine «est inédit», a estimé l’ambassadeur. «C’est un signe politique fort, on disait que l’Europe prenait son temps, pas tant que ça», a-t-il encore affirmé.

07:47
Bases militaires, navires chinois, mines de terres rares : quelles sont les raisons de l’obsession de Donald Trump pour le Groenland ?

La dénomination est audacieuse, mais elle vise à rendre l’aventure attirante. En posant son étrave sur une grève glacée, autour de l’an 985, Erik le Rouge baptise la grande île « terre verte » (Greenland). Certes, tout n’est pas roc et glace à la belle saison, mais on est loin des prairies irlandaises. Conflits de clans et pénuries de terres ont poussé les rudes Vikings de la Norvège vers l’Écosse, puis l’Islande, puis encore plus à l’ouest, jusqu’au Groenland.
Les hommes du marin à la chevelure rousse fondent un premier établissement dans le sud de l’île, étrangement appelé colonie de l’Est, puis une deuxième colonie sur la côte ouest, au fond d’un fjord où est bâtie l’actuelle capitale, Nuuk. Combien étaient ces pionniers ? Entre trois mille et six mille, guère plus. Leur présence ne dure que cinq siècles. Au 15e siècle, les colonies s’évanouissent mystérieusement. Élévation du niveau de la mer, refroidissement du « petit âge glaciaire » qui sévit à partir du 13e siècle et compromet cultures et pâturages, épuisement de la ressource en phoques et morses, hostilité entre Vikings et Inuits, moult hypothèses ont été avancées. Sans doute n’y a-t-il pas une cause unique, mais un faisceau de facteurs qui explique cet effacement.
07:06
Un conseil de défense convoqué en urgence jeudi matin à l’Élysée sur la situation au Groenland et en Iran
Face aux menaces de prise de contrôle du Groenland par Donald Trump et aux manifestations réprimées en Iran, un conseil de défense a été convoqué en urgence jeudi à l’Élysée, à 8 heures du matin.
Ce Conseil de défense, présidé par Emmanuel Macron et qui rassemble les ministres concernés ainsi que les chefs militaires, se tient alors que Donald Trump laisse planer la possibilité de frappes contre l’Iran, et après une réunion entre le Danemark et les autorités américaines consacrée au Groenland qui s’est conclue sur un «désaccord fondamental», selon le chef de la diplomatie danoise.
À l’issue de ce Conseil de défense, le chef de l’État doit se rendre sur la base aérienne d’Istres (Bouches-du-Rhône) pour y présenter ses vœux aux armées.
06:59
«Les premiers opérateurs sont déjà arrivés sur place» : la France va participer à une mission militaire européenne au Groenland
L’armée française va envoyer des soldats au Groenland. «Les premiers opérateurs sont déjà arrivés sur place», précise au Figaro une source militaire, confirmant une information dévoilée par Le Monde. Ces soldats chargés de faire «de la reconnaissance» seront rejoints par d’autres dans les prochains jours. Ils participeront à un exercice organisé par l’armée danoise et auquel pourront se joindre d’autres forces européennes.
La Suède et l’Allemagne ont annoncé leur participation. Le président de la République Emmanuel Macron devrait donner des précisions sur ce déploiement jeudi lors de ses vœux aux armées, sur la base d’Istres. Peu avant, il aura présidé à l’Élysée un Conseil de défense réuni en urgence à ce sujet mais aussi sur la situation en Iran, selon plusieurs sources informées du dossier.
06:46
Pourquoi Donald Trump veut-il s’emparer du Groenland ?
Donald Trump répète que les États-Unis ont besoin du Groenland pour contenir les avancées de la Russie et de la Chine en Arctique, et n’écarte pas un recours à la force pour s’en emparer. Pendant les discussions, la Maison-Blanche a publié un dessin sur X, figurant deux traîneaux tirés par des chiens, face à deux destinations possibles : l’Amérique symbolisée par la Maison-Blanche sous un grand ciel bleu, ou la Chine et la Russie, représentées par la muraille de Chine et la Place rouge dans les ténèbres.
Pour tenter d’amadouer Washington, Copenhague a promis de «renforcer sa présence militaire» au Groenland dès mercredi, et de dialoguer avec l’Otan pour accroître la présence alliée dans l’Arctique. Il avait auparavant rappelé avoir investi près de 90 milliards de couronnes (12 milliards d’euros) pour renforcer la défense de l’Arctique. Mais Donald Trump tourne volontiers les efforts danois en ridicule. Il a encore affirmé mercredi qu’il «ne suffisait pas de deux traîneaux à chiens» pour défendre le territoire face à la Russie ou la Chine.
À lire aussi Le Groenland n’est-il vraiment défendu que par des traîneaux à chiens, comme le prétend Donald Trump ?
06:43
Lancement d’une mission militaire européenne au Groenland, des troupes françaises déployées
La France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège ont annoncé mercredi qu’elles allaient déployer du personnel militaire sur l’île pour une mission de reconnaissance qui, a précisé une source au sein du ministère français des Armées, s’inscrit dans le cadre de l’exercice danois «Arctic Endurance». «De premiers éléments militaires français sont d’ores et déjà en chemin. D’autres suivront», a précisé le président français Emmanuel Macron sur X.
Et ce «en vue d’éventuelles contributions militaires destinées à soutenir le Danemark dans la garantie de la sécurité dans la région, par exemple dans le domaine des capacités de surveillance maritime», a expliqué le ministère allemand de la Défense. Cette «exploration du Groenland» aura lieu de jeudi à samedi, a-t-il précisé, ajoutant qu’une «équipe de reconnaissance» composée de 13 membres de la Bundeswehr y participerait.
06:43
Les États-Unis et le Groenland en «désaccord fondamental»

À l’issue d’une rencontre à la Maison-Blanche avec des responsables américains, le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen a dénoncé la volonté de Trump de «conquérir» le Groenland. «Le président a clairement exprimé son point de vue, et nous avons une position différente», a-t-il dit à des journalistes. «Nous avons donc toujours un désaccord fondamental, mais nous acceptons également d’être en désaccord», a-t-il ajouté, annonçant la mise en place d’un «groupe de travail de haut niveau afin d’étudier si nous pouvons trouver une voie commune pour aller de l’avant». Il a affirmé que Copenhague souhaitait «travailler en étroite collaboration avec les États-Unis, mais cela doit, bien sûr, être une coopération respectueuse».
Le ministre danois et son homologue groenlandaise Vivian Motzfeldt ont été reçus à la Maison-Blanche par le vice-président JD Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio. «Cela a été très intense pour nous tous, mais je tiens à vous dire que la réunion d’aujourd’hui s’est très bien déroulée», a commenté pour sa part Vivan Motzfeldt.
À lire aussi Arnaud Orain : « La prédation du Groenland illustre la course aux ressources d’un monde fini »
Quelques heures plus tôt, il avait répété sur son réseau Truth Social que les États-Unis avaient «besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Il est vital pour le Dôme d’Or que nous construisons». C’est la première fois qu’il fait un lien entre ce gigantesque projet américain de bouclier antimissiles et la possession du territoire autonome danois.
06:37
Bienvenue sur ce direct
Bonjour à tous et bienvenue sur ce direct consacré aux actualités entourant le Groenland, terre convoitée par Donald Trump, au lendemain d’une rencontre à Washington entre responsables américains, danois et groenlandais qui a débouché sur un constat de «désaccord fondamental».
Les publications apparaîtront ici


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