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Le combat d’une épouse trompée, confrontée à l’obsession de son mari pour un nouvel héritier, révèle l’absence de statut juridique de l’embryon congelé.

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Lors d’une intervention de transfert d’embryons, à l’hôpital Beijing Perfect Family, spécialisé dans les traitements de la fertilité, à Pékin, le 6 avril 2023. Lors d’une intervention de transfert d’embryons, à l’hôpital Beijing Perfect Family, spécialisé dans les traitements de la fertilité, à Pékin, le 6 avril 2023.

Mme Zhu a découvert l’infidélité de son mari le 1er novembre 2025. En consultant son téléphone, elle tombe sur une convocation de l’hôpital Zhongshan, à Shanghaï, adressée à M. Tang. Le message dit qu’il doit se présenter pour une procédure de fécondation in vitro (FIV) avec une autre femme, que l’établissement considère comme son épouse légitime. Mme Zhu se rend alors immédiatement à l’hôpital avec son avocat, munie de leur véritable certificat de mariage. Elle insiste pour obtenir la destruction de l’embryon congelé.

Mais l’hôpital refuse, arguant qu’il n’a pas l’autorité pour détruire l’embryon. Mme Zhu saisit alors la commission de santé de Shanghaï pour trancher, estimant que l’hôpital avait failli en acceptant un acte de mariage frauduleux. En Chine, la procréation médicalement assistée, introduite à l’été 2001, n’est proposée qu’aux couples dûment mariés. La procédure est remboursée depuis 2024 afin d’encourager les naissances, dans un pays où la population baisse depuis quatre ans. En 2025, le nombre de décès (11,31 millions) a dépassé nettement le nombre de naissances (7,92 millions).

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