Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

En Charente-Maritime attend depuis 2016 un viaduc autoroutier que plus aucune route ne vient rejoindre

18 hour_ago 50

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Il y a des routes qui ne mènent nulle part et des ponts qui ne relient personne. Au cœur des marais de Charente-Maritime, un ouvrage d’art imposant se dresse depuis des années, comme suspendu dans le vide, attendant une autoroute qui ne viendra probablement jamais. Ni voiture, ni camion n’a jamais roulé sur cette structure de béton envahie par les herbes hautes. Un symbole presque poétique de l’un des plus grands ratés de l’aménagement routier français de ces vingt dernières années. Retour sur l’histoire méconnue de cette autoroute fantôme, née d’ambitions politiques et enterrée par des contraintes environnementales.

À retenir

  • Le viaduc près de Marans devait faire partie de l’A831, reliant Fontenay-le-Comte à Rochefort, mais les travaux sont figés depuis 2016 après le refus de François Hollande de proroger la déclaration d’utilité publique.
  • Le projet a été abandonné pour des raisons environnementales, le tracé devant traverser les zones humides du marais poitevin et du marais de Rochefort.
  • Aucune solution de remplacement ne fait consensus à ce jour, bien qu’une piste de route à 2×2 voies et un contournement de Marans soient à l’étude.

Un viaduc flambant neuf qui ne mène nulle part

À proximité de Marans, dans le prolongement d’un tracé qui aurait dû relier la Vendée à la Charente-Maritime, se trouve un tronçon d’autoroute resté inachevé. Des photos relayées par la presse régionale montrent un ouvrage d’art béant, dont la chaussée a été progressivement recolonisée par la végétation. Ce décor, mi-industriel, mi-naturel, a valu à cette portion de route le surnom d’autoroute fantôme, une expression désormais bien ancrée dans le vocabulaire des riverains et des élus locaux.

Ce qui frappe surtout, c’est le contraste entre la solidité de l’infrastructure et son inutilité totale. Le béton a été coulé, les piles ont été montées, mais aucune bretelle, aucune route ne vient s’y raccorder. On se trouve face à un ouvrage techniquement fonctionnel mais administrativement mort, laissé à l’abandon depuis qu’un décret n’a pas été renouvelé à temps.

L’histoire d’un chantier suspendu depuis 2016

Pour comprendre cette situation, il faut remonter au projet de l’autoroute A831, censée relier Fontenay-le-Comte, en Vendée, à Rochefort, en Charente-Maritime, sur près de 71 kilomètres. Déclarée d’utilité publique par décret en 2005, cette liaison devait constituer un maillon essentiel de la route des Estuaires et désenclaver enfin la ville de La Rochelle, régulièrement engorgée par le trafic routier.

Le projet a connu plusieurs rebondissements politiques. Autorisé à nouveau en 2011 par le Premier ministre de l’époque, il aurait pu voir les travaux se poursuivre sereinement. Mais en 2015, le président de la République de l’époque, François Hollande, a refusé de proroger la déclaration d’utilité publique arrivée à échéance, actant de fait l’abandon définitif du chantier. La raison invoquée était avant tout environnementale : le tracé devait traverser deux zones humides d’une grande richesse écologique, le marais poitevin et le marais de Rochefort, des espaces déjà surveillés de près par les associations de défense de la nature depuis les années 1990.

C’est ainsi que les travaux, déjà engagés sur certains tronçons, se sont retrouvés figés à partir de 2016. Le tronçon situé près de Marans, avec son viaduc désormais isolé, est resté le témoin silencieux de cette décision politique brutale.

Qui paie la facture d’une autoroute fantôme

Dix ans après l’abandon du projet, la question du financement continue de hanter les discussions locales. Le coût précis des travaux déjà réalisés n’a jamais été communiqué de façon détaillée, mais on imagine sans peine que la construction d’un tel ouvrage d’art représente une somme considérable, désormais figée dans le paysage sans aucune contrepartie d’usage. Aucune solution de remplacement n’a jusqu’à présent fait consensus entre l’État et les collectivités locales, notamment sur la répartition du financement d’un éventuel nouvel aménagement.

Une piste a toutefois émergé ces dernières années : celle d’une route à 2×2 voies, moins coûteuse et moins impactante pour l’environnement qu’une véritable autoroute. Parallèlement, des études ont été lancées pour envisager un contournement de la commune de Marans, directement concernée par les nuisances du trafic routier actuel. À titre de comparaison, la région dispose déjà d’un ouvrage similaire parfaitement fonctionnel : le pont-viaduc reliant Rochefort à Échillais, construit en 1991, qui permet chaque jour à des milliers de véhicules de franchir la Charente sans difficulté. Un exemple qui montre, s’il en fallait un, qu’un projet mené à son terme peut rendre un service durable à tout un territoire.

Ce que révèle cet ouvrage sur l’aménagement du territoire français

Ce viaduc esseulé n’est pas qu’une simple curiosité locale. Il illustre parfaitement les tensions qui traversent les grands projets d’infrastructure en France, où les impératifs de développement économique se heurtent régulièrement aux enjeux de préservation environnementale. Entre deux alternances politiques, un même projet peut être relancé puis abandonné selon la sensibilité du moment, laissant derrière lui des chantiers inachevés et des sommes d’argent public englouties sans retour.

Ce cas n’est pas isolé : d’autres régions françaises comptent elles aussi leurs propres éléphants blancs, ces infrastructures coûteuses restées sans usage faute de décision politique cohérente sur le long terme, à l’image de cette route solaire inaugurée en Normandie en 2016. Le viaduc de Charente-Maritime rappelle ainsi, en creux, l’importance d’une planification stable et concertée avant même le premier coup de pelle mécanique, sous peine de voir le béton triompher sur le bon sens.

En cette rentrée, alors que les collectivités locales continuent de chercher une issue à ce dossier, ce viaduc solitaire reste debout, fidèle témoin d’une décennie d’hésitations. Reconverti en route à 2×2 voies, définitivement abandonné ou finalement relié à un tracé encore inconnu : l’avenir de cette autoroute fantôme demeure aussi incertain que son passé fut agité. Une question demeure en suspens, presque aussi solidement ancrée que le béton lui-même : combien de temps la France peut-elle encore se permettre de laisser dormir ses grands projets d’infrastructure entre deux décisions politiques ?

Sources : Le Point I Wikipedia

Brice L.

Rédigé par Brice L.

Brice est un journaliste passionné de sciences. Il collabore avec Sciencepost depuis plus d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway