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Le port de Bécancour déborde, l’importante croissance des activités de ses clients force les dirigeants à trouver des alternatives puisque le nombre de quais d’accostage se fait rare.
Comme l’an dernier, la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour (SPIPB) doit partager des expéditions destinées au Grand Nord canadien avec le port de Trois-Rivières.
Le feu roulant qui règne au port de Bécancour est causé notamment par les nombreux conteneurs qui vont ravitailler les 45 communautés inuit du nord du Québec, de la baie d'Hudson et de l'Arctique, et aussi pour l'industrie minière.
À ce temps-ci de l’année, les compagnies de transport maritime profitent des quelque 160 jours sans glace dans le nord du pays, une fenêtre estivale étroite.
On y envoie des camionnettes, des VUS, des VTT, des électroménagers, des lits, des boissons, des bâtiments préfabriqués, des matériaux de construction, et même de précieuses valeurs bancaires.Tout ça constitue le tiers du tonnage manutentionné chaque année au port de Bécancour.
Ça fait beaucoup en même temps. Dans l'attente de l'ajout d'un sixième quai et du prolongement de deux déjà existant, le port finit par manquer de capacité, selon le PDG du SPIPB, Donald Olivier.
C'est sûr que le quai qu'on va construire va venir avec, quand même, beaucoup d’entreposage et ça va donner une latitude additionnelle versus ce qu'on vit aujourd'hui là, explique M. Olivier.
Ainsi, comme c'était arrivé l'an dernier, une fraction des volumes est partagée avec le port de Trois-Rivières, une coordination qui vise notamment à aider la compagnie Nunavut Eastern Arctic Shipping (NEAS) à répondre à la demande, selon le PDG du port de Trois-Rivières, Anick Métivier.
On est en train de regarder une nouvelle stratégie pour être capable de pouvoir utiliser à bon escient les deux ports qui sont à proximité. Donc, on est vraiment dans une optique au moment où on se parle de venir prêter main-forte à NEAS, explique M. Métivier.
Un autre facteur cette année, le Groupe maritime Desgagnés, qui réapprovisionne l'industrie minière du nord, vient d'accroître ses activités à Bécancour avec une importante expansion de son aire d'entreposage extérieure. Le PDG du groupe Desgagnés, David Rivest, reconnaît que trouver une place à quai pour ses navires requiert toute une gymnastique.

Le port de Bécancour devrait voir s'ajouter d'autre espace de transbordement d'ici 2029. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme
Ce qu'on voit en date d'aujourd'hui, c'est un achalandage quand même assez accru au port de Bécancour avec le volume qui est transbordé à cet endroit-là, il y a une gestion des postes à quai qui doivent être faits en collaboration avec l'administration portuaire, indique M. Rivest.
En plus de l'entreposage extérieur, la compagnie dispose d’un imposant bâtiment dans lequel sont reçues, classées, emballées et placées dans des conteneurs, toutes sortes de marchandises, de toutes les tailles, pour ensuite être expédié sur la route du Nord.
Les parties prenantes du port de Bécancour et de Trois-Rivières devront s’adapter, cette situation n'est pas près de se résorber. L'ajout d'espaces à quai ne sera complété qu'en 2029, après une annonce de financement pour des travaux par Québec.
En plus de tout ça, un autre facteur vient compliquer les choses cette année, deux navires de la flotte Desgagnés assignés au cargo du Nord sont pour l'instant coincés dans le golfe Persique et ont dû être remplacés.


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