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Le président des États-Unis a gagné un nouvel allié en Colombie avec l’élection d’Abelardo de la Espriella. Keiko Fujimori, en passe de diriger le Pérou, a elle aussi dit vouloir se rapprocher de son voisin nord-américain.
« Oh, le Tigre ! » Donald Trump n’a pas caché sa joie devant les caméras pour parler de la victoire à la présidentielle colombienne le 21 juin d’Abelardo de la Espriella, candidat d’extrême droite au surnom de félin. Avec ce pro-Trump, la Colombie est donc devenue le dernier pays latino-américain à virer à l’extrême droite, après l’Argentine ou le Chili. Une illustration de l’ascension fulgurante de la droite radicale en Amérique latine qui gouverne dans une dizaine de pays, et peut-être bientôt au Pérou.
Cette percée électorale est le fruit d’enjeux nationaux différents mais il n’empêche que ces leaders ont de nombreux points communs. Sans compter que certains dirigeants de centre ou de droite prennent aussi un virage autoritaire. Bref, autant d’idées qui les font converger idéologiquement avec leur voisin nord-américain Donald Trump.
La concurrence de la Chine
« Donald Trump est sans doute un des ciments de cette radicalisation, analyse auprès du HuffPost Thomas Posado, maître de conférences en civilisation latino-américaine contemporaine à l’Université de Rouen Normandie. Il a convoqué début mars le bouclier des Amériques qui a accueilli tous les présidents de droite et d’extrême droite d’Amérique latine, qui conduit donc à cette forme d’alliance, qui ressemblerait plus à de la servilité. »
Mais, comme on vous l’explique dans la vidéo en tête d’article, cet alignement avec Washington pourrait ne pas être aussi solide qu’il n’y paraît. La Chine reste le premier partenaire commercial de nombreux pays latino-américains et il n’y a pas forcément une adhésion de la population à cette alliance.
Thomas Posado rappelle aussi que la montée de l’extrême droite reste contenue dans certains pays, comme au Mexique. L’élection au Brésil prévue à l’automne est particulièrement scrutée. Face à Lula se trouve Flavio Bolsonaro, le fils de l’ex-président inéligible pour tentative de coup d’État et condamné à 27 ans de prison. Soutenu par Donald Trump, il espère faire à nouveau basculer le pays à l’extrême droite.


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