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Jens Spahn, président du groupe CDU/CSU au Bundestag, a déclaré avoir sous-estimé les effets de sa décision, alors que la gestation pour autrui reste interdite outre-Rhin et que son parti y est fermement opposé.

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Le chef de file des députés conservateurs, Jens Spahn, au Bundestag, le 19 juillet 2026. Au second plan, Friedrich Merz. Le chef de file des députés conservateurs, Jens Spahn, au Bundestag, le 19 juillet 2026. Au second plan, Friedrich Merz.

Le chef de file des députés conservateurs au Bundestag, Jens Spahn, un des élus les plus proches du chancelier chrétien-démocrate, Friedrich Merz (CDU), a été forcé à la démission, samedi 18 juillet. Les critiques de son parti, mais aussi des autres formations et de la société civile, étaient devenues trop fortes après qu’il a annoncé être devenu père, avec son compagnon, à la suite d’une grossesse par mère porteuse réalisée aux Etats-Unis. L’élu de 46 ans a reconnu avoir sous-estimé l’effet qu’aurait cette décision sur les élus conservateurs. La gestation pour autrui (GPA) est interdite en Allemagne et réprouvée par la CDU et son alliée bavaroise chrétienne-sociale, la CSU.

Jens Spahn lui-même s’est longtemps prononcé contre ce type de procréation. La surprise a été d’autant plus forte lorsqu’il a officiellement annoncé la naissance de son fils, Georg, au journal Bild, mercredi 15 juillet, précisant que son compagnon était le père biologique de l’enfant. « Nous sommes conscients que la question de la gestation pour autrui suscite souvent des incertitudes et fait l’objet de certains préjugés. Mais comme l’a dit le grand Franz Beckenbauer [footballeur allemand] : “Le bon Dieu se réjouit de chaque enfant” », a déclaré au journal ce catholique revendiqué. Dans les heures qui ont suivi, les déclarations de désapprobation se sont multipliées, jusqu’aux appels explicites à la démission de la part d’élus CDU, vendredi.

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