Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous

Se connecter

Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Quelques minutes avant une rencontre opposant la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud, deux Embraer d’Airlink ont survolé le stade du Cap. La manœuvre spectaculaire a suscité des critiques : d’après Flightradar, l’aéronef est passé à moins de 14 mètres du toit.

Le survol par des avions de ligne du stade de Soweto, avant le match Afrique du Sud-Nouvelle Zélande samedi 5 septembre, a été annulé après la polémique provoquée par un passage similaire de deux appareils à très basse altitude au Cap, a annoncé l’autorité de l’aviation civile sud-africaine (Sacaa), mercredi 2 septembre.

Quelques minutes avant le test-match opposant ces deux grandes nations du rugby samedi dernier, un Embraer de la compagnie Airlink aux couleurs des Springboks ainsi qu’un autre aux couleurs des All Blacks avaient survolé l’enceinte du Cap. La manœuvre spectaculaire – une tradition depuis le survol historique du stade par un avion de ligne lors de la finale de la Coupe du monde de rugby de 1995 – a suscité des critiques sur les réseaux sociaux pour la proximité du premier appareil avec le toit du stade. D’après le site spécialisé Flightradar, l’aéronef n’est passé que de 12,5 à 14 mètres du toit de l’enceinte, qui accueillait alors plus de 58 000 spectateurs.

« A la suite de diverses discussions dans les médias concernant les événements du week-end dernier, la Sacaa a lancé des vérifications de conformité, a engagé un dialogue avec l’exploitant, a obtenu les données téléchargées de l’enregistreur de vol (Flight Data Recorder), ainsi que d’autres éléments complémentaires », explique l’autorité de l’aviation civile dans un communiqué.

« Le régulateur a engagé son processus d’analyse et a demandé des informations supplémentaires à l’exploitant afin de parvenir à une position éclairée », ajoute-t-il. « Un rapport complet assorti de recommandations sera communiqué à l’exploitant une fois l’évaluation terminée par la Sacaa. »

Airlink se défend

Le porte-parole de l’autorité de l’aviation civile, Sisa Majola, a par ailleurs précisé à l’Agence France-Presse (AFP) qu’Airlink avait annoncé mardi renoncer au survol du stade de Soweto. La compagnie dans un communiqué transmis à l’AFP l’explique par des « prévisions météorologiques [qui] indiquent des conditions défavorables à un survol en formation en toute sécurité ». « C’est sur cette base que nous avons retiré la demande », ajoute le communiqué.

« Airlink prend note des inquiétudes exprimées sur divers réseaux sociaux et forums en ligne concernant le survol », avait réagi le lendemain la compagnie sud-africaine dans un communiqué. « Les données de vol enregistrées par les deux appareils confirment que les vols ont été effectués dans le respect des limites d’altitude et de vitesse de sécurité », avait assuré Airlink.

La semaine précédente, le premier match de cette tournée des All Blacks en Afrique du Sud avait déjà donné lieu à une manœuvre similaire mais exécutée à plus haute altitude, a constaté un journaliste de l’AFP. La configuration des lieux était aussi différente : dans le voisinage du stade d’Ellis Park figure un gratte-ciel emblématique de la « skyline » de Johannesburg, la tour Ponte, qui culmine à 173 mètres de hauteur.

Le Monde avec AFP