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Ancrage vendéen, passion du sport et de la musique, volonté d’agir avec humanité et fermeté : le candidat à l’Élysée se confie à Vincent Trémolet de Villers.
Passer la publicité Passer la publicité« Je me suis engagé en politique par gratitude », confie Bruno Retailleau dans l’émission « Empreintes », animée par Vincent Trémolet de Villers. Pendant une heure, le troisième invité du directeur délégué de la rédaction du Figaro lève le voile sur sa personnalité. Son ancrage vendéen, son amour de la nature, des animaux, du sport, en particulier de l’équitation qu’il a pratiquée avec passion, son talent de musicien, sont évoqués par le candidat à la présidence de la République. Sa volonté d’être utile aux autres aussi. « Pas seulement parce que mon grand-père avait été maire et que papa le fut aussi, mais parce que, très tôt, j’ai ressenti une forme d’endettement. J’ai eu une enfance plutôt heureuse, je suis né dans une famille ni riche ni pauvre, mais j’ai toujours ressenti (…) qu’il fallait que je redonne un peu de ce que j’avais reçu », dit l’ex-ministre de l’Intérieur. Avant d’ajouter : « Je suis un rural et la Vendée a développé, sans doute à travers les douleurs de son histoire tragique, le goût des autres ».
Rendez-vous avec l’histoire
Ce goût d’autrui s’accompagne chez Bruno Retailleau d’une humilité qui apparaît notamment quand son interlocuteur lui demande si, dès l’âge de 15 ans, il se voyait déjà devenir un jour président de la République. « Pas du tout ! Justement c’est ce en quoi je suis très différent ! (…). Les gens pensent qu’on est tous habités par une ambition terrible. Il faut en avoir bien sûr », précise l’interviewé qui souligne qu’en réalité son parcours tient à des circonstances liées à des nécessités d’intérêt public. « Je suis devenu président de région parce qu’il fallait reprendre la région Pays de la Loire à la gauche. Je suis arrivé au ministère de l’Intérieur, nommé notamment par Michel Barnier, dans les conditions que vous savez. Mais aujourd’hui, nous sommes dans un moment, dans une période où la France est en train de s’effondrer. Chaque génération a eu à monter en première ligne. La France a été construite au prix d’un labeur, de la sueur et aussi au prix du sang. Aujourd’hui, je pense à mon grand-père qui a combattu pendant la Première Guerre mondiale et je pense à mes petits-enfants », confie le prétendant à l’Élysée qui estime qu’il a un rendez-vous avec l’histoire.
Il expose dans la foulée sa conception de l’exercice du pouvoir, éloignée de tout narcissisme. Selon lui, gouverner ne représente en aucun cas une fuite, une distraction et encore moins une jouissance. Même s’il indique : « A Beauvau j’ai adoré ! C’était sans doute la meilleure année de ma vie, alors qu’on me disait qu’être ministre de l’Intérieur c’était l’enfer. » Le Vendéen n’en admet pas moins le poids des responsabilités à ce poste. Et la nécessité de garder à l’esprit et dans son cœur la douleur des drames comme le meurtre de Philippine. Une photo de cette dernière est d’ailleurs placée dans son bureau. « C’est le plus dur : trouver la juste distance entre ce que j’ai appelé la chronique banale des faits abominables et ce qu’on peut en ressentir. Philippine est assassinée la veille de ma nomination. Quand j’arrive à Beauvau je me dis : malheureusement il y aura d’autres meurtres, d’autres choses épouvantables. Mais je ne veux pas que ce ne soit que des statistiques. Le sens de mon engagement fait que je ne dois pas perdre de vue que la force, le droit, doit protéger les plus faibles. »
Cette volonté d’agir au plus près des préoccupations, des souffrances et des joies des Français, apparaît tout au long de la discussion.


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