A la vieille du sommet de l'OTAN organisé en Turquie, le président de la République Emmanuel Macron s'est rendu ce lundi en Syrie pour y rencontrer son homologue. Une visite placée sous le signe de la reconstruction du pays et sous des enjeux sécuritaires.
Emmanuel Macron est arrivé ce lundi soir en Syrie, pour une rencontre avec son homologue, Ahmed al-Charaa, la première visite d'un dirigeant de l'Union européenne depuis la chute du régime de Bachard al-Assad.
En se rendant à Damas auprès d’un dirigeant controversé, Emmanuel Macron cherche d’abord à accroître le rôle de la France au Moyen-Orient. Actuellement, la région est aux mains des Turcs, des américains et des pays du Golfe.
Prendre part à la reconstruction de la Syrie
Pour ce faire, le chef de l’Etat est venu accompagné de plusieurs grands patrons français, amenés à prendre leur part dans la reconstruction d’une Syrie détruite par 14 ans de guerre civile. "la France va participer à la reconstruction d'infrastructures dans des secteurs comme le tourisme, l'agriculture, l'industrie. Et bien sûr, le secteur financier a besoin également de restructuration. Il y a plein de secteurs où la France pourrait soutenir la Syrie. Il y a des intérêts communs entre nos deux nations" insiste ainsi Ahmed al-Charaa devant les caméras des journalistes présents sur place ce lundi soir.
Le dirigeant syrien indique que 8 airbus devraient bientôt être livrés, tandis que Paris pourrait participer à la construction de plusieurs hôpitaux sur place. L'autre enjeu sera sécuritaire, puisque plusieurs djihadistes français sont toujours en Syrie. Enfin, selon un connaisseur du dossier, la question des minorités a aussi été évoquée, un an après le massacre de plusieurs milliers d'alaouites dans la région.


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