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Par Adrien Bez
Publié le 03/08/2026 à 14h51, mis à jour le 03/08/2026 à 15h26
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Bar Asraf, 30 ans, a été découvert dans une mare de sang sur la tombe de sa petite amie, Liron Barda, tuée par les terroristes du Hamas alors qu’elle était responsable du bar du festival de musique Nova.
Passer la publicité Passer la publicitéPrudents, certains médias israéliens évoquent un «possible» suicide. C’est bien l’hypothèse la plus probable pour qualifier la mort de Bar Asraf, 30 ans, survenue samedi 1er août. Le jeune homme, habitant de Sha’arei Tikva en Cisjordanie, a été découvert dans une mare de sang sur la tombe de sa petite amie, Liron Barda, avec une arme juste à côté de lui. Plusieurs de ses amis ont expliqué au média Walla que Bar Asraf avait beaucoup de mal à faire le deuil de Liron Barda, assassinée par des terroristes du Hamas lors de l’attaque du 7 octobre 2023.
La jeune femme était responsable du bar au festival de musique Nova, près du kibboutz de Réïm, lieu du plus grand massacre de cette journée avec plus de 370 morts. Elle avait prodigué de premiers soins aux blessés avant d’être tuée. Un événement qui, depuis, «hantait» son petit ami, écrit le Jerusalem Post . Le corps de Bar Asraf a été découvert par sa sœur, Lihi. «Hier, il est parti, et j’ai pensé qu’il allait s’isoler pour réfléchir, comme il le fait d’habitude», raconte-t-elle à Walla. «Une heure s’est écoulée, puis deux heures, et ma grande sœur a dit : “Allez, on va le chercher.” On a d’abord cherché dans les endroits les plus logiques, puis on est allés voir la tombe de Liron. Il adorait s’y rendre pour parler et passer du temps avec elle. »
«Personne ne peut la remplacer»
Au niveau de la tombe, Lihi Asraf a d’abord été surprise de voir son frère allongé sur le sol, juste à côté, et lui a demandé de se lever. «Puis j’ai compris qu’il était couvert de sang. J’ai marché sur une arme à feu qui se trouvait à côté de lui. J’ai hurlé. Je ne pouvais plus rien faire», confie-t-elle. Elle explique que Liron Barda était bien plus qu’une copine pour son frère. Elle était sa «meilleure amie» depuis l’enfance. «Il a un tatouage à son effigie, elle faisait partie de son âme. [...] Il est mort là où il voulait être, avec la femme avec laquelle il voulait être», poursuit-elle.
Bracha, la mère de Bar Asraf, s’est aussi épanchée sur la relation qui l’unissait à Liron Barda, affirmant qu’«elle était tout pour lui». «Pour chacun de ses problèmes, elle était sa confidente. S’il se sentait déprimé, elle le remontait le moral.» Récemment, voyant la mine triste de son fils, Bracha lui a demandé ce qui n’allait pas. «Il m’a répondu : “Maman, je suis triste. C’est dur pour moi sans Liron. Elle me manque. Personne ne peut la remplacer, personne pour me remonter le moral.”»
Lihi, la sœur, espère que la mort tragique de son frère permettra de «mieux comprendre» ce que les massacres du festival Nova «ont fait subir aux gens». «Le traumatisme n’affecte pas uniquement les survivants», explique dans un communiqué Shiran Maor, présidente de SafeHeart, une association qui apporte un soutien psychologique aux survivants du 7 octobre. «Les conjoints, les parents, les membres de la famille et les amis portent eux aussi une immense douleur, faisant face au quotidien aux conséquences de la perte.»


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