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Une éducatrice d'un centre d'hébergement pour mineurs isolés de la Côte Fleurie a été condamnée par le tribunal de Lisieux pour atteinte sexuelle sur un des pensionnaires.
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Par Rédaction Le Pays d'Auge Publié le 17 oct. 2026 à 18h10
Selon la procureure, la victime était le gamin « le plus cassé de l’institut ». Poursuivie pour atteinte sexuelle sur l’un des pensionnaires de la structure d’accueil pour mineurs isolés où elle est salariée, la prévenue a évoqué un conflit, « toujours avec la même collègue ».
Déjà « craqué » sur un pensionnaire
Cette mère de famille de 39 ans a comparu pour atteinte sexuelle sur un mineur de plus de 15 ans par un majeur abusant de l’autorité de sa fonction. Quelque temps auparavant, c’est après avoir « craqué » sur un jeune pensionnaire qu’elle avait perdu son emploi au sein d’une structure d’accueil du Pays d’Auge.
Surprise par une collègue
Les faits qui lui sont reproché ont lieu dans le centre d’hébergement pour mineurs isolés de la Côte Fleurie où elle avait retrouvé du travail. Ce 14 février 2024, la femme qui occupe les fonctions d’éducatrice a été surprise par l’une de ses collègues vers 22h30 dans la buanderie, seule avec un pensionnaire de 16 ans, hébergé depuis peu dans la structure.
« Ils ont sursauté quand ils m’ont entendu »
Selon les propos que rapportera l’employée à ses supérieurs, les deux étaient enlacés quand elle est arrivée dans le local. » Ils ont sursauté quand ils m’ont entendu et se sont séparés comme si elle le repoussait. «
Pour elle, il ne fait aucun doute qu’ils étaient dans les bras l’un de l’autre. La mise en cause a reconnu sans difficulté s’être rendue effectivement à la buanderie avec le jeune qui voulait laver du linge.
« Un concours de circonstances »
Dans un premier temps, elle avait évoqué » un concours de circonstances » et mis en cause les allégations de sa collègue avec laquelle elle serait en conflit.
Elle avait d’abord déclaré avoir » attrapé » l’adolescent qui avait trébuché. Puis » décalé » par les épaules pour s’assurer qu’il avait choisi le bon programme et, enfin, s’être retrouvée face à lui, après avoir ramassé une chaussure tombée par terre.
L’adolescent ne se souvient de rien
Entendu à son tour le lendemain, l’adolescent avait prétendu ne se souvenir de rien car elle venait de se réveiller et se trouvait encore sous l’effet de l’alcool et de médicaments. Ce qui sera contesté par l’un des veilleurs de nuit qui l’a rencontré juste après les faits et par son collègue à qui l’ado a confiera avoir voulu » taquiner » la trentenaire.
« Elle m’a impressionné »
» Je savais qu’elle allait faire ça. Ce n’est pas la première fois que je me suis laissé faire « , dira-t-il aux enquêteurs. Finalement, il reconnaîtra des attouchements sexuels avec la trentenaire, des baisers et des caresses, qui avaient commencé environ trois semaines plus tôt dans la cuisine.
En revanche, ils n’avaient jamais eu de relation sexuelle ensemble. » Vous me voyez mettre un bébé dans son ventre, elle a l’âge de ma mère » s’était-il récrié, avant de lâcher : » Une fois, dans ma chambre, on était tous les deux. Elle m’a impressionné car elle est adulte, mais à force, j’aurais eu envie. «
Dès lors, des rumeurs ont circulé dans l’établissement mais elles n’ont pu être confirmées. Toutefois, un autre pensionnaire attendra d’être hébergé dans un autre centre pour confier aux enquêteurs que la trentenaire l’avait embrassé dans la salle de sport.
» Surveillante de nuit «
Actuellement salariée en qualité de surveillante de nuit au sein d’une structure accueillant des jeunes – ce qui a fait bondir la représentante du ministère public – , la prévenue, dont une expertise psychiatrique a relevé une immaturité psychoaffective, est condamnée à 6 mois de prison avec sursis probatoire pendant 2 ans.
Elle a l’obligation de travail, de soins et l’interdiction d’exercer toute profession impliquant contact habituel avec des mineurs pendant 5 ans. Le tribunal constate son inscription au Fijais (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles).
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