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Elisabet Gunnarsdottir à la tête des Red Flames, stop ou encore ?

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Elisabet Gunnarsdottir aurait tant rêvé avoir son premier bilan à défendre auprès de la Fédération après la Coupe du monde au Brésil cet été. Malheureusement, suite à l'élimination de la Belgique par la Pologne au premier tour des barrages, l'Islandaise, qui a célébré ses 50 ans début du mois, se rongera plutôt les ongles à Waterloo, où elle réside en période de rassemblement des Red Flames.

Car comme pour chaque coach à un tel poste, le débat s'ouvre une fois l'événement passé ou l'objectif loupé. Une question se pose donc légitimement : stop ou encore ? Rappelons que l'Islandaise a été engagée et nommée le 24 janvier 2025 avec l'objectif d'enfin qualifier les Red Flames pour une Coupe du monde.

Red Flames : La Belgique, éliminée aux tirs au but par la Pologne, ne verra pas le Brésil et le Mondial

Un bilan chiffré positif mais pas d'objectif atteint

Vingt mois plus tard, force est de constater que la Belgique reporte ses objectifs pour 2031, qu'elle n'a pas réussi à dépasser le stade de la phase de poules à l'Euro en Suisse en 2025 et qu'elle reste calée en Ligue B avec la conséquence de jouer à nouveau des équipes de moins bon niveau dès février.

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On va réaliser une bonne analyse avant de prendre une décision.

Même si le bilan chiffré de l'Islandaise reste positif avec seulement neuf défaites en 23 matchs dirigés, la question sera donc d'office sur la table de la direction à Tubize. "On va réaliser une bonne analyse avant de prendre une décision", nous dit une source interne à la fédération.

Avant que Vincent Mannaert (CEO), Simon Mignolet (Technical Manager) et Pierre Locht (Directeur sportif) ne tranchent, les taulières des Red Flames ont, elles, déjà apporté leur soutien. "J'espère que la coach restera. Nous la soutenons toutes", a affirmé Tessa Wullaert, la capitaine avant que Cayman, la plus capée des Flames, n'ajoute : "Cette équipe a un potentiel énorme. Les jeunes vont encore briller, et j'espère que ce sera le cas sous la direction de l'actuelle sélectionneuse."

Une seule wallonne chez les Red Flames

Viser sur du moyen terme ?

Après quatorze ans avec Ives Serneels, faut-il donc déjà tout relancer après un an et demi ? "Pour moi non, répond d'entrée Sara Yuceil, ancienne Red Flame et consultante à la RTBF. Je comprends que la question se pose dans le contexte football et peut-être que beaucoup s'attendent à son licenciement mais je ne pense pas que, dans ce cas-ci, le changement soit la solution. Après l'ère Serneels, il a fallu tout déconstruire pour imposer une nouvelle dynamique avec un tout nouveau staff. Il est utopique de penser que, pour une nation comme la Belgique, on peut changer de coach en pensant à du court terme. Nous ne sommes pas l'Allemagne ou la France qui ont des années d'avance sur nous. En équipe nationale, on doit penser au moyen terme aussi. Sauf si d'autres éléments viennent indiquer qu'il faut changer. Je pense toutefois qu'il faut aller au-delà du court terme."

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Il y a des résultats positifs, ils sont invisibles, à l'intérieur du groupe.

L'élimination par la Pologne, une nation moins bien classée au ranking FIFA, et l'article portrait/enquête du magazine flamand Humo sur Elisabet Gunnarsdottir ne vont toutefois pas plaider en faveur de son maintien.

 Players of Belgium celebrates after scoring with Gunnarsdottir Elisabet head coach of Belgium during the FIFA Women's World Cup 2027 UEFA European Qualifiers play-offs round 1 path 2 first leg  match between Belgium and Poland on October 9, 2026 in Leuven, Belgium, 09/10/2026 ( Photo by Vincent Kalut / PhotonewsL'esprit de groupe semble être l'une des forces d'Elisabet Gunnarsdottir. ©VKA

"Mais il y a des résultats invisibles qui sont positifs, ajoute Yuceil. Les échos que j'ai venant du groupe sont plutôt positifs. Ils sont de l'ordre du relationnel. Dans la communication entre le staff et les joueuses, on me dit que c'est positif, mieux qu'avant. Il y a clairement eu un changement de dynamique avec l'envie de créer un esprit d'équipe. Quand je vois Elena Dhont courir vers le banc et le staff pour son but, je ne peux que me réjouir. Les filles ont besoin de constance et d'une structure plus solide et la communication mise en place avec un côté plus humain et plus accessible est déjà une avancée."

L'Euro 2029 est le prochain grand objectif

En cas de changement, la question du successeur s'ensuivra, dans un contexte où les finances restent un enjeu aussi. La réponse ne devrait pas trop tarder. Même si elles sont éliminées du Mondial, les Red Flames auront au moins un amical lors de la prochaine fenêtre internationale (fin novembre-début décembre) avec un adversaire encore à définir.

Après la Coupe du monde, l'Euro sera le prochain objectif des Red Flames. Il se disputera en Allemagne en 2029, les qualifications débuteront en 2028 après la Ligue des nations 2027 dont le classement final influencera la campagne de qualifications.

Après, elles pourront penser à la Coupe du monde 2031, qui accueillera 48 équipes (contre 32 au Brésil).

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