NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Sur la scène internationale de la planche à neige, Eli Bouchard et Francis Jobin sont des électrons libres. En tablant sur leur créativité plutôt que la recherche du plus grand nombre de rotations possibles, les deux Québécois s’éloignent parfois des podiums, mais ils sont convaincus que leur sport s’en portera mieux.
Un mois et demi après leur première expérience olympique, les deux spécialistes des épreuves de slopestyle et de grand saut sont de retour à la maison pour participer à la compétition urbaine The Grind Series, à l’Agora du Port de Québec, samedi.
Ni l’un ni l’autre ne rentre avec une médaille olympique au cou, mais tous deux peuvent se vanter d’avoir réussi des manœuvres qu’aucun de leurs adversaires n’a même tentées en Italie.

Tous deux originaires de Lac-Beauport, Eli Bouchard et Francis Jobin sont parmi les planchistes les plus créatifs du circuit mondial.
Photo : Radio-Canada
Dans un sport où les gagnants exécutent de plus en plus les mêmes sauts – à une demi-rotation près –, Jobin et Bouchard apportent un vent de fraîcheur. Deux athlètes à contre-courant de ce que les initiés appellent le spin to win, mais qu’un observateur extérieur pourrait décrire comme faire la toupie.
Du rodéo à la BouchBomb
C’est plaisant d’arriver avec une approche différente parce que, sinon, tout le monde est dans un moule à faire la même chose, relate Francis Jobin.
À 27 ans, ce dernier a consacré les dernières années à remettre au goût du jour, et à repousser les limites, des manœuvres de type rodéo. Des sauts périlleux désaxés qui avaient davantage la cote il y a quelques décennies.
Quant à son jeune compatriote Eli Bouchard, sa capacité à se contorsionner pour inverser sa rotation une fois dans les airs est tellement unique qu'il a dû trouver des noms à ses créations. C’est ainsi que sont nés le McBoutch, la BouchBomb et le Triple Moose Flip, des sauts que même des planchistes aguerris doivent revoir au ralenti pour pouvoir pleinement les comprendre.
Je respecte les gars qui font beaucoup de rotations, tout le monde n’est pas capable de le faire, mais je trouve plus important pour la communauté et pour faire progresser le snowboard de faire mes propres trucs, explique le jeune athlète de Lac-Beauport.
Un pari risqué
Vainqueur de la Coupe du monde de slopestyle de Flachau, il y a une dizaine de jours, Bouchard est vu comme une vedette montante de son sport depuis déjà des années. Si ses résultats ont été plutôt inégaux cet hiver, c’est en bonne partie parce que l’appréciation de ses manœuvres uniques varie beaucoup de juge en juge.
Tout ce qui est différent et nouveau prend du temps à être apprécié. Je ne peux pas vraiment savoir comment ça va être jugé. C’est un peu comme la bourse. Des fois ça paye, des fois ça paye pas, mais je choisis de faire à ma tête, relate l’ex-gagnant des Jeux olympiques de la jeunesse, qui n’a aucune intention de changer son approche.

Éli Bouchard au Colorado. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / Maddie Meyer
Au contraire, il espère voir plus d'adversaires sortir des sentiers battus. Je dirais que la plupart des riders sont en faveur de la créativité. Il n’y a pas grand monde qui aime vraiment ça faire des 2340° sur un saut glacé.
Le prophétie de Terje Haakonsen
Est-ce que la manière dont sont jugées les grandes compétitions comme les Jeux olympiques étouffent la créativité des planchistes?
La question n’a jamais cessé de revenir depuis que le développement du circuit mondial de planche à neige a été confié à la Fédération internationale de ski, à la fin des années 1990. Une décision à laquelle s’opposaient certains des meilleurs planchistes de l’époque, en particulier le Norvégien Terje Haakonsen.
Près de 30 ans plus tard, certains amateurs donnent encore raison à celui qui s'inquiétait de voir la planche à neige devenir trop formatée.
À ce sujet, Francis Jobin est d’avis que le vent est en train de tourner, en particulier en slopestyle, où les parcours se diversifient. Eli et lui ont tous deux remporté des coupes du monde dans les dernières années, rappelle-t-il.
Mais l’avenir de la planche à neige, admet le Québécois, sera en bonne partie dicté par les juges.
C’est encore plus vrai aux Jeux olympiques parce qu’il y a tellement de gens qui regardent. Tous les planchistes sont créatifs à l'entraînement, mais si les juges récompensent davantage les rotations, beaucoup d'athlètes vont aller vers là.


2 month_ago
70



























.jpg)






French (CA)