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Lors de la 41e édition des Prix Gémeaux qui a eu lieu dimanche, le prix de la relève a été décerné à la cinéaste Elena Sturk-Lussier. Elle devient ainsi la sixième lauréate dans cette catégorie depuis sa création et la première Franco-Manitobaine à remporter ce prix.
C’est le cœur rempli de fierté et d’émotion qu'Elena Sturk-Lussier a reçu son prix, suivi d’un discours d’acceptation sur l’estrade de la Salle Wilfrid-Pelletier, située sur la Place des Arts.
La Franco-Manitobaine s’est vue décerner ce prix pour la série Les faillites d’Astrid. Au-delà d’un accomplissement personnel, il s’agit d’une victoire communautaire pour la scénariste.
Les Gémeaux célèbrent la télévision francophone canadienne, mais l’industrie québécoise est immense et la plupart des séries nominées sont québécoises. Alors, pour moi, c’était important que je représente le Manitoba.
Créé en 2019, le prix de la relève, anciennement appelé Prix spécial de la relève, est destiné aux professionnels qui œuvrent dans l’audiovisuel depuis moins de cinq ans.
Cette année, six finalistes prétendaient au titre qui s’accompagnait d’une bourse de 5000 $ offerte par la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC).
Une production universelle
La série Les faillites d’Astrid illustre le passage à l’âge adulte et explore le sentiment d’échec, lorsqu’une personne est contrainte de retourner dans sa ville natale. À travers son œuvre, Elena Sturk-Lussier a vu une occasion de partager un bout de son intimité sur le petit écran.
Il y a beaucoup de jeunes, surtout dans notre économie, qui retournent chez leurs parents et qui ressentent ce sentiment d’échec, alors je voulais écrire une série pour refléter aussi ma propre expérience, confie-t-elle.
Au sein de l'équipe technique, Danielle Sturk, mère de la cinéaste et productrice de la série, a tenu à exprimer l’admiration qu’elle porte au travail de sa fille.
C’est un prix pour elle, pour sa créativité, pour sa persévérance et le courage qu’elle a eu à guider une équipe dans la réalisation et l’écriture pendant cette première série, affirme-t-elle.
Cette victoire laisse notamment un sentiment d’accomplissement et constitue un élan de créativité pour la scénariste et la suite de ses projets.
Ça m’inspire de continuer avec cette prochaine série-là et de continuer à faire des productions au Manitoba, assure Elena Sturk-Lussier.
La cinéaste est actuellement en plein développement d’une nouvelle série courte et privilégie à nouveau le quartier de Saint-Boniface comme lieu de tournage.


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