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L’accident qui a coûté la vie à un travailleur de la mine Éléonore le 26 août 2025 aurait pu être évité.
La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a rendu public mercredi le rapport sur l’accident mortel d’un employé de la compagnie Dhilmar Éléonore, âgé de 30 ans.
L’enquête a permis de déterminer que le travailleur a reçu une décharge électrique mortelle de 347 volts pendant des travaux de branchement d’un câble entre une sous-station et une foreuse.
Pour une raison inconnue, la victime est montée sur l’unité de puissance de la foreuse pour ouvrir le coffret de branchement. La décharge est survenue quand son pouce est entré en contact avec une composante sous tension à l’intérieur du coffret.

L’accident est survenu le 26 août 2025 à la mine Éléonore, dans le Nord-du-Québec.
Photo : Rapport d'enquête de la CNESST
La CNESST estime que les procédures mises en place ce jour-là ne soulèvent aucune lacune. Les travaux étaient d’ailleurs prévus pour un peu plus tard dans la journée, après que le coffret ait été mis hors tension.
Les électriciens, la plupart du temps, font des inspections visuelles avant un branchement, précise l’inspecteur Guy Rouleau. Ils peuvent ouvrir un panneau, c’est dans les normes. Ce n’était pas une action inhabituelle.
Ceci dit, la CNESST croit que l'accident aurait pu être évité, notamment en permettant une inspection visuelle des phases électriques sans que celles-ci soient physiquement accessibles.
Les phases sous tension auraient pu être couvertes par un plexiglas qui permet de voir à l’intérieur, ajoute l’inspecteur de la CNESST. Aussi, le panneau était à l’horizontale sur le dessus de la foreuse, ce qui est inhabituel. Un panneau vertical est sans doute plus facile à ouvrir sans être penché.

Pour une raison inconnue, la victime est montée sur l’unité de puissance de la foreuse pour ouvrir le coffret de branchement.
Photo : Fournie par la CNESST
Les inspecteurs estiment aussi que la mise hors tension et une procédure de cadenassage auraient pu permettre d’éviter l’accident avant que le travailleur accède à l’intérieur du coffret.
La CNESST transmettra les conclusions de son enquête aux associations d’employeurs et de travailleurs, et à ses partenaires susceptibles d’être concernés par l’enquête.
On ne cherche pas à identifier un coupable, mais bien à faire connaître les causes et les mesures de prévention à mettre en place pour éviter la répétition d’un incident semblable, précise Steve McCann, directeur de la prévention et inspection à la CNESST. On veut sensibiliser les employeurs et les travailleurs pour qu’ils éliminent les dangers dans leur milieu de travail.
Selon la CNESST, 1491 personnes ont subi une lésion liée à un accident de travail en 2025 en Abitibi-Témiscamingue. Le total des lésions professionnelles, y compris les maladies professionnelles, est de 1739, une diminution de 9 % par rapport à 2024.


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