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Alors que les élections provinciales ont été déclenchées à une semaine de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, les Premières Nations de la Colombie-Britannique demandent aux partis de ne pas instrumentaliser la DRIPA à des fins politiques.
La BCAFN appelle tous les partis à abandonner les politiques de guerre culturelle.
L'Assemblée des Premières Nations de la Colombie-Britannique (BCAFN) a lancé cet appel aux partis politiques le 23 septembre, soit un jour après le déclenchement des élections. Le même jour, le chef intérimaire du Parti conservateur a affirmé que l'abrogation de la DRIPA serait la première priorité de son gouvernement si son parti prenait le pouvoir.
La réalité, c’est que nous avons besoin de clarté concernant les politiques qui ont été mises en place au cours des dernières décennies afin de faire avancer les choses dans cette province. Il y a énormément de confusion autour de cette question. Il ne s’agit en aucun cas d’une attaque contre les peuples autochtones, a déclaré Lorne Doerksen.
Qu'est-ce que la DRIPA?
Adoptée en 2019, la Loi sur la Déclaration sur les droits des peuples autochtones (DRIPA) est une loi provinciale de la Colombie-Britannique devant notamment conduire à l'harmonisation du régime législatif et des décisions du gouvernement avec la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA).
Ce n'est pas le sentiment de la BCAFN, qui estime que les conservateurs ont perdu en cohésion en raison des conflits entourant une rhétorique anti-autochtone et des politiques identitaires.
L’effondrement des conservateurs de la Colombie-Britannique est la conséquence directe d’une stratégie fondée sur la peur, la désinformation et un discours de guerre culturelle auprès d’une population qui a refusé de faire de ses voisins des boucs émissaires, dénonce le communiqué.
Le chef régional de la BCAFN, Terry Teegee, rappelle pour sa part que la DRIPA offre un cadre légal qui permet de réaliser d'importants projets lorsqu'ils sont développés en partenariat avec les Premières Nations.
Il y a donc déjà des projets en cours qui respectent la DRIPA.
Nous avons déjà constaté de bons progrès grâce à ce qu’on appelle les accords conclus en vertu des articles 6 et 7 [de la DRIPA], notamment pour des projets miniers sur le territoire des Tahltans. La ligne de transport d’électricité est, selon moi, conforme à la DRIPA, souligne-t-il, ajoutant qu'il ne pense pas qu'il faudrait l'abroger ni l'amender, comme le NPD avait songé un temps à le faire, avant d'y renoncer en avril.
Le NPD privilégie le partenariat
Lors de la conférence qui a suivi le déclenchement des élections anticipées, cette semaine, le chef néo-démocrate a tenu un discours beaucoup plus nuancé.
Nous avons travaillé avec les Premières Nations pendant l’été pour trouver une voie à suivre, afin de voir si nous pouvons trouver une solution sur laquelle nous sommes tous d’accord, avait-il déclaré, soulignant que mettre fin aux négociations entraînerait une perte massive d’emplois et un retour devant les tribunaux.
Nous devons répondre à cette décision de la cour. Ce n’est pas négociable.
Avant le déclenchement des élections, le plan d'action, prévoyant des mesures pour harmoniser les lois et les politiques provinciales avec la DRIPA, en était à l'étape de l'évaluation des commentaires recueillis lors des consultations, en vue de produire un rapport.

En territoire tahltan, l'agrandissement de la mine de cuivre Red Chris, encadré par la DRIPA, fait partie des projets retenus par le gouvernement fédéral dans le cadre de sa promesse d'accélérer les grands projets.
Photo : Southeast Alaska Indigenous Transboundary Commission
En raison de la période électorale provinciale, ce site n’est pas mis à jour, sauf pour les nouvelles informations concernant la santé et la sécurité publiques ou pour les sujets de nature légale ou réglementaire, indique la page Internet (nouvelle fenêtre) (en anglais) du Declaration Act Action Plan.
Le Parti vert affirme pour sa part vouloir défendre les droits des peuples autochtones et proposer à la Colombie-Britannique des solutions qui profitent à tout le monde, tout en dénonçant la polarisation de la DRIPA. OneBC reste pour sa part très vague sur ses intentions concernant cette législation.
Avec des informations de Tanushi Bhatnagar, Dominique Lévesque et On the Coast


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