NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les agriculteurs surveillent de près la campagne électorale provinciale. Les partis politiques se sont assis à la table de l’Union des producteurs agricoles pour leur faire part de leur liste de demandes. Sans surprise, la gestion de l’offre, la protection du territoire agricole et le financement à long terme avec de bas taux d’intérêt sont parmi leurs demandes.
Juste présentement, ce qu’on voit, le conflit géopolitique nous amène des hausses du prix des machineries et des équipements, souligne le président de l’UPA, Martin Caron, rencontré sur sa ferme à Louiseville. Ces augmentations des frais d'exploitation rendent difficile la rentabilité des fermes.
Le producteur laitier souligne qu’il faut 8 $ d’investissement en agriculture pour faire 1 $ de profit. On est le secteur où ça prend le plus de capitaux avant d’avoir des recettes monétaires, précise-t-il. Selon lui, les programmes de soutien n’ont pas été adaptés ces dernières années aux nouvelles réalités économiques.
L’UPA plaide d’ailleurs qu’il leur faut du soutien pour justement s’adapter aux changements climatiques. Selon l'Union, les producteurs devront investir 40 milliards de dollars, notamment pour faire face aux changements climatiques.
Il faut une prévisibilité. [...] Ça passe par un outil financier qui emmène une prévisibilité avec des taux d’intérêt bas. On l’a vu, quand les taux d’intérêt ont commencé à augmenter, automatiquement, le revenu net agricole a chuté, explique Martin Caron.
Planifier la relève
Après avoir lui-même repris la ferme de ses parents, Martin Caron se prépare à transférer sa ferme à son fils. Une chose qu’il considère comme une chance pour son entreprise.
Je suis copropriétaire maintenant, depuis tout récemment. Depuis cet été, affirme avec fierté Marc-Antoine Caron. En plus de son troupeau de 90 bêtes, il est maintenant copropriétaire de 250 hectares de terres, il cultive du soya, du maïs et du blé.

Martin Picard avec sa femme sont maintenant copropriétaires de la ferme familiale avec leur fils Marc-Antoine Picard.
Photo : Radio-Canada / Pierre Milot
Son père raconte que les conditions de transition aujourd’hui sont bien différentes que lorsque ses parents ont fait l’achat. Mes parents, quand ils ont voulu [acheter la fermer], il y avait des programmes. Tu pouvais emprunter sur 39 ans et tu avais un taux d'intérêt très bas. On parle même en bas de 2 %, raconte le président de l’UPA.
C’est pourquoi il prône des programmes semblables pour la relève actuelle. Il faut être capable d’investir sur nos jeunes. Nos jeunes, ils veulent le faire, mais il faut réaliser que la valeur des terres, la valeur de toutes les infrastructures, c’est énorme présentement, soutient Marc Caron.
Outre les moyens financiers des agriculteurs, le père et le fils sont également préoccupés par la gestion de l’offre, principal levier économique des producteurs laitiers. Le développement de grands projets, tels que le TGV et les éoliennes sont également à surveiller.
Je le répète: moins de 2 % de nos superficies [sont cultivables]. Et nous, les producteurs, l’organisation, on protège ça, mais en même temps, c’est le garde-manger des Québécois, déclare Martin Caron. Pour lui, ça passe par la reconnaissance de l’importance économique du secteur agricole.

2:42
Julie Grenon est allée rencontrer le président de l'UPA sur sa ferme de Louiseville
Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Rousseau


1 month_ago
20



























.jpg)






French (CA)