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Au 11e jour de la campagne électorale, le Conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ) presse les différents partis politiques de faire de la forêt une priorité.
L’industrie est durement frappée par les tarifs américains, et ce, depuis de nombreuses années.
Les tarifs ont été mis en place avant même le premier mandat de Donald Trump. On parle de l’ère Obama. Ça va faire 10 ans au mois de novembre que la coalition américaine a déposé sa plainte. On doit se rendre à l’évidence; les tarifs, les tensions commerciales avec les États-Unis ne sont pas sur le point de se terminer, rappelle le président du CIFQ, Michel Vincent, qui ne s’attend pas à un accord de libre-échange prochainement.
Le Conseil demande la mise en place d’un régime forestier qui permettra à l’industrie de faire face à la tempête. Le président précise toutefois que le tout devra impérativement être échafaudé de concert avec les Premières Nations. C’est une première étape qui est indispensable, martèle Michel Vincent.
Il ajoute que le nouveau régime devra tenir compte des spécificités régionales et s’y adapter.
Une des choses qui ne marchent pas [dans le régime forestier actuel], c’est un régime qui est mur à mur à la grandeur du Québec puis qui ne tient pas compte des différences régionales. Alors il va falloir avoir un régime forestier où les décisions seront prises régionalement. Les décisions qui vont être prises au Saguenay-Lac-Saint-Jean vont être différentes de celles de la Mauricie ou de l’Abitibi parce que ce sont des industriels, ce sont des forêts, ce sont des contextes différents, pointe-t-il.
M. Vincent mentionne toutefois qu’il sait que le chantier est immense et que la régionalisation des prises de décisions serait un véritable tour de force.

Michel Vincent demande aux partis politiques de se positionner sur l'industrie forestière.
Photo : CIFQ
Le bois, une alternative plus écologique
Le président du Conseil de l'industrie forestière du Québec souhaite voir l'environnement occuper davantage de place au coeur de la campagne électorale provinciale.
Michel Vincent estime que le bois peut s'inscrire dans la transition écologique et qu’il doit faire partie des débats.
Le matériau bois, c’est une façon de capter du carbone, c’est une façon de lutter contre les gaz à effet de serre en remplaçant des combustibles fossiles alors c’est un incontournable. On doit parler des changements climatiques parce qu'on a un rôle à jouer au Québec et l’industrie forestière lève la main puis elle est présente. On veut participer puis on a des solutions à apporter alors on espère de tout coeur que le dossier environnement revienne au-dessus de la pile des priorités, lance-t-il.
Il estime qu’il faut miser sur le bois dans les nouvelles constructions afin de conserver la ressource au Canada et ainsi éviter les tarifs.


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