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A dix jours du scrutin prévu le 27 octobre, tous les partis en lice s’affrontent à coups de vidéos truquées dans lesquelles leurs adversaires sont tournés en ridicule. L’intelligence artificielle n’a jamais été utilisée à une telle échelle dans le champ politique israélien.

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Image extraite d’une vidéo générée par intelligence artificielle et publiée sur X par Benyamin Nétanyahou, dans laquelle Gadi Eisenkot et Avigdor Liberman, rivaux du premier ministre, s’échappent après avoir volé des bulletins de vote. Image extraite d’une vidéo générée par intelligence artificielle et publiée sur X par Benyamin Nétanyahou, dans laquelle Gadi Eisenkot et Avigdor Liberman, rivaux du premier ministre, s’échappent après avoir volé des bulletins de vote.

La vidéo montre Benyamin Nétanyahou en train de converser aimablement par vidéo sur son téléphone avec Yahya Sinouar, le chef du Hamas tué en 2024 à Gaza et l’architecte des attaques terroristes du 7 octobre 2023 sur le territoire hébreu. Elle a certes disparu, la Commission centrale électorale israélienne ayant ordonné au grand rival actuel du premier ministre sortant, l’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot, de retirer cet hypertrucage (« deepfake ») publié jeudi 15 octobre sur son compte X. Mais cette intervention est rarissime alors que les messages politiques générés par l’Intelligence artificielle (IA) saturent les réseaux sociaux à l’approche des élections législatives du 27 octobre, déterminantes pour la formation du futur gouvernement israélien.

Bien d’autres vidéos diffusées par Gadi Eisenkot, tête de liste du parti Yashar !, ont depuis, pris le relais en se terminant systématiquement par le même message : « Nétanyahou, tu as été prévenu et tu n’as rien fait », tandis que l’intéressé, sur l’écran, se cache les yeux. Une façon d’enfoncer le clou sur la polémique entourant les alertes qu’aurait ignorées le premier ministre peu avant le 7-Octobre et sur son refus d’ouvrir une commission d’enquête d’Etat sur le sujet.

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