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Lors d'une séance des questions au gouvernement au Sénat ce mercredi, Sébastien Lecornu a déploré 149 blessés parmi le personnel enseignant en marge du mouvement lycéen. Il s’agit du bilan le plus lourd jamais enregistré, selon le Premier ministre.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 16:30 | mis à jour aujourd'hui à 16:46 - Temps de lecture :
Le corps enseignant mis à rude épreuve. Sébastien Lecornu a annoncé ce mercredi 149 blessés parmi le personnel enseignant en marge du mouvement des lycéens, « le plus lourd bilan que le ministère [de l'Éducation nationale, NDLR] n'ait jamais eu à connaître ». Ils ont généralement été blessés « de manière volontaire par des individus, élèves ou pas, qui les ont ciblés, à coups de mortiers ou d’objets », a précisé un peu plus tôt le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray.
Le Premier ministre a aussi indiqué que 937 policiers et gendarmes avaient été blessés, dont 40 mardi, nouvelle journée de mobilisation des lycéens. Aucune précision n’a été fournie sur la gravité ni sur les circonstances des blessures. Quelque 248 élèves ont également été blessés, « bien souvent dans le cadre de violences urbaines », a encore indiqué le locataire de Matignon. Parmi eux, plusieurs lycéens l'ont été grièvement.
Lecornu dénonce, une nouvelle fois, une instrumentalisation de la jeunesse
Sébastien Lecornu était interrogé par le chef des sénateurs Les Républicains, Mathieu Darnaud, lors de la séance des questions au gouvernement, la première depuis le renouvellement d’une partie du Sénat fin septembre. Mathieu Darnaud lui demandait si la sécurité était « toujours une priorité absolue du gouvernement ». À cet égard, le chef du gouvernement a souhaité que « l’ensemble [des] textes régaliens soient terminés d’ici à la fin du mois de janvier », y compris celui sur les polices municipales, qui n’est pas encore inscrit à l’agenda du Parlement. Sébastien Lecornu a également indiqué qu’il y avait 200 lycées « dans lesquels la situation est en train de s’enkyster avec une violence inédite ».
Il a reproché à la cheffe des sénateurs écologistes, Mélanie Vogel, qui dénonçait « une répression inédite et inutile avec du matériel de guerre » contre les lycéens, de n’avoir formulé « pas une seule condamnation de la violence » ni prononcé « un mot pour condamner des tirs de mortier sur des salles de classe ».
Devant les sénateurs présents, le Premier ministre a redit que le mouvement des lycéens avait été « instrumentalisé par [ses] alliés de La France insoumise » pour essayer « de le récupérer à des fins électorales ». « Vous jouez double jeu avec vos alliés de La France insoumise sur ce sujet. Depuis le début, vous soufflez sur les braises, et ensuite vous faites semblant de condamner la violence, et même là, vous avez oublié de le faire. Cette hypocrisie fait du mal […] à la France » et « au service public de l’Éducation nationale », a-t-il ajouté, applaudi par le Rassemblement national et le bloc central.


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